Assainissement des vides sanitaires de la cité Boussouf (Constantine) : le calvaire des habitants dure toujours

Des habitants de la cité Boussouf, que nous avons rencontrés, crient leur désarroi concernant l’opération de l’assainissement des vides sanitaires des bâtiments à laquelle a appelé dernièrement le wali. Et, jusqu’à ce jour, rien n’a été entamé, nous ont-ils déclaré. Nous sommes toujours assaillis par les moustiques, les rats, et même les serpents, et c’est un problème qui persiste toute l’année, ont-ils affirmé. En lançant cet appel, les habitants de Boussouf font référence aux instructions données par le wali à l’OPGI, la SEACO, l’Office national de l’assainissement (ONA) et à la commune de Constantine lors de la réunion du Conseil de wilaya du 28 juin dernier. Les instructions consistaient à lancer l’opération d’assainissement, de traitement des vides sanitaires et de démoustication à travers la wilaya en commençant par la cité Boussouf qui devra être prise comme quartier pilote. «Nous avons appris que la campagne en question à travers les médias, et qu’elle serait lancée à partir du 4 juillet. Mais jusqu’à présent on ne voit rien venir. Alors, c’est pour quand ? , s’interrogent-ils encore. Or il se trouve que plusieurs organismes sont impliqués dans cette opération, à commencer par le service d’assainissement de l’APC , l’OPGI, l’ONA , et enfin la Seaco . Mais sur le terrain chacun se renvoie la balle et personne ne veut prendre de l’initiative , c’est ainsi que le vice-président de l’APC chargé de l’assainissement, dira que son intervention se fera après le travail que devraient effectuer les autres partenaires, soit l’OPGI, l’ONA et la Seaco, c’est-à-dire une intervention en aval pour opérer la démoustication. Mais jusqu’à aujourd’hui, aucun signal n’a été reçu de leur part et personne ne sait si cette opération d’assainissement des vides sanitaires a été lancée. En tout cas, a souligné l’APC demeure mobilisée avec ses hommes et son matériel pour y participer». Pour l’Ona , son responsable laissera entendre que son entreprise est plus ou moins autonome dans son action. Néanmoins, il dira qu’il attend le signal des responsables de la direction générale de la Seaco dont son organisme fait partie.

La cellule de communication de la Seaco, nous a fait savoir que les différentes autorisations d’intervention auxquelles sont soumises ses équipes d’intervention font que l’opération n’a pas encore été lancée. Tout d’abord, il faut noter que le service d’assainissement de la Seaco avait pris contact avec les opérateurs désignés par le wali pour mener l’opération. Mais comme l’intervention sur les biens publics ou les immeubles ne figure pas dans son plan d’action elle doit solliciter des autorisations administratives. Toutefois, comme elle a été sollicitée par le wali, la Seaco va mobiliser ses équipes pour participer à la réalisation de cette mission. Pour le moment, nous sommes dans l’attente d’un signal de nos partenaires pour connaître la démarche qu’ils auront retenue pour lancer l’opération». Notre interlocuteur précise que le travail de curage des caves des immeubles et les vides sanitaires relève de la compétence de l’OPGI. Toutefois, il faut noter que le responsable de l’OPGI avait affirmé devant le Conseil de wilaya du 28 juin dernier que l’opération des vides sanitaires était en cours. C’est un travail qui est opéré quotidiennement à travers les équipes mises en place au niveau de ces unités. Reste à dire que les habitants de la cité Boussouf devront attendre encore, car le lancement de cette opération va prendre encore du temps du moment que chacun des partenaires attend que l’autre bouge pour agir et que d’autres s’enlisent encore dans les problèmes de procédures.
Et dire que les moustiques, et autres bestioles, eux, ne s’embarrassent d’aucune procédure pour sévir et rendent la vie difficile aux résidents de la cité Boussouf, une cité réputée par la voracité de ces moustiques .
Mâalem Abdelyakine