lundi 5 octobre 2026
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CONSEIL DES MINISTRES/ADOPTION DU PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2027 : L’augmentation des salaires approuvée

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Le Conseil des ministres, réuni hier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adopté le projet de loi de finances (PLF) 2027, qui prévoit l’incorporation des augmentations des salaires.

Les dossiers examinés à l’ordre du jour de cette réunion étaient : le projet de loi de finances 2027, des exposés portant sur l’accord de financement par la Banque africaine de développement de la réalisation du tronçon de la ligne ferroviaire El Meniaa-In Salah-Tamanrasset, le projet de réalisation de la gare de la section Moulay Lahcen-Tamanrasset sur la ligne ferroviaire El Meniaa-In Salah-Tamanrasset, le bilan de la récolte céréalière de la campagne 2026, ainsi que le bilan de la mise en œuvre des résolutions des travaux des commissions mixtes et des accords bilatéraux conclus avec le Niger et le Tchad. La réunion a été débutée par le traditionnel bilan de l’activité du gouvernement présenté par le Premier ministre, selon un communiqué de la Présidence. Ensuite, détaille la même source, le président de la République a donné un certain nombre d’instructions et d’orientations.

À commencer par le PLF-2027 comme dossier à propos duquel le Président a ordonné d’inclure les augmentations de salaires, conformément à son engagement devant les Algériennes et les Algériens, dans le projet de budget de l’État de l’exercice prochain. Il a également ordonné d’exclure toute taxe touchant au pouvoir d’achat des citoyens, que ce soit pour les moyens ou les petits revenus. Après quoi, le PLF-2027 a été adopté.

Deuxièmement, concernant le bilan de mise en œuvre des conclusions des travaux des commissions mixtes et des accords bilatéraux conclus avec le Niger et le Tchad, le Président a salué les relations excellentes entre l’Algérie, le Niger et le Tchad, et ce malgré les tentatives de perturber ces relations à tous les niveaux. Il a, à ce sujet, ordonné un suivi rigoureux de tous les projets prévus au Niger et au Tchad et de faciliter toutes les transactions, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’éducation, de la santé et des télécommunications. Il a aussi ordonné au Premier ministre de se coordonner et de se concerter avec ses homologues nigérien et tchadien pour maintenir un rythme d’efficacité permettant de réaliser des progrès tangibles.

La BAD finance la ligne ferroviaire El Meniaa – Tamanrasset.

Troisièmement, le Président a donné instruction pour le lancement immédiat des projets ferroviaires concernant les tronçons Laghouat – Ghardaïa – El Meniaa – In Salah – Tamanrasset, considérant ces projets comme une priorité absolue dans le secteur des travaux publics, avec une accélération globale des opérations de réalisation. Il a insisté sur la nécessité de livrer cette ligne dans son intégralité d’ici fin 2028, un projet ferroviaire grâce auquel « les Algériens pourront effectivement voyager par train du nord vers le grand sud, jusqu’à Tamanrasset », a-t-on souligné.

Un conseil des ministres dédié au secteur agricole

Quatrièmement, et suite à l’approbation de l’agrément du financement du projet de voie ferrée par la BAD, dans son tronçon allant d’El Meniaa à Tamanrasset, le Président a chargé le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base de transmettre ses remerciements et ses encouragements aux travailleurs, techniciens et ingénieurs du secteur, qualifiant la performance réalisée actuellement d’« héroïque » à tous les niveaux, et disant qu’ils sont sur le point de « réaliser le rêve des Algériens », resté inaccessible à plusieurs générations depuis l’indépendance.

Avant la clôture des travaux de cette réunion, un décret présidentiel portant sur la charte de l’initiative « Middle East Green » adoptée à Riyad a été approuvé, de même que le Président a demandé au ministre de l’Agriculture et au secrétaire général du Gouvernement de préparer une réunion du Conseil des ministres consacrée spécialement au secteur de l’agriculture.

Farid Guellil

SINISTRÉS DES INCENDIES DE L’EST ET DU CENTRE DU PAYS1 200 milliards d’indemnisations versées

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a révélé que près de 1.200 milliards de centimes d’indemnisations ont été effectivement versées aux sinistrés des incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays. 
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a indiqué que le montant des indemnisations versées aux victimes des derniers incendies « avoisinait 1.200 milliards de centimes ». Revenant sur les circonstances de ces incendies, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que plusieurs d’entre eux étaient  «d’origine criminelle».  Il a notamment évoqué des méthodes consistant à « l’allumage de feux à distance » et à la création de foyers d’incendie au moyen de bougies, qualifiant ces actes de « purement criminels ». Le président de la République a également fait état de pratiques qu’il a qualifiées d’«immorales», évoquant notamment l’exploitation de personnes atteintes de troubles mentaux pour déclencher des incendies. «Le moment venu, nous révélerons tout », a-t-il déclaré.   Le président Tebboune a ainsi souligné l’importance des indemnisations accordées aux personnes touchées par les incendies, précisant que près de 1.200 milliards de centimes avaient déjà été effectivement versés aux sinistrés.   Il a, dans le même contexte, salué les efforts des éléments de la Protection civile mobilisés dans la lutte contre les incendies, rendant hommage à leur engagement et aux risques auxquels ils sont exposés lors de leurs interventions.
 
Revalorisation des salaires et renforcement de la Protection civile
Abdelmadjid Tebboune a rappelé sa décision de revaloriser les salaires des agents de la Protection civile, en fonction de la nature de leur travail et selon les catégories. « Tout ce que je peux faire pour ce corps demeure insuffisant au regard de ce qu’il accomplit », a-t-il souligné. Il a également annoncé un renforcement des effectifs de la Protection civile, indiquant que la Direction générale avait été autorisée à recruter davantage d’agents. Une mesure qui s’est concrétisée par l’annonce d’un concours pour le recrutement de 3.660 agents de la Protection civile, au titre de l’année 2026, au profit des différentes directions de wilaya.  Sur le plan matériel, le président de la République a par ailleurs annoncé l’acquisition prochaine de 4 à 5 avions spécialisés dans la lutte contre les incendies, afin de renforcer les capacités d’intervention face aux feux.

Hommage aux victimes des incendies
Le président de la République a également rendu hommage aux victimes des catastrophes naturelles ayant frappé le pays ces dernières années, notamment aux membres de l’Armée nationale populaire (ANP) morts lors des incendies de l’été 2021.
Il a rappelé que 80 militaires avaient péri lors de ces incendies, sur un bilan total de 190 décès enregistrés à cette période.  Abdelmadjid Tebboune a également évoqué le sacrifice d’un policier décédé après avoir accompli un acte héroïque pour sauver des membres d’une famille encerclée par les flammes dans la wilaya de Jijel.
Ania N.

POLITIQUE NATIONALE : Le dialogue avec les partis concerne les formations au Parlement

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Le président de la République tient toujours au dialogue qu’il a initié avec les partis politiques. Relancé sur les perspectives d’une telle initiative avec la nouvelle configuration politique actuelle, il a indiqué, que les discussions concerneraient les formations politiques représentées dans le Parlement national. Interrogé sur le projet de loi relative au Code pénal consacrant la réinstauration de la peine de mort à l’encontre des auteurs des incendies volontaires, des enlèvements de mineurs et des barons de la drogue, dont le texte a été adopté à l’Assemblée populaire nationale, le Président a rappelé une décision prise pour faire face, dans un premier temps, au grand trafic de la drogue qui menace sérieusement la sécurité de l’Algérie. « L’Algérie est en guerre contre la drogue, la guerre contre les stupéfiants vise à déstabiliser et à affaiblir notre pays. « Des pays appliquent la peine de mort dans les affaires liées aux stupéfiants », a-t-il souligné en réponse aux partis qui rejettent l’application de la peine de mort. L’exécution de la sentence capitale concerne aussi, outre les auteurs des incendies volontaires comme acte criminel, les ravisseurs des enfants comme « crime odieux que personne n’accepte », a martelé le Président. Il a précisé, à ce sujet, que « l’exécution d’une peine capitale intervient après épuisement de toutes les voies de recours ». Concernant les prochaines élections locales, le Président a affirmé que les partis et les organisations de jeunesse doivent comprendre que la gestion locale commence au niveau de la commune et que les communes disposent aujourd’hui de moyens importants après la révision du Code communal. À l’adresse de la jeunesse, il a souligné que « cette génération doit assumer ses responsabilités comme les précédentes », déplorant « une certaine réticence à l’idée de se porter candidat aux élections locales ». De ce fait, il a souhaité « voir de jeunes universitaires à la tête des communes ». Enfin, le chef de l’État a dénoncé le comportement arrogant de certains responsables locaux à l’égard du citoyen. « L’époque des caïds, des aghas et des bachaghas est révolue », a-t-il tranché, confiant que cette attitude l’a contraint à mettre fin aux fonctions de plusieurs responsables au niveau local.
F. G.

LE PRÉSIDENT ABDELMADJID TEBBOUNE : « L’Algérie ne se soumet à aucune injonction ou pression »

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a rappelé que l’Algérie reste attachée à sa souveraineté, sa liberté de décision et ne se soumet à aucune injonction ou pression d’où qu’elles viennent.
Répondant aux questions des journalistes à l’occasion de sa rencontre avec les médias nationaux, il a précisé que l’Algérie, « est respectée dans le monde en tant que véritable acteur en faveur de la promotion de la paix et de la stabilité régionale ». Abordant la relation de l’Algérie avec son environnement régional, il a souligné que la paix et la stabilité ne peuvent être garanties sans un développement qui permettra de stabiliser les populations locales et leur ouvrir des perspectives de vie paisible. Une approche défendue depuis longtemps par l’Algérie, faut-il le souligner. M. Tebboune a souligné le rôle de l’Algérie dans le cadre d’une politique étrangère, « fondée sur le respect de la souveraineté des Etats, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, l’attachement à la légalité internationale et la primauté du dialogue et des solutions politiques et paisibles ».  Concernant la situation au Niger, le président de la République a indiqué que l’Algérie a répondu à une demande d’aide d’un pays frère menacé dans sa stabilité en envoyant un escadron d’avions pour mettre en échec un plan de déstabilisation mis en œuvre par certaines parties. « Le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, se trouvait en visite en Algérie et était rentré de nuit chez lui avant qu’une tentative de coup d’Etat ne survienne. « Les choses sont claires, c’est une provocation à notre égard… », a fait observer le président de la République. À propos des relations bilatérales avec le Mali, M. Tebboune a déclaré : « dans nos relations avec le Mali, nous sommes beaucoup plus proches l’un de l’autre qu’on ne le pense », précisant que « l’Algérie s’est toujours interdit l’immixtion dans les affaires intérieures de ce pays frère ». Répondant à une question relative à la situation au Soudan et au Soudan sud, M. Tebboune a précisé que l’Algérie fait du respect de la légalité internationale un principe fondateur de ses relations dans le monde. Le président de la République a indiqué que l’Algérie avait aidé ce pays après son indépendance, un geste accueilli favorablement par les Soudanais, avant de s’interroger sur l’utilité de l’indépendance alors que la guerre fait rage. Il a réaffirmé la position constante de l’Algérie, en faveur de la légalité internationale et de la légitimité locale, tout en insistant sur l’impératif de mettre fin aux divisions au Soudan et de cesser d’alimenter la guerre, par des parties étrangères dans ce pays frère.

« Nos frères sahraouis sont les maîtres de leur destin »
Sur la question sahraouie, Tebboune a réitéré l’accueil favorable de l’Algérie à des négociations directes entre le Polisario et le Maroc. « Personne ne peut contraindre le peuple sahraoui à accepter une décision qui le ferait disparaître définitivement de la carte », a-t-il dit, soulignant que « la résolution 2797 des Nations unies et du Conseil de sécurité prévoit une solution acceptable par les deux parties, et que nos frères sahraouis sont les maîtres de leur destin et nous sommes à leurs côtés », a déclaré le président de la République.
C’est une réponse qui est en somme, un barrage devant les vaines tentatives marocaines de faire entériner par ses manœuvres une situation de fait accompli, ert de faire accroire que l’Algérie est partie dans ce conflit qui dure depuis 1975.   Répondant à une question relative à l’escale technique de l’avion du président iranien en Algérie, M. Tebboune a indiqué que « l’Algérie l’accueille, comme elle accueille tout autre président ». « C’est ça l’Algérie, fière et souveraine dans sa décision », a-t-il soutenu. Et à propos du passage des navires algériens par le détroit d’Ormuz, objet d’un blocus et d’une vive tension, le président de la République a indiqué que leur circulation était normale. « L’Algérie n’a de problème avec personne », a-t-il fait remarquer, avant de préciser que le passage de ces navires signifie que « l’Algérie partage la vision des grandes puissances en matière de stabilité du marché pétrolier ».
Dans ses réponses aux confrères de la presse nationale, M. Tebboune a évoqué les relations de l’Algérie avec plusieurs pays, soulignant que le maintien de relations d’amitié et de partenariat avec la Russie, les Etats-Unis et la Chine n’était pas impossible pour l’Algérie qui ne renoncera pas aux relations d’amitié qui l’unissent à ces pays. Une réponse qui traduit la liberté de l’Algérie de prendre des décisions conformes à ses principes et de tisser des liens de coopération et d’échanges en fonction de ses intérêts. Dans ce cadre, il a affirmé que l’Algérie et la Russie étaient liées par une solide relation d’amitié, bénéfique aux deux pays, se félicitant du développement de cette relation sur le plan économique.
Slimane B.

France : Le mouvement des lycéens violemment réprimé

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Le leader de La France Insoumise, jean Luc Mélenchon accusé à tort, comme l’ont souligné les lycéens et leurs parents, par le gouvernement d’attiser la fronde lycéenne, alors que ces derniers ont attiré depuis septembre dernier, la tutelle pour répondre à leurs préoccupations, dont celle de manque de professeurs et de lycées salubres. a appelé à «protéger» les lycéens lors des prochains rassemblements, dont celui prévu demain, à travers la France.
Le chef de file a estimé que c’est ainsi qu’il sera question «d’aider à ce que ça se passe bien», soulignant que les « revendications et le mouvement des lycéens sont légitimes ». Il a aussi pointé du doigt les «violences policières», lesquelles sont pour LFI et une large opinion française « inacceptables » et qui persistent, depuis le mouvement des gilets jaunes, dont des images et vidéos de lycéens violentés, notamment les lycéennes ont fait le tour du monde. La police a, de son côté, annoncé «plus de 600 blessés» dans ses rangs et des acteurs politiques ainsi que l’executif proposent des « penalités et des sanctions à l’encontre des parents des casseurs ».
« Il n’est pas admissible d’avoir pour seule réponse au mouvement des lycéens un déchaînement de violences policières pareilles »
« La situation de responsabilité c’est d’accueillir avec bienveillance la jeunesse » a indiqué Jean-Luc Mélenchon, avant d’évoquer la journée d’action prévue demain mardi, à laquelle les organisations lycéennes appellent à une grande mobilisation après avoir été reçues par le ministre de l’Éducation nationale, sans aboutir à une avancée sur leurs préoccupations et revendications. « On n’a pas eu d’engagements concrets », avait déclaré au sortir de cette réunion Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens, lequel a estimé devoir « maintenant mener un travail de fond auprès du ministère et poursuivre la mobilisation dans les lycées pour obtenir des mesures en faveur des lycéens ». « J’invite les adultes, les parents, à se mettre un casque ou un brassard blanc et a entourer les manifestations », a pour sa part déclaré le leader de La France insoumise (LFI) devant la caméra de BFMTV, évoquant un « devoir de protection » à l’égard des jeunes manifestants. « Et je pense que si on le fait, le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que ça se passe bien », a-t-il poursuivi. Avant de conclure : « Il n’est pas admissible d’avoir pour seule réponse un déchaînement de violences policières pareilles » en France en l’espace de cinq jours. « On a plus de 600 blessés dans les rangs », a annoncé samedi sur RTL la porte-parole de la police nationale, la commissaire Agathe Foucault. « Évidemment, cela a permis de donner une certaine ampleur au mouvement, mais il y a une partie des violences qui – on le voit – leur échappe totalement », a précisé Laurent Nuñez. « C’est mon rôle, en tant que ministre de l’Intérieur, d’y mettre un terme », a-t-il ajouté. « Je n’ai cessé de dire : « Utilisez des méthodes de lutte non violentes », parce que je crois à leur efficacité », a déclaré ce 3 octobre Jean-Luc Mélenchon. « Pour parler franchement, je ne vois pas ce qu’apporte à la cause le fait qu’une poubelle brûle, cela permet au contraire à des dizaines de caméras de ne voir que ça », a-t-il poursuivi. « Mais après, ce n’est pas moi qui décide », a déploré le candidat à la présidentielle.
R. I.

DÉTENUS CIVILS SAHRAOUIS : Dans les prisons affreuses du Makhzen

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Le détenu civil sahraoui Khatri Dada, incarcéré à la prison d’Asfi, au Maroc, a décidé d’entamer une grève de la faim de 48 heures à partir d’aujourd’hui, pour protester contre les conditions de détention et les restrictions auxquelles il serait soumis, tout en exprimant sa solidarité avec ses compagnons du groupe de Gdeim Izik, en grève de la faim depuis le 23 septembre, selon sa famille.
D’après ses proches, Khatri Dada aurait adressé plusieurs demandes aux autorités pénitentiaires marocaines afin d’être transféré vers la ville occupée de Smara, sans obtenir de réponse favorable. Sa famille affirme que, si les autorités pénitentiaires marocaines maintiennent leur position et ne répondent pas à ses revendications, il pourrait entamer prochainement une grève de la faim ouverte. La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines suit, pour sa part, la situation avec inquiétude et demande une intervention afin de répondre aux revendications des détenus. Elle tient également l’administration pénitentiaire marocaine pour responsable de leur sécurité, selon les éléments rapportés par la SPS.

La santé des grévistes se dégrade
Cette mobilisation intervient alors que plusieurs détenus sahraouis du groupe de Gdeim Izik observent, selon leurs familles et les organisations sahraouies de défense des prisonniers, une grève de la faim ouverte depuis douze jours. Les familles de Mohamed Bachir Boutenkiza, détenu à la prison centrale de Kénitra, et d’Abdallah Abhah, incarcéré à la prison de Tiflet 2, affirment ne pas avoir pu leur rendre visite et ne plus avoir reçu de leurs nouvelles depuis le début de leur grève. Elles disent ainsi ignorer leur état de santé. Deux autres détenus, Ahmed Sebaï et El-Houssein Zaoui, souffrant respectivement d’une maladie cardiaque chronique et d’un asthme chronique, auraient été placés à l’isolement à la prison centrale de Kénitra. Selon les mêmes sources, ils seraient privés de leurs effets personnels, de télévision, de promenade ainsi que de l’accès au téléphone de la prison.

Le journaliste Hassan Dahi placé à l’isolement
Le détenu et journaliste Hassan Dahi aurait, quant à lui, été soumis à des mesures disciplinaires particulièrement sévères, selon les organisations sahraouies. Il aurait été dévêtu puis placé pendant six jours dans une cellule disciplinaire, avant d’être transféré vers la prison de Benguerir, dans la région de Marrakech, les mains menottées. Il aurait ensuite été placé dans un quartier à sécurité renforcée, en cellule individuelle et privé de ses effets personnels. Les mêmes sources affirment que ces conditions auraient aggravé les conséquences de sa grève de la faim, alors qu’il souffrirait notamment de douleurs importantes aux reins et au cœur. 
Les revendications concernant le rapprochement des détenus sahraouis de leurs familles et leurs conditions de détention ont déjà été documentées par des organisations internationales. Human Rights Watch a notamment indiqué que plusieurs détenus du groupe d’Aqdeim Izik avaient été dispersés dans différents établissements pénitentiaires marocains et avaient mené des grèves de la faim, notamment pour dénoncer des restrictions concernant les visites familiales, les soins médicaux et l’isolement.
M. Seghilani 

LUTTE CONTRE LA FLAMBÉE DES PRIX : L’UGCAA et El-Aman prêtes à accompagner les mesures des pouvoirs publics

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Dans le cadre des orientations des pouvoirs publics visant à maîtriser les prix et à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, une priorité réaffirmée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les organisations de commerçants et de défense des consommateurs multiplient les propositions pour accompagner les mesures prises par l’État.
Le secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Issam Badrissi, a ainsi annoncé la disponibilité de l’organisation et des opérateurs à accompagner les mesures du ministère du Commerce, notamment à travers la mise en place d’un mécanisme de vente directe de la pomme de terre à un prix ne dépassant pas 80/90 DA kg. Cette opération devrait cibler les marchés de proximité, les zones à forte densité de population ainsi que les points connaissant des pénuries ou des hausses importantes des prix. Selon Badrissi, l’initiative pourrait être étendue à d’autres fruits et légumes. De son côté, El-Aman, l’Association nationale pour la protection du consommateur a souligné que la maîtrise des prix ne doit pas se limiter au contrôle du prix final, mais doit également porter sur les circuits de distribution et les mécanismes de formation des prix. L’association plaide pour davantage de transparence, la numérisation des circuits commerciaux et la mise en place de réseaux de distribution plus structurés et traçables. Elle a appelé ainsi à l’ouverture d’une enquête nationale sur la formation des prix des produits de large consommation, face aux hausses enregistrées ces dernières semaines. Demandant notamment de suivre l’évolution des prix depuis le producteur ou l’importateur jusqu’au consommateur, en examinant les marges appliquées à chaque étape, le rôle des intermédiaires, les stocks, ainsi que l’impact des difficultés d’approvisionnement et de la spéculation. Elle souhaite également que les résultats de cette enquête soient rendus publics.
Sarah O.

PIB À 400 MILLIARDS USD, CROISSANCE À PLUS DE 4 %, INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS, RÉSERVES DE CHANGE STABLES… : De bonnes perspectives économiques

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De bonnes perspectives s’offrent à l’Algérie, au plan économique, avec un PIB de 400 milliards de dollars envisageable à la fin de 2026 ou au cours du premier trimestre de 2027, a fait savoir le président Abdelmadjid Tebboune, lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales. Il est même possible de dépasser ce chiffre, comme le confirme le Fonds monétaire international (FMI), a-t-il précisé en expliquant que les performances économiques de l’Algérie au cours des dernières années, et la dynamique de l’investissement, qui se concrétise à travers des milliers de projets à l’échelle nationale ainsi que par la valorisation du potentiel de plusieurs secteurs, le permettent. À ce propos, le président Tebboune a affirmé que le taux de croissance de l’économie nationale dépasse 4,01 %, supérieur à celui enregistré dans certains pays européens et méditerranéens. Le chef de l’État n’a pas manqué de faire remarquer que les prévisions des institutions financières internationales concernant l’économie algérienne demeuraient imprécises, celles-ci ne disposant pas, selon lui, de l’ensemble des données et indicateurs relatifs à la situation économique du pays. Le président de la République a évoqué les grands projets structurants qui ont vocation à contribuer au renforcement du tissu industriel national, conformément à la forte volonté de diversifier les exportations hors hydrocarbures. C’est ce qui explique le long propos du président Tebboune consacré aux filières appelées à porter le segment hors-hydrocarbures c’est-à-dire les mines (phosphate, fer, zinc), la sidérurgie, et autres grands projets, comme les infrastructures ferroviaires. Les hydrocarbures conserveront leur importance, notamment à la lumière de la poursuite des opérations de prospection et d’exploration pétrolières et des efforts visant à attirer de « grandes » compagnies internationales, a fait observer le président Tebboune. Mais, les efforts engagés par l’État visent à accroître les revenus hors hydrocarbures pour renforcer la solidité de l’économie nationale. La diversification économique est indispensable à la souveraineté nationale, car elle permet d’échapper à la dépendance du marché mondial des hydrocarbures très fluctuant, voire imprévisible. Il est significatif que le président Tebboune ait souligné l’importance des projets d’investissement enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) à travers l’ensemble du territoire national, car ces projets contribueront à renforcer la production, à créer des emplois et à générer des recettes en devises. Abordant la question des réserves de change, le président Tebboune a assuré que leur niveau devrait rester élevé à l’horizon 2031, parallèlement aux efforts engagés pour réduire la facture des importations. Le président de la République a notamment cité le secteur des fournitures scolaires, rappelant que l’Algérie importait par le passé une grande partie de ses besoins à l’approche de chaque rentrée scolaire. Une situation qui, selon lui, illustre les changements opérés en matière de production nationale et de réduction de la dépendance aux importations. La préoccupation centrale reste la préservation de la souveraineté nationale et de l’indépendance de décision, d’où le rejet de l’endettement extérieur surtout quand il est créé par des prêts accordés par les institutions financières internationales et banques occidentales qui ont déjà causé des dégâts considérables à l’économie nationale, dont le pays se relève difficilement à ce jour encore. Les importations injustifiées souvent accompagnées de surfacturation sont des sources de pertes de devises pour le pays. Il reste à assurer le point de non-retour dans le processus du développement global. Comment ? « L’État qui aspire à devenir un État développé est celui qui dispose de stratégies de développement à travers l’élaboration de programmes à l’horizon 2030 et 2050 », a affirmé le président Tebboune.
M’hamed Rebah 

CÉRÉALES : SAMPO passe à l’ère des moissonneuses intelligentes

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L’Entreprise nationale de production de matériel agricole (SAMPO), implantée dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de ses équipements, avec le développement de moissonneuses-batteuses intégrant l’intelligence artificielle.
Ces nouvelles machines devraient être commercialisées dès l’année prochaine, dans le cadre du partenariat avec la Finlande. L’industrie nationale du matériel agricole s’oriente vers une nouvelle génération d’équipements intelligents.
L’Entreprise nationale de production de matériel agricole « SAMPO », basée à Sidi Bel-Abbès, travaille actuellement sur un projet de fabrication de moissonneuses-batteuses équipées de technologies d’intelligence artificielle, dont la commercialisation est prévue à partir de 2027, selon un responsable du département de la production de l’entreprise.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser la gamme de machines agricoles produites localement et à l’adapter aux nouvelles exigences du secteur, notamment en matière de récolte des cultures stratégiques.
Dans le cadre de son partenariat avec la Finlande, l’entreprise entend ainsi intégrer des technologies avancées afin d’améliorer les performances de ses équipements et de répondre aux besoins des agriculteurs. Une feuille de route a été élaborée à cet effet. Dans un premier temps, SAMPO prévoit de produire, avant la fin de l’année en cours, 20 moissonneuses-batteuses dotées d’une cabine de conduite automatique.
Cette première étape ouvrira la voie à la fabrication, dès l’année prochaine, d’une nouvelle gamme de machines intégrant l’intelligence artificielle. Grâce à ces technologies, les futures moissonneuses-batteuses pourront effectuer leurs opérations de manière plus précise et faciliter le travail des conducteurs. L’objectif est également de réduire les pertes de céréales enregistrées au cours des opérations de récolte. Ces équipements devraient être disponibles sur le marché national avant le lancement de la prochaine campagne moissons-battage, afin de permettre aux agriculteurs de bénéficier de meilleures conditions de récolte.

Réduire les pertes
La réduction des pertes de production constitue, en effet, l’un des principaux objectifs de cette modernisation. Selon les données avancées par l’entreprise, les pertes annuelles de céréales durant les opérations de récolte sont estimées entre 15 et 30 %.
Un taux qui représente un manque à gagner important et souligne la nécessité d’améliorer les techniques de récolte ainsi que la maîtrise des équipements agricoles.
Dans cette perspective, SAMPO avait organisé, au cours de la campagne agricole 2025-2026, des sessions de formation au profit de 100 conducteurs de moissonneuses-batteuses venus de différentes régions du pays. Ces formations ont porté notamment sur la conduite et la maintenance des machines, avec pour objectif de limiter les pertes de récoltes et d’améliorer le rendement à l’hectare.
Des sessions similaires devraient être organisées prochainement pour accompagner la mise en service de la nouvelle génération de moissonneuses-batteuses et permettre aux conducteurs de maîtriser les fonctionnalités de ces équipements de pointe. 

Un taux d’intégration de 77 % en vue
Au-delà de la modernisation technologique, SAMPO mise également sur le renforcement de l’intégration nationale dans la fabrication de ses équipements. Employant près de 300 travailleurs, l’entreprise dispose de capacités de production pouvant atteindre 1 000 moissonneuses-batteuses par an, avec un taux d’intégration locale de 70 %.
Elle ambitionne de porter ce taux à 77 % d’ici à la fin de l’année en cours, confirmant ainsi sa volonté de renforcer la production nationale et de réduire le recours aux composants importés. Selon les informations communiquées, les matériaux utilisés dans la fabrication des machines sont d’origine algérienne, depuis les matières premières jusqu’aux différentes étapes de transformation.
Les opérations de découpage, de pliage, de soudage et de traitement des surfaces par peinture sont ainsi réalisées au niveau de l’usine, à l’aide d’équipements et de procédés technologiques répondant aux standards internationaux. À travers ces investissements et le développement de nouvelles technologies, SAMPO entend consolider ses capacités industrielles, tout en contribuant à la modernisation du parc national de matériel agricole et à l’amélioration des conditions de récolte des céréales.
M. Seghilani

FORMATION PROFESSIONNELLE : 23 nouvelles spécialités et 25 laboratoires techniques

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Le coup d’envoi officiel de la rentrée de la formation professionnelle a été donné, hier, à partir de Tipasa, par la ministre du secteur, Nacima Arhab. Plus de 400 000 stagiaires sont concernés par cette session d’octobre 2026 qui voit l’introduction de 23 nouvelles spécialités couvrant différents secteurs, tels que les nouvelles technologies et les énergies renouvelables.  Intervenant, hier dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, le chargé d’étude et de synthèse au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels Abderrahmane Mezghrani a rappelé que l’un des objectifs primordiaux de sa tutelle est de répondre aux besoins du marché en termes de compétences et de qualité et tenter de les satisfaire. Le ministère de la Formation œuvre également à répondre présent aux différents projets structurants que connaît le pays, a ajouté l’intervenant. Pour cette session, Mezghrani a annoncé le lancement des programmes de formation dans le secteur automobile en partenariat avec des entreprises expertes dans le domaine. Il a indiqué également que le nombre de nouvelles spécialités est appelé à évoluer. « Avec le nouveau référentiel des formations des compétences, nous avons la possibilité de lancer de nouvelles formations même pendant l’année scolaire. Ce chiffre n’est pas forcément fixe, il est amené à augmenter tout au long de l’année 2026-2027», a-t-il fait savoir. Autre nouveauté cette année, il y aura la création prochaine de 25 laboratoires techniques répartis à travers l’ensemble du territoire national.  Selon l’invité de la Chaîne 3, ces laboratoires, appelés « Make It Lab», seront équipés de tout le matériel requis pour permettre aux jeunes de prototyper leurs idées afin de les incuber et les réaliser par la suite. « C’est un espace où les stagiaires vont avoir tous les outils nécessaires, comme une imprimante 3D par exemple, pour confectionner leur prototype, l’imprimer et ensuite le tester », a-t-il expliqué.  Interrogé sur le mode et modalité d’inscription des nouveaux stagiaires, Mezghrani a rappelé que les inscriptions se font exclusivement en ligne, via la plateforme takwin.dz. Il a indiqué aussi que, grâce à la collaboration entre son secteur, le ministère de l’Éducation nationale et le Haut-Commissariat à la numérisation (HCN), cette inscription 100% digitale permet un gain de temps et évite la paperasse administrative. « Pour certaines catégories, nous avons complètement banni le papier et il n’y a plus de justificatif de scolarité ou de certificat de scolarité, car tout est interconnecté. Cela explique également le chiffre important des nouveaux inscrits », s’est-il félicité.
Ania N. 

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