Le dernier vol de rapatriement des occupants du MV Hondius où a été détecté un foyer d’hantavirus aura lieu lundi, a annoncé dimanche la ministre espagnole de la Santé, Monica Garcia, après l’arrivée du bateau aux Canaries où ces évacuations seront organisées. « Le dernier vol est prévu pour demain, ce sera un vol en direction de l’Australie », a déclaré Mme Garcia, lors d’un point-presse tenu sur le port de Granadilla, sur l’île de Tenerife. Peu après l’arrivée du bateau de croisière au large des Canaries, à 07h30 (06H30 GMT), des fonctionnaires du ministère de la Santé « sont montés à bord du navire et ils sont en train de faire un examen » médical de la centaine de passagers et membres d’équipages appelés à être évacués, a-t-elle détaillé. « L’ensemble des passagers reste asymptomatique », a souligné Mme Garcia. Dans la foulée de cette « évaluation » médicale, les premières évacuations auront lieu, a expliqué la ministre. Les personnes évacuées seront transférées vers la terre ferme dans une embarcation plus petite, par groupe de cinq, puis conduites jusqu’à l’aéroport de Tenerife-Sud, situé à une dizaine de minutes, pour être rapatriées dans la foulée par avion vers leur pays d’origine.
Violence à Haïti : plus de 1.600 morts en trois mois
La situation des droits humains en Haïti demeure « extrêmement préoccupante », a alerté le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), qui recense au moins 1.642 personnes tuées et 745 blessées entre janvier et mars 2026. « Malgré des avancées sécuritaires dans certaines zones du centre-ville de Port-au-Prince, l’insécurité est quotidienne et intenable pour un grand nombre d’Haïtiens », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti et chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu. Selon lui, la violence continue également de s’étendre au-delà de la capitale, notamment dans les départements de l’Artibonite et du Centre. Le rapport note que les opérations menées par les forces de sécurité ont permis de limiter l’expansion territoriale des gangs dans certaines zones de Port-au-Prince. Plusieurs quartiers ont ainsi connu une baisse des activités criminelles. Mais dans les territoires qu’ils contrôlent, les gangs continuent de commettre de graves violations des droits humains : meurtres ciblés, enlèvements, extorsions et destructions de biens. Le BINUH cite notamment le cas d’un garçon de 13 ans exécuté en mars pour avoir laissé s’envoler un cerf-volant alors qu’il servait de « guetteur » pour un gang. Dans l’Artibonite, les violences ont atteint un nouveau seuil à la fin mars. Entre le 29 et le 31 mars, des gangs ont lancé des attaques coordonnées contre 16 localités du Bas-Artibonite, ciblant notamment des groupes d’auto-défense. Au moins 83 personnes ont été tuées et 38 blessées. Certaines victimes ont été sorties de leur maison en pleine nuit avant d’être exécutées devant leur domicile. Selon le rapport, les gangs sont responsables de 27 % des morts et blessés enregistrés durant le trimestre. Ils sont également impliqués dans de nombreuses violences, ayant touché plus de 292 victimes, principalement des femmes et des adolescentes âgées de 12 à 17 ans. Face à cette crise, l’ONU appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale à renforcer la lutte contre le trafic d’armes, accélérer les réformes judiciaires et garantir que toutes les opérations de sécurité respectent strictement les droits humains.
Les océans se dirigent vers un record de chaleur en mai alerte Copernicus
Les océans pourraient enregistrer des records de températures en mai, alerte l’observatoire climatique européen. Les températures moyennes à la surface des mers, hors régions polaires, ont frôlé en avril, déjà, le record absolu de 2024.
Les océans mondiaux se dirigent vers un record de températures en mai, alors que le retour du puissant phénomène naturel réchauffant El Niño se dessine, alerte vendredi l’observatoire climatique européen Copernicus.
« Ce n’est qu’une question de jours » a déclaré Samantha Burgess, la responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, qui inclut Copernicus.
El Niño est l’une des phases d’un cycle naturel dans l’océan Pacifique, qui démarre habituellement au printemps, et affecte progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe. Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Indonésie. D’autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes.
L’Organisation météorologique mondiale a prévenu, même si des incertitudes demeurent, que le retour d’El Niño était de plus en plus probable de mai à juillet.
Le problème, dans le monde actuel, est qu’El Niño, s’il surgit naturellement et régulièrement, s’ajoute désormais au réchauffement, cette fois causé par les activités humaines, par la combustion du pétrole, du charbon et du gaz qui relâche du dioxyde de carbone, créant un effet de serre.
Certaines agences météorologiques prévoient que le prochain El Niño sera plus puissant qu’il y a trois ans, rivalisant peut-être avec le « super El Niño » de 1997/1998.
L’effet sur la température moyenne du globe est généralement observé l’année suivant son apparition, ce qui fait craindre une année 2027 très chaude. Toutefois, il est encore trop tôt pour prédire avec certitude l’intensité de l’événement, car les prévisions établies au printemps ne sont pas encore très fiables.
5 morts et 186 blessés sur les routes en 24 heures
Cinq (5) personnes sont décédées et 186 autres ont été blessées dans des accidents de la route enregistrés ces dernières 24 heures dans plusieurs wilayas, indique dimanche un bilan de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Bordj Bou Areridj avec 2 morts et 1 blessé, suite à une collision entre un véhicule et un camion au niveau de l’autoroute Est-Ouest dans la Commune de Mansourah, précise la même source. S’agissant des cas d’intoxication au monoxyde de carbone émanant de dispositifs de chauffages et chauffe-eau, les secours de la Protection civile sont intervenus pour prodiguer des soins à 4 personnes incommodées par ce gaz dans les wilayas de Constantine et Mila, note le communiqué, déplorant, toutefois, le décès d’une personne intoxiquée par ce gaz dans son domicile à Oued Ghir (Bejaïa). Durant la même période, les secours de la Protection civile de la wilaya d’Alger sont intervenus suite à une explosion d’une chaudière dans une bâtisse située dans la Casbah (Bab El Oued), causant des blessures à 3 personnes, ajoute le communiqué. Par ailleurs, les plongeurs de la Protection civile de la wilaya d’Annaba ont repêché le corps sans vie d’un adolescent (16 ans), noyé dans une retenue collinaire dans la Commune d’Ain El Berda, note le communiqué.












































