À la veille du scrutin législatif du 2 juillet, les formations politiques ont consacré, hier, leur dernier jour de campagne électorale à une intense activité de proximité et à l’organisation de meetings populaires à travers plusieurs wilayas du pays. Cette dernière étape a constitué l’occasion pour les responsables des partis de réaffirmer leurs programmes, de mobiliser leurs militants et de convaincre les électeurs avant l’ouverture de la période de silence électoral.
Ainsi, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a animé un meeting à Béjaïa, tandis que la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, s’est adressée aux citoyens à Saïda. De son côté, le président du Mouvement El-Bina El-Watani, Abdelkader Bengrina, a tenu un rassemblement populaire à Adrar. La présidente du parti Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ), Fatima Zohra Zerouati, a effectué plusieurs sorties de proximité dans la wilaya d’Oran avant d’y présider un meeting populaire. Pour sa part, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a multiplié les rencontres avec les citoyens dans plusieurs communes de la wilaya de Mila, en plus d’un meeting populaire. Le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, a poursuivi sa tournée électorale à Tipasa, Blida et Alger. À Alger également, le président du parti Sawt Echaâb, Lamine Osmani, a animé un meeting populaire à Baraki. Dans le même élan, le président du parti El-Karama, Mohamed Daoui, a rencontré les électeurs dans la wilaya de Djelfa, alors que le secrétaire général du Mouvement Ennahdha, Mohamed Douibi, a clôturé sa campagne par un meeting populaire à Constantine.
L’ultime appel à la participation
Les responsables des partis politiques et des listes indépendantes ont poursuivi samedi au 19e jour de campagne électorale pour les législatives du 2 juillet leurs déplacements à travers plusieurs wilayas du pays. À l’approche de la fin de la campagne, les appels à une forte mobilisation des électeurs se sont intensifiés. La participation, le renforcement des institutions et la place de la jeunesse dans la vie publique ont constitué les principaux axes des discours prononcés lors des meetings organisés samedi.
Démocratie et renforcement des institutions
En meeting à Alger, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a présenté le projet politique de sa formation, affirmant que le parti dispose d’un programme ambitieux et de propositions constructives destinées à accompagner les réformes engagées dans différents secteurs. À Tizi-Ouzou, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Atmane Mazouz, a estimé que les élections législatives représentent une occasion importante pour consolider les fondements démocratiques du pays. Depuis Bouira, le Premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a appelé les jeunes à rompre avec la passivité et à s’impliquer pleinement dans le processus électoral afin de participer aux décisions qui concernent directement leur avenir. À M’Sila, le secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, a souligné qu’une large participation des électeurs au scrutin contribuerait à renforcer la place de l’Assemblée populaire nationale en tant qu’institution constitutionnelle et législative. À Alger, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a qualifié la participation aux élections de « responsabilité nationale », estimant qu’elle constitue un moyen de préserver le pays et de renforcer le rôle des institutions élues.
Intervenant à Mostaganem, le président du Parti El-Karama, Mohamed Daoui, a affirmé que l’élection d’un Parlement fort permettra de poursuivre la consolidation des institutions, de préserver la stabilité du pays et de renforcer la confiance entre les citoyens et leurs représentants. À Guelma, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Djamel Benziadi, a insisté sur le fait qu’une participation massive demeure le seul moyen pour les citoyens d’élire des représentants capables de porter efficacement leurs préoccupations auprès des autorités.
La jeunesse au cœur des programmes
Plusieurs formations ont également placé la jeunesse au cœur de leurs priorités. À Tipasa, le président du parti El-Fadjr El-Djadid, Tahar Benbaïbeche, a indiqué que le programme de sa formation repose sur la promotion du rôle des jeunes, considérés comme le moteur de la société et l’avenir du pays. Même tonalité à Sétif, où le président du parti Sawt Echaâb, Lamine Osmani, a assuré que son parti œuvre à faire de la jeunesse une véritable force de proposition dans la vie publique. À Médéa, le président du Mouvement des jeunes algériens (MJA), Omar Brixi Gormat, a appelé les jeunes à s’investir davantage dans les processus politique et économique afin de mettre leurs compétences au service du développement national. Enfin, à Sidi Bel-Abbès, le représentant de la liste indépendante « El Waïe oua Lem Echeml », Rahoui Zouaoui, a estimé que les réformes politiques et la nouvelle loi électorale offrent désormais aux compétences nationales l’opportunité de contribuer activement à la poursuite de l’édification de l’Algérie nouvelle.
A. N.













































