lundi 13 juillet 2026
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CONSEIL DES MINISTRES/ALLOCATION TOURISTIQUE : L’attribution se fera désormais par carte bancaire

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Ordonnée par le président de la République, cette mesure vise à barrer la route à certaines agences de voyage cupides qui trouvent le moyen frauduleux d’utiliser le cash pour faire sortir du pays vers l’étranger d’importants montants en devises.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier, une réunion du Conseil des ministres, consacrée à des exposés portant notamment sur les domaines d’exploitation du portail national des services numériques, le suivi de la mise en œuvre des accords de coopération conclus avec les deux pays frères, le Niger et le Tchad, le développement de l’écosystème des start-up, ainsi qu’un exposé sur la saison touristique.

Accélérer l’exploitation de « Dzair Digital Services »

Concernant les domaines d’exploitation du Portail national des services numériques (Dzair Digital Services), le président de la République a fixé un délai d’un mois au maximum pour « établir une connexion sectorielle totale permettant de faciliter l’utilisation des services numériques au profit des citoyens ». Il s’agit, en effet, par la numérisation des services publics, de faciliter le quotidien du citoyen. Pour ce faire, le Président a insisté sur « la nécessité de multiplier les efforts pour augmenter le rythme des services numériques, surtout avec l’affluence et le grand succès enregistrés par l’entrée en service du Centre de données national (Data center de Mohammadia à Alger inauguré par le président de la République le 5 juillet dernier, ndlr) ».

À propos du suivi de l’exécution des accords de coopération bilatéraux conclus avec le Niger et le Tchad, le Président a souligné « l’importance capitale que l’Algérie accorde au développement des différents projets convenus, à réaliser dans les plus brefs délais, notamment dans le domaine de la production d’électricité, au bénéfice des citoyens des deux pays frères », expliquant que « cette diligence découle d’une volonté commune de coopération, visant à établir une base économique solide, contribuant à créer un développement fort et des investissements réels, au service des intérêts communs de l’Algérie, du Niger, du Tchad et de la région dans son ensemble, avec une vision intégrative ». Pour donner un coup d’accélérateur à cette mise en œuvre, le Président a chargé le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de « superviser un comité sectoriel chargé de suivre les progrès sur le terrain pour concrétiser les différents projets de coopération convenus avec les deux pays frères dans les délais impartis ».

Stopper la fuite des devises à l’étranger

Concernant un exposé sur l’allocation touristique, le Conseil des ministres a constaté « des violations graves » qui ont entraîné « une fuite de devises étrangères », mais sans pour autant que les voyageurs algériens concernés ne bénéficient de l’allocation touristique. Pour mettre fin à cette fuite délibérée des devises de l’Algérie vers l’étranger, il a été décidé temporairement que l’obtention de l’allocation se fera par carte bancaire. Autrement dit, elle ne sera pas, durant la période de validité de cette mesure, accordée en espèces et ce afin de limiter les abus enregistrés.

Concernant le développement de l’écosystème des start-ups, le Président « a salué toutes les initiatives menées par l’Algérie dans ce domaine, ce qui a rendu l’expérience algérienne pionnière et fiable, et a suscité un intérêt croissant de la part des pays africains ». Il a, à ce sujet, ordonné de « continuer à soutenir la dynamique positive et les succès réalisés dans ce domaine, tout en travaillant à l’avenir à impliquer le secteur privé dans le financement des projets des start-ups, en particulier dans les domaines les plus demandés. » Le président a, également, affirmé que « le modèle algérien en matière de création et de développement des start-ups est aujourd’hui d’un intérêt africain et international, car il crée une dynamique économique et préserve la souveraineté réelle de notre jeunesse et de leurs entreprises. »

Vers le jumelage entre les villes de Tipaza et Kansas City

Concernant la saison touristique, le Président a chargé la ministre du Tourisme et de l’Artisanat d’élaborer un plan d’action fini et efficace, visant à « développer l’activité touristique et à encourager le tourisme intérieur, au bénéfice de la famille algérienne, notamment le tourisme balnéaire, en mettant l’accent sur la formation et la spécialisation dans le domaine du tourisme : qu’il soit côtier, de montagne ou saharien, surtout avec l’adoption par l’Algérie ces dernières années de nombreuses facilités, dont la possibilité d’obtenir un visa directement à l’arrivée dans nos aéroports du sud, sans aucune entrave. » Comme il a ordonné aussi « d’exploiter toutes les potentialités touristiques dont notre pays regorge, à travers la coordination et la coopération, qui contribuent à promouvoir l’image de la diversité et de la richesse civilisationnelle et culturelle de l’Algérie. »

Le Président a, enfin, chargé le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Sports, de préparer la signature d’un accord de jumelage entre les villes de Tipaza et Kansas City aux États-Unis, et ce « en reconnaissance » de l’accueil chaleureux réservé à la mission officielle et aux supporters algériens lors de la Coupe du monde 2026, en appréciation de la place des relations algéro-américaines.

Farid Guellil

56,18 % DE RÉUSSITE AU BAC 2026 : Saâdaoui note des résultats « satisfaisants »

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Après un mois d’attente, les candidats au baccalauréat sont désormais fixés. Le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé hier les résultats officiels de la session de juin 2026, marquée par une hausse sensible du taux de réussite.
Avec 56,18 % d’admis à l’échelle nationale, cette édition enregistre une progression de plus de cinq points par rapport à l’année précédente, confirmant une amélioration des performances des élèves. En présentant le bilan général de l’examen, le ministre du secteur, Mohamed Seghir Saâdaoui, a qualifié les résultats de «très satisfaisants», soulignant qu’ils dépassent de plus de 5 % ceux enregistrés lors de la session 2025. Il a également révélé que 47 000 nouveaux élèves scolarisés ont décroché leur baccalauréat cette année. Mohamed Seghir Saâdaoui a, par ailleurs, adressé ses félicitations à l’ensemble des lauréats ainsi qu’à leurs familles, saluant le rôle des parents en tant que « partenaires essentiels » dans la réussite scolaire de leurs enfants.
 
Les trois meilleures moyennes nationales dévoilées
Le ministre a également levé le voile sur le classement des meilleurs candidats au niveau national. La première place revient à Guerroumi Bouchra Hibat Allah, de la wilaya de Tiaret, en filière Technique mathématique, avec une moyenne exceptionnelle de 19,26/20. La deuxième place a été décrochée par Nasrallah Yakin de Tébessa, élève scolarisée au lycée des mathématiques de Kouba à Alger, en filière Mathématiques, avec une moyenne de 19,21/20. La troisième place est revenue à Saal Zineb Douaa, de la commune d’El Achour à Alger, en filière Sciences expérimentales, qui a obtenu une moyenne de 19,16/20. 

Des performances remarquables dans les catégories spécifiques
Le ministre a également mis à l’honneur plusieurs candidats ayant excellé dans des catégories particulières. Au sein des Écoles des Cadets de la Nation (Achbal El Oumma), Kaddour Ziad s’est classé premier avec une moyenne de 18,97/20.
Dans la catégorie des candidats en situation de handicap, Marouche Abdelbasset a obtenu la première place pour les élèves atteints d’un handicap visuel avec une moyenne de 17,56/20, tandis que Belkout Doaa s’est distinguée dans la catégorie des personnes à mobilité réduite avec 17,44/20. De son côté, Fouhal Ahmed a décroché la première place parmi les candidats malentendants avec une moyenne de 17,05/20.
 
Plus de 23 000 mentions élevées
Le ministre a enfin indiqué que 1 232 candidats ont obtenu leur baccalauréat avec la mention « Excellent », tandis que 21 800 lauréats ont décroché une moyenne comprise entre 15 et 18 sur 20, un indicateur qui témoigne du niveau de performance atteint par un nombre important de candidats lors de cette session.
 
Les Cadets de la nation frôlent l’excellence
De leur côté, les écoles des Cadets de la nation enregistrent un taux de réussite de 99.11 % au baccalauréat session de juin 2026, a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. Suite à l’annonce des résultats de l’examen du baccalauréat pour la session de juin 2026, les promotions des écoles des Cadets de la nation ont enregistré, comme chaque année, des résultats excellents, où le taux de réussite a atteint 99.11 %, et les cadettes de la Nation ont réalisé un taux de réussite de 100 %, de plus, le cadet Guedrez Ziad de l’école des cadets de la Nation de Béjaïa dans la 5ème Région militaire a obtenu une moyenne de 18.97 en filière sciences expérimentales, et la filière mathématiques a connu la réalisation d’un taux de réussite de 100 %.
Ania Nch

GAZ : L’Algérie, premier fournisseur de l’Italie   

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Les données publiées début juillet par l’Autorité italienne de régulation de l’énergie, des réseaux et de l’environnement (ARERA) dans son rapport annuel 2025 font ressortir la première place occupée par l’Algérie parmi les fournisseurs de gaz naturel de l’Italie. En effet, la part de l’Algérie dans les importations italiennes est de 36,1 % avec un volume d’environ 22,2 milliards de mètres cubes de gaz algérien durant l’année 2025, certes en baisse par rapport à 2024 (23,1 milliards de mètres cubes).
En fait, les importations gazières nettes de l’Italie ont diminué de 59,2 à 58,5 milliards de m³ (-1,1 % par rapport à 2023), reflétant une baisse des importations brutes de 2,6 milliards de m³ (-4,3 % par rapport à 2023), seulement partiellement compensée par la quasi-élimination des exportations (-2 milliards de m³), selon le rapport. Les importations brutes sont passées de 61,8 milliards de m³ en 2023 à 59,2 milliards de m³ (-4,3%) en 2024. Il s’agit de la troisième baisse consécutive. Le  rapport fait remarquer que ce niveau des importations brutes de gaz est proche de celui de 2014 (55,8 G(m³)), c’est-à-dire le point le plus bas des 15 dernières années. Ce sont les approvisionnements en gaz d’Afrique du Nord qui ont le plus diminué, fait savoir le rapport, en particulier en provenance d’Algérie (-2,5 milliards de m³), et de Libye (divisés par deux, de 2,5 à 1,4 milliard de m³).
Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), les importations italiennes qui étaient de 16,5 milliards de m³ en 2023, sont passées à 14,7 milliards de m³ en 2024, autrement dit une baisse de 11 %. On sait que dans le domaine énergétique, l’Algérie reste un partenaire privilégié de l’Italie. En visite en Algérie, en mars dernier, la présidente du Conseil des ministres de la République italienne, Mme Giorgia Meloni, avait affirmé, dans une déclaration conjointe à la presse avec le président Abdelmadjid Tebboune, à l’issue de leurs entretiens au siège de la Présidence de la République, que l’Algérie est un partenaire d’une « importance stratégique majeure » pour l’Italie. Elle avait fait observer que les domaines de coopération entre les deux pays « sont nombreux et diversifiés, avec le secteur de l’énergie en tête ». Cette coopération, avait-elle poursuivi, s’étend aux deux entreprises nationales de premier plan, ENI et Sonatrach, en travaillant sur de « nouvelles perspectives comme le gaz de schiste et l’exploration offshore », ce qui permettra, à moyen et long terme, de « renforcer les flux d’approvisionnement en gaz de l’Italie à partir de l’Algérie ». Pour Mme Meloni « l’énergie constitue une opportunité et un levier pour réaliser un développement commun, tant pour les pays producteurs, qui tirent parti de leurs ressources pour atteindre la prospérité, que pour les pays consommateurs, qui peuvent compter sur des chaînes d’approvisionnement plus proches et plus résilientes face aux chocs extérieurs ».

Stratégie algérienne de diversification
Dernièrement, la livraison de la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) à destination de l’Allemagne, a confirmé que le Groupe Sonatrach est engagé dans une stratégie de diversification de ses exportations gazières. Le GNL a été chargé au niveau du complexe de liquéfaction de GL2Z à Bethioua (Oran) et acheminé à bord du méthanier Tessala, propriété du groupe pétrolier public, vers le terminal allemand de regazéification flottant Wilhelmshaven 1. Un communiqué du Groupe, publié à cette occasion, a insisté sur quatre points : 1/ la capacité de Sonatrach à saisir les opportunités offertes par les évolutions du marché international du gaz naturel, tout en renforçant la valorisation de ses ressources sur des marchés stratégiques à fort potentiel; 2/ la flexibilité commerciale du Groupe et son engagement à consolider sa présence sur les principaux marchés énergétiques internationaux ; 3/ la poursuite du développement de ses exportations vers ce marché ; 4/ la consolidation de sa position de fournisseur clé et sa contribution au renforcement de la sécurité des approvisionnements énergétiques de l’Europe.
M’hamed Rebah

EL DJEÏCH DANS SA DERNIÈRE LIVRAISON : « L’Algérie occupe une place prestigieuse dans le monde »

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Dans une atmosphère empreinte de fierté et de liesse, nous célébrons, ce mois de juillet le 64e anniversaire de l’indépendance de notre pays et au recouvrement de sa souveraineté, arrachées de haute lutte le 5 juillet 1962 », indique l’éditorial de la dernière livraison de la revue El Djeïch qui rappelle que ce jour glorieux, « consacra le triomphe de la volonté du peuple algérien sur l’une des plus grandes puissances destructrices de l’époque, qui fut contrainte à abdiquer et à reconnaître notre droit à la liberté et à la dignité, à l’issue d’une Révolution grandiose ancrée éternellement dans l’âme des Algériens, génération après génération, et que l’histoire de l’humanité retient désormais comme la plus grande épopée libératrice du XXe siècle pour avoir réussi à vaincre l’occupant barbare et porter un coup fatal à sa fierté et à son arrogance ».
El Djeich rappelle que la victoire certes acquise au prix le plus fort, de millions de Martyrs, de veuves, d’orphelins et de blessés, est la preuve que la force du droit finit toujours par triompher, même après un siècle et 32 années d’oppression et d’injustice. « Aussi et dans la foulée de l’ambiance festive marquant ce glorieux anniversaire, le devoir nous rappelle au souvenir des sacrifices consentis par nos aînés pour le recouvrement de notre liberté spoliée, tout autant qu’il nous commande de suivre leur exemple, de persévérer dans leur voie et d’être fidèles à leur mémoire », affirmant dans ce sens que cette fidélité passe par la préservation de leur legs, « cet immense cadeau que fut le recouvrement de la souveraineté nationale dont nous jouissons aujourd’hui et pour lequel ils ont consenti le plus précieux des sacrifices, celui de leur vie ».

« Des volontés nationales sincères »
La revue a souligné dans ce sens que c’est la voie sur laquelle se sont engagées les hautes autorités du pays, à leur tête M. le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, à travers leurs efforts inlassables pour assurer la sécurité et la stabilité de notre pays, à renforcer l’indépendance de sa décision souveraine et à consolider ses facteurs de puissance dans toutes ses dimensions : politique, économique, sociale et sécuritaire ». Abordant le développement du pays, la revue soulignera que, « les importantes réalisations et acquis que connaît notre pays aujourd’hui dans divers domaines et la place prestigieuse qu’il occupe à l’échelle régionale et internationale sont l’incarnation de cette noble démarche qui, elle-même, est le reflet d’une vision claire et prospective qui repose sur l’investissement judicieux dans les potentialités nationales, l’édification d’une économie forte et productrice de richesse, le développement des infrastructures de base et le renforcement de la sécurité hydrique, alimentaire, énergétique et numérique qui contribueront à la consolidation de notre souveraineté et permettront à notre pays de relever les différents défis ». La revue affirmera dans ce sens qu’un peu plus de soixante années constituent une période insignifiante dans la vie d’une nation. « Les avancées vécues par l’Algérie ces dernières années dans le cadre de son ambitieux parcours sur la voie de la renaissance confirment, sans nul doute, la capacité des Algériens à accomplir des miracles, à relever tous les défis et à gagner les différents enjeux, comme l’a rappelé M. Abdelmadjid Tebboune,  dans son message à l’occasion de la célébration du 64e anniversaire de la Fête de l’indépendance, en déclarant : nous sommes profondément fiers de voir que l’esprit de l’Algérie nouvelle, bâtie par des volontés nationales sincères, puise sa force de la fidélité au serment fait aux valeureux Martyrs. Nous sommes pleinement confiants que le peuple, creuset de l’Algérie victorieuse, forte de ses orientations souveraines et de ses réalisations inédites, est résolu à poursuivre le changement et à renforcer le développement durable et global, et conscient de l’enjeu stratégique de la phase actuelle qui placera le pays, à court terme, au seuil du monde des pays émergents».

L’ANP, un rempart pour défendre le pays et son peuple
Ces hauts faits glorieux et les victoires remportées par notre Révolution libératrice sont portés par les valeurs de sacrifice, de résistance, d’unité des rangs et de cohésion manifestés par le peuple algérien qui a construit sa gloire de ses propres mains. C’est sur ces mêmes valeurs que s’opère la consolidation des fondements de l’Algérie nouvelle victorieuse. Aussi, la consolidation de son indépendance nationale dans toutes ses dimensions et le renforcement de son immunité requièrent la mobilisation de tous les Algériens ainsi que toutes les énergies et forces vives de la Nation. El Djeïch a affirmé dans ce sens que, « si la défense de la Patrie est une obligation pour chaque citoyen, qui ne saurait s’en défaire sous aucun prétexte, la contribution au renforcement des fondements de sa souveraineté et de son renouveau global constitue un devoir sacré dicté par le sentiment d’appartenance à notre Patrie, la fidélité envers les sacrifices de nos glorieux Chouhada et les principes qui ont guidé leur parcours de lutte pour la liberté ».
L’éditorial de la revue El Djeïch rappelle l’engagement de l’ANP à se dresser en rempart pour défendre le pays et son peuple. « Conscients que la sécurité et la stabilité restent les fondements solides sur lesquels repose le développement et se concrétise le renouveau, l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, continue de déployer les efforts pour consolider les piliers de la souveraineté nationale et préserver l’intégrité territoriale du pays et l’unité de son peuple. Dotés d’une détermination infaillible dans l’accomplissement de leurs missions en toute responsabilité, loyauté et dévouement, les personnels de l’ANP sont animés par des valeurs d’abnégation, de bravoure et de patriotisme portés par leurs valeureux prédécesseurs qui ont réussi à marquer de leur empreinte avec mérite les registres de l’Histoire, immortalisant ainsi l’esprit de sacrifice, de courage et d’altruisme du peuple algérien, comme l’a souligné M. le général d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, dans son allocution à l’occasion de la cérémonie annuelle de remise de grades et de médailles, rappelant que, «cette date historique demeurera une source d’inspiration pour notre armée qui continuera à s’acquitter de ses missions constitutionnelles sous la haute direction de M. le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, et dans l’esprit de ses convictions républicaines, ainsi que des fondements de la glorieuse Révolution du 1er Novembre et des valeurs de ses vaillants Chouhada ».  
 Synthèse Slimane B.

SAHARA OCCIDENTAL : Une pétition internationale pour sauver Naâma Asfari

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Un mécanisme de coordination de l’action des droits humains a lancé un appel pressant à la communauté internationale, aux instances onusiennes des droits de l’homme et au secrétaire général des Nations unies, pour obtenir une intervention urgente en faveur de Naâma Asfari, prisonnier civil sahraoui en grève de la faim dans une prison de l’occupation marocaine.
Selon le texte de la pétition, Naâma Asfari, défenseur sahraoui des droits humains âgé de 56 ans, se trouverait dans un état critique.
Détenu depuis plus de quinze ans pour son engagement pacifique en faveur des droits de son peuple, il observerait depuis le 8 juin 2026 une grève de la faim illimitée. Son état de santé se dégraderait rapidement à la prison de Kénitra, où il serait isolé de sa famille et privé, selon les organisateurs de la pétition, des soins médicaux urgents dont il aurait besoin.
Son épouse, la militante française Claude Mangin, ne serait plus autorisée à lui rendre visite depuis huit ans. Asfari a été condamné à 30 ans de prison à l’issue d’un procès que les organisateurs de la pétition qualifient d’inéquitable, fondé selon eux sur des aveux obtenus sous la torture — des allégations que des instances onusiennes auraient également relayées en demandant sa libération immédiate, sans qu’elle n’ait été suivie d’effet à ce jour.

L’exigence d’une libération immédiate
Le texte réclame notamment la libération immédiate et inconditionnelle de Naâma Asfari et de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis ; l’application de l’avis n° 23/2023 du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ; un accès humanitaire et médical d’urgence, via le Comité international de la Croix-Rouge et la famille du détenu ; la fin des représailles visant les familles de prisonniers ; l’accès libre du CICR à l’ensemble des prisonniers sahraouis ; une visite du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture ; l’accès du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme aux prisonniers politiques sahraouis.
La pétition est adressée à Antonio Guterres (secrétaire général de l’ONU), Volker Türk (Haut-Commissaire aux droits de l’homme), Pedro Sánchez (chef du gouvernement espagnol), Emmanuel Macron (président de la République française) et Kaja Kallas (Haute Représentante de l’Union européenne).

Un député français interpelle Matignon
Le député Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime) a par ailleurs demandé au nouveau Premier ministre français, Sébastien Lecornu, d’intervenir directement auprès des autorités marocaines lors de sa visite officielle prévue à Rabat les 15 et 16 juillet, afin de faire pression pour le respect des engagements internationaux et la libération des détenus politiques sahraouis, à commencer par Naâma Asfari.
Dans un courrier adressé au chef du gouvernement, le parlementaire affirme que la France, en tant que partenaire international, doit incarner les valeurs de défense des droits humains et du droit international. Il évoque la situation des détenus du groupe de Gdeim Izik et rappelle que le Comité des Nations unies contre la torture a, selon lui, condamné à plusieurs reprises les autorités marocaines pour des aveux obtenus sous la torture dans cette affaire.
Le député demande également le transfert des prisonniers sahraouis vers Laâyoune, afin de faciliter les visites de leurs familles dans l’attente de leur libération.
Sa lettre critique en outre la reconnaissance par l’Élysée, à l’été 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, qu’il juge incompatible avec le droit international et rompant, selon lui, avec la position historique française d’équilibre entre le Maroc et le Front Polisario. Une lettre similaire a été adressée à Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
M. Seghilani

ÉCOLE SUPÉRIEURE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE : 63 nouveaux diplômés pour accompagner la modernisation du secteur

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La 11e promotion de l’École supérieure de la Sécurité sociale (ESSS), composée de 63 diplômés, dont 6 étudiants étrangers, a été officiellement diplômée samedi à Alger, à l’occasion d’une cérémonie présidée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi. Baptisée du nom de la martyre Ourida Meddad, cette promotion affiche un taux de réussite de 100 % et marque une nouvelle étape dans le renforcement des compétences au service de la protection sociale en Algérie.  La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, et du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène. Les cinq majors de promotion, ainsi que les meilleurs étudiants des différentes spécialités, ont été honorés, tout comme la famille de la martyre Ourida Meddad, après la projection d’un documentaire retraçant son parcours militant. À cette occasion, Abdelhak Saihi a mis en avant l’importance stratégique de cette nouvelle promotion, appelée à contribuer à la modernisation du système national de sécurité sociale et à accompagner les profondes mutations engagées dans le secteur. 
 
Une formation tournée vers la transformation du système de sécurité sociale
Les mémoires de fin d’études ont d’ailleurs été consacrés aux principaux défis auxquels fait face le système de protection sociale. Ils ont porté sur le renforcement de la pérennité financière grâce au développement d’outils intelligents de calcul des risques et de prévision, la transformation numérique à travers l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, la numérisation du contrôle médical et l’automatisation de la carte Chifa, l’amélioration du recouvrement des cotisations ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion sociale, sans oublier la modernisation de la gouvernance et l’amélioration de la qualité des services rendus aux assurés.  Le directeur de l’ESSS, Nacer Daddi Addoun, a indiqué que les diplômés ont bénéficié, durant deux années, d’une formation spécialisée combinant enseignements académiques et stages de terrain au sein de plusieurs organismes, notamment les Caisses de sécurité sociale, leur permettant d’acquérir des compétences à la fois théoriques et professionnelles. Il a également souligné que l’établissement poursuit l’actualisation et la modernisation de ses programmes pédagogiques afin de répondre aux besoins du secteur du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et d’améliorer les prestations de protection sociale destinées aux citoyens. Le responsable a, en outre, annoncé que cette promotion est la dernière à avoir suivi le cursus actuel. L’École met désormais en œuvre une stratégie globale de développement, conformément aux orientations du ministre Abdelhak Saihi, visant à renforcer la qualité de la formation, à favoriser l’ouverture sur les standards internationaux et à introduire progressivement la langue anglaise dans plusieurs modules d’enseignement ainsi que dans les travaux de recherche scientifique.  L’ESSS poursuit, par ailleurs, la consolidation de son statut de pôle académique de référence dans les domaines de la formation et de la recherche en protection sociale, notamment dans le cadre de l’accord de coopération conclu avec l’Organisation internationale du Travail (OIT). Cette dynamique a été récompensée cette année par la sélection de l’établissement parmi les 39 meilleures institutions et centres d’excellence et de compétence en Algérie, une distinction qui vient consacrer son évolution depuis sa création en 2012 et son accession au statut d’école supérieure en 2023.  Avec la sortie de cette 11e promotion, l’École supérieure de la Sécurité sociale totalise désormais 676 diplômés depuis sa création, dont 473 issus de la formation externe et 141 cadres relevant des organismes de sécurité sociale, confirmant son rôle grandissant dans la formation de spécialistes de haut niveau au service du système national de protection sociale.
A. N.

DÉCÈS DE L’ÉMIR, PÈRE DU QATAR : Le président Tebboune présente ses condoléances

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, hier, un message de condoléances à Son Altesse Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir de l’État frère du Qatar, suite au décès de l’émir père du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani. « C’est avec une profonde affliction et une grande tristesse que j’ai appris le décès de l’émir père du Qatar, Cheikh
Hamad ben Khalifa Al-Thani.
Suite à cette douloureuse épreuve et immense perte, je tiens à présenter à Votre Altesse mes sincères condoléances et ma profonde solidarité et compassion, ainsi qu’à l’honorable famille endeuillée et attristée par la perte de l’un des grands bâtisseurs de l’État frère du Qatar, et d’un dirigeant arabe reconnu pour sa sagesse et pour toutes ses contributions en faveur des causes arabes, priant Allah Tout-Puissant de lui accorder Sa sainte miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et de vous prêter patience et réconfort », lit-on dans le message de condoléances du président de la République.
« Le défunt Cheikh entretenait une relation particulière avec l’Algérie qu’il aimait, un sentiment noble que l’Algérie lui a bien rendu, tout en tissant avec elle des liens solides à travers ses nombreuses visites marquantes. Je prie Allah d’accorder sa Sainte miséricorde au Cheikh Hamad, et de l’accueillir parmi les vertueux en Son vaste paradis.
« À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons », a-t-il ajouté dans son message.
R. N.

Réuni samedi soir : Le bureau fédéral temporise sur le cas Petkovic

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Très attendue par les observateurs du football national, la réunion du bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF), tenue samedi soir au Centre technique national de Sidi Moussa, n’a finalement débouché sur aucune décision majeure concernant l’avenir de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale.Au lendemain de l’élimination prématurée et sans éclat des Verts dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde, de nombreux supporters espéraient une prise de position claire de l’instance fédérale. Il n’en a rien été. À l’issue de cette réunion, le bureau fédéral a préféré jouer la carte de la prudence en renvoyant toute décision à une évaluation technique approfondie.

Une commission technique chargée d’évaluer le bilan
Selon des informations ayant filtré à l’issue de la réunion, le président de la FAF, Walid Sadi, et les membres du bureau fédéral ont décidé de confier à la commission technique le soin d’évaluer le bilan de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale. Cette instance sera chargée de dresser une analyse complète de son parcours, avec un accent particulier sur la campagne de la Coupe du monde, conclue par une élimination prématurée des Verts dès les seizièmes de finale. Les conclusions de cette évaluation serviront de base au bureau fédéral pour statuer sur l’avenir du sélectionneur.
À l’issue de cette évaluation, le bureau fédéral prendra la décision qu’il jugera « la mieux adaptée aux intérêts de la sélection nationale et du football algérien ». Une formule qui laisse toutes les hypothèses ouvertes, qu’il s’agisse du maintien du technicien bosnien ou d’une éventuelle séparation.
Cette prudence est d’autant plus significative que Vladimir Petkovic avait récemment vu son contrat prolongé jusqu’en 2028, avant le début de la Coupe du monde. Une prolongation qui témoignait alors de la confiance de la FAF dans son projet sportif, mais dont la pertinence est aujourd’hui remise en question après la contre-performance enregistrée sur la scène mondiale.

Un avenir toujours incertain
L’absence de décision immédiate risque d’alimenter les spéculations autour de l’avenir du sélectionneur. Les attentes étaient importantes après une élimination jugée décevante par les supporters et les spécialistes, qui espéraient voir les Verts franchir un nouveau palier sur la scène internationale.
En choisissant de différer son verdict, la FAF s’accorde un délai de réflexion avant de trancher un dossier particulièrement sensible. La décision finale devrait intervenir une fois le rapport de la commission technique remis au bureau fédéral.

Le championnat débutera bien le 27 août
Si le dossier Petkovic reste en suspens, le bureau fédéral a en revanche confirmé l’un des principaux rendez-vous de la prochaine saison. La reprise officielle des compétitions footballistiques en Algérie est maintenue au 27 août prochain. Cette confirmation permet aux clubs de poursuivre sereinement leurs préparatifs en vue du nouvel exercice, tout en respectant le calendrier établi par les différentes instances nationales.
En attendant les conclusions de la commission technique, le football algérien reste donc suspendu à la décision que prendra prochainement la FAF concernant l’avenir du sélectionneur national, un choix qui pourrait marquer un tournant important pour les Verts dans la perspective des prochaines échéances internationales.
Hakim S.

RATIONALISATION DE L’ÉNERGIE : Le rôle sensibilisateur des médias

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Zoheir Bouamama, ministre de la Communication

Le ministre de la Communication, Zoheïr Bouâmama, a souligné le rôle stratégique des médias dans la promotion d’une culture de la rationalisation de la consommation énergétique, estimant que les journalistes sont appelés à accompagner les politiques publiques en sensibilisant les citoyens à la préservation des ressources nationales et à l’adoption de comportements responsables.  
Intervenant à l’ouverture de la Journée de sensibilisation et de formation destinée aux journalistes sur la rationalisation de la consommation énergétique durant la saison estivale, organisée par le ministère de la Communication en collaboration avec le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le ministre a affirmé que les médias « s’acquittent d’un rôle majeur dans la promotion des principes de l’efficacité énergétique et leur transformation en valeurs sociétales durables ».  Selon lui, la contribution des journalistes au succès de la campagne nationale de rationalisation de la consommation d’énergie durant l’été revêt une importance capitale, compte tenu de leur mission d’accompagnement des politiques de développement du pays dans le cadre du service public. Il a également estimé que la spécialisation des professionnels des médias dans ce type de dossiers est désormais « une nécessité incontournable ».  Zoheïr Bouâmama a expliqué que cette Journée de formation vise précisément à permettre aux journalistes de mieux maîtriser les terminologies techniques et les concepts scientifiques liés à l’énergie, afin de renforcer l’efficacité de la communication en faveur d’un changement durable des habitudes de consommation et de la lutte contre le gaspillage. Le ministre a également insisté sur la dimension stratégique de la consommation énergétique, étroitement liée au développement économique, à la sécurité énergétique et à la préservation des droits des générations futures sur les ressources nationales. Il a, à ce titre, appelé à l’adoption de bonnes pratiques favorisant une consommation rationnelle de l’énergie, rappelant les importants investissements consentis par l’État pour répondre aux besoins énergétiques du pays. Il a enfin exhorté l’ensemble des médias nationaux à s’impliquer davantage dans les campagnes de sensibilisation contre le gaspillage énergétique, en encourageant l’adoption de gestes simples au quotidien permettant de concilier le droit des citoyens à bénéficier d’un service public de qualité et la préservation durable des ressources nationales.
 
Passer à une consommation durable
Organisée à Alger, cette Journée de sensibilisation a réuni plusieurs experts et responsables du secteur de l’Énergie autour des enjeux liés à la maîtrise de la consommation.  Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Merouane Chabane, a plaidé pour un changement de modèle, appelant à passer d’un système marqué par une consommation énergétique croissante à un modèle durable, fondé sur l’élimination du gaspillage. Selon lui, cette transition repose sur un équilibre stratégique articulé autour de quatre axes : l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’ancrage d’une culture de la rationalisation, le développement du recours aux énergies renouvelables et une meilleure valorisation des ressources fossiles.  De son côté, la directrice de la communication de Sonelgaz, Fatma-Zohra Merzougui, a présenté les dispositions mises en place par le groupe public pour assurer le bon déroulement de la saison estivale.
Elle a indiqué qu’un plan d’action a été déployé afin de renforcer la fiabilité des installations, à travers la réalisation de nouvelles infrastructures, la maintenance des équipements existants ainsi que la mobilisation d’équipes d’intervention dans les domaines de la production, du transport et de la distribution de l’électricité, afin de garantir une réponse rapide en cas d’urgence.
Elle a toutefois souligné que ces efforts doivent être accompagnés par une consommation responsable de la part des usagers afin de préserver la stabilité du réseau électrique durant les périodes de forte demande. Enfin, l’expert en énergie et représentant de l’association Energy Cities Algeria, Zahir Rouabah, a mis en exergue le rôle de la société civile dans la diffusion d’une culture de la rationalisation de la consommation énergétique. Il a insisté sur l’importance des gestes quotidiens simples, estimant qu’ils constituent un levier essentiel pour préserver durablement les ressources énergétiques nationales.
A. N.

AFRIQUE : L’Algérie œuvre pour l’intégrité et la bonne gouvernance

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Mme Salima Mesrati, présidente de la HATPLC

L’Algérie demeurait un partenaire actif dans les initiatives africaines visant à développer les systèmes d’intégrité et de gouvernance, a souligné la présidente de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Mme Salima Mesrati.
Lors d’une journée d’étude consacrée à l’indice de Performance d’intégrité « Nazaha » (IPI), organisée sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, Mme Mesrati a indiqué que « l’Algérie, partant de sa profonde conviction que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective dépassant les frontières nationales, n’a eu de cesse d’être un partenaire actif des différentes initiatives africaines visant à développer les systèmes d’intégrité et de gouvernance, tout en contribuant par son expertise et son expérience au soutien de l’action africaine commune, convaincue que l’avenir du continent se construit à travers la coopération et le partage des meilleures pratiques ».  Ajoutant, dans ce sens, que, « l’Algérie a poursuivi sa présence active dans les différents espaces africains spécialisés », tout en œuvrant à « renforcer les relations de coopération avec ses homologues africains, à travers l’échange d’expertises, le développement des capacités et la participation à l’élaboration d’initiatives communes, de manière à consolider le rapprochement institutionnel et à contribuer à l’édification d’une vision africaine unifiée pour lutter contre les risques de la corruption », a-t-elle ajouté. Elle a également rappelé « l’élection de l’Algérie en tant que deuxième vice-président de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique (AAACA), pour un mandat de quatre ans », ce qui constitue « une reconnaissance continentale de la place qu’occupe désormais l’Algérie dans le renforcement de l’intégrité et la prévention de la corruption, ainsi que de sa capacité à contribuer au développement de l’action africaine commune et à poursuivre les efforts en faveur de l’édification d’un espace continental fondé sur la transparence, l’état de droit et la bonne gouvernance ».  Soulignant que, « l’organisation de cette rencontre sous le haut patronage du président de la République revêt une  signification particulière, en ce qu’elle reflète l’importance majeure accordée par l’État algérien au renforcement des normes de transparence, d’intégrité et à la consécration de la bonne gouvernance », en tant que « choix stratégiques dans le processus d’édification de l’Algérie victorieuse », Mme Mesrati a indiqué que « l’Algérie célèbre cet événement continental en s’appuyant sur un processus de réformes institutionnelles fondé sur la conviction que le développement durable est indissociable de la bonne gouvernance et que la protection des deniers publics commence par l’édification d’institutions solides, capables de privilégier la prévention à la répression, l’évaluation à la correction et d’ancrer la culture de l’intégrité en tant que responsabilité collective ». L’Algérie a fait de cette orientation une « feuille de route conforme à la vision portée par le président de la République, qui a inauguré une nouvelle étape de réformes profondes reposant sur la modernisation des institutions de l’État, le renforcement de la transparence, la consécration de la reddition des comptes, la valorisation de la numérisation, l’amélioration du service public et la mise en place d’un environnement plus attractif pour l’investissement, de manière à consolider la confiance et à renforcer l’État de droit », a ajouté la présidente de la Haute Autorité. La même responsable a, également, rappelé que « son instance avait initié le développement de l’indice de Performance d’intégrité, qui a vu l’adhésion de 13 secteurs ministériels et sept institutions et administrations publiques ».
Cet indice est devenu une feuille de route et un outil pour créer une dynamique de compétitivité, lui permettant de développer les mécanismes de contrôle interne, d’élaborer des cartographies des risques de corruption, d’activer les canaux de signalement, d’améliorer les services publics et de renforcer la numérisation », ce qui reflète « une évolution notable de la culture de gouvernance au sein de l’administration algérienne », a-t-elle dit. Elle a, en outre, précisé que « cette journée d’étude consacrée au secteur économique, public et privé, découle d’une conviction profonde » selon laquelle « la consécration de l’intégrité dans le domaine économique est devenue aujourd’hui l’un des piliers les plus importants du développement durable et l’une des conditions fondamentales pour améliorer le climat des affaires et de l’investissement, renforcer la compétitivité des entreprises et ancrer la confiance entre les acteurs économiques, de manière à accompagner les grandes mutations économiques que connaît notre pays ». De son côté, le rapporteur du Conseil consultatif de l’Union africaine (UA) pour la lutte contre la corruption (CCUAC), Ntibasume Principe, a salué les efforts que l’Algérie ne cesse de déployer pour renforcer la lutte contre la corruption sur le continent africain, en s’appuyant sur l’expérience qu’elle a acquise en la matière.

Les meilleurs secteurs reçoivent l’indice «Nazaha »
En marge de cette journée d’étude, la présidente de la HATPLC a présidé une cérémonie de distinction en l’honneur des secteurs ministériels et des institutions publiques sous tutelle ayant obtenu les meilleurs résultats dans la mise en œuvre de l’indice de performance d’intégrité « Nazaha » au titre de l’année 2025. L’évaluation de la mise en œuvre de l’indice, conformément à la matrice préalablement établie pour évaluer les efforts des secteurs, a abouti au couronnement des ministères de l’Agriculture et du Développement rural et de la pêche, des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Au niveau des institutions publiques sous tutelle, les résultats sont les suivants : la direction générale de la Sûreté nationale, la direction générale de la Protection civile, la direction générale des Impôts. Cette distinction reflète la volonté de la HATPLC de valoriser les bonnes initiatives et d’inciter les différents secteurs et institutions à adopter les meilleures pratiques de gouvernance et de conformité, tout en valorisant les efforts en matière de prévention de la corruption et en créant une compétitivité entre les secteurs afin de renforcer la culture de l’intégrité et de la transparence, contribuant ainsi à la concrétisation des objectifs de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption.
L. Zeggane
 

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