Accueil LA CHRONIQUE DU JEUDI UN REPORTER DANS LA FOULE : Des garde-fous pour l’IA

UN REPORTER DANS LA FOULE : Des garde-fous pour l’IA

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L’Intelligence artificielle (IA) pose de sérieux problèmes d’éthique aux pays de la planète. Surtout qu’il n’y a pas qu’une seule IA mais plusieurs. Les plus connues sont « ChatGPT », « Gemini » et d’autres. Chacune fonctionne en fonction des données transmises par l’homme. Ceci pour faire simple. Elle « malaxe », « digère », « recoupe » un nombre considérable de données en temps réel, pour aboutir à des réponses instantanées et des solutions à des problématiques et demandes d’informations que l’humain lui soumet. C’est là que la manipulation et la désinformation peuvent se nicher. Notre ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a participé à Riyad (Arabie Saoudite) à la 4e édition du Forum mondial de l’Unesco sur l’éthique de l’IA organisé du 14 au 17 septembre 2026 sous le thème « transformer la coopération mondiale pour la gouvernance éthique de l’IA ». 194 États ont participé à ce forum. Dans son intervention, notre ministre « a plaidé pour la création d’une agence internationale dédiée à la gouvernance de l’intelligence artificielle…(il a insisté sur) la nécessité d’une large concertation internationale, afin de garantir sa complémentarité avec les cadres existants et de renforcer la coordination des efforts internationaux en la matière, au service de l’humanité et sans entraver l’innovation » rapporte l’agence algérienne APS. Une sorte des « Nations unies » pour encadrer l’IA à l’échelle internationale. De plus, l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle (OMCIA ou WAICO) a été créée en juillet dernier à Shanghai par 29 pays dont la Chine, la Russie, l’Algérie, le Kazakhstan, le Pakistan et l’Indonésie. Son objectif est de « promouvoir la coopération internationale et la gouvernance mondiale de l’IA pour assurer un développement sûr, équitable et bénéfique pour l’humanité ». Il est utile de rappeler que l’Algérie ne se contente pas seulement de « consommer » les fonctions des IA conçues à travers le monde mais, se prépare activement à concevoir, construire et produire sa propre Intelligence artificielle. Elle a créé l’École nationale supérieure de l’Intelligence artificielle (ENSIA) située à Sidi Abdallah. Elle a créé également un Centre national de recherche en IA et en données. Ainsi qu’une Maison de l’IA à l’École supérieure de commerce (ESC). C’est en 2024 que l’Algérie a adopté une stratégie nationale de l’intelligence artificielle. Les secteurs prioritaires pour son utilisation sont la cyber sécurité, l’agriculture, la santé, l’industrie, l’éducation, la recherche ainsi que l’énergie. D’autre part, l’Algérie a pour objectif de former 50.000 spécialistes en Intelligence Artificielle d’ici 2030. Plus important encore, l’Algérie projette de porter la contribution de l’IA à 7 % du PIB d’ici 2027. Notre pays vise à faire de cette technologie un pilier de la souveraineté numérique et du développement socio-économique national. Ceci dit, sur le plan international l’IA fait l’objet d’une âpre concurrence entre pays leaders que sont les États-Unis et la Chine. Les problèmes d’éthique posés par l’IA selon l’UNESCO sont divers et variés. D’abord elle relève que « la technologie des moteurs de recherche n’est pas neutre, car elle traite des données complexes et hiérarchise les résultats en fonction des préférences de l’utilisateur et de sa localisation. Ainsi, un moteur de recherche peut devenir une chambre d’écho qui maintient les préjugés du monde réel et enracine davantage ces préjugés et stéréotypes en ligne ». Ce qui confirme que le plus grand manquement d’éthique de l’IA aux répercussions durables se situe dans le domaine mémoriel et de la recherche historique. Toutes les manipulations peuvent converger selon les intérêts de ceux à qui appartient cette nouvelle technologie. Sur ce segment, les faits historiques durant les 132 ans que dura la colonisation dans notre pays, peuvent être dénaturés, travestis, démentis ou carrément occultés par l’État colonial. En droite ligne de ses intérêts. En tout état de cause, comme souligné plus haut, l’Algérie s’apprête à passer de pays consommateur de l’IA à pays émetteur de produits et solutions de cette nouvelle technologie. Bien utilisée, l’IA peut aussi jouer le rôle de « sentinelle » et de « bouclier » de la révolution numérique, en cours de finalisation dans notre pays. Encore un pan de notre développement qui étranglera de jalousie et de haine nos ennemis. Tant pis pour eux !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com

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