La région étant qualifiée d’« épicentre du terrorisme mondial », les pays du Sahel ne parviennent pas à venir à bout du fléau qui sévit dans leur espace. Ce fléau connaît une expansion rapide au point où certains territoires de cette vaste région sont contrôlés par ces groupes armés aux sigles différents mais avec un seul objectif : faire de la région leur repaire. En terrorisant les populations, en spoliant les richesses naturelles de leurs sous-sols et même d’imposer le recrutement d’enfants soldats. Ces groupes armés prospèrent au point où leur « arsenal actuel est composé de drones, de crypto monnaie et de moyens de communication sophistiqués » selon un rapport de l’ONU. Il est, aujourd’hui, de notoriété publique que le financement de ces groupes terroristes provient du trafic d’or extrait illégalement et écoulé aux Émirats ainsi que des paiements de rançons avec les pétrodollars de ce même micro État. Tout ceci est connu. Cependant la lutte contre ce cancer ne peut être que multiforme. Notre ministre des Affaires étrangères (AE), Ahmed Attaf, qui s’exprimait, lundi dernier, lors de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) a défini la vision de l’Algérie qui considère la région « sahélo-saharienne comme un seul espace où s’entrecroisent les défis liés à la sécurité, au développement et à la stabilité…». Il a poursuivi en précisant que « comme l’a souligné le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une approche purement sécuritaire, tout comme la pauvreté et la marginalisation ne sauraient être traitées indépendamment de l’environnement sécuritaire qui permet aux groupes terroristes et aux réseaux du crime organisé de s’étendre, de se développer et de proliférer ». L’Algérie, qui a lutté seule et vaincu le terrorisme, possède une expérience incontestable. D’où le message lancé par notre ministre des AE : « l’Algérie, de par sa position de pays voisin et frère, et par fidélité à ses démarches solidaires historiques, demeurera disposée à accompagner les pays du Sahel face aux défis sécuritaires et de développement, à leur prêter main forte et à soutenir les solutions politiques à même de préserver la stabilité de la région et d’ouvrir à ses peuples de plus larges perspectives de développement et de progrès… (il précise que l’Algérie préconise) une approche fondée sur…la promotion de la réconciliation et du dialogue et le traitement des causes qui alimentent l’instabilité, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États et des choix de leurs peuples ». Une approche et un soutien dont bénéficie déjà le Niger. Le premier ministre nigérien Ali Lamine Zeïne, a déclaré, samedi dernier, à la tribune de l’ONU, que « le Niger est debout grâce à l’Algérie ». L’Algérie est prête à accompagner tous les autres pays de la région qui le souhaitent. C’est le sens du message de l’Algérie délivré par Attaf !
Zouhir Mebarki










































