L’Algérie dispose actuellement de 100 000 terminaux de paiement électronique (TPE) en activité, sur environ 1,2 million de commerçants déclarés, selon les données présentées par Aboubakr Belloul, responsable au sein du GIE Monétique, montrent que « l’usage du paiement par carte reste limité dans les commerces ». Intervenant sur les ondes de la Chaîne 2 de la Radio nationale, M. Belloul a fait état d’une augmentation de 33% du nombre de TPE entre décembre 2025 et mars 2026. Leur nombre est passé de 78.000 à plus de 100.000, soit 25.000 TPE de plus. Ces données montrent qu’une faible partie seulement des commerces (moins de 10%) est équipée d’un terminal de paiement électronique permettant les règlements par carte bancaire. M. Belloul a également souligné que « ce nombre de TPE actifs ne correspond pas au nombre de commerçants, certains d’entre eux disposant de plusieurs terminaux ». « Il y a un écart très important à combler. C’est plus d’un million de TPE qu’on doit mettre à disposition », a indiqué M. Belloul, estimant qu’ « il est impossible de déployer rapidement ce nombre d’appareils en 2026, car cela demande beaucoup d’argent et d’investissement et de ressources pour les installer ». Au-delà du nombre réduit d’appareils déployés, un autre problème se pose : leur faible utilisation. Selon les chiffres du mois de mars dernier, un peu plus d’un million d’opérations de paiement électronique ont été enregistrées à travers le pays. Rapporté au nombre de TPE disponibles, cela représente environ dix transactions par appareil durant tout le mois, soit un paiement tous les trois jours. Cette situation contraste avec le nombre important de cartes bancaires en circulation. L’Algérie compte actuellement 22,5 millions de cartes, dont 18 millions de cartes Edahabia délivrées par Algérie Poste et 4,5 millions de cartes CIB proposées par les banques. Entre décembre 2025 et mars 2026, leur nombre a augmenté de 3%, soit 63.000 cartes supplémentaires, a relevé M. Belloul.
L. Zeggane













































