L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, jeudi, une résolution rejetant la décision des États-Unis d’interdire à la délégation palestinienne de participer à la 81e session de l’Assemblée générale, exigeant l’annulation de cette mesure, considérée comme une violation flagrante de l’Accord de siège entre l’ONU et le pays hôte.
Au total, 152 pays ont voté en faveur de la résolution, réaffirmant ainsi la nécessité de garantir la participation de la délégation palestinienne aux travaux de l’Assemblée générale. L’Accord de siège conclu entre les Nations unies et les États-Unis, en leur qualité de pays hôte, impose à Washington des obligations juridiques visant notamment à faciliter l’entrée et le séjour des délégations diplomatiques des États membres et des observateurs, afin de leur permettre de participer sans entrave aux réunions de l’Organisation. Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a salué l’adoption de cette résolution, adressant ses remerciements à l’ensemble des pays qui l’ont parrainée, ainsi qu’aux États qui ont voté en sa faveur. Dans un communiqué, le ministère a estimé que l’adoption du texte constitue un revers pour les tentatives visant à empêcher la Palestine de prendre part aux travaux de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies. La diplomatie palestinienne a assuré que la voix du peuple palestinien sera entendue au sein de l’ONU, précisant que le discours du président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, sera prononcé comme prévu et retransmis à la télévision.
Poursuivre l’action diplomatique et juridique
Le ministère a également considéré que le vote de l’Assemblée générale confirme la présence de la voix palestinienne au sein de l’organisation internationale et fait obstacle, selon lui, aux tentatives visant à réduire au silence la Palestine et sa cause.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a réaffirmé, par ailleurs, qu’il poursuivra ses efforts pour représenter les intérêts du peuple palestinien, assurer sa protection et promouvoir une solution à la question palestinienne par les voies politiques, juridiques et diplomatiques. Il a également affirmé son opposition à l’occupation, à ses politiques coloniales ainsi qu’aux violences et aux actes attribués aux colons, dénonçant l’ensemble des pratiques qu’il considère comme portant atteinte au droit du peuple palestinien à l’autodétermination. La diplomatie palestinienne a enfin réitéré son objectif de parvenir à la création d’un État palestinien indépendant avec El-Qods pour capitale, conformément aux revendications palestiniennes.
M. Seghilani











