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Le « nerf de la guerre » électorale

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Sur 5304 candidats âgés de moins de 40 ans, 937 candidats figurant sur des listes indépendantes ont « bénéficié de l’aide de l’État destinée à couvrir les dépenses de campagne électorale…conformément aux dispositions de l’article 122 de la loi organique relative au régime électoral, maintenu tel quel dans la version modifiée, car traduisant un engagement du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, envers cette catégorie de la société ». C’est ce qu’a déclaré, samedi dernier, le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane. Plus de 4 000 autres jeunes candidats de moins de 40 ans, figurent sur les listes des partis politiques qui ont leur propre budget. Mais avant de poursuivre sur le financement, arrêtons-nous sur un fait révélateur qui confirme l’impact qu’a eu l’appel lancé par le président Abdelmadjid Tebboune aux jeunes algériens, leur demandant de s’impliquer dans la vie politique du pays. Dans son communiqué publié le 13 juin dernier, l’ANIE avait fait état de 14 jeunes qui avaient déposé leur candidature sans avoir atteint l’âge légal minimum de 25 ans le jour du scrutin. Évidemment, leur candidature a été rejetée. Cependant, cela confirme que l’appel présidentiel a été largement entendu. Il a été si bien entendu par les jeunes à tel point que certains d’entre eux, pris d’un empressement, ont oublié de s’informer sur les conditions d’âge exigées. C’est le résultat de la fougue de jeunesse et à l’impatience de participer à la construction du pays. Pour ces 14 jeunes, ce n’est que partie remise. Fermons la parenthèse et revenons au financement de l’État de la campagne électorale des candidats indépendants âgés de moins 40 ans. Sachant que la loi fixe à 300.000 dinars le montant pris « en charge (par l’État NDLR) des dépenses de la campagne électorale des jeunes candidats indépendants », le montant total de l’enveloppe financière consentie par l’État s’élève donc à près de 30 milliards de centimes. Le financement de chaque candidat dans cette catégorie couvre « les dépenses inhérentes aux frais d’impression des documents ; aux frais d’affichage et de publicité ; aux frais de location de salles et aux frais de transport » (art. 122 de l’ordonnance n° 21-01 du10 mars 2021). Par la même occasion, Khelfane a fait état de signalements de dépassements « où certains candidats ont délibérément affiché uniquement les photos des mandataires des listes, alors que la loi impose l’inclusion des photos et des noms de tous les candidats figurant sur la liste électorale, afin de consacrer le principe d’égalité des chances et de permettre aux électeurs de connaître l’ensemble des candidats ». Tout en précisant que « l’ANIE a adressé des mises en demeure aux auteurs de ces dépassements ». Les candidats peuvent compter sur la bienveillance financière de l’État mais aussi sur son intransigeance contre les dérives. Ce qui, entre autre, donne aux législatives du 2 juillet leur caractère inédit. Et inciter les électeurs algériens à voter en masse !
Zouhir Mebarki

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