« Ce qui primera dans le choix des prochains membres du gouvernement, ce sera la compétence dans la gestion et l’amour du pays, dont je ne doute pas que ce sentiment se retrouve chez tous les membres du gouvernement », a prédit, le 27 juillet 2026, le président Abdelmadjid Tebboune, lors de sa traditionnelle entrevue médiatique avec des représentants de la presse nationale. Une sortie médiatique qui était intervenue, faut-il rappeler le contexte, quelques semaines après les élections législatives qui allaient, naturellement, accoucher d’un nouveau, sinon suivies d’un remaniement, du Gouvernement. Un peu plus d’un mois après ces déclarations, le chef de l’État a rendu les premiers noms qu’il a cochés sur la liste du Gouvernement Sidi Ghrieb qui devra gérer la prochaine étape. C’est-à-dire que l’équipe gouvernementale dans laquelle de nouvelles têtes y ont été injectées est missionnée pour bien des dossiers dont il sera question, ici, de revenir brièvement. En effet, le lifting ministériel décidé par le président de la République à coup d’annonces, faites par intermittences, a touché, jusque-là, six portefeuilles ministériels. Il s’agit, pour les retardataires, des Finances, de l’Agriculture, du Travail, de la Communication, l’Industrie et l’Intérieur. L’on a assisté ainsi au retour de Sid Ali Khaldi, l’ancien MJS, par la porte de l’Agriculture en poussant à la sortie Yacine Mehdi Oualid. Le nouveau ministre héritera de dossiers à la traîne et qui ont fait l’objet de polémique. Parmi les retours, il y a eu aussi le remplaçant de Zoheir Bouamama à la Communication. Mohamed Bouslimani, dont le nom évoque un enfant de la maison, reprend un poste qu’il a quitté trois ans plus tôt. Le revenant aura du pain sur la planche tant la communication institutionnelle demeure au cœur des enjeux de l’heure. Le ministère des Finances a vu hissé à sa tête le désormais ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou. Sans tarder, le remplaçant d’Abdelkrim Bouzred sera chargé de penser le prochain projet de loi de finances pour l’exercice 2027. À la tête de l’industrie, le chef de l’État a jeté son dévolu sur son propre conseiller aux affaires économiques. Il s’agit de Farid Kourtel qui a satisfait aux nouvelles exigences en matière de l’envol industriel durant tout le temps qu’il a passé à suggérer ses « précieux conseils » de collaborateur au locataire d’El Mouradia. Mohamed Hattab, quant à lui, a fait suffisamment ses preuves dans les méandres de la bureaucratie, en sus de son capital expérience dans l’administration centrale et locale, pour pouvoir tenir le poste de nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Concernant la nomination de Fouzia Naama comme ministre déléguée aux Collectivités locales, l’ex-wali de Boumerdès a, elle aussi, fait ses preuves, dans la gestion des dossiers des collectivités locales. Enfin, il sera question avant tout de bien préparer la prochaine rentrée sociale !
Farid Guellil








































