Taleb Omar

CAMPS DE RÉFUGÉS SAHRAOUIS : L’acheminement des aides humanitaires perturbé par la pandémie

Bien que la pandémie ait été maîtrisée au milieu des camps de réfugiés sahraouis grâce, notamment, à la création d’un hôpital de campagne par les autorités algériennes, celle-ci a toutefois fortement impacté l’opération d’acheminement des aides humanitaires en provenances des différents pays vers ces camps.
C’est ce qu’a affirmé hier l’Ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Abdelkader Taleb Omar, lors de son intervention au forum du Courrier d’Algérie. Selon le diplomate, l’arrêt qu’ont connu les moyens de transports en raison des mesures de prévention prises par différents pays pour limiter la propagation de la pandémie de la Covid-19 a fait que les aides humanitaires soient bloquées et n’arrivent pas de manière régulière. L’ambassadeur de la RASD a cependant noté que «de grands efforts sont fournis afin de pallier le manque en matière de besoins de première nécessité».
D’ailleurs, a-t-il fait indiquer, des échanges sont constamment maintenus avec les grandes organisations qui activent dans le domaine dont le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), afin de surmonter ce qui peut être enregistré comme besoins. Taleb Omar a saisi l’occasion afin de rappeler, à ce titre, les efforts de l’Algérie et son implication dans la lutte contre la Covid-19 et la préservation de la santé des sahraouis à travers notamment la création d’un hôpital de campagne ayant permis de réduire l’impact de la pandémie. Il a également rappelé le rôle important qu’on joué des caravanes de solidarité en provenance de l’Algérie. Faisant état d’un problème d’organisation de l’opération d’approvisionnement des camps qui existait avant même l’arrivée de la pandémie, Abdelkader Taleb Omar a appelé à la nécessité d’arriver à une solution sachant, a-t-il souligné, que les besoins exprimés sont de première nécessité.

Les détenus sahraouis « sont maltraités »
De la situation des détenus sahraouis, l’ambassadeur de la RASD en Algérie a fait savoir que ceux-ci sont incarcérés dans différentes régions du Maroc dans des conditions difficiles. Il révélera à cet effet que ces prisonniers ont été éloignés à des milliers de kilomètres de chez-eux pour que leurs familles trouvent des difficultés ou ne puissent carrément pas leur rendre visite. «Beaucoup d’entre eux observent d’ailleurs des grèves de la faim et se mettent en danger pour dénoncer justement la répression qu’ils subissent».
Ania Nait Chalal