SCANDALE DES 71 MILLIONS D’EUROS DE SUBVENTIONS EUROPÉENNES VERSÉES À LA FAMILLE ROYALE DES EAU : Les Al Nahyane éclaboussés !
Une enquête internationale menée par un consortium de médias révèlant comment des dizaines de millions d’euros de subventions agricoles européennes ont fini dans les poches des membres de la dynastie Al Nahyane qui règne aux Emirats.
Les Emirats arabes unies qui sont de plus en plus isolées dans le monde en raison de leur politique interventionniste à l’origine de plusieurs conflits, sont aujourd’hui au cœur d’un scandale qui éclabousse la famille royale Al Nahyane, comme le révèle une enquête publiée le 7 mai, réalisée par The Guardian et le consortium de journalistes DeSmog, en partenariat avec le média espagnol Eldiario.es, et le site roumain G4Media.
Cette enquête démontre que les méfaits de cette dynastie du mal ne touchent pas uniquement des pays africains, du Golfe arabe ou une autre contrée de la sphère arabo-musulmane, mais bien l’Union européenne qui voit des millions d’euros de subventions de la Politique agricole commune (PAC), bénéficier à la famille royale émiratie. L’enquête révèle que 71 millions d’euros d’aides directes de la PAC, financée par le contribuable européen, entre 2019 et 2024, ont terminé leur course dans les comptes de membres de la dynastie Al Nahyane. Il faut préciser dans ce cadre que cette aide de l’Union Européenne est destinée aux agriculteurs et aux porteurs de projet de développement rural. Ces subventions financeraient des exploitations détenues par cette famille, situées en Roumanie, en Espagne et en Italie. Les Al Nahyane dont est issu le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, est la deuxième dynastie la plus riche du monde avec une fortune de 320 milliards de dollars. Au total, ce sont quelque 65 000 hectares de terres agricoles contrôlées par la famille royale, et notamment situées dans ces trois pays membres de l’Union européenne. Via une myriade de sociétés détenues par plusieurs membres de la famille, les Al Nahyane possèdent également des entreprises agroalimentaires en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe. En Roumanie, la société Agricost et ses 57 000 hectares a été rachetée en 2018 par un groupe alimentaire fondé par le frère de Mohammed ben Zayed Al Nayane. Un fonds souverain d’Abou Dhabi, ADQ, la détient à hauteur de 50 %. Rien qu’en 2024, Agricost aurait perçu 10,5 millions d’euros de subventions issues de la PAC. C’est plus de 1 600 fois le montant perçu par une exploitation agricole de taille moyenne dans l’Union européenne, souligne l’enquête. Cette famille qui a construit l’image d’un Eden attractif pour les investisseurs dans la région du Golfe a finalement édifié un mirage dont l’image commence à s’estomper depuis l’agression israélo-américaine contre l’Iran et depuis les révélations mettant en cause cet Emirat dans de nombreux conflits à travers le monde. Il faut rappeler également que ce micro-Etat est une véritable tête de pont pour l’entité sioniste dans de nombreux pays arabes ayant conclu les accords de normalisation (accords Abraham).
En Roumanie, comme ailleurs, les rachats massifs de ces ressources agricoles ont des conséquences particulièrement désastreuses pour l’économie du pays. « Alors que sur place l’inflation est un problème et que la pauvreté sévit, la majeure partie de la production part immédiatement à l’étranger », explique Christian Henderson, spécialiste du Moyen-Orient à l’université de Leyde, aux Pays-Bas. L’enquête du collectif international de journalistes met aussi en évidence l’aberration d’un système qui continue de creuser les inégalités. « La PAC n’aide pas les agriculteurs européens, elle continue d’enrichir les propriétaires fonciers les plus fortunés, réagit Faustine Bas-Defossez, du Bureau européen de l’environnement, à Bruxelles. Pis encore, elle bénéficie à des régimes autocratiques ».
L’entité sioniste, les EAU et le Makhzen ou l’axe du mal
Les Emirats arabes unis qui sont aujourd’hui des pestiférés après la découverte de leur capacité de nuisance sont, au même titre que l’entité sioniste un danger pour la sécurité dans le monde. Tous les foyers de tensions en Afrique et en Asie sont alimentés par des fonds émiratis. Leur soutien à Israël est aujourd’hui pleinement assumé par ses dirigeants qui avaient participé activement à la guerre contre la population de Ghaza, qui offrent leur sol pour des bases américaines. Il y’a quelques jours, le journal israélien Yediot Aharonot avait révélé qu’Irsaël a installé des batteries du dispositif Dôme de fer pour protéger certains sites sensibles aux Emirats arabes. Un drone iranien a même détruit une partie de cette installation il y’a une dizaine de jours. Aujourd’hui le vent est en train de changer pour ce micro Etat qui pourrait se désintégrer dans les prochains jours comme le laisse supposer la volonté de l’Emirat de Sharjah de s’en retirer. La crise énergétique que risque de connaître le monde en raison du blocus du détroit d’Ormuz par la marine iranienne a poussé l’émir Mohammed ben Zayed Al Nahyan à décréter le retrait de l’Emirat de l’OPEP et de l’OPEP +, une façon pour lui de se libérer du système des quotas de production d’hydrocarbures et ainsi éviter aux multinationales les effets du blocus iranien.
La main des Emirats arabes unis est aujourd’hui bien visible dans le drame que vit le Soudan, la Somalie, la Libye, la population de Ghaza, le peuple iranien. Elle est également présente dans le conflit fratricide que vit le Yémen, dans les conflits qui menacent les pays du Golfe au point où l’Arabie saoudite a adressé une sérieuse mise en garde aux Al Nahyane qu’elle considère comme la source des maux que connait la région. L’axe d mal représenté par l’entité sioniste, les EAU et le Makhzen n’est plus une vue de l’esprit mais une réalité que tous les peuples du monde ont découvert dans toute sa laideur.
Slimane B.

















































