La campagne électorale pour le renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW) s’ouvre officiellement aujourd’hui, donnant le coup d’envoi à trois semaines de mobilisation politique en prévision du scrutin du 28 novembre.
Dans ce cadre, plusieurs formations politiques ont déjà dévoilé les premières destinations de leurs dirigeants, qui entendent investir le terrain dès les premiers jours pour présenter leurs candidats et défendre leurs programmes. Le Rassemblement national démocratique (RND), conduit par son secrétaire général, Monder Bouden, a choisi de donner le coup d’envoi de sa campagne à partir du Sud du pays, son programme prévoit des rencontres et des meetings dans six wilayas, à savoir Timimoune, In Salah, In Guezzam, Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar et Adrar. Le parti prend part à ces élections avec près de 1 000 listes candidates aux assemblées communales et de wilaya.
De son côté, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a choisi la wilaya d’El Oued pour son premier rassemblement populaire. Le mouvement prévoit également un programme de sorties à travers plusieurs wilayas, notamment dans le Sud, ainsi que dans les régions de l’Est et de l’Ouest du pays.
Pour sa part, le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, lancera sa campagne depuis la wilaya de Bouira, où il animera son premier meeting populaire. Sa formation politique affirme avoir finalisé les préparatifs organisationnels et médiatiques nécessaires à cette échéance.
Concernant le Front de libération nationale (FLN), sa direction a prévu de mobiliser ses responsables à travers différentes wilayas pour animer la campagne et accompagner les candidats. Le parti entend notamment axer son discours sur la mobilisation des électeurs et la promotion de programmes adaptés aux spécificités de chaque commune et wilaya.
Les lignes rouges de la campagne
À l’occasion de l’ouverture de la campagne, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a rappelé les dispositions légales et réglementaires devant encadrer les activités des candidats et des formations politiques. La campagne se poursuivra jusqu’au 24 novembre, conformément au calendrier électoral. L’ANIE insiste notamment sur le respect de l’éthique électorale, en appelant les candidats à s’abstenir de tout discours de haine, de discrimination ou de violence.
L’utilisation des langues étrangères dans les supports de propagande électorale ainsi que le mauvais usage des symboles de l’État sont également interdits. Les candidats sont, par ailleurs, tenus de respecter la dignité de leurs concurrents et de privilégier un discours politique responsable, dans le respect des principes d’équité et d’égalité des chances entre les listes partisanes et indépendantes. Le dispositif réglementaire interdit également l’exploitation des biens et moyens relevant des personnes morales publiques ou privées à des fins de propagande électorale, ainsi que l’utilisation des lieux de culte, des administrations publiques et des établissements d’enseignement et de formation à ces mêmes fins. En matière de publicité électorale, le recours à toute forme de publicité commerciale est proscrit.
Les candidats doivent également apposer leurs affiches exclusivement dans les espaces réservés à cet effet. Enfin, l’ANIE rappelle l’interdiction de publier ou de diffuser des sondages d’opinion et des intentions de vote durant les 72 heures précédant le scrutin.
Sarah O.












