EHU 1er-Novembre 1954 d’Oran : L’immunothérapie, nouvel espoir contre le cancer du cavum

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Afin de renforcer les compétences des praticiens face au cancer oto-rhino-laryngologique le plus répandu en Algérie, l’EHU d’Oran a organisé jeudi une journée de formation médicale continue. De l’importance absolue du dépistage précoce à l’introduction prometteuse de l’immunothérapie, les spécialistes ont mis en lumière les progrès majeurs qui permettent aujourd’hui d’améliorer considérablement la survie et la qualité de vie des patients.
Le diagnostic précoce et l’optimisation de la prise en charge du cancer du cavum, également connu sous le nom de cancer du nasopharynx, ont mobilisé la communauté médicale à l’Établissement hospitalier universitaire (EHU) « 1er-Novembre-1954″ d’Oran. Organisée par le service d’oncologie médicale en étroite coordination avec la Faculté de médecine d’Oran (Université d’Oran 1), cette journée s’inscrit dans le cadre de la formation médicale post-graduée. Elle a permis de réunir des médecins généralistes et des spécialistes de divers horizons pour actualiser leurs connaissances sur les méthodes diagnostiques modernes et les options thérapeutiques disponibles. La docteure Hakima Kihili, exerçant au service d’oncologie médicale de l’EHU, a rappelé lors de son intervention que le cancer du cavum occupe la première place des cancers oto-rhino-laryngologiques à l’échelle nationale. Son apparition est intimement liée à des facteurs viraux, et plus particulièrement à l’infection par le virus d’Epstein-Barr. Face à cette pathologie, le diagnostic précoce s’impose comme le principal levier de réussite de la prise en charge. Pour ce faire, les équipes médicales s’appuient sur un arsenal technologique précis incluant la nasofibroscopie, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positons (TEP), un examen crucial pour évaluer l’extension de la maladie et détecter l’éventuelle présence de métastases à distance. Sur le plan thérapeutique, le cancer du cavum se distingue par une approche bien spécifique. Contrairement à de nombreux autres cancers de la sphère ORL, la chirurgie n’est pas le traitement de première intention. La prise en charge repose essentiellement sur la radiothérapie et la chimiothérapie, la tumeur présentant une sensibilité particulièrement forte à ces deux modalités. Cette rencontre scientifique a également été l’occasion d’aborder les dernières innovations de la médecine oncologique, notamment l’immunothérapie. Un spécialiste marseillais a d’ailleurs été convié pour partager son expérience et faire le point sur ces récentes avancées. La docteure Kihili a souligné une excellente nouvelle pour les patients : l’immunothérapie est désormais disponible en Algérie. Cette disponibilité élargit considérablement les alternatives thérapeutiques, qui sont proposées sur mesure après une évaluation collégiale de l’état du patient. Aujourd’hui, l’espoir est bien réel. Grâce à une réponse thérapeutique qualifiée d' »importante » par les spécialistes, associée à un suivi médical régulier, les services d’oncologie accompagnent des patients qui vivent depuis plus de dix à quinze ans après leur diagnostic initial. Une longévité qui valide les efforts continus déployés pour renforcer la formation des médecins et garantir un accès aux soins les plus modernes.