Colère

Contestations des habitants du Sud : Les raisons de la colère ?

Des facteurs déclenchant : manque d’eau, problème de logement, emploi, coupures fréquentes d’électricité et cela s’explique surtout par les fortes températures d’été qui dépassent les 50 degré Celsius, d’où le recours systématique aux appareils de climatisations pour ceux qui en ont.

Les habitants des régions du Sud sont donc sortis dans la rue pour protester et faire entendre leurs voix aux autorités locales et aussi centrales. En un mot, la contestation des habitants du Sud risque d’enfler et peut prendre de l’ampleur. Toutefois notre propos, concerne cette promptitude à lancer des programmes de développements tout azimut en direction des wilayas du Sud, à chaque fois qu’il y a un mécontentement des populations du Sud. On peut toujours se poser cette question, pourquoi maintenant, alors que la grisaille de la crise économique engendrée par la chute du prix du pétrole plane sur le ciel du pays ? Pourquoi, dirions-nous, que cet élan de développements pour les régions du Sud n’a pas été initié au temps où l’argent coulait à flot ? Loin de nous toutes idées saugrenues, mais les motifs de la colère ne manquent pas chez les habitants de cette partie du territoire algérien, tant les populations sont restées en marge de la croissance et du bien être. Bien au contraire, les habitants du Sud ont été les laissés-pour-compte et il faut reconnaître que depuis l’indépendance, peu de choses ont été réalisées pour la prospérité des habitants du Sahara et pourtant d’immenses richesses sont sous leurs pieds et ils ont le droit de revendiquer une vie convenable comme leurs concitoyens du Nord. Un emploi, un logement décent, enfin tout ce qui a trait à la vie de tous les jours où un minimum de confort, tant les conditions d’existences dans ces régions désertiques et par essence très dure, surtout en été par 50°à l’ombre. Alors, peut-on espérer que le Sud « s’éveillera » compte tenu de ces nouvelles mesures salvatrices initiées par le premier magistrat du pays, même si elles viennent dans un contexte de crise, on pourrait dire qu’il n’est pas encore trop tard pour réparer cette « injustice » envers les habitants du Sud qui, au passage, ont jouit d’une grande patience et d’une sagesse légendaire. Cependant, ces plans de développements doivent être suivis d’effets immédiats pour que cette crédibilité, dont jouit le président de la république, ne soit pas entachée de méfiance, surtout en ces moments de craintes et d’incertitudes. Le Sud doit être à l’avant-garde du développement, cela a aussi un nom : c’est l’équilibre régional, un concept qui fut trop cher à feu Houari Boumediene, mais qui a été abandonné après sa mort. Réhabiliter cette notion, c’est en fait redonner confiance à tous les algériens qui n’ont pas encore gouté au confort de l’indépendance et aux richesses du pays. Le Sahara n’est pas si loin, c’est toujours l’Algérie, Il faut le développer et le protéger.
Mâalem Abdelyakine