APC

Décentralisation des APC, recouvrement, fiscalité, gestion et obligation de résultats : Les P/APC mis en demeure

L’Algérie a besoin aujourd’hui de proconsuls, de bâtisseurs, que ceux qui n’ont pas les aptitudes pour gérer de la manière la plus convenable, quittent leur poste ! Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Nouredine Bedoui, a été cette fois-ci, d’un ton tranchant, presque menaçant vis-à-vis d’élus inaptes à gérer.

Le contexte actuel oblige chaque P/APC à être rentable, pour sa propre commune, puis pour le Trésor public. Or il se trouve des maires incapables même de collecter les deux dinars de leurs collectivités et d’avaler le budget de fonctionnement de leur mairie en cinq sec. Cette situation ne peut plus durer. Donc des mesures ont été prises, et gare, dit-on au ministère de l’Intérieur, aux communes défaillantes.
Les présidents d’APC sont dès lors appelés à s’adapter à la nouvelle vision économique des communes et à contribuer au développement de l’économie locale. Bédoui avertit : « «Le rôle du président de l’APC ne doit pas se limiter à la gestion des cantines ou à l’aménagement urbain. Il doit s’armer d’une vision économique de la commune pour créer de la richesse et de l’emploi, comme il doit s’intéresser au développement de l’investissement dans les domaines touristique et agricole. Un maire est un élu capable de gérer, d’anticiper, de trouver les solutions aux crises et d’être un proconsul. « Il ne faut pas attendre que le développement économique ou de l’investissement soient déterminés au niveau central, car nul ne peut connaître les spécificités et potentialités locales mieux que le président de l’APC. Ce dernier doit être au niveau des aspirations et ambitions de nos citoyens». Bedoui parle de la ferme volonté d’accompagner les collectivités dans divers domaines, mais « les présidents d’APC doivent contribuer à la mise en place d’une stratégie pratique et réelle pour créer des postes d’emploi et attirer l’investissement». P/APC, « mode d’emploi ». Telle est la portée des derniers discours de Bedoui à l’endroit des maires. Certains maires qualifient cette évaluation de « pression » ; au ministère de l’Intérieur on commence à parler en termes économiques et professionnels : les maires sont tenus désormais par un cahier de charges et une obligation de résultats.
F. O.