Les partenariats africains et la coopération Sud-Sud enregistrent une nouvelle avancée avec la visite de travail en Algérie du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil ministériel de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), Mamadou Sangafowa-Coulibaly, à partir d’hier, samedi, et qui se poursuivra jusqu’au 31 mars courant, à l’invitation du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab. Le ministre ivoirien a été reçu samedi par le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, pour faire le point sur l’état actuel et les perspectives d’avenir de la coopération entre l’Algérie et la Côte d’Ivoire. Mourad Adjal a souligné l’engagement de l’Algérie à porter la coopération bilatérale à un niveau à la hauteur des efforts déployés pour soutenir le développement énergétique en Afrique et renforcer la sécurité énergétique régionale. Il a également affirmé la volonté de l’Algérie d’établir des partenariats stratégiques et fiables dans des délais raisonnables, notamment dans les domaines de la production, du transport et de la distribution d’électricité, de la fabrication d’équipements électriques, de la formation et des énergies renouvelables, le tout dans une optique de bénéfice mutuel. Il a réaffirmé la volonté de l’Algérie d’appuyer la Côte d’Ivoire en partageant son expertise technique dans divers secteurs énergétiques, contribuant ainsi aux efforts de ce pays frère pour développer son secteur énergétique et renforcer ses capacités nationales. De son côté, le ministre ivoirien a salué le niveau d’expertise et le professionnalisme de l’Algérie dans le secteur de l’énergie. Il s’est déclaré satisfait des solutions et propositions présentées par le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables lors des discussions portant sur plusieurs points clés. Il a également réaffirmé l’intérêt de son pays à renforcer sa coopération avec l’Algérie, notamment dans les domaines de la production, du transport et de la distribution d’électricité, du soutien aux réseaux énergétiques ivoiriens et des industries connexes. La réunion s’est conclue par un accord prévoyant la tenue de réunions techniques entre les groupes de travail des deux parties. L’objectif est de réaliser des études approfondies sur les possibilités de coopération et de partenariat, afin d’assurer leur mise en œuvre dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais. Un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines précise que le ministre ivoirien effectue cette visite à la tête d’une importante délégation composée de cadres des secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie, et ce, dans le cadre de la poursuite des concertations et des échanges antérieurs entre les deux pays, ainsi que de l’examen des moyens de renforcer et de développer les relations de coopération bilatérale, notamment dans les domaines des hydrocarbures et des mines. Cette visite s’inscrit également dans le cadre des « efforts visant à consolider les partenariats africains et à promouvoir la coopération Sud-Sud, notamment dans les secteurs stratégiques ayant un impact direct sur le développement socioéconomique », ajoute la même source. Le ministre ivoirien participera, en outre, aux travaux de 8e Symposium de l’Association algérienne de l’Industrie du Gaz (AIG), prévu les 30 et 31 mars courant à Oran, conclut le communiqué.
Cap sur l’intégration africaine
Au-delà de la dimension bilatérale, les relations de l’Algérie avec les pays africains, au plan économique particulièrement, visent à concrétiser l’intégration africaine, un objectif central aux yeux des autorités algériennes. L’Algérie est le pays le plus actif dans cette démarche à l’échelle continentale, contribuant au renforcement de l’intégration économique régionale, à travers de grands projets visant à consolider l’interconnexion régionale et à encourager le commerce intra-africain, comme la route transsaharienne, le gazoduc reliant l’Algérie et le Nigeria, les projets ferroviaires en cours de réalisation, ainsi que le lancement de nouvelles lignes aériennes reliant l’Algérie à plusieurs villes africaines.
M’hamed Rebah














































