jeudi 3 septembre 2026
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PRISON DE HAUTE SÉCURITÉ POUR LES BARONS DE LA DROGUE, ENQUÊTES SUR LES INCENDIES ET SITUATION GÉNÉRALE DANS LE PAYS ET LES VOISINS : Les décisions très fortes du HCS

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Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé, hier, une réunion du Haut Conseil de sécurité, portant sur la lutte contre la drogue, les enquêtes sur les feux de forêt et la situation générale dans le pays et dans les pays voisins.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, hier, une réunion du Haut conseil de sécurité. Au menu, le HCS a examiné trois grands dossiers d’importance. Le premier concerne les récents incendies qui ont touché les régions de l’est et du centre du pays, le deuxième se rapporte à la lutte contre les stupéfiants et le troisième a trait à la situation générale dans le pays et les pays voisins.

Actualité oblige, le HCS a d’abord examiné le très urgent et explosif dossier des incendies de forêt meurtriers qui ont endeuillé toute l’Algérie et dont la piste criminelle n’a pas été écartée dans les enquêtes diligentées pour déterminer les circonstances de leur déclenchement et la probable main criminelle qui se cache derrière. Sur ce, explique un communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion, un suivi de l’avancement des investigations sécuritaires et scientifiques approfondies a été présenté. Les premiers résultats de ces enquêtes menées par la Gendarmerie et la Sûreté nationales seront annoncés lors d’une réunion conjointe des deux corps de sécurité. En outre, le HCS a appuyé, lors de cette réunion, la décision présidentielle d’activer l’application de la peine de mort à l’encontre de tous les coupables derrière les feux de forêt.  

Deuxième dossier sur la table, il était question de la lutte contre les stupéfiants. Après l’examen de la question, il a été décidé de créer une instance sécuritaire spécialisée dans sa lutte. Le HCS a recommandé de suivre l’exemple de nombreux pays, tels que les États-Unis d’Amérique, dans la lutte contre ce fléau qui détruit la société algérienne, notamment sa frange juvénile. Le HCS a également salué les efforts déployés par l’Armée nationale populaire et les autres services de sécurité. Il a été décidé, à ce sujet, de transformer une caserne de l’ANP située dans le Grand Sud, à Tanezrouft précisément, en une prison de haute sécurité où seront accueillis les grands bonnets et barons de la drogue.

En troisième et dernier lieu, le HCS a examiné la situation générale dans le pays et les pays voisins. Une question qui, naturellement, impose son tempo eu égard aux tensions prévalant chez nos voisins du Sud, comme le Niger qui vient de déjouer une vilaine tentative de déstabilisation. Une entreprise malveillante face à laquelle le Niger a trouvé le soutien militaire sans faille de l’armée algérienne.

Farid G.

MINISTRE DE L’INDUSTRIE ET MINISTRE DÉLÉGUÉE CHARGÉE DES COLLECTIVITÉS LOCALES : Le Président nomme Farid Kourtel et Fouzia Naâma

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Farid Kourtel rejoint le gouvernement comme ministre de l’Industrie et Mme Fouzia Naâma, comme ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée des Collectivités locales.
Le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a nommé, hier, Farid Kourtel, ministre de l’Industrie, et Mme Fouzia Naâma, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, chargée des Collectivités locales, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a nommé, ce jour, M. Farid Kourtel, ministre de l’Industrie, et Mme Fouzia Naâma, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, chargée des Collectivités locales », lit-on dans le communiqué.
Il ressort de cette décision présidentielle la fin de fonction de Yahia Bachir à la tête de l’Industrie. Pour le remplacer, le président de la République a fait appel à Farid Kourtel, qui n’était autre que son conseiller chargé des affaires économiques. Concernant la deuxième nomination, le Président a ainsi créé un ministère délégué auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, notamment un chargé des Collectivités locales dont le titulaire du poste est Fouzia Naama, la désormais ex-wali de Boumerdès. Par ailleurs, il convient de souligner que la décision présidentielle portant nomination de deux nouveaux membres du gouvernement Sifi Ghrieb intervient au lendemain d’un remaniement ministériel partiel qui a touché quatre départements, à savoir les Finances, l’Agriculture, le Travail et la Communication.

Qui est Farid Kourtel ?
Farid Courtel avait exercé les fonctions de conseiller auprès du président de la République chargé des affaires économiques. Il est considéré comme une éminente compétence académique algérienne dans le domaine économique.
Il a occupé de multiples responsabilités et a gravi les échelons dans plusieurs postes administratifs et consultatifs de haut niveau avant sa nomination comme ministre de l’Industrie.

Fouzia Naâma en bref
La nouvelle ministre déléguée chargée des Collectivités locales, Fouzia Naâma, a précédemment occupé le poste de wali de la wilaya de Boumerdès à partir de 2023. Elle a auparavant exercé les fonctions de wali déléguée de la circonscription administrative de Sidi M’hamed à Alger. La désormais ex-wali de Boumerdès a été reconnue, durant sa période de gestion de cette wilaya, pour son activité intense sur le terrain et son suivi de nombreux projets de développement dans le cadre de l’amélioration du cadre urbain.
Farid Guellil

ENTREPRISES CONFISQUÉES / LE CAS D’AMENHYD : Des salariés toujours en attente d’une prise en charge

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Les travailleurs de cette société, qui a fait l’objet d’une confiscation par décision de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption, sont dans l’attente d’un dispositif légal clair pour régler leur situation sociale.
Plusieurs mois après la mise en place, par l’État, d’un dispositif spécifique destiné à protéger les travailleurs des entreprises économiques dont les biens ont été définitivement confisqués dans le cadre d’affaires de corruption, des salariés affirment toujours être confrontés à une situation d’attente et d’incertitude.
Parmi eux, des employés de la société AMENHYD SPA, entreprise spécialisée notamment dans les secteurs de l’hydraulique et des travaux publics, disent se retrouver depuis plusieurs mois sans activité et dans l’attente du traitement de leurs dossiers de prise en charge. Leur situation intervient pourtant dans le cadre d’un dispositif réglementaire précis. Le décret exécutif n° 25-312 du 1er décembre 2025, publié au Journal officiel n°82 du 14 décembre 2025, fixe les mesures et les procédures spécifiques de prise en charge, par l’État, des travailleurs des entreprises ayant fait l’objet de décisions judiciaires définitives ordonnant la confiscation de leurs biens dans le cadre d’affaires de corruption. Le texte concerne notamment les entreprises placées sous administration, celles ayant cessé totalement leur activité ou celles contraintes d’adopter un volet social. Il prévoit, au bénéfice des travailleurs concernés, trois mécanismes : l’ouverture du droit à la retraite anticipée, l’accès à l’assurance chômage ou, pour les travailleurs ne remplissant pas les conditions requises pour ces deux régimes, l’octroi d’une indemnité de licenciement.

De l’administrateur à la CNAC : des dossiers qui restent en suspens
Selon les témoignages recueillis auprès de salariés concernés, une partie des dossiers des employés d’AMENHYD aurait été transférée dans le cadre de la procédure prévue par le décret, mais leur traitement n’aurait toujours pas abouti. Les travailleurs concernés disent ainsi se retrouver entre les différents intervenants chargés de leur dossier, notamment l’administrateur de l’entreprise et les organismes de sécurité sociale, avec le sentiment que leurs démarches se prolongent sans réponse définitive.
Or, le décret encadre précisément le rôle de l’administrateur. Celui-ci est chargé de déposer les dossiers des travailleurs auprès des organismes de sécurité sociale compétents afin qu’ils puissent bénéficier, selon leur situation, de la retraite anticipée, de l’assurance chômage ou de l’indemnité de licenciement. En l’absence d’administrateur, le travailleur peut, lui-même, déposer son dossier, ou le faire par l’intermédiaire de son représentant, auprès de l’agence de wilaya de la CNAC située au siège de l’entreprise, laquelle doit traiter le dossier ou l’orienter vers l’organisme compétent. Le texte va même plus loin en fixant un délai précis. L’article 11 dispose que « les organismes de sécurité sociale concernés doivent liquider les dossiers dans un délai maximal d’un mois à compter de leur dépôt ». C’est précisément ce délai qui nourrit aujourd’hui les interrogations des salariés qui affirment attendre depuis plusieurs mois la finalisation de leur situation.

Des familles dans l’attente, au-delà d’un simple dossier administratif
Derrière ces dossiers figurent des femmes et des hommes qui, pour beaucoup, ont consacré plusieurs années de leur vie professionnelle à leur entreprise et qui se retrouvent désormais privés de leur activité sans avoir été à l’origine des faits ayant conduit aux procédures judiciaires et à la confiscation des biens. Pour ces travailleurs, l’enjeu dépasse donc largement une simple formalité administrative. Il s’agit de leur revenu, de leur couverture sociale et, pour de nombreuses familles, de leur seule source de subsistance. L’objectif affiché par le législateur à travers le décret n° 25-312 était justement d’éviter que les salariés ne supportent les conséquences sociales des décisions de confiscation visant leurs entreprises. Le dispositif prévoit d’ailleurs une prise en charge financière par l’État des mesures arrêtées en faveur des travailleurs concernés. Le décret prévoit également la création d’une commission nationale chargée du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre de ces mesures. Cette commission est notamment chargée de suivre l’état d’exécution des décisions par les organismes de sécurité sociale et les administrateurs, de proposer des solutions susceptibles de faciliter l’application du dispositif et de présenter des rapports trimestriels sur l’avancement des opérations.

L’urgence d’une clarification
Face à cette situation, les salariés concernés demandent, avant tout, une clarification de leur situation et une accélération du traitement de leurs dossiers. Leur principale interrogation est simple : si le cadre réglementaire prévoit les bénéficiaires, les procédures et même un délai maximal de traitement, pourquoi certains dossiers restent-ils en attente plusieurs mois après leur dépôt ? Dans le cas d’AMENHYD, les travailleurs concernés souhaitent notamment connaître l’état exact de leurs dossiers, l’administration ou l’organisme actuellement chargé de leur traitement et les éventuelles pièces qui pourraient encore manquer à leur prise en charge. Il appartient désormais aux parties concernées (administrateur, organismes de sécurité sociale et structures chargées du suivi du dispositif) d’apporter les clarifications nécessaires et, le cas échéant, de lever les blocages administratifs qui retarderaient l’application effective du dispositif. Car au-delà des procédures et des échanges de documents, le temps administratif a une conséquence très concrète pour ces salariés : des mois sans activité, sans visibilité sur leur avenir professionnel et avec des familles qui continuent de supporter les conséquences d’une situation dont ils ne sont pas responsables. Le décret exécutif n° 25-312 avait précisément pour ambition d’apporter une réponse sociale à cette catégorie de travailleurs. Sa mise en œuvre effective et dans les délais prévus apparaît dès lors comme un enjeu essentiel pour transformer une protection prévue par les textes en une prise en charge réellement accessible aux bénéficiaires.
S. Oubraham

SECTEUR DE LA JUSTICE : Le Président opère un mouvement partiel

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Le président Tebboune met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé à un mouvement partiel dans le corps de la magistrature, au niveau du Conseil d’État, du Tribunal des conflits, des présidents des Cours, des Procureurs généraux près les Cours, des présidents des Tribunaux et des Commissaires d’État près les Tribunaux administratifs d’appel, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. Le mouvement se présente comme suit : Président du Conseil d’État : Benahmed Lakhdar. Présidente du Tribunal des conflits : Dahou Nassira. Présidente du Tribunal administratif d’appel d’Alger : Lahcine Kahina. – Présidents des Cours : Cour d’Oum El Bouaghi : Mouni Omar. Cour de Biskra : Allag Abderrahmane. Cour de Béchar : Djehlat Abdelkader. Cour de Djelfa : Boukhobza Laïd. Cour de Skikda : Hamali Samir. Cour de Sidi Bel-Abbès : Antar Menouar. Cour de Guelma : Zerkat Soufiane. Cour de Mascara : Bouazla Benyagoub. Cour de Ouargla : Benbekir Monsef. Cour d’El Bayadh : Yakoub Maamar. Cour de Souk Ahras : Belbel Mohamed. – Procureurs généraux près les Cours: Cour de Laghouat : Hamouda Nesreddine Cour de Blida : Menasra Youcef Cour de Tlemcen : Kadari Ahmed. Cour de Djelfa : Belaid Abdelhafid. Cour de Sidi Bel-Abbès: Bouchakour Mohamed. Cour de Mostaganem: Azizi Yacine. Cour de Tipasa : Laanasser Abdelaziz. Cour de Mila : Saker Mourad. Cour d’Aïn Defla : Hammache Khaled. Cour de Ghardaïa : Maameri Mohamed. – Commissaires d’État près les Tribunaux administratifs d’appel : Tribunal administratif d’appel de Constantine: Baghou Abdelfattah. Tribunal administratif d’appel d’Alger : Amrani Kamel. Tribunal administratif d’appel d’Oran: Amamra Ahmed », lit-on dans le communiqué.
R. N.

KÉROSÈNE ET PÉTROLE BRUT : L’Algérie et le Niger réalisent d’importantes transactions

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En août 2026, une fois encore, l’Algérie figure parmi les pays concernés par les plus importantes transactions pétrolières à travers deux accords avec le Niger, portant sur l’exportation de kérosène et la commercialisation du pétrole brut nigérien « Meleck », selon le rapport mensuel que vient de publier la plateforme spécialisée dans l’énergie.
Effectivement, vendredi 14 août, Sonatrach a procédé aux premières livraisons de carburant d’aviation de type Jet A1 au Niger, à partir de la raffinerie d’Adrar (RA1D), dans le cadre du contrat de vente et d’achat conclu avec la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP). C’est un communiqué du Groupe Sonatrach qui avait donné l’information en précisant que cette opération intervenait dans le cadre de la mise en œuvre des orientations des hautes autorités du pays visant à renforcer les relations commerciales avec le Niger, et fait suite à la conclusion d’un contrat d’exportation de Jet A1 entre Sonatrach et SONIDEP. Il ne s’agissait que du début effectif de l’exécution de la coopération commerciale entre les deux sociétés s’inscrivant dans la dynamique de consolidation des relations économiques entre l’Algérie et le Niger, avait noté le communiqué de Sonatrach. Pour la plateforme spécialisée dans l’énergie, ces livraisons de kérosène visent à répondre régulièrement aux besoins du marché nigérien. La même source relève que cette opération reflète la volonté de Sonatrach d’accroître la présence de ses produits pétroliers sur les marchés du Sahel et de renforcer sa coopération directe avec les compagnies pétrolières nationales du continent africain dans la période à venir. Elles ouvrent la voie à un développement des échanges de produits pétroliers entre les deux pays dans la période à venir. Cette opération a coïncidé avec la commercialisation conjointe du pétrole brut nigérien « Meleck ». En effet, le même jour, vendredi 14 août, Sonatrach a procédé, en coopération avec la Sonidep, au chargement, à partir du terminal pétrolier de Sèmè (Bénin), de la première cargaison de pétrole brut nigérien « Meleck » et commercialisée conjointement, franchissant ainsi une nouvelle étape dans leur coopération en matière de la commercialisation des hydrocarbures. Selon Sonatrach, cette opération commerciale est inscrite dans le cadre de la mise en œuvre des orientations des hautes autorités du pays relatives au renforcement des relations commerciales avec le Niger.
Elle illustre la stratégie de développement du groupe en Afrique, et sa « volonté à mettre à la disposition de ses partenaires africains son expertise et son savoir-faire dans le domaine de la commercialisation des hydrocarbures ». Pour Sonatrach, la commercialisation conjointe du brut nigérien entre les deux compagnies « s’inscrit également dans la dynamique de consolidation des relations entre l’Algérie et le Niger, et traduit la volonté des deux parties à développer des partenariats durables permettant la création d’opportunités mutuellement bénéfiques ». La plateforme spécialisée en énergie relève que cette opération permet de bénéficier de l’expertise commerciale des deux parties et de trouver de nouveaux canaux de commercialisation régionaux dans la période à venir. La même source souligne que ces importantes transactions pétrolières algériennes, conclues en août 2026, témoignent d’une évolution de la coopération avec le Niger, passant de relations traditionnelles à des partenariats concrets, incluant les produits pétroliers et le pétrole brut.
Niamey cherche ainsi à développer ses capacités pétrolières, tandis que l’Algérie souhaite étendre sa présence commerciale sur les marchés sahéliens. Nombre d’indices confirment le rôle central de Sonatrach en tant qu’acteur stratégique dans le paysage énergétique africain, forte de son expertise étendue et de son réseau de relations solides. Les récentes initiatives confirment également l’engagement de Sonatrach à renforcer sa présence sur les marchés du continent, tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération.
M. R.

EN REMPLAÇANT YACINE MAHDI OUALID : Sid Ali Khaldi prend ses fonctions à la tête du ministère de l’Agriculture

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Au lendemain du remaniement ministériel partiel opéré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Sid Ali Khaldi a pris, hier, ses fonctions de ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, en remplacement de Yacine Mahdi Oualid.
La cérémonie de passation de fonctions s’est déroulée en présence des cadres du ministère et des responsables du secteur.
À cette occasion, le nouveau ministre a exprimé sa reconnaissance au président de la République pour la confiance placée en lui, se disant « fier de prendre en charge un secteur stratégique ». Dans son intervention, Sid Ali Khaldi a appelé l’ensemble des acteurs du secteur agricole à se mobiliser et à œuvrer sans relâche pour relever les principaux défis auxquels fait face l’agriculture nationale, en particulier ceux liés aux changements climatiques. Le nouveau ministre a souligné, dans ce contexte, la nécessité d’anticiper ces défis afin de garantir la couverture des besoins des générations actuelles et futures, dans un secteur considéré comme essentiel pour la sécurité alimentaire du pays. Parmi les priorités annoncées figure également le renforcement du système national des données et des statistiques agricoles. Sid Ali Khaldi a indiqué qu’il entendait travailler avec les cadres du ministère afin de consolider cet outil, considéré comme un élément important pour améliorer la connaissance du secteur et renforcer la qualité de la prise de décision. Le son côté, Yacine Mahdi Oualid a souhaité plein succès et réussite à son successeur dans ses nouvelles fonctions.
Il a également appelé les cadres du ministère à apporter leur soutien au nouveau ministre afin de contribuer à la réalisation des objectifs inscrits dans le programme du président de la République.
Sarah O.

GESTION DES CRISES : Zerrouki insiste sur la préparation et la rapidité d’intervention

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Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a insisté sur la nécessité de renforcer l’anticipation et la préparation du secteur face aux catastrophes naturelles et aux situations de crise.
En effet, lors d’une réunion consacrée à l’évaluation et au renforcement de sa capacité de réponse aux situations d’urgence,  Zerrouki a insisté sur la nécessité de « ne pas se contenter d’intervenir uniquement après la survenue des crises, mais de s’appuyer sur des protocoles préventifs, proactifs et unifiés de gestion des situations de crise, fondés sur la préparation, la coordination et la rapidité d’intervention, afin de garantir la continuité des services sectoriels et de protéger la vie des citoyens et les infrastructures ». Présidant cette réunion, tenue conformément aux hautes instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre a réuni les responsables des établissements relevant du secteur, aux niveaux central et local, afin d’examiner les dispositifs à mettre en place pour assurer la continuité des services et permettre une intervention rapide en cas de catastrophe ou de risque majeur, selon un communiqué du ministère rendu public. Au cours de cette rencontre, plusieurs mesures ont été arrêtées pour renforcer la préparation opérationnelle du secteur. Il a notamment été décidé de constituer un stock de réserve composé de stations mobiles et de moyens de soutien technique, une mesure destinée à permettre la mobilisation rapide des équipements nécessaires en cas de perturbation des infrastructures ou d’interruption des services. Le ministère prévoit également la conception d’un système informatique unifié permettant de suivre l’ampleur des dommages occasionnés par les crises, l’évolution du processus de rétablissement ainsi que la coordination des opérations de réponse immédiate. Cette plateforme doit ainsi contribuer à disposer d’une vision globale et actualisée de la situation sur le terrain et à faciliter la coordination entre les différents intervenants. Par ailleurs, Sid Ali Zerrouki a donné des instructions pour accélérer la mise en service du système de diffusion cellulaire, Cell Broadcast, dans les meilleurs délais. Ce dispositif constitue un outil d’alerte précoce permettant de transmettre des notifications urgentes directement aux citoyens présents dans les zones concernées. Le recours à cette technologie revêt une importance particulière dans la gestion des catastrophes et des risques majeurs, puisqu’elle doit permettre d’informer rapidement les populations exposées et de leur communiquer les alertes nécessaires en situation d’urgence.
Sarah O.

FACE AUX INCENDIES ET LA GESTION POST-INCENDIE : Quand l’union fait la force

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Depuis les premières flammes qui ont ravagé plusieurs régions du pays, une véritable chaîne de mobilisation s’est mise en place, réunissant Protection civile, Armée nationale populaire, forces de sécurité, personnels de santé, services techniques et citoyens.
Chacun intervient dans son domaine, avec un même impératif ; sauver des vies, protéger les biens et contenir la progression des incendies.
Sur le terrain, les sapeurs-pompiers restent en première ligne. Ils combattent les foyers, sécurisent les zones menacées, protègent les habitations et interviennent pour évacuer les populations lorsque la situation l’impose. Une mission particulièrement éprouvante dans des conditions souvent difficiles, marquées par les fortes températures, les vents et l’irrégularité du relief. À cette mobilisation s’ajoutent les moyens de l’ANP, engagés en soutien aux opérations de lutte contre les incendies, notamment lorsque l’ampleur des feux ou la configuration des terrains nécessite des moyens supplémentaires. Les services des forêts et les différents secteurs techniques participent également à cette course contre le feu, tandis que les forces de sécurité assurent la sécurisation des zones affectées et contribuent aux investigations lorsque les circonstances de certains départs de feu apparaissent suspectes. Dans les structures sanitaires, une autre bataille se joue. Les personnels médicaux et paramédicaux prennent en charge les personnes touchées, tandis que les équipes de santé et les dispositifs de proximité accompagnent les familles affectées par les incendies. Derrière l’urgence de l’extinction se dessine ainsi une opération beaucoup plus large; protéger, secourir, soigner et maintenir les services essentiels.

Synergie de groupe
Mais dans cette mobilisation, l’État n’est pas seul. Dans les villages et les localités touchés, les citoyens ont eux aussi occupé une place centrale. Agriculteurs, riverains, associations, bénévoles et simples habitants se sont mobilisés pour aider les familles menacées ou sinistrées, faciliter les opérations de secours et apporter leur soutien aux intervenants. Dans plusieurs zones, cette solidarité de proximité s’est révélée déterminante pour répondre aux besoins immédiats des populations. Cette mobilisation citoyenne constitue également un maillon essentiel de la prévention. Un départ de feu signalé rapidement peut permettre aux équipes d’intervention de gagner de précieuses minutes. Un comportement suspect signalé aux services compétents peut, de son côté, contribuer à l’ouverture d’une enquête. La vigilance est donc devenue une responsabilité collective. Il ne s’agit plus seulement d’attendre l’arrivée des secours, mais de participer à la chaîne d’alerte et de prévention, tout en évitant les comportements susceptibles de favoriser les départs de feu.

L’opération de recensement avance à Béjaïa
Une fois l’urgence maîtrisée vient le temps de mesurer les dégâts. À Béjaïa, l’opération de recensement et d’évaluation des pertes causées par les incendies dans plusieurs localités de la wilaya connaît une « avancée notable », selon les services de la wilaya. Les commissions mobilisées à cet effet poursuivent leurs sorties sur le terrain afin d’établir un inventaire précis des dommages. Les évaluations concernent aussi bien les habitations que le mobilier, les équipements électroménagers, les cultures agricoles, les arbres fruitiers, les ruches et le cheptel. Cette opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, données lors de la réunion consacrée à la prise en charge des conséquences des récents incendies. Sur le terrain, le secrétaire général de la wilaya, chargé de la gestion des affaires de la wilaya, Saïd Yahiaoui, s’est rendu dans plusieurs communes touchées. Il a assuré les citoyens de la volonté des autorités locales d’assurer une « prise en charge optimale » de leurs préoccupations et de mobiliser les mesures nécessaires pour traiter les dommages enregistrés. La réhabilitation des infrastructures et des réseaux endommagés figure également parmi les priorités. Dans le même temps, plusieurs organismes relevant du secteur de l’Habitat et de l’Urbanisme ont engagé des opérations de nettoyage dans les établissements scolaires affectés par les incendies. Des équipes techniques procèdent parallèlement à des constats de terrain et à l’élaboration des fiches techniques destinées à déterminer la nature et l’ampleur des dégâts. Autrement dit, après avoir combattu les flammes, les services de l’État passent désormais à une autre phase : recenser, indemniser, réparer et remettre les zones sinistrées en état.
Sarah O.

BOUSLIMANI PREND SES FONCTIONS : « Œuvrer aux côtés des cadres du secteur et des journalistes »

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Mohamed Bouslimani a pris, hier, ses fonctions à la tête du ministère de la Communication, en remplacement de Zoheir Bouamama, suite au remaniement ministériel partiel opéré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. S’exprimant à cette occasion, Bouslimani a « adressé ses vifs remerciements et fait part de sa gratitude au président de la République pour la confiance placée en sa personne », assurant qu’ « il ne ménagera aucun effort, aux côtés des cadres du secteur et des journalistes, pour être à la hauteur de cette confiance ».
Après avoir souligné le caractère « sensible et stratégique » du secteur de l’information, Bouslimani a affiché son soutien au « travail de terrain mené par les journalistes » et sa détermination à « développer la communication institutionnelle pour rapprocher les citoyens des institutions ». 
Le nouveau ministre s’est, par ailleurs, engagé à « poursuivre le travail avec la corporation médiatique afin de promouvoir le paysage médiatique national », souhaitant « voir l’ensemble des acteurs du secteur conjuguer leurs efforts pour atteindre cet objectif ». 
La cérémonie de passation de pouvoirs s’est déroulée en présence de directeurs et de représentants des établissements relevant du secteur. Bouslimani avait occupé le poste de ministre de la Communication entre novembre 2021 et juin 2023.
L.Zeggane 

RÉHABILITATION DES LOGEMENTS ET DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES ENDOMMAGÉS PAR LES INCENDIES : Belaribi se déplace à Jijel

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Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, s’est rendu à Jijel pour suivre de près la mise en œuvre, sur le terrain, des mesures destinées à prendre en charge les dégâts causés par les récents incendies et à accompagner les populations touchées.
Cette visite intervient après l’achèvement des différentes procédures engagées au niveau du ministère et fait suite aux instructions données par le ministre lors de la réunion de coordination consacrée au suivi des mesures prises en faveur des wilayas affectées. Belaribi a ainsi choisi de se rendre directement sur le terrain afin de s’assurer de l’avancement concret des opérations et du respect des échéances fixées. À Jijel, le ministre s’est notamment enquis de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des logements et des établissements scolaires endommagés par les incendies.
Il a également suivi les dernières dispositions liées à l’opération de remise des indemnisations aux personnes concernées, avec l’objectif de finaliser rapidement les procédures restantes. Cette visite a également été l’occasion pour le ministre de rencontrer des experts de l’Organisme national de contrôle technique de la construction (CTC). Ces derniers lui ont présenté les résultats des opérations de diagnostic menées sur les bâtiments touchés, ainsi que les méthodes retenues pour évaluer les dommages et déterminer les interventions nécessaires à leur réhabilitation. Belaribi a insisté sur la nécessité de traiter sans délai les situations nécessitant des interventions urgentes. L’enjeu est désormais de passer rapidement de l’évaluation des dégâts à leur prise en charge effective.
Les logements endommagés doivent être réhabilités, les établissements scolaires remis en état et les indemnisations finalisées afin de permettre aux familles touchées de retrouver, dans les meilleurs délais, des conditions de vie normales.
S. O.

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