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Elle a failli perdre sa voix : Shakira revient sur cet épisode «le plus sombre» de sa vie

En 2017, la chanteuse colombienne a interrompu sa tournée en raison d’une grave blessure aux cordes vocales. Aujourd’hui guérie, elle se confie sur cet épisode qui aurait pu mettre fin à sa carrière. Il y a deux ans, Shakira a perdu sa voix et craignait de ne plus pouvoir chanter. «Ce fut le moment le plus sombre de ma vie», a assuré la star colombienne à l’AFP.

«Cela marque profondément, il y a eu un avant et un après. Beaucoup de choses semblent acquises quand vous les avez (…). Ma voix par exemple est tellement inhérente à ma nature, c’est mon identité», a-t-elle expliqué lundi dans un hôtel de Barcelone, ville où la chanteuse de 42 ans réside avec son mari le footballeur du FC Barcelone, Gérard Piqué. «J’ai toujours pensé qu’un jour je perdrais beaucoup de choses. On perd la jeunesse, la beauté, les amis (…). Mais je n’ai jamais pensé que la voix était quelque chose qui pouvait disparaître», insiste-t-elle, en référence à l’hémorragie de ses cordes vocales qui l’a obligée à reporter sa tournée internationale El Dorado durant sept mois.
«Quand j’ai eu ces moments de doute, quand je ne savais pas si je pourrais rechanter un jour, ce fut le moment le plus sombre de ma vie», juge, aujourd’hui, l’interprète des tubes Whenever, Wherever ou Waka waka. Après ce qu’elle décrit comme «un miracle», Shakira a fini par retrouver sa voix sans avoir à subir l’opération risquée recommandée par les médecins, et a pu reprendre sa tournée qui s’est achevée il y a un an en Colombie.
Cette tournée fait l’objet d’un documentaire Shakira in concert: El Dorado World Tour, qui sort le 13 novembre. Ce film est basé sur ses deux concerts à Los Angeles. «C’est l’une des tournées les plus importantes de ma carrière en raison de ce qu’elle signifie, des différents obstacles que j’ai eus à surmonter», estime Shakira, qui a remporté avec El Dorado le Grammy du meilleur album de pop latino.

Un début de carrière marqué par les préjugés
Après une carrière de presque un quart de siècle, la reine de la musique latine a été choisie pour assurer le spectacle de mi-temps du Super Bowl en 2020, l’un des plus regardés dans le monde, aux côtés de Jennifer Lopez. Mais avant d’en arriver là, Shakira se souvient d’avoir affronté «les préjugés» contre la musique latino de la part de ceux qui dirigeaient les radios, les «gardiens du temple», dans «une industrie très fermée».
«Quand j’ai commencé à produire de la musique en anglais, en plus de l’espagnol, j’ai continué à mélanger des rythmes allant de la cumbia colombienne aux influences du Moyen-Orient (…). Que ce soit diffusé par les radios anglophones était un vrai défi», raconte l’artiste.
«En ce moment, c’est plus facile (…). La musique latine vit un moment de plus grande notoriété et il faut en profiter car il y a de très bons artistes qui ne demandent qu’à être écoutés», ajoute-t-elle. Icône colombienne et internationale, Shakira a par ailleurs alerté dans cet entretien avec l’AFP sur «la recrudescence de la violence» dans son pays et souligné l’importance de l’éducation comme «un outil infaillible» pour garantir «une paix durable» après l’accord de 2016 avec les guérilleros des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).