Conférence des startups d’Alger : Comment se donner les moyens de réussir

Marquée par l’arrivée en force d’une foultitude de produits intelligents, l’Algérie va vers la digitalisation. De nos jours, force est de constater que les Algériens ont adopté un mode de vie de plus en plus connecté sur les technologies nouvelles. Certes, le marché des avancées technologiques et numériques est grand et chacun peut se tailler sa part. Mais, nombreuses sont les entreprises qui y perdent pied, car à défaut de s’accrocher, elles finissent par se fondre dans la masse. Autrement, verser dans la facilité et faire du «copier-coller»!

À cet égard, plusieurs questions s’imposent. Comment parvenir à émerger, révolutionner, son produit, dans le secteur des TICS pour pouvoir générer du profit ? Sur le plan économique, comment, par la suite, contribuer dans le processus de diversification de l’économie nationale? Ce sont à toutes ces questions que des centaines d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial algérien devront trouver des réponses, lors de la deuxième édition de la Conférence des startups, prévue samedi prochain, à Alger. En effet, «l’Algiers Startup Conférence» revient cette année pour une seconde édition. La rencontre devra accueillir, tout au long d’une journée, plus de 1400 acteurs de l’écosystème algériens, propriétaires de Startups, incubateurs publics et privés, agences et programmes de soutien à l’entreprenariat. Aussi, des chefs d’entreprise, des décideurs du privé et du public, des représentants d’institutions gouvernementales, des opérateurs économiques, associations opérantes dans le domaine, des universitaires et des étudiants y sont attendus. Cette initiative portant «coworking space Sylabs», organisée en partenariat avec la wilaya d’Alger, et mise sous le thème: «Se donner les moyens de réussir», vise à démontrer que «les startups peuvent avoir un impact réel sur le développement de l’économie nationale», indique le responsable de l’incubateur de Startups «Sylabs», Abdellah Mallek, à l’Agence de presse nationale.
Des experts de renommée mondiale, créateurs de startups issus des États-Unis, et bien d’autres pays vont apporter leurs témoignages de «succès stories», pour orienter les talents algériens à s’émerger, s’imposer pour, finalement, contribuer efficacement au processus de diversification de l’économie nationale. En plus, cet événement sera l’occasion de mettre en exergue, la coopération accrue entre les réseaux entrepreneuriaux africains, maghrébins et de la région en général.

Yacine Rahmoune, de Silicone Valley à Alger
Parler des startups et des innovateurs modèles tient peut être à l’un des «génies» algériens que nous avions eu l’occasion de rencontrer. Il s’agit de Yacine Rahmoune, ressortissant algérien qui vit depuis plus de 25 ans à la Silicone Valley, aux États-Unis d’Amérique. Diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, (EPFL) en Suisse, Yacine a commencé sa carrière aux Speech Technology Labs au sein de la société Panasonic Inc, à Santa Barbara en Californie, (États-Unis), en 1997. Yacine occupe actuellement le poste de Directeur des Opérations au sein du groupe CBS-Xerox (société de gestion de données et de documents). Ainsi, il est fondateur d’«Algerian Startup Initiative», une société d’aide aux startups algériennes. Interrogé par le Courrier d’Algérie à propos de son expérience pour l’Algérie, notre interlocuteur estime qu’«en marketing, vous devez connaître non seulement votre concurrent mais aussi ce qu’il offre comme service. Quels sont les avantages et les limites de ses produits, les prix et la qualité offerte». Donc, pour lui, «ce sont ces données collectées qui vous permettront de mettre sur pieds votre stratégie de vendre, en offrant des produits et services différenciés», préconise le «génie» algérien aux jeunes créateurs de Startups. «C’est à partir de cette différence que les startups vont pouvoir ou non-vendre. Car, c’est elle qui vous permettra de vous imposer», a-t-il expliqué. C’est-à-dire, «il faudra aller toujours vers l’innovation de nouvelles idées, de services proposés retouchés, plus attrayants», a conclu notre interlocuteur.
Mohamed Amrouni