Sahara Occidental

45e anniversaire du Front Polisario : Le peuple sahraoui plus engagé et déterminé à en finir avec le colonialisme marocain

Avant de donner le coup d’envoi des festivités officielles de la célébration, au camp des réfugiés sahraouis, Aousserd, du 45eme anniversaire de la création du Front Polisario, entamé par le passage de la parade militaire, avant le défilé civil, le responsable du secrétariat politique du Front Polisario, Hama Salama a indiqué, dans son discours, que «la création du front Polisario découle de la prise de conscience, par le peuple sahraoui, de la nécessité de combattre l’occupation espagnole et préparer la lutte armée» pour l’indépendance du Sahara occidental. En présence du secrétaire général du Front Polisario, président de la république sahraouie, ont assisté à cette célébration de cette date historique et charnière de la lutte du peuple sahraoui, pour sa liberté et son indépendance, les délégations étrangères, des membres de la mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), conduite par le représentant des organes et agences de l’ONU, le tchadien Adoum, et les sahraouis venus des autres camps des réfugiés, autre qu’Aousserd. Rappelant le premier appel rédigé par le Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario) l lors de sa création, en 1973, Salama a souligné que ses membres fondateurs avaient prix le choix et décidé d’en finir avec le système politique colonial espagnole au Sahara occidental, et de conduire la lutte du peuple sahraoui vers cet objectif, « par le recours aux armes », s’inspirant, a-t-il indiqué, de «la guerre de libération du peuple algérien, entre autre, contre le colonialisme français » et des autres luttes des peuples soumis à un système politique colonial. Une lutte armée qui s’est poursuivie, contre l’invasion militaire marocaine, des territoires sahraouis, en 1975, rendu possible, faut-il le rappeler, par le non parachèvement, par l’Espagne, du processus de décolonisation au Sahara occidental. Depuis, le peuple sahraoui, à travers on organisation politique, le Front Polisario et son armée de libération a poursuivi, sa lutte armée contre un nouvel envahisseur, son voisin du Nord, le royaume chérifien, lequel a opéré, une invasion militaire des territoires sahraouis, en violation des principes et textes de la Charte des Nations unies (ONU), laquelle institution avait inscrit plus d’une décennie auparavant, le Sahara occidental, sur l’agenda des questions soumises à un processus de décolonisation, et de ce fait consacrant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Tout au long du combat libérateur du peuple sahraoui, à travers son représentant légitime et unique, le Front Polisario, sous la direction du martyr Mustapha El-Wali, puis du défunt martyr Mohamed Abdelaziz et actuellement de Brahim Ghali, les sahraouis ont pu, grâce «à la détermination des militants et responsables du front Polisario», a indiqué Hama Salama, dévoiler, poursuit-il «les complots qui visaient l’extermination du peuple sahraoui » par les autorités coloniales marocaines. Indiquant que le Front Polisario était désormais « plus fort, plus uni et plus déterminé à atteindre ses objectifs » qu’il s’est fixé en 1973, marquant une étape historique dans la lutte du peuple sahraoui contre le colonialisme, les sahraouis, à travers le Front Polisario, ont poursuivi leur combat libérateur, contre l’occupant marocain, réaffirmant, à cette occasion, la volonté et la détermination du peuple sahraoui, à poursuivre sur la voie qu’ont tracé les martyrs, pour en finir avec le joug colonial marocain. Le Front Polisario a lancé, en ce jour historique du combat libérateur du peuple sahraoui, le Conseil de sécurité à agir pour «mettre fin aux politiques d’intransigeance, d’obstruction et de chantage du Maroc» notamment a-t-il précisé, par «l’accélération et l’aboutissement de la mission de la Minurso, à savoir organiser un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, à travers un référendum libre, juste et équitable», conformément à la Légalité internationale, s’agissant d’une question de décolonisation inscrite à l’ONU.
K. B.