Bouazghi

BOUAZGHI MENACE CEUX QUI N’EN FONT PAS USAGE UTILE : « Les terres en jachère seront reprises par l’État ! »

Toute terre arable laissée en jachère par son ou ses propriétaires sera reprise par l’état et mise en friche. C’est l’avertissement qui a été lancé par le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi, jeudi à partir d’Illizi, où il effectuait une visite de travail. Il affirmait aussi que « dorénavant, aucune terre, fut-elle un petit lopin, ne sera donnée à quelqu’un qui ne la travaillera pas ». Les fellahs d’Illizi se sont longuement apesanti avec le ministre sur les soucis concernant l’indisponibilité de l’eau, jugée très insuffisante pour irriguer les vastes espaces arables et cultivables. Ce qui a motivé une promesse de Bouazghi de se pencher personnelement et dans les jours qui viennent, sur cet épineux problème. Selon des sources au ministère de l’Agriculture, les terres agricoles non-exploitées ou restées vacantes dans toutes les wilayas feront désormais l’objet de recensement. Une étude élaborée par ce ministère recommande la mise en place d’une commission chargée de recenser toute terre agricole qui ne produit pas ou laissée en friche. Cette décision a pris racine à partir de la wilaya de Blida, dont dépend les meilleures terres du pays, la Mitidja, et dont de larges espaces arables sont laissés en friche. Avec le souci de développer la production agricole surtout que la wilaya de Blida, même avec ses faibles espaces agricoles, qui, selon le ministre, sont de 55 000 hectares, détient la septième place à l’échelle nationale en matière de qualité de production, il y avait lieu de donner un coup de fouet à ce segment important de l’économie, d’autant qu’il est pressenti pour pallier au manque à gagner pétrolier pour renflouer les caisses. Assurer la sécurité alimentaire est devenu pour l’Algérie aussi important, voire plus que la sécurité nationale tout court. C’est le vœu pieu du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, qui a dit récemment que l’Algérie a réussi à franchir d’importantes étapes pour assurer sa sécurité alimentaire. Mais, pour ce faire, dit Bouazghi, l’accent est mis sur la nécessité de conjuguer les efforts des différents acteurs du secteur pour relever la production, répondre aux besoins alimentaires et assurer la sécurité alimentaire. « Depuis 2000, une réelle mobilisation nationale a été initiée au profit de l’agriculture et du développement rural à travers la mise en place d’un plan national de développement agricole. Il vise à améliorer les conditions de vie des populations rurales, préserver le patrimoine forestier, moderniser la pêche et le développement durable de l’aquaculture », a déclaré le ministre.
I. M. Amine