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Brahim Ghali qualifie les recentes postions du Maroc d’ »hystérie » et discourt en homme convaincu : «La victoire du peuple sahraoui est pour bientôt»

Insistant sur le fait que la volonté du peuple sahraoui était désormais plus forte et plus déterminée à poursuivre sa lutte pour la liberté et l’indépendance de son pays, le Sahara occidental, le président de la république sahraouie, secrétaire général du Front Polisario a annoncé, jeudi, jour de la célébration du 45e anniversaire de la création, en 1973, du Front Polisario, que «la victoire est pour bientôt» et que «c’est une question de temps» a-t-il affirmé même si, a-t-il ajouté «la situation exigerait de nouveaux sacrifices».

De notre envoyée spéciale aux camps des réfugiés sahraouis (Aousserd), Karima Bennour

À cette occasion, il a annoncé, que les festivités, marquant le 45e anniversaire du déclenchement le 20 mai 1973, de la guerre de libération du peuple sahraoui, «seront célébrées, à Tifariti, dans les territoires libérés du Sahara occidental» a annoncé le secrétaire général du Front Polisario. Sur les dernières déclarations des responsables marocains, le président sahraoui, Brahim Ghali, dira que celles-ci illustrent amplement l’«hystérie» dans laquelle est plongé Rabat, notamment après les dernières victoires, à divers niveaux, du Front Polisario, d’où la posture, a-t-il indiqué, adoptée par le Front Polisario «à ne pas répondre à Rabat », car a-t-il indiqué, « nous savons pourquoi et pour quel objectifs », à la presse, jeudi dernier, jour de la célébration du 45eme anniversaire de la création du Front Polisario. Ce qui semble indiquer clairement que l’hystérie marocaine, dont fait part le SG du Front Polisario, n’affectera et ne détournera nullement le combat du peuple sahraoui, de son objectif premier et essentiel : l’indépendance du Sahara occidental, indiquant que « nous savons pourquoi et quels sont les buts recherchés » par la démarche et les mensonges de Rabat. Affirmant que «nous, nous sommes plus que convaincus que la victoire est pour bientôt» le secrétaire général du Front Polisario indiquera que «c’est une question de temps ». Pour le responsable sahraoui, « aucune force n’aura d’impact sur le combat et la détermination du peuple sahraoui pour en finir avec la colonisation marocaine, au vue de «la forte détermination » des sahraouis «à chasser le colonisateur marocain des territoires sahraouis encore sous son occupation». Déclaration visant à rappeler à Rabat, qui persiste dans ses tergiversations et ses manœuvres, pour faire perdurer sa présence illégale au Sahara occidental en vue d’imposer le fait accompli, que c’est un leurre, au vue des acquis et des avancées notables de la lutte du peuple sahraoui, sous la direction de son représentant unique et légitime le Front Polisario, et son attachement indéfectible à son droit à l’autodétermination et l’indépendance. Lequel droit du peuple sahraoui à un référendum, en application de la légalité international, mentionnée, dans la dernière résolution 2414, du Conseil de Sécurité, appelant les deux parties en conflit sur le Sahara occidental, à la reprise des négociations, avant octobre prochain, autour de la table de Horst Köhler, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, (ONU), pour le Sahara occidental. Échéancier fixé par le Conseil de sécurité, lors de sa réunion, fin avril dernier, sur la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite sur l’agenda de l’ONU, lors de laquelle, il a renouvelé, jusqu’à fin octobre prochain, le mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental, mettant ainsi à mal Rabat qui a entravé, par ses fuites en avant et ses tergiversations, le processus des pourparlers avec le Front Polisario, conduit par le prédécesseur de Kôhler, le diplomate américain, Christopher Ross, et des années avant lui, James Baker. Des blocages et des manœuvres rendus possibles par le soutien de la France à la colonisation marocaine au Sahara occidental, notamment par son rôle joué et qu’elle persiste à jouer, en tant que membre permanent au sein du Conseil de sécurité, en violation des principes et textes de la Charte de l’ONU et des droits du peuple sahraoui, dont celui du référendum d’autodétermination. Alors qu’il est admis que le colonialisme est le mauvais élève de l’Histoire, soutenu par la France, Rabat l’illustre amplement, depuis 1975, date de son invasion militaire du Sahara occidental, après la création du Front Polisario en 1973 et le déclenchement de la lutte armée du peuple sahraoui, contre le colonisateur espagnol, poursuivis avec autant de détermination, contre l’occupation marocaine. Indiquant que les postures affichées ou annoncées par Rabat et les mensonges véhiculés par sa démarche, qu’il qualifie «hystérie», réaction qui semblait prévisible, vue les nombreux et successifs échecs subis par Rabat, au moment où le peuple sahraoui ne cesse de continuer à enregistrer des avancées notables et des acquis non moindres au profit de sa juste cause, pour l’indépendance du Sahara occidental, à divers niveaux à travers le monde, citant notamment, l’Union africaine, l’Union européenne et l’Onu, outre la résistance pacifique des sahraouis des territoires occupés, qui se «manifeste quotidiennement» défiant la répression et l’oppression des services de sécurité du système politique colonial marocain. Et c’est en ce jour de la célébration de la date historique du peuple sahraoui, celle de la création, le 10 mai 1973, du Front Polisario, que son secrétaire général, réaffirme que « la résistance sahraouie se poursuit » et que « le droit triomphera » comme ce fut le cas, aussi pour les autres peuples ayant lutté, à travers le monde contre le colonialisme, dont les peuples d’Afrique.
Karima Bennour