samedi 11 juillet 2026
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LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PRÉSIDE LA SORTIE DE PROMOTIONS À L’ACADÉMIE MILITAIRE DE CHERCHELL : L’ANP symbole de force et de détermination

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Le Président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, jeudi, à l’Académie militaire, de Cherchell «défunt Président Houari Boumédiène», la cérémonie annuelle de sortie de plusieurs promotions, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
Cette cérémonie, grandiose, a été l’occasion pour l’Armée nationale populaire de montrer, sans ambages, sa force et sa capacité à se dresser devant toutes les menaces qui seraient tentées de nuire à l’intégrité, la sécurité, l’union et la stabilité du pays. Les démonstrations réalisées par différents corps de l’Anp durant cette cérémonie ont montré les réelles capacités de la force de frappe qu’est devenue aujourd’hui la digne héritière de l’Armée de libération nationale. Le communiqué indique que  » M. Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale a présidé, jeudi 09 juillet 2026, au niveau de l’Académie militaire de Cherchell «défunt Président Houari Boumédiène », la cérémonie annuelle de sortie de la 57ème promotion de formation fondamentale, de la 19ème promotion de formation militaire commune de base et de la 10ème promotion d’officiers du cycle Master », souligne le communiqué.
Selon la même source, M. Tebboune accompagné de M. le général d’Armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a été accueilli à l’entrée principale de l’Académie, par le général de Corps d’Armée, commandant des Forces terrestres et le général-major, Commandant de l’Académie militaire de Cherchell. À l’entame, et après la cérémonie d’accueil, M. le Président de la République a écouté l’hymne national et a reçu les honneurs militaires qui lui ont été rendus par différentes formations des Forces de l’Armée nationale populaire, avant de saluer la délégation d’accueil, en l’occurrence MM. le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale, les commandants de Forces, le directeur de cabinet auprès du ministère de la Défense nationale et le Commandant de la 1ère Région militaire. M. Tebboune a observé un moment de recueillement en hommage au défunt Président « Houari Boumédiène » dont l’Académie militaire de Cherchell est baptisée en son nom, pour déposer ensuite une gerbe de fleurs sur la stèle commémorative et réciter la Fatiha sur son âme pure, avant de suivre une présentation portant sur l’Académie, le cursus de formation dispensé et sur les promotions sortantes, ajoute le communiqué. Par la suite, et au niveau de la Place d’armes, il a présidé la cérémonie de sortie des nouvelles promotions au titre de l’année scolaire 2025-2026, à l’entame de laquelle il a passé en revue les carrés des formations militaires alignées au niveau de la Place d’armes.

Une cérémonie qui tombe avec le 5 Juillet
À cette occasion, le général d’Armée, Ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, M. Saïd Chengriha  a prononcé une allocution à travers laquelle il a remercié M. le président de la République d’avoir supervisé la cérémonie de sortie de promotions de l’Académie militaire de Cherchell, coïncidant avec les festivités commémorant le 64ème anniversaire de l’Indépendance et du Recouvrement de la Souveraineté nationale : « la cérémonie de sortie de promotions de l’Académie coïncide avec les célébrations commémorant la Fête de l’Indépendance et du Recouvrement de la souveraineté nationale, et ce, dans le cadre de notre volonté constante de perpétuer les hauts faits de notre histoire nationale, riche en épopées et en actes héroïques, et de nous imprégner d’un élan moral élevé nous permettant au sein de l’Armée nationale populaire de poursuivre notre marche glorieuse, sur les pas de nos valeureux prédécesseurs de l’Armée de libération nationale, qui ont tracé, au prix de leurs corps purs et de leurs sacrifices suprêmes, la voie de la liberté et de l’indépendance », a-t-il   souligné. Dans le même sillage, il a assuré que les fils de l’Armée nationale populaire, sous la conduite éclairée de M. le Président de la République poursuivront leur marche victorieuse:  «Sur la voie de nos vaillants ainés, les fils de l’Armée nationale populaire poursuivent, sous la conduite éclairée de M. le Président, leur marche victorieuse. Ils ont, dans un passé récent, consenti les plus lourds sacrifices afin de préserver l’État, son système républicain et son caractère démocratique. Au prix d’immenses sacrifices, ils sont parvenus à vaincre le terrorisme barbare, à éradiquer son idéologie étrangère à nos valeurs et à faire échec à son projet obscurantiste, qui a failli ébranler les fondements de l’État national, n’eût été la détermination sans faille des hommes de notre vaillante Armée et de nos valeureux services de sécurité », a encore ajouté Monsieur le général d’Armée, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire.
Il faut souligner, dans ce cadre que le discours de M. Chengriha traduit la stratégie primordiale de l’Anp qui est une armée de défense nationale, garante de l’indépendance, de la sécurité et la stabilité du pays et qui est l’émanation de l’Aln qui a réussi à arracher la liberté en tenant tête à des bataillons de l’armée coloniale, leurs soutiens de l’Otan et des autres puissances impérialistes. L’Anp a réussi l’œuvre grandiose de vaincre l’hydre du terrorisme qui menaçait les fondements de l’État républicain, l’unité du peuple et la sécurité du pays.

Des manœuvres de haute volée
Pour sa part, le Commandant de l’Académie militaire de Cherchell, a souligné que l’Académie connait, aujourd’hui, la sortie d’une nouvelle élite de cadres de l’Armée nationale populaire qui ont bénéficié d’une formation militaire scientifique de qualité, façonnée par une conduite militaire exemplaire et imprégnée de patriotisme, de détermination et d’abnégation au service de la Nation, les rendant aptes à assurer leurs missions futures avec maîtrise et efficacité. Après la prestation du serment par les promotions sortantes, M. Tebboune a procédé à la remise des grades et des diplômes aux premiers lauréats des promotions sortantes, en remettant le diplôme au Major de promotion du cycle Master, puis le grade de Sous-lieutenant et l’épée de l’Académie au major de promotion de la Formation fondamentale. Il a également procédé à la remise du diplôme au major de promotion de la Formation militaire commune de base issu des pays frères et amis, avant d’inviter la délégation qui l’accompagne à remettre les diplômes et les grades aux autres lauréats. La cérémonie s’est poursuivie par la remise de l’étendard de l’Académie par la promotion sortante d’officiers d’active à la promotion qui lui succède, avant que le Major de la 57ème promotion de la Formation fondamentale ne soumette à l’approbation de Monsieur le Président de la République la baptisation de la promotion au nom du défunt président le Moudjahid Liamine Zeroual, en présentant une courte biographie du défunt. Par la suite, les promotions sortantes ont effectué une parade avant de céder la place à des exhibitions d’arts martiaux et des exhibitions sportives collectives avec et sans armes, des sauts d’obstacles en feu et ce, avant de reconstituer des figures et des tableaux aux couleurs nationales, suivies d’un exercice démonstratif de combat exécuté par un détachement combiné d’élèves de l’Académie. Par la suite, la cérémonie de sortie de promotions a également vu la participation des Forces aériennes à travers l’exécution de figures aériennes réalisées par différents escadrons d’avions de combat et un exercice de ravitaillement en vol d’avions de chasse. M. Tebboune a suivi par la suite la diffusion en direct sur écran géant, d’un exercice démonstratif exécuté par nos Forces Navales, intitulé : «Recherche et interception d’un navire suspect dans le cadre d’une opération d’interdiction maritime». Après une exhibition de saut en parachutes, la Garde au drapeau national a pris le devant d’une parade militaire suivie des carrés d’élèves officiers de carrière de Formation fondamentale et Militaire commune de base, sur fond de musique militaire interprétée par une troupe de la Garde Républicaine. En outre, le Président de la République a suivi au niveau du complexe pédagogique «Didouche Mourad» les activités de l’exposition scientifique organisée par des Élèves officiers des promotions sortantes. À l’issue, M. le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a honoré la famille du défunt Président le Moudjahid Liamine Zeroual, avant de procéder à la signature du livre d’or de l’Académie. Les manœuvres exécutées à l’occasion de la cérémonie de sorties de promotions de l’Académie de Cherchell sont une démonstration de force, de détermination, de maitrise et de professionnalisme de l’Anp qui veille sur le pays en sa qualité de digne héritière de l’Aln.
Synthèse Slimane B.  

LOUISA HANOUNE POURSUIVIE POUR DIFFAMATION PAR MOHAMED SEGHIR SAÂDAOUI : L’affaire reportée au 15 juillet

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a comparu, jeudi 9 juillet, devant le tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed à Alger, dans le cadre d’une affaire de diffamation et d’injures envers une institution publique.
La plainte a été déposée par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, à la suite de déclarations dans lesquelles la responsable politique l’accusait d’avoir soutenu des candidats aux élections législatives.
L’affaire a été engagée selon la procédure de citation directe, à l’initiative de la défense du ministre. Lors de cette première audience, les avocats de Louisa Hanoune ont sollicité un renvoi afin de préparer leur défense. Le tribunal a fait droit à cette demande et a fixé la prochaine audience au 15 juillet. Avant sa comparution, Louisa Hanoune avait indiqué que le ministre avait engagé des poursuites contre elle à titre personnel, et non au nom de l’État ou du ministère. Elle avait également précisé avoir reçu une citation officielle d’un huissier de justice à la mi-juin. À l’audience, Mme Hanoune a rejeté les accusations portées contre elle. Elle a affirmé avoir été « la cible d’une campagne à son encontre » et a soutenu que sa réponse s’était inscrite exclusivement dans le cadre du débat politique, sans recourir, selon ses propos, à des méthodes qu’elle a qualifiées de « voyous » ou à des pratiques qu’elle estime appartenir au passé.  L’origine de cette affaire remonte au début du mois de juin, lorsque Mme Hanoune avait accusé le ministre de l’Éducation d’avoir « apporté son soutien » à deux candidats aux élections législatives, estimant qu’un tel comportement constituait une violation de la loi.   Selon ses déclarations, le ministre aurait, lors d’une réunion avec les représentants de 38 syndicats, parmi lesquels figuraient des candidats aux législatives, « donné des consignes » en faveur de deux candidats. Elle considérait que ces faits constituaient une atteinte au principe de neutralité de l’administration et à la liberté de choix des électeurs.  Mme Hanoune avait également soutenu que le secteur de l’Éducation et les organisations syndicales « ne sont pas un parti politique » et que le ministre «n’est pas le président d’un parti politique » habilité à orienter les syndicalistes dans leur choix électoral. Elle estimait, dès lors, que de telles pratiques, si elles étaient avérées, justifieraient l’ouverture de procédures appropriées. À ce stade, les accusations formulées par Mme Hanoune n’ont pas été accompagnés par des preuves ou des éléments publics. Les responsables syndicaux ayant participé à la réunion évoquée ne se sont pas exprimés publiquement pour confirmer ces allégations. De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, n’a, jusqu’à présent, fait aucune déclaration publique concernant les accusations portées contre lui ni au sujet de la procédure judiciaire engagée.
A. N.

FRAUDE ÉLECTORALE AUX LÉGISLATIVES : Huit personnes sous mandat de dépôt à Djelfa

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Les élections législatives du 2 juillet dernier étaient émaillées par des irrégularités liées à des actes de fraude dans la wilaya de Djelfa. Un dossier est constitué et arrive dans les couloirs de la justice. Des suspects ont été présentés devant le tribunal de Hassi Bahbah au nord de cette wilaya, selon nos confrères du journal arabophone « El Khabar. » Chemin faisant, le juge d’instruction près de cette instance judiciaire a ordonné, jeudi soir, le placement de huit personnes sous mandat de dépôt et deux autres, candidats de leur état, sous contrôle judiciaire, notamment dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des soupçons liés au déroulement du scrutin, suite à des recours déposés par des partis politiques.
Selon des sources bien informées citées par le journal, les enquêtes menées par les services de sécurité ont concerné des encadreurs et des membres relevant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) dans la commune de Hassi Bahbah, en plus de candidats. Ces personnes ont été présentées ensuite devant le juge d’instruction qui a ainsi ordonné le placement de huit prévenus enj détention provisoire tandis que deux autres ont été soumis à un contrôle judiciaire. Selon les mêmes sources, l’enquête poursuit son cours en vue d’éclairer les zones d’ombre qui entourent cette affaire.
R. N.

PRÉSIDENTIELLE 2027 EN FRANCE : Ségolène Royal candidate à la primaire des socialistes  

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Vingt ans après avoir croisé le fer avec Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle remportée par ce dernier, la socialiste Ségolène Royal compte s’engager dans la course à l’Élysée prévue en 2027.

Figure incontournable du paysage politique français et ancienne ministre qui a dirigé plusieurs portefeuilles à différents intervalles entre 1992 et 2017, la sociale-démocrate Ségolène Royal vient d’annoncer sa candidature à la candidature du Parti socialiste aux élections présidentielles de 2017. Autrement dit, Mme Royale va passer, aux côtés d’autres candidats du parti, l’épreuve de la primaire des socialistes prévue en octobre prochain. Un premier test qu’il faut réussir avant d’espérer participer à la course présidentielle de l’année prochaine.  En effet, dans une publication faite sur son compte Facebook, Mme Royal a annoncé avoir « décidé de participer à la primaire après de nombreux échanges avec des gens rencontrés, des élus, des citoyens actifs dans des associations, des entreprises », soulignant prendre cette initiative « avec humilité, sans égo, et sans posture de supériorité comme on en voit trop. » Elle poursuit en expliquant qu’elle a pris cette décision pour « servir, en étant à l’écoute, avec discernement, expérimentée et respectueuse des différences de points de vue ». Mme Royal s’en est, ensuite, prise à « l’extrême droite, aux portes du pouvoir », comme pour annoncer, d’ores et déjà, une prochaine bataille avec les néofascistes, s’interrogeant : « Comment pourrais-je ne rien faire, face à l’hypothèse selon laquelle la première femme de l’histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ? » Pour Mme Royal, la France, « secouée par de multiples crises », a besoin d’un « avenir rassurant pour retrouver une France tranquille et confiante en son destin ».

Poursuivant l’explication de sa décision, l’ancienne épouse de François Hollande, avance ses priorités. D’abord, « un ordre juste dans tous les domaines, pour redonner du pouvoir d’achat, relancer l’activité économique sans détruire les protections sociales et en luttant contre la vie chère. « Ordre juste pour l’éducation, la santé, la sécurité quotidienne ». Deuxièmement, la candidate à la candidature évoque l’urgence climatique, s’engageant à « l’application énergique des décisions de la COP21, que j’ai présidée », tandis qu’elle compte trouver des solutions aux problèmes des « TPE-PME artisanales, industrielles et agricoles qui souffrent de la flambée du prix de l’énergie. » Quatrièmement, elle s’engage à « la reconstruction d’un État fort » qui ne « tolère aucune violence contre les enfants. Zéro tolérance pour les agresseurs, lutte implacable contre les violences sexuelles (…). Outre le retour à une « stature diplomatique dans laquelle la France retrouve son rôle historique de puissance médiatrice, pour œuvrer partout à la paix juste et durable, dans la continuité de la vision de Charles de Gaulle, de François Mitterrand et de Jacques Chirac », a-t-elle ajouté.

Farid Guellil

LE CONSEIL NATIONAL SAHRAOUI APPELLE À UNE MOBILISATION INTERNATIONALE EN FAVEUR DU DÉTENU SAHRAOUI : « Sauvons Naâma Asfari »

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Le Conseil national sahraoui a exprimé sa profonde inquiétude face à la dégradation rapide de l’état de santé du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, en grève de la faim illimitée depuis le 8 juin à la prison de Kénitra, au Maroc.
Dans un communiqué, l’institution législative sahraouie a tenu les autorités marocaines pour « entièrement responsables » de la vie du détenu et de ses compagnons, réclamant leur libération immédiate et inconditionnelle conformément aux résolutions des Nations unies et au droit international humanitaire. Naâma Asfari, membre du groupe des prisonniers de Gdeim Izik, observe une grève de la faim afin de dénoncer sa détention qu’il qualifie d’arbitraire ainsi que les violations répétées de ses droits fondamentaux. Selon le Conseil national sahraoui, son état de santé s’est fortement détérioré après plus d’un mois de jeûne, suscitant une vive préoccupation parmi les organisations sahraouies et les défenseurs des droits humains. En signe de solidarité avec Naâma Asfari, les autres prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik ont entamé des grèves préventives de la faim. Pour le Conseil national sahraoui, cette mobilisation témoigne de leur unité face aux conditions de détention jugées particulièrement difficiles et à la politique d’isolement imposée par les autorités marocaines. L’institution a également exigé que Naâma Asfari bénéficie de soins médicaux urgents, indépendants et adaptés à son état de santé. Elle a, en outre, appelé à autoriser des visites du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des mécanismes onusiens compétents ainsi que des organisations internationales de défense des droits de l’Homme auprès des détenus sahraouis. Le Conseil national sahraoui a lancé un appel pressant aux Nations unies, au Conseil de sécurité, à l’Union africaine, à l’Union européenne ainsi qu’aux parlements et organisations humanitaires du monde entier afin qu’ils interviennent « en urgence » pour sauver la vie de Naâma Asfari. Selon le Conseil, le silence de la communauté internationale face à cette situation contribue à renforcer l’impunité dont bénéficierait le Maroc et porte atteinte à la crédibilité du système international de protection des droits de l’Homme. L’institution a enfin réaffirmé sa solidarité totale avec Naâma Asfari, les autres prisonniers politiques sahraouis et leurs familles, estimant que leur lutte pacifique pour la liberté et la dignité s’inscrit dans le combat du peuple sahraoui pour l’exercice de son droit à l’autodétermination.

L’état de santé du détenu s’est détérioré
De son côté, l’Association française des amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD) a également exprimé sa vive préoccupation face à l’évolution de l’état de santé du détenu. Dans un communiqué publié à Paris, l’association indique que Naâma Asfari entame sa cinquième semaine de « grève de la faim pour la dignité », entreprise pour dénoncer le non-respect par les autorités marocaines de l’Avis 23/2023 du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Selon l’AARASD, cet avis des Nations unies reconnaît le caractère arbitraire de la détention des prisonniers de Gdeim Izik et recommande leur libération. Dans l’attente de cette mesure, Naâma Asfari réclame également leur transfert vers la prison d’El Ayoun afin de leur permettre de se rapprocher de leurs familles. L’association souligne que, malgré les contacts téléphoniques autorisés avec son épouse, Claude Mangin-Asfari, le prisonnier a perdu beaucoup de poids, ce qui nourrit de fortes inquiétudes quant à son état de santé. Elle s’interroge également sur l’absence de réaction des autorités pénitentiaires marocaines alors que la grève de la faim se poursuit depuis plus d’un mois. Estimant que la grève de la faim constitue désormais l’unique moyen de protestation dont disposent les prisonniers politiques sahraouis, l’AARASD appelle le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, attendu prochainement en visite officielle au Maroc, à intervenir auprès des autorités marocaines afin qu’elles répondent aux revendications de Naâma Asfari et des autres détenus de Gdeim Izik et respectent leurs engagements internationaux en matière de droits humains. L’association rappelle enfin que les membres du groupe Gdeim Izik ont été condamnés à de lourdes peines à l’issue de procès qualifiés d’iniques par plusieurs instances internationales. Elle souligne également que le Comité des Nations unies contre la torture (CAT) a condamné à plusieurs reprises le Maroc pour des actes de torture et l’utilisation d’aveux obtenus sous la contrainte contre plusieurs membres de ce groupe, dont Naâma Asfari. Selon l’AARASD, quatre nouvelles décisions publiées le 20 mai dernier réaffirment le caractère arbitraire de ces condamnations et l’urgence de leur libération.
M. Seghilani

CONFIRMÉE DANS LA CATÉGORIE DE PAYS À REVENU INTERMÉDIAIRE SUPÉRIEUR : La « masterclass » de l’Algérie

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Pour la troisième année de suite, depuis 2024, l’Algérie figure dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur, selon le dernier classement établi par le Groupe de la Banque mondiale.
Cette classification porte sur l’analyse du revenu national brut (RNB) par habitant de 218 économies pour l’exercice 2025. Pour comprendre ce classement, il faut savoir que la Banque mondiale définit les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure comme étant celles dont le RNB par habitant se situe entre 4.496 et 13.935 dollars, c’est le cas de l’Algérie. Les économies dont le RNB par habitant dépasse les 13.935 dollars sont classées par la Banque mondiale dans la catégorie des économies à revenu élevé. L’Algérie, avec un RNB par habitant s’élevant à 5.850 dollars l’année dernière (contre 5.370 dollars en 2024), est, avec la Libye, les seuls pays d’Afrique du Nord à figurer dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Pour les observateurs, ce résultat reflète les avancées réalisées par l’Algérie ces dernières années en termes de croissance, d’investissement public, mais aussi dans le domaine de la bonne gouvernance des finances publiques. C’est en 2024, que l’Algérie est passée, pour la première fois au titre de cette même classification, de « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure » à pays à « revenu intermédiaire de la tranche supérieure ». Début août 2025, la Banque mondiale avait confirmé l’Algérie dans la tranche supérieure des pays à revenu intermédiaire. À l’époque, le ministère des Finances avait expliqué ce résultat par la révision complète des statistiques des comptes nationaux, engagée par l’Office national des statistiques (ONS), dans le but de s’aligner sur les normes internationales actuelles, à travers la prise en compte « non seulement de l’opération de rebasage du PIB, par une révision à la hausse du niveau du PIB mais aussi d’autres facteurs tels que les résultats enregistrés ces dernières années en matière de croissance, dans l’élargissement de l’investissement public et la consolidation des secteurs économiques productifs, le renforcement de la bonne gouvernance des finances publiques, les progrès dans l’amélioration des méthodes de mesure et de production de la donnée statistique dans l’administration publique et d’une meilleure couverture de l’économie non observée. 

Les encouragements du FMI
Autre satisfecit venant d’une institution internationale : le Fonds monétaire international (FMI), au terme de sa mission effectuée à Alger du 16 au 30 juin dans le cadre des consultations de 2026 au titre de l’article IV, a salué « les efforts de diversification déployés par l’Algérie, notamment dans les secteurs minier et agricole ». Le FMI encourage l’Algérie à « poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité et l’investissement privé ». S’agissant du secteur financier, le FMI a salué « le retrait de l’Algérie de la liste grise en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », considérant cela comme « une réalisation importante, reflétant une forte volonté et de la poursuite des efforts de réforme ». Il a également mis en avant les efforts engagés pour diversifier les sources de financement, citant la première émission souveraine de Sukuk et le financement attendu d’une banque de développement régionale. Les encouragements du FMI portent également sur le secteur énergétique, dominé encore par les hydrocarbures. À ce propos, le FMI a souligné que la position géographique de l’Algérie et la richesse de ses ressources énergétiques « pourraient servir de levier pour renforcer son rôle sur le marché de l’énergie, avec l’Europe et l’Afrique ». Enfin, concernant les perspectives économiques de l’Algérie à court terme, le FMI juge qu’elles « demeurent globalement positives, car la hausse des prix des hydrocarbures devrait augmenter les exportations et les recettes budgétaires ». Pour le FMI, « la croissance du PIB devrait rester robuste à 3,8% en 2026 ». Autre prévision optimiste du FMI concernant l’économie algérienne : le déficit extérieur devrait ainsi baisser sous l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures et de la baisse des importations.
M’hamed Rebah

VAGUE DE CHALEUR À TRAVERS LE PAYS : Appel à l’extrême prudence

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Une intense vague de chaleur touche, depuis hier une grande partie du pays. Plusieurs wilayas seront exposées, jusqu’à demain, à des températures très élevées pouvant atteindre 46°C, favorisant également les risques de départ de feux.
Face à cette situation, les autorités appellent les citoyens à faire preuve d’une extrême prudence et à respecter les consignes de prévention afin de protéger leur santé et de prévenir les incendies.  En effet, l’Office national de la météorologie (ONM) a émis, jeudi, un Bulletin météorologique spécial (BMS) de niveau de vigilance Orange annonçant une vague de chaleur devant affecter plusieurs régions du pays de vendredi à dimanche, avec des températures exceptionnellement élevées. Les wilayas de Médéa, Djelfa, Bouira, Tizi-Ouzou, M’Sila, Mila, Constantine, Guelma et l’ouest de Batna enregistrent depuis hier des températures maximales comprises entre 44 et 45°C, tandis que les minimales oscillent entre 26 et 32°C durant toute la période de validité du bulletin.  Les wilayas côtières de Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba et El Tarf sont également concernées par cette vague de chaleur. Les températures maximales y varient entre 40 et 42°C, avec des pointes pouvant atteindre localement 43 à 45°C.  À partir d’aujourd’hui, la canicule gagnera également les wilayas de Sidi Bel-Abbès, Saïda, Tiaret, Tissemsilt, Aïn Defla, Chlef, Relizane et Mascara, où les températures atteindront 44 à 45°C, avec des pics pouvant aller jusqu’à 46°C dimanche.

Les consignes de prévention
Face à ces conditions météorologiques exceptionnelles, la Direction générale de la Protection civile a lancé un appel à la vigilance afin de limiter les risques liés à la canicule. 
Les autorités recommandent notamment de ne pas s’exposer au soleil, particulièrement pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Elles conseillent également de maintenir les habitations au frais en fermant les volets et rideaux durant la journée et en les ouvrant uniquement la nuit afin de favoriser l’entrée de l’air frais.
Il est également recommandé de créer des courants d’air lorsque la température extérieure devient inférieure à celle de l’intérieur, d’éviter les espaces confinés, de limiter l’utilisation des éclairages électriques et de réduire au maximum les déplacements, sauf en cas de nécessité.  Les personnes contraintes de sortir sont invitées à porter un chapeau ainsi que des vêtements légers, amples et en coton, tout en évitant les activités physiques intenses durant les heures les plus chaudes.

Risque élevé d’incendies : les citoyens appelés à la prudence
La Protection civile souligne également que les fortes chaleurs augmentent considérablement le risque de départs de feu, notamment dans les espaces forestiers.
À ce titre, les citoyens sont appelés à éviter tout comportement susceptible de provoquer un incendie, notamment l’abandon de mégots de cigarettes, l’allumage de feux ou toute autre action pouvant être à l’origine d’un départ de flammes. Les autorités rappellent également qu’il est strictement interdit de se baigner dans les retenues d’eau ainsi que sur les plages non autorisées à la baignade.
Des recommandations pour les automobilistes et les personnes vulnérables
Les automobilistes dont les véhicules ne disposent pas de climatisation sont invités à éviter les longs trajets durant la journée. La Protection civile rappelle avec insistance qu’il ne faut jamais laisser un enfant seul à l’intérieur d’un véhicule, même pour une courte durée.  Elle appelle également les citoyens à porter une attention particulière aux personnes dépendantes ou isolées en leur proposant régulièrement de l’eau afin d’éviter les risques de déshydratation.
En cas d’urgence, la Protection civile met à la disposition des citoyens le numéro vert 1021 ainsi que le numéro d’urgence 14. Les appelants sont invités à communiquer avec précision leur adresse ainsi que la nature de l’incident afin de permettre une intervention rapide et efficace.
Ania Nait Chalal

FINANCE ISLAMIQUE : Les experts plaident pour une meilleure mobilisation de l’épargne nationale

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Le développement du marché de la finance islamique en Algérie représente l’une des principales solutions pour mobiliser l’épargne nationale et l’orienter vers l’investissement productif, afin de diversifier les sources de financement, de renforcer l’inclusion financière et de soutenir un développement économique durable, ont indiqué à Alger, des participants à la Conférence nationale sur « la finance islamique, un levier pour mobiliser l’épargne nationale ».
Cette conférence a été organisée par l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR), en partenariat avec Djamaâ El-Djazaïr, sous le thème « le développement de l’assurance Takaful en Algérie : enjeux, défis et perspectives, conformément aux principes de la charia islamique », et ce, en présence du recteur de Djamaâ El-Djazaïr, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, du président de l’UAR, Youcef Benmicia, ainsi que de la directrice générale de la Bourse d’Alger, Amel Selmoun. À cette occasion, les intervenants ont affirmé que « la réussite du système de finance islamique en Algérie exige l’élargissement et le développement de l’activité bancaire islamique, notamment du marché des capitaux, des Sukuk, des fonds d’investissement, ainsi que de l’assurance Takaful, en tant qu’outils intégrés pour fournir des solutions de financement répondant aux besoins de l’économie nationale ». Dans ce contexte, cheïkh Al Kacimi Al Hoceini a mis en avant « l’importance de l’activité bancaire islamique en tant qu’activité économique fondée sur un intérêt licite », rappelant que « les institutions religieuses sont des partenaires dans le processus de développement économique ». Pour sa part, M. Benmicia a assuré que « la mobilisation des ressources financières locales et leur orientation vers l’investissement constituent l’un des principaux défis auxquels l’économie nationale est confrontée », soulignant que « le développement durable repose sur un système financier performant capable de transformer l’épargne en investissements réels ». Ajoutant que, « le développement de la finance islamique se veut un choix stratégique, à même de répondre à la demande croissante de produits conformes aux préceptes de la Charia, tout en contribuant à capter les capitaux circulant en dehors du système bancaire, à élargir la base de l’inclusion financière, et à offrir de nouvelles sources de financement aux entreprises et aux projets d’investissement ».  Dans son intervention, le Professeur en jurisprudence islamique et finance islamique, Abderrahmane Senouci, a présenté les principales tendances actuelles de la finance islamique à l’échelle internationale, appelant à « tirer parti des expériences réussies et à les adapter au contexte algérien ». Il a notamment mis l’accent sur « l’émission de Sukuk d’entreprise, après le lancement des Sukuk souverains, en tant qu’outil pour financer les grands projets dans différents secteurs ». Il a, en outre, mis en exergue « la nécessité d’accélérer la transformation numérique du secteur financier et de s’orienter vers la création de banques islamiques spécialisées, plutôt que de se limiter aux guichets islamiques, afin de favoriser le développement de l’industrie de la finance islamique et d’en renforcer la compétitivité », a-t-il précisé.

Des propositions pour développer la finance islamique dans le PLF- 2027
Dans le même contexte, le secrétaire général de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB), Brahim Mihoubi, a indiqué que des propositions portant sur le développement de la finance islamique ont été soumises au ministère des Finances, en vue de les intégrer au projet de loi de finances 2027, précisant que leur adoption permettrait l’émission de Sukuk d’entreprise, à même d’élargir les instruments de financement mis à la disposition des entreprises économiques. A noter que les sukuk d’entreprise sont des titres émis par des sociétés commerciales, industrielles, de services ou des institutions financières, afin de financer de nouveaux projets ou d’acquérir des actifs générateurs de revenus. Les participants ont également examiné les moyens de renforcer la complémentarité entre les banques islamiques, les Sukuk et le marché des capitaux, dans le but de mobiliser l’épargne et de financer les projets de développement, tout en soulignant « la nécessité d’élaborer une stratégie nationale d’inclusion financière et de proposer des produits financiers conformes aux préceptes de la charia et répondant aux attentes des différentes franges de la société ».  Le développement de l’assurance Takaful a constitué l’un des principaux axes de débat, où l’accent a été mis sur la nécessité de parachever le cadre législatif et réglementaire régissant cette activité, à même de renforcer sa place au sein du système de la finance islamique et d’en faire un partenaire clé dans la gestion des risques et le financement de l’économie.

Une caravane nationale de l’épargne
 La conférence a également été marquée par « le lancement de la Caravane nationale de l’épargne, qui sillonnera les wilayas d’El Oued, Adrar Tamanrasset, Mostaganem, Tlemcen, Laghouat , Annaba, Tizi-Ouzou et Alger, à l’effet de promouvoir la culture de l’épargne et de promouvoir la culture financière auprès des différentes catégories de la société ». Le fondateur de l’incubateur « Axxam Business Hub », Anis Bentayeb, a indiqué que « cette initiative, organisée en partenariat avec l’UAR, le laboratoire de technologie financière « Algeria Finlab », et l’initiative nationale « Cheb Fikra », comprendra des expositions et des activités de sensibilisation, outre le lancement d’une campagne pour la sélection de 100 ambassadeurs de l’épargne parmi les influenceurs et les créateurs de contenu à travers plusieurs wilayas ». A ce titre, le Délégué général de l’UAR, M. Abdelhakim Berrah, a souligné que « cette caravane vise à associer le citoyen au développement du marché financier et à renforcer l’inclusion financière, tout en mettant en avant le rôle de l’Observatoire national de l’épargne et du financement de l’économie, en tant que mécanisme de modernisation du système financier et de mobilisation de l’épargne nationale », a-t-il conclu.
L. Zeggane 

UNIVERSITÉ D’ALGER 3 : Baddari « baptise » les premières promotions en anglais

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, jeudi soir à Alger, la cérémonie de sortie des premières promotions d’étudiants ayant suivi leur cursus universitaire en langue anglaise à l’Université d’Alger 3 « Ibrahim Sultan Cheïbout », marquant une nouvelle étape dans la stratégie nationale de modernisation de l’enseignement supérieur.
Organisée à la Faculté des sciences de l’information et de la communication, la cérémonie a réuni les responsables de l’université, des représentants de plusieurs institutions nationales ainsi que les familles des diplômés. Dans son allocution, le ministre a souligné que cette première promotion, issue de plusieurs filières de l’université, constitue « une étape importante » dans la concrétisation de la stratégie nationale visant à généraliser progressivement l’enseignement en langue anglaise au sein des établissements universitaires algériens. Les diplômés proviennent notamment des facultés des sciences de l’information et de la communication, des sciences politiques, des sciences économiques, commerciales et de gestion, ainsi que de l’Institut des activités physiques et sportives. Kamel Baddari a estimé que ces étudiants formeront « l’avant-garde » du processus de transition vers un enseignement supérieur davantage ouvert sur l’international. Il a rappelé que l’anglais est aujourd’hui « la langue de la science et de la technologie », mais également un vecteur de mobilité académique et d’accès aux connaissances à l’échelle mondiale. Le ministre a également mis en avant le rôle de cette démarche dans le renforcement de la visibilité internationale de l’université algérienne, affirmant que cette orientation s’inscrit dans la vision de l’Algérie nouvelle impulsée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. « L’Algérie nouvelle et victorieuse se dirige vers l’édification d’un modèle de développement qui forme un étudiant ouvert sur le monde, en phase avec les progrès scientifiques et animé par l’innovation et la créativité », a-t-il déclaré. Selon M. Baddari, ces premières promotions constituent le noyau d’une université algérienne de quatrième génération, capable de répondre aux besoins de la société, aux priorités de l’État et aux exigences des politiques publiques en matière de développement et d’innovation. De son côté, le recteur de l’Université d’Alger 3, Khaled Rouaski, a félicité les nouveaux diplômés pour leur parcours, les exhortant à poursuivre leurs études dans les cycles supérieurs et à préserver les valeurs d’intégrité, de rigueur scientifique et d’innovation. Les étudiants diplômés ont, pour leur part, exprimé leur fierté d’appartenir à cette première promotion ayant suivi un cursus intégralement dispensé en langue anglaise. Ils ont salué les efforts des équipes pédagogiques ainsi que l’accompagnement du ministère de l’Enseignement supérieur, estimant que cette expérience leur ouvre de nouvelles perspectives académiques et professionnelles, tant au niveau national qu’international. La cérémonie s’est achevée par la remise des diplômes et la distinction des majors de promotion dans les différentes spécialités, dans une ambiance empreinte de fierté et d’émotion.
M. Seghilani

EAU POTABLE : Bouzegza insiste sur une alimentation en continu

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Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a ordonné le renforcement des mesures destinées à garantir la continuité du service public de l’eau à travers le pays, tout en appelant à accélérer la réalisation des projets programmés pour 2026, lors d’une réunion de coordination consacrée au suivi de l’approvisionnement en eau durant la saison estivale, a indiqué mercredi un communiqué du ministère. 
Présidée par visioconférence, cette réunion a rassemblé les cadres centraux du secteur, les responsables des entreprises et organismes sous tutelle ainsi que les directeurs de l’hydraulique des différentes wilayas. Les participants ont procédé à une évaluation de la situation du service public de l’eau et des mesures mises en œuvre afin d’assurer sa continuité et d’améliorer son efficacité pendant la période de forte consommation.
À cette occasion, le ministre a estimé que les résultats enregistrés sur le terrain traduisent une amélioration progressive du service public de l’eau. Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts, de maintenir une présence permanente sur le terrain et de renforcer la rigueur ainsi que la vigilance dans la gestion du secteur afin de consolider les acquis et d’améliorer davantage la qualité des prestations fournies aux citoyens.  Dans ce cadre, Bouzegza a donné une série d’instructions portant notamment sur le suivi quotidien de la situation de l’alimentation en eau potable, la mobilisation optimale des ressources hydriques, la diversification des sources d’approvisionnement ainsi que l’organisation de la permanence durant les jours fériés pour assurer la continuité du service public.
Le ministre a également insisté sur l’accélération de la cadence de réalisation des projets inscrits au titre de l’année 2026 et sur le parachèvement des programmes de développement conformément aux priorités arrêtées par les pouvoirs publics.  Concernant la gestion des réseaux, il a ordonné l’intensification des campagnes de détection des fuites et leur réparation dans les meilleurs délais afin de réduire les pertes d’eau. Il a, en outre, appelé à renforcer la lutte contre les raccordements illicites aux réseaux d’alimentation en eau potable, en appliquant les mesures juridiques nécessaires à l’encontre des contrevenants.
Bouzegza a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents intervenants du secteur et d’améliorer la communication avec les citoyens. À ce titre, il a demandé la généralisation de l’information préalable des usagers, notamment par l’envoi de SMS, pour les informer des perturbations éventuelles de l’alimentation en eau ou des opérations de maintenance programmées.
Le ministre a, par ailleurs, appelé à développer davantage la valorisation des eaux épurées et à augmenter leur taux d’exploitation. Il a préconisé la généralisation de la technique du triple traitement des eaux usées ainsi que l’intégration des systèmes de gestion et de contrôle à distance dans les futurs projets du secteur afin d’améliorer les performances des infrastructures hydrauliques. Il a également souligné l’importance de poursuivre les projets d’interconnexion des barrages et des systèmes de transfert des eaux afin de renforcer l’équilibre dans la répartition des ressources hydriques entre les différentes régions du pays. Au terme de la réunion, le ministre a suivi des exposés consacrés à l’état du service public de l’eau ainsi qu’au taux d’avancement des projets sectoriels. Il a réitéré ses instructions pour assurer un suivi quotidien des indicateurs d’approvisionnement, intervenir immédiatement en cas de dysfonctionnement et poursuivre les actions de coordination et de communication afin de tenir les citoyens informés de toute évolution concernant le service public de l’eau.
A. N.

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