SON ÉCONOMIE SE DIVERSIFIE ET DÉPEND DE MOINS EN MOINS DES HYDROCARBURES : Le FMI note les progrès de l’Algérie

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Les conclusions du Fonds monétaire international pour l’Algérie, validées lors des dernières consultations, constatent une croissance robuste et des avancées notables en matière de diversification économique.
En même temps, les experts du FMI alertent sur la nécessité de réduire les déséquilibres budgétaires à moyen terme. Dans une publication sur son site web, le FMI note des progrès concernant un des objectifs des autorités algériennes qui est de libérer l’économie algérienne de la dépendance aux hydrocarbures. Cela est prouvé par la part grandissante des exportations hors-hydrocarbures dans les recettes financières extérieures mais aussi par la part du segment hors hydrocarbures de l’économie algérienne dans le produit intérieur brut (PIB), même si les hydrocarbures continuent de dominer les exportations. Il s’agit, selon le FMI, des fruits de la stratégie de développement mise en œuvre par les pouvoirs publics consistant en grands projets d’investissement augmentation de la production hors hydrocarbures dans les secteurs minier, de l’agro-alimentaire et hydraulique, en même temps que les efforts dans les infrastructures de transport et d’échanges commerciaux. Le rapport salue les réformes structurelles, notamment l’instauration du guichet unique de l’investissement et les nouvelles dispositions sur le foncier économique mais aussi la simplification des procédures, le renforcement de la gouvernance et la facilitation des échanges commerciaux ce qui aide les entreprises à investir et à se développer.

Les avantages du Guichet unique
En effet, le Guichet unique de l’investissement, géré par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), et dont la mise en service est prévue à partir de janvier 2027, a permis de dématérialiser et d’accélérer les démarches pour des milliers de projets enregistrés. D’autre part, l’attribution transparente des terrains industriels via une plateforme dédiée répond à une demande pressante des entrepreneurs privés. Enfin, la stabilité législative assurée par les nouvelles lois offre une meilleure visibilité réglementaire à long terme, élément indispensable pour la confiance des investisseurs. Le rapport rappelle les liens étroits avec les marchés énergétiques européens entretenus par l’Algérie, qui est un des principaux exportateurs d’énergie d’Afrique. Depuis longtemps, rappelle encore le FMI, l’essentiel des exportations et une grande partie des recettes de l’Algérie ont été fournies par les hydrocarbures, et c’est, souligne l’institution financière internationale, ce qui a permis de financer les infrastructures, le développement des compétences et d’autres investissements prioritaires.

Se situer entre l’Europe et l’Afrique, l’autre atout
Pour le FMI, le moment est venu de tirer parti de ces atouts et de créer de nouvelles sources de croissance qui renforceront la résilience de l’économie. Le Fonds préconise de mieux hiérarchiser les grands projets d’infrastructure pour maximiser leur rendement économique. Pour le FMI, le choix des projets revêt autant d’importance que le montant des dépenses. Orienter les fonds vers les projets les plus porteurs sur le plan économique permettrait d’obtenir des gains plus solides et plus durables, et contribuerait à préserver la capacité de financer les projets prioritaires. La pleine réalisation des bénéfices des investissements réalisés aujourd’hui dépendra de leur capacité à accroître la productivité, à créer des emplois et à favoriser le développement d’un secteur privé plus dynamique. L’Algérie dispose, selon l’institution financière, avec ses ressources naturelles, ses investissements, ses réformes et ses liens avec les marchés africains et européens, d’atouts importants sur lesquels s’appuyer. L’enjeu est maintenant de transformer les investissements et les réformes d’aujourd’hui en gains durables en matière d’emploi, de productivité et d’exportations, en libérant le potentiel d’un secteur privé plus dynamique et en bâtissant une économie plus résiliente, note le FMI. Les experts du FMI expliquent que l’une des principales responsabilités de cette institution consiste à suivre les politiques économiques et financières de ses pays membres et de leur prodiguer des conseils, ce que l’on appelle la surveillance. Le cadre de cette surveillance économique est défini dans l’article IV des statuts du FMI.
M’hamed Rebah