Attaque terroriste contre le MAE libyen : Cinq morts, dont 4 terroristes, et 11 blessés

Le ministère des Affaires étrangères libyen a été ciblé, hier, par une attaque terroriste, qui a fait une victime, parmi les employés de l’établissement, onze blessés et des «légers» et quatre terroristes morts, selon le ministre des affaires étrangères libyen, Mohamed Tahara Siala.

Selon une source de sécurité qui se trouvait sur place, une «voiture piégée» a tout d’abord explosé devant le bâtiment du ministère, ont rapporté les médias locaux dont la chaîne officielle libyenne, amenant des forces de sécurité à se rendre sur les lieux des combats ont ensuite éclaté entre les services de sécurité et les terroristes, et une deuxième explosion, «provoquée par un kamikaze» a eu lieu, selon la même source.
Le ministère des Affaires étrangères a dans un communiqué, publié peu de temps après cette attaque terroriste, fait état d’un «attentat-suicide» mené par des «éléments terroristes», en saluant le «professionnalisme» des services de sécurité, qui a permis de «limiter le nombre des victimes» de cet attentat et l’élimination des assaillants. Les libyens habitants dans les rues et boulevards avoisinants le siège du ministère des affaires étrangères de Libye, et ceux qui en cette matinée, passaient par là, vaquant à leurs occupations, ont été surpris par cet acte barbare, commis contre le siège de la diplomatie libyenne, déplorant la perte de personnes, dans cet attentat, trois victimes, selon les médias locaux, dont un directeur d’un département du ministère de Mohamad Taher Syala. L’attaque a été menée par plusieurs
«assaillants terroristes», avait indiqué, la même chaîne libyenne précitée, citant des sources au sein des ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur. L’attentat terroriste à Tripoli, hier, intervient peu de jours après de la saisie, annoncée, jeudi dernier, par les services des douanes libyennes, de deux conteneurs d’armes et de munitions, dans le port libyen Al-Khoms non loin de Tripoli, en provenance de Turquie, à propos de laquelle, le Chef du GNA, Fayez Seraj et le maréchal Haftar, ont exprimé leurs préoccupations, en insistant sur l’importance de mener une enquête pour mettre toute la lumière sur cette affaire et identifier les coupables. Il est à rappeler que la Libye est toujours sous embargo des armes décidé par l’Onu, le pays ne peut ni acheter ni vendre des armes, selon la résolution onusienne. Tripoli vient d’être secoué, hier, par cet attentat barbare, au lendemain d’un ballet diplomatique, qu’a connue la capitale libyenne, notamment le déplacement, samedi dernier, du chef de la diplomatie turc, Mevlüt Cavusoglu, suivi le lendemain, par le premier ministre italien, Giuseppe Conté. Pour le premier, son déplacement intervient après l’éclatement au grand jour de l’affaire précitée des deux cargaisons d’armes saisies, en Libye, dans laquelle il est question que c’est à partir d’un des ports de son pays, la Turquie, que le bateau a chargé et transporté ces armes, en Libye, un pays déjà plongé dans la violence armée, depuis plus de sept ans, et soumis par l’ONU, sous embargo des armes.

Ballet diplomatique en Libye, la veille de l’attentat terroriste, à Tripoli
Samedi dernier, le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj a exprimé, encore une fois, «sa profonde préoccupation», au sujet cette cargaison d’armes saisie, en recevant M. Cavusoglu, selon un communiqué du GNA. Animant, ce même jour, une conférence conjointe avec Fayez Serraj, à Tripoli, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, en visite samedi dernier, a promis, à partir de Tripoli, une «enquête et des mesures fermes », après la saisie, en Libye, de deux conteneurs d’armes et de munitions, en provenance de Turquie, et selon les autorités libyennes, ces armes et munitions ont transité dans des conteneurs «censés être chargés de matériaux de construction.» à qui profite de voire ce pays sombré davantage dans la violence et les conflits armés et de la multiplication des attentats terroristes, dans ce pays, qui vint, hier d’être secoué, au cœur de Tripoli, par un acte terroriste, ciblant le siège de son ministère des affaires étrangères ? Ces derniers évènements de l’actualité libyenne interviennent, faut-il le noter, à la vielle du début de la nouvelle année, laquelle devra connaître, ses premières semaines, comme l’a souvent affirmé, l’émissaire onusien pour la Libye, Ghassan Salamé, la tenue et de surcroît, en Libye, d’une conférence nationale inter-libyenne, pour lancer la dynamique d’ensemble, pour l’organisation, le printemps prochain des élections dans ce pays, dont la présidentielle, en vue que le pays et le peuple libyen, renouent avec la vie politico-institutionnelle, après plus de sept ans, de violences armées et de conflits entre les frères libyens. Laquelle situation a été, soutenue, entretenue et alimentée par les interférences et les ingérences d’acteurs étrangers, ceux-là même qui ont été au premier rang, pour donner la cadence et le cours des évènements, depuis l’éclatement de la crise 2011, dans ce pays, suivie de l’intervention militaire de l’Otan-laTurquie est membre- avec le soutien de Qatar, les Emirats Arabes unis et de l’Arabie saoudite. Quant à la visite du premier ministre italien, Giuseppe Conté, en visite, à Tripoli, dimanche dernier, il a discuté avec les responsables libyens, dont le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, des «derniers développements sur la scène politique en Libye et la coopération bilatérale sur le plan économique et de sécurité », selon un communiqué du GNA. Les médias libyens ont indiqué, que le programme de la visite d’un jour de M. Conte n’a pas été rendu public, rapportant d’une source diplomatique libyenne, que le dirigeant italien « devait se rendre également à l’est du pays pour rencontrer le maréchal Khalifa Haftar » est-il indiqué.
Karima Bennour