Boycott des repas dans les bases de vie de Sonatrach : Les salariés titulaires du Bac+3 mettent la pression

Les travailleurs de Sonatrach parmi les titulaires de diplômes DEUA et Licence-LMD, qui revendiquent le repositionnement de leurs statuts professionnels, montent d’un cran. Après avoir observé, mardi dernier, un sit-in devant le siège central du géant pétrolier à Hydra (Alger), les protestataires optent pour une autre action : le boycott des repas.

Un autre coup d’éclat à l’effet d’attirer l’attention des responsables de l’employeur sur leurs préoccupations. En effet, une semi-grève de la faim, pour ainsi dire, a été décidée pour mettre la pression sur la Direction générale de Sonatrach, qui reste aphone, selon cette catégorie de salariés, sur leurs revendications portant revalorisation du diplôme universitaire, a-t-on appris hier de l’un des initiateurs de ce mouvement social. Précisément, il s’agit de boycotter les repas de midi au niveau de toutes les bases de vie de l’entreprise publique.
Et pourquoi ce choix ? «Le règlement intérieur de Sonatrach interdit d’observer une grève qui s’assimile à un abandon de poste. D’où le choix d’aller vers le boycott des repas tout en continuant à travailler», nous explique notre source, jointe hier par téléphone.
À noter que cette action a pris cours, depuis samedi dernier déjà, au niveau de la base de vie de Hassi R’mel, avant que l’abstinence de prise du repas de midi ne touche à d’autres régions. Parmi lesquelles, l’on peut citer Hassi Messadoud, In Amenas, Berkaoui, Rheurde El Baguel, Gassi Touil etc. La même source précise qu’à Hassi R’mel, et suite à cette action, trois salariés ont été victimes d’un malaise et ont été évacués d’urgence pour recevoir les premiers soins.
À rappeler qu’à la veille de l’action de protestation de mardi, Sonatrach a publié un communiqué dans lequel elle affirme avoir pris des mesures pour satisfaire les revendications de ses salariés. Toutefois, cette réponse n’était pas convaincante aux yeux des protestataires, qui comptent aller vers le boycott de tous les repas (midi et soir), si d’ici la semaine prochaine la DG de leur employeur n’a pas bougé le petit doigt.
Farid G.