La Résistance libanaise a accusé, dans un communiqué publié hier à l’aube, l’armée sioniste de poursuivre ses violations de l’accord de cessez-le-feu au Liban-Sud.
Le mouvement affirme suivre de près ces infractions et réitère qu’il «conserve pleinement son droit de défendre le Liban et son peuple ». Selon la Résistance libanaise, les opérations menées dimanche par les forces sionistes constituent une « violation flagrante » du cessez-le-feu, auquel elle assure s’être conformée jusqu’à présent. Le mouvement précise que l’aviation israélienne a mené plusieurs frappes aériennes contre des immeubles résidentiels, notamment dans la ville de Nabatyeh et dans la localité de Meifdoun. Un drone sioniste aurait également ciblé un terrain dégagé dans la commune de Froun. Parallèlement aux frappes aériennes, les forces israéliennes auraient procédé à la destruction de plusieurs bâtiments résidentiels dans les localités de Taybeh, Hadatha et Majdal Zoun, dans le cadre d’opérations de démolition. La Résistance libanaise fait également état d’actes d’intimidation contre les populations civiles. Elle affirme que des soldats israéliens ont lancé des grenades assourdissantes à proximité d’habitants dans les villages de Bourj Qalaouyeh et Baraâchit, tandis que des aéronefs israéliens auraient largué des objets suspects au-dessus de Nabatyeh al-Fawqa et Kfartebnit, dans le sud du Liban. Le mouvement estime que ces opérations constituent une violation non seulement du cessez-le-feu, mais également du mémorandum d’entente conclu à Islamabad entre l’Iran et les États-Unis, dont la première disposition prévoit l’arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban.
L’armée sioniste n’aurait reçu aucun ordre de retrait
Par ailleurs, le quotidien sioniste Haaretz, citant des sources militaires, affirme que l’armée sioniste « n’a reçu, à ce jour, aucun ordre de se retirer d’une quelconque zone au Liban ». Le journal précise également que, contrairement à certaines annonces officielles, les forces israéliennes ne sont pas déployées dans la localité de Zawtar al-Gharbya, accusant les autorités politiques et militaires sionistes de présenter cette situation comme faisant partie d’un prétendu plan de retrait.
Un projet américain et un accord assorti d’un protocole secret
Dans le même contexte, l’Autorité israélienne de radiodiffusion a évoqué une proposition américaine visant à former des forces libanaises afin qu’elles se déploient dans les zones démilitarisées à la place de l’armée sioniste. De son côté, la chaîne israélienne Channel 12 a révélé que l’accord conclu entre le Liban et Israël, publié notamment sur le site du département d’État américain, est accompagné d’une annexe sécuritaire restée confidentielle à la demande expresse du gouvernement libanais. Selon cette chaîne, le texte prévoit que toute mesure, notamment un éventuel retrait israélien, ne sera pas exécutée selon un calendrier fixe, mais en fonction de conditions établies sur le terrain. Les retraits demeureraient ainsi liés à ce qu’Israël considère comme des « résultats satisfaisants » sur le terrain. La chaîne israélienne Channel 14 indique également que les responsables sécuritaires et militaires israéliens se préparent à une présence qui pourrait se prolonger pendant plusieurs années au Liban, malgré la signature de l’accord.
Un accord controversé
Ces développements interviennent après l’annonce, vendredi, par les États-Unis d’un « accord-cadre » entre le Liban et l’entité sioniste. Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahou, a salué cet accord comme une réussite stratégique, tout en confirmant la poursuite de la présence israélienne dans le sud du Liban. Plusieurs responsables sionistes, dont le chef d’état-major Eyal Zamir, ont également exprimé leur soutien à cet accord. Au Liban, en revanche, cette annonce a suscité un large rejet. Des manifestations de protestation ont été organisées dans plusieurs régions du pays, tandis que des responsables politiques, des personnalités publiques et de nombreux citoyens ont exprimé leur opposition catégorique à cet accord et à ses modalités.
M. Seghilani
Accueil ACTUALITÉ LA RÉSISTANCE FACE AUX AGRESSIONS RÉCURRENTES DE L’ENTITÉ SIONISTE : « Défendre le...













































