C’est en face de vous, monsieur le ministre…

«Loin des yeux, loin du cœur». Le département du Travail pointe rapidement « le caractère parallèle » et « le manque d’effectifs » en agents de contrôle et de prévention pour justifier la non-sanction des sociétés de construction qui ne fournissent pas de moyens de sécurité pour leurs ouvriers dans les chantiers.
Mais, qu’en est-il quand ces dépassements se passent près des organismes qui représentent eux-mêmes l’autorité chargée du contrôle des infractions ? Généralement, les cas d’ouvriers sans protections sur les chantiers se confondent malheureusement avec la non-sanction des entreprises en infraction. Un constat qui s’est vérifié encore hier, au boulevard Amirouche à Alger-Centre. En effet, les citoyens qui ont dû emprunter ce boulevard où se trouve le ministère de l’Agriculture, ont vu certainement et en live le chantier des travaux de réfections des trottoirs et dela façade extérieure du ministère. Sur ce chantier, caché par un bandeau vert pour prévenir de la poussière, les travailleurs sur place sont sans moyens de protection : ni casques, ni gants, ni gilets pour certains. L’un des ces ouvriers portait même des claquettes !
Hamid M.