Bouira : des rochers menacent les villageois à Saharidj

Le feuilleton du danger que provoquent les chutes des pierres qu’endure depuis de longues années le village Imezdhurar relevant de la commune de Saharidj, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bouira. Les villages de la commune de Saharidj ne semblent pas livrer leur dernier épisode bientôt. Les centaines d’habitants de ce village situé en contrebas du tronçon de la RN 30 continuent de vivre le calvaire par crainte de chutes de pierres provenant des montagnes surplombant le village.
Quelques villageois que nous avons abordés lors d’une virée dans la région diront que ‘’c’est un miracle qu’aucune victime n’a été enregistrée jusque-là dans ce village, vu le nombre important de pierres qui se sont détachées des montagnes qui entourent le village, particulièrement depuis le lancement des travaux de l’élargissement de la chaussée de la RN 30 dans le cadre du projet de sa modernisation il y a de cela plus de quatre années’’.
Du côté de l’APC de Saharidj, un dossier de la délocalisation de ce village à été déjà ficelé est déposé au niveau des administrations compétentes de la wilaya de Bouira. Malheureusement aucune suite favorable ne lui a été donnée, du moins pour le moment au grand dam des centaines d’habitants du village qui continuent à vivre sous de grands risques. Soulignons que la majorité des villageois ont quitté le village et sont allés s’installer dans d’autres villes voisines par peur de mauvaises surprises.
Les malheureux villageois ne cessent de solliciter les hauts responsables de la wilaya ainsi que les élus de l’assemblée populaire (APW) de Bouira afin de se pencher sérieusement sur leur cas.
Nous apprenons d’une source locale que l’assiette de terrain devant recevoir le nouveau village d’Imzdhurar a été dégagée. En attendant que les responsables concernés à leur tête Nacer Maasakri, wali de Bouira, ne donnent une suite favorable au dossier de la délocalisation de ce village, les centaines de citoyens qui y habitent doivent prendre leur mal en patience et espérer des jours meilleurs.
Un appel de détresse est donc lancé à l’endroit de ces mêmes responsables afin de trouver des solutions qui s’imposent pour délocaliser le village Imezdhurar et mettre fin au danger qui guette chaque jour que Dieu fait les centaines de citoyens.
Omar Soualah