lundi 3 août 2026
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ACCIDENT D’AUTOBUS À BOUMERDÈS : Le Président reçoit les condoléances du roi et du prince héritier de l’Arabie saoudite

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu un message de condoléances de son frère, le Serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam, Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, roi du Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, suite à l’accident d’autobus survenu dans la wilaya de Boumerdès. Dans son message, le Serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam a « présenté ses sincères condoléances et exprimé ses profonds sentiments de compassion, priant Allah Tout-Puissant d’entourer les défunts de Sa sainte miséricorde, d’accorder un prompt rétablissement aux blessés et de préserver le peuple algérien de tout malheur et de tout mal ». Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu également un message de condoléances de son frère, le prince héritier et président du Conseil des ministres du Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, son Altesse royale Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, suite à l’accident d’autobus survenu dans la wilaya de Boumerdès. Dans son message, le Prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite a « présenté au président de la République, ainsi qu’aux familles des victimes, ses sincères condoléances, et exprimé sa profonde compassion, priant Allah Tout-Puissant d’accorder Sa sainte miséricorde aux défunts et un prompt rétablissement aux blessés ».
R. N.

LES PREMIERS RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE SUR LE DRAME DE BOUMERDES RÉVÉLÉS : « Le chauffeur était sous l’emprise de stupéfiants et roulait à 121 km/h »

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Le parquet général près la Cour de Boumerdès a, outre la mise en cause du conducteur du bus (décédé parmi 28 victimes) d’avoir consommé des stupéfiants, révélé que le défunt avait roulé à 121,63 km/h, alors que la vitesse autorisée était de 60 km/h sur les lieux de ce drame survenu vendredi dernier.
Les premiers éléments de l’enquête sur l’accident tragique, survenu vendredi dernier dans la wilaya de Boumerdès lorsqu’un bus en provenance de la wilaya de Sétif a quitté la chaussée pour finir sa course dans un ravin, ont été révélés, hier, par le parquet général près la Cour de Boumerdès par le biais d’un communiqué rendu public. Selon les résultats préliminaires, le chauffeur de bus décédé, Oussama Dib, a commis plusieurs infractions. D’abord, le défunt conduisait un bus lors d’un voyage touristique transportant plus de 51 passagers, nombre de places autorisées à bord. Ensuite, le défunt était sous l’emprise de plusieurs substances psychotropes. Et, troisièmement, le défunt roulait à une vitesse de plus de 120 km/h.
En effet, la Cour de Boumerdès a indiqué en introduction qu’en vertu des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale, le procureur général près la même instance judiciaire informe l’opinion publique qu’un accident tragique a été enregistré le 31 juillet 2026 à neuf heures quarante minutes (9 h 40) du matin, au niveau de la Route nationale numéro 24 reliant les communes de Boumerdès et de Zemmouri au lieu-dit Al-Karma. Il s’agit d’un renversement d’un bus de transport de voyageurs en provenance de la wilaya de Sétif. Au titre du bilan de ce drame qui a choqué toute l’Algérie, le nombre de décès a grimpé à 28 personnes. Les blessés, au nombre de 36, sont toujours pris en charge au niveau de l’hôpital. Suite à cet accident, le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès a ordonné aux services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête préliminaire approfondie sur les circonstances de l’accident afin de déterminer précisément les responsabilités.
À la fin des investigations préliminaires, les résultats des analyses biologiques effectuées sur le cadavre du chauffeur décédé (à l’âge de 33 ans) ont révélé qu’il avait consommé plusieurs sortes de stupéfiants en plus d’avoir trouvé en sa possession (dans ses vêtements) deux comprimés de substances psychotropes. D’autre part, l’enquête a révélé que le bus transportait 64 personnes à bord alors que le nombre autorisé était de 51 passagers, chauffeur compris. Aussi, le chauffeur était mis en cause pour un excès de vitesse. Le défunt avait descendu une pente à une vitesse de 121,63 km/h, et ce malgré la présence d’un panneau de limitation de vitesse à 60 km/h.Enfin, la Cour de Boumerdès a révélé que les services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, sous la direction du procureur de la République, poursuivront les investigations pour élucider les circonstances de cet accident et déterminer la responsabilité de chaque partie, soulignant que des mesures fermes seront prises à l’encontre des personnes responsables.
Farid Guellil

ALGÉRIE – ITALIE : Sayoud à Rome pour consolider la coopération bilatérale

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, s’est envolé, hier, à Rome dans le cadre d’une visite de travail en République italienne, à la tête d’une importante délégation.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, le ministre devait tenir  une rencontre avec son homologue italien afin d’examiner plusieurs dossiers d’intérêt commun et de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. À noter que cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation entre Alger et Rome, quelques jours après la tenue, jeudi dernier dans la capitale italienne, de la 5ᵉ session du Dialogue stratégique algéro-italien sur les relations bilatérales et les questions politiques et sécuritaires, coprésidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, et son homologue italien, Ricardo Guariglia. À cette occasion, les deux parties avaient passé en revue les progrès enregistrés dans la coopération bilatérale, notamment dans les domaines politique, sécuritaire, économique, énergétique, agricole, industriel et culturel. Elles avaient également salué les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Plan Mattei et réaffirmé leur volonté d’accélérer les projets stratégiques communs, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni. Les discussions avaient aussi porté sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux, notamment la situation en Libye, au Sahara occidental, dans la région sahélo-saharienne ainsi qu’au Moyen-Orient. Les deux pays avaient réaffirmé leur attachement au règlement pacifique des conflits dans le respect du droit international.  Les travaux se sont achevés par la réaffirmation de la volonté commune de poursuivre le renforcement du partenariat stratégique algéro-italien et de préparer le 6ᵉ Sommet intergouvernemental algéro-italien de haut niveau, prévu l’année prochaine à Alger.
Ania N. 

PARMI LES PROPOSITIONS D’EL-AMAN POUR ENDIGUER LES ACCIDENTS : Créer une agence de la sécurité routière

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Hassan Menouar, président de l'Association Amana

Face à la recrudescence des accidents de la circulation en Algérie, l’Association nationale El-Aman pour la protection des consommateurs propose une stratégie globale visant à réduire durablement le nombre de victimes sur les routes. Dans un document rendu public et signé par son président, Hassan Menouar, l’organisation avance un plan d’action articulé autour de 10 axes, combinant prévention, modernisation des infrastructures, innovation technologique et renforcement du cadre législatif. L’association estime que la lutte contre ce qu’elle qualifie de « terrorisme routier » nécessite une approche globale, mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, des pouvoirs publics aux citoyens.
 
Miser sur la prévention et la formation
Parmi les principales recommandations figure l’introduction de l’éducation routière dans les programmes scolaires dès le cycle primaire afin d’ancrer les règles de sécurité chez les plus jeunes. El-Aman préconise également le lancement de vastes campagnes nationales de sensibilisation à travers les médias, les mosquées, les établissements universitaires et les réseaux sociaux. L’association souhaite que ces actions associent les imams, les influenceurs et les personnalités publiques afin de toucher un public plus large.  Le document insiste aussi sur la nécessité de revoir en profondeur le fonctionnement des auto-écoles. L’association plaide pour des programmes de formation modernisés, des examens plus exigeants et une formation continue obligatoire pour les conducteurs professionnels de bus, de camions et de taxis. Elle recommande également de revoir les conditions d’accès au permis poids lourds, en tenant compte de l’expérience du candidat ainsi que de son aptitude médicale et psychologique.
 
Une gouvernance de la sécurité routière
Sur le plan institutionnel, El-Aman propose la création d’une Agence nationale indépendante de sécurité routière, chargée de coordonner les politiques publiques en la matière.  L’association recommande également la mise en place d’un Observatoire national des accidents de la route, dont la mission serait de collecter, analyser et publier régulièrement des données statistiques fiables afin d’orienter les décisions des pouvoirs publics.
 
Réhabiliter les routes et renforcer les contrôles
Le document appelle à la réalisation d’un audit indépendant de l’état du réseau routier national afin d’identifier les insuffisances et de programmer les interventions prioritaires. Parmi les mesures proposées figurent l’amélioration de la signalisation conformément aux normes internationales, la sécurisation des points noirs à l’aide de radars fixes, de caméras de surveillance et d’un éclairage adapté, ainsi que la création d’aires de repos sécurisées pour les chauffeurs routiers afin de lutter contre la fatigue au volant. L’association insiste également sur la nécessité de renouveler progressivement le parc automobile, de renforcer le contrôle des véhicules importés et de lutter contre la commercialisation de pièces détachées et de pneus contrefaits. Elle préconise, par ailleurs, la modernisation du contrôle technique grâce à un système informatisé limitant les risques de fraude, ainsi que l’installation obligatoire de chronotachygraphes à bord des autobus et des poids lourds.
 
L’intelligence artificielle
El-Aman estime que les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle déterminant dans la réduction des accidents. À ce titre, elle recommande le déploiement de caméras intelligentes, de radars automatiques et de systèmes d’analyse basés sur l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion du trafic et détecter les infractions. L’association propose également le développement d’une application nationale permettant aux citoyens de signaler les comportements dangereux, ainsi que le recours au GPS pour assurer le suivi en temps réel des véhicules de transport de voyageurs et de marchandises.
 
Durcir la législation et développer les transports alternatifs
Sur le plan juridique, El-Aman appelle à une révision du Code de la route afin de renforcer les sanctions contre les infractions les plus graves, notamment les excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de l’alcool, la fatigue au volant ou les comportements mettant en danger la vie d’autrui. Elle suggère également le retrait définitif du permis de conduire en cas de récidive pour certaines infractions. L’association estime, par ailleurs, que la réduction de la pression sur le réseau routier passe par le développement des transports collectifs, notamment en dehors des grandes agglomérations, ainsi que par des investissements dans le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises, sans oublier le renforcement du transport aérien intérieur et maritime.
 
Mieux évaluer les politiques publiques
Enfin, El-Aman recommande la publication d’un rapport national annuel consacré à la sécurité routière, intégrant des indicateurs précis sur l’évolution du nombre d’accidents, de victimes, l’état du parc automobile ou encore l’efficacité des contrôles.
L’association plaide également pour une implication accrue de la société civile, des universités et des centres de recherche dans l’évaluation des politiques publiques en matière de sécurité routière. À travers cette feuille de route, El-Aman défend une approche globale, alliant prévention, gouvernance, innovation technologique et réformes législatives, qu’elle considère comme indispensable pour enrayer durablement le fléau des accidents de la route et mieux protéger les usagers.
Ania N. 

MARCHÉ INTERNATIONAL DU GPL : Sonatrach augmente ses prix

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Sonatrach a procédé à une augmentation de ses prix de vente officiels de gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour les contrats d’août de 19 à 23 % : 540 dollars la tonne de propane, 570 dollars la tonne de butane. Les experts rappellent que les tarifs de Sonatrach servent de référence pour les marchés méditerranéen et de la mer Noire, y compris la Turquie, une zone plus exposée, selon eux, aux à-coups de prix que le marché asiatique desservi par l’Arabie saoudite. Ils expliquent que cette hausse des prix a suivi la forte augmentation des cours sur le marché spot mondial, due à une demande soutenue du GPL utilisé comme carburant pour véhicules et chauffage, et comme matière première dans l’industrie pétrochimique. Saudi Aramco, qui est la référence pour les contrats asiatiques, a relevé ses prix d’août de 6 à 7 % : 620 dollars la tonne de propane 640 dollars la tonne de butane. Sonatrach tire ainsi profit des variations saisonnières des marchés de l’énergie. Pour rappel, Sonatrach avait baissé ses prix officiels de vente de GPL pour juillet 2026 : propane à 518 dollars la tonne (-57 dollars), butane à 600 dollars (-10 dollars), soit un recul de 2 à 10 %. Cette révision reflétait, selon les experts, une offre mondiale plus abondante après plusieurs mois de tensions sur l’approvisionnement. En avril 2026, le propane de Sonatrach avait atteint 850 dollars la tonne, et le butane grimpait à 900 dollars, avant de retomber à 575 et 610 dollars en juin dernier. En mai dernier, le groupe Sonatrach avait annoncé, avoir effectué le chargement de la première cargaison de GPL (butane) au Tchad. Cette première cargaison de GPL a été livrée à destination du port de Douala au Cameroun avant d’être acheminée par voie terrestre au Tchad. Elle a fait suite à des discussions entre Sonatrach et la société tchadienne Gazcom, distributeur local de produits pétroliers, visant à étudier la possibilité d’approvisionner le Tchad en GPL, qui ont abouti à la signature d’un accord-cadre entre les deux compagnies le 21 avril dernier. Pour Sonatrach, il s’agissait d’une avancée majeure dans l’établissement d’un lien direct avec un distributeur local dans la région du Sahel, tout en ouvrant la voie à des relations commerciales fructueuses et durables avec d’autres distributeurs locaux en Afrique. En décembre 2025, trois contrats ont été signés entre Sonatrach et la société indonésienne Pertamina, portant sur l’enlèvement du pétrole brut, du condensat et des GPL issus du périmètre Menzel Ledjmet « MLN » (Bloc 405a). Les accords ont pour but de permettre à Pertamina de disposer de ses produits dans les conditions les plus optimales aux ports de chargement algériens. À ce propos, Sonatrach fournira ses services et son expertise en matière de programmation, de coordination et de suivi des enlèvements des quantités de pétrole brut, de condensat et de GPL revenant à la compagnie indonésienne. Ces faits confirment la volonté de Sonatrach de renforcer ses capacités de production de GPL et renforcer les partenariats stratégiques dans le but d’en exporter davantage. En mai 2023, Sonatrach et la société chinoise Wanhua Chemical avaient signé un contrat à terme pour l’approvisionnement en GPL du complexe pétrochimique de Wanhua en Chine. Le contrat en question porte sur un approvisionnement régulier du marché asiatique en GPL algérien. Pour Sonatrach, cet accord a marqué un tournant significatif pour les exportations algériennes de GPL, en permettant l’introduction de la référence algérienne de prix des GPL sur le plus grand marché régional au monde. À travers cet accord, les deux compagnies avaient confirmé leur volonté d’établir une relation commerciale durable et fructueuse dans le domaine des GPL en particulier et de la pétrochimie en général.
M. R.

COUVERTURE DU DRAME DE BOUMERDÈS : L’ANIRA dénonce de graves dérives médiatiques

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L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a dénoncé, dans un communiqué publié samedi soir, des « pratiques médiatiques choquantes » observées sur certaines chaînes audiovisuelles et plateformes numériques à l’occasion de la couverture du drame ayant fait plusieurs victimes et blessés à Boumerdes. 
L’Autorité a d’abord présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et exprimé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.
 
Des atteintes aux règles de déontologie
Tout en suivant la couverture médiatique de cet événement, l’ANIRA affirme avoir relevé, « avec une profonde indignation », des pratiques qui, selon elle, sont contraires aux principes d’un journalisme professionnel, responsable et respectueux de l’éthique.  L’Autorité regrette que, malgré les mesures strictes déjà prises à la suite d’événements similaires, certains médias continuent de manquer aux règles les plus élémentaires de traitement des crises et des catastrophes humaines. Elle déplore notamment l’exploitation de scènes de douleur et de détresse, l’atteinte à la dignité et à la vie privée des victimes et de leurs proches, ainsi que la diffusion d’interviews comportant des questions jugées inappropriées ou provocatrices, dans une logique de recherche du scoop et de l’audience au détriment du professionnalisme.  L’Autorité rappelle à l’ensemble des opérateurs de communication audiovisuelle ainsi qu’aux plateformes diffusant des contenus audiovisuels sur les supports numériques leur obligation de respecter strictement les dispositions de la loi organique n° 23-14 relative à l’information ainsi que celles du décret exécutif n° 24-250 du 23 juillet 2024 fixant le cahier des charges général applicable aux services de communication audiovisuelle. Elle souligne que la liberté de la presse et le droit du public à l’information ne sauraient, en aucun cas, justifier des atteintes à la dignité humaine ou l’exploitation de la souffrance des victimes.
 
Des poursuites en cas d’infraction
L’ANIRA insiste également sur le fait que la couverture des crises et des accidents majeurs, notamment lorsqu’ils font des victimes, exige davantage de retenue, de discernement et de responsabilité. Elle appelle les médias à éviter tout sensationnalisme et toute dramatisation excessive, rappelant que le professionnalisme consiste à informer le public sans renoncer aux principes d’humanité et aux règles déontologiques.  Enfin, l’Autorité réaffirme qu’elle poursuivra sa mission de contrôle des contenus audiovisuels et qu’elle prendra, conformément aux dispositions légales en vigueur, les mesures nécessaires à l’encontre de tout média qui enfreindrait les lois régissant l’activité journalistique et les règles d’éthique de la profession.
Ania N. 

LA GARDE CIVILE ESPAGNOLE A IDENTIFIÉ DES AGENTS DE RENSEIGNEMENT PARMI LES ENVAHISSEURS DE CEUTA : « Les services marocains sont impliqués »

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La presse espagnole, s’appuyant sur les révélations de la Garde civile dans l’affaire de l’invasion migratoire spectaculaire de la ville autonome de Ceuta, a pointé d’un doigt accusateur les services marocains d’avoir été dans le coup.
Le Makhzen est désormais dans le collimateur. Jeudi dernier, au moment où le roi Mohammed 6 donnait lecture à son discours à l’occasion de la Fête du Trône, des dizaines de milliers de marocains ont pris d’assaut la ville autonome espagnole. Les témoignages des migrants accablent les autorités et l’armée marocaine d’être derrière la déferlante humaine alors que les preuves matérielles sont irréfutables.
Sous le titre éloquent : La Garde civile détecte des agents des services de renseignement marocains infiltrés parmi les « envahisseurs » entrés à Ceuta », le journal « El Español » a rapporté comment les autorités espagnoles ont réussi à identifier des agents présumés parmi les foules de personnes qui sont entrées dans la ville autonome.  « La Garde civile a détecté la présence à Ceuta d’agents présumés des services de renseignement marocains infiltrés parmi les groupes de migrants entrés irrégulièrement dans la ville autonome lors de la dernière vague de migration », a révélé le journal citant des sources de l’état-major général de l’armée. Selon les mêmes sources, l’identification a été effectuée grâce au système de vidéosurveillance déployé sur le périmètre frontalier, qui a permis aux analystes de suivre en temps réel les mouvements enregistrés lors des entrées massives des 30 et 31 juillet.

« Il ne s’agirait pas d’un incident isolé »
Selon les sources consultées par le journal, la présence d’agents des services de renseignement marocains qui se sont mêlés aux migrants lors de l’assaut contre Ceuta, ne serait pas un incident isolé, mais une situation déjà constatée lors d’autres crises migratoires enregistrées à Ceuta et à Melilla. Les responsables de la surveillance par caméra auraient attribué la présence de certains individus lors des passages massifs aux services de renseignement marocains, dans le but de surveiller l’opération sur le terrain et d’observer la réaction des forces de sécurité de l’État. Par ailleurs, des sources au sein des services de renseignement espagnols, citées par le journal, estiment qu’une opération de cette nature correspondrait à un schéma typique de ce qu’on appelle la guerre hybride.

« La pression marocaine se poursuit sur Ceuta »
Ces mêmes sources situent cette invasion orchestrée par Mohammed VI dans un contexte de tensions diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc. Parmi les facteurs qu’ils évoquent figurent la récente décision de la Cour suprême concernant les retours aux frontières et le voyage du président du gouvernement, Pedro Sánchez, en Algérie, circonstances qui, selon leur évaluation, auraient accru la pression sur la frontière de Ceuta. D’après les données publiées par le ministère de l’Intérieur, environ
50 000 personnes sont entrées à Ceuta les 30 et 31 juillet, même si un nombre important d’entre elles sont ensuite retournées au Maroc. Le président de la ville autonome, Juan Vivas, avance le chiffre de 60 000. Les mêmes sources policières affirment que le Maroc conserve la capacité d’accroître ou de diminuer la pression migratoire à la frontière et estiment que les événements de cette semaine s’inscrivent dans une stratégie visant à tester la capacité de réaction des autorités espagnoles.
Vendredi dernier, le journal El Pais a révélé que les services de renseignement espagnols ne pensent pas que l’absence de contrôle marocain à la frontière soit due aux célébrations de la Fête du Trône.
F. G.

DRAME DE CEUTA : La responsabilité incombe au Makhzen

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« Un échec de la politique migratoire menée par l’Union européenne (UE) depuis de nombreuses années, non seulement en matière de régulation des migrations (ou de son absence), mais aussi quant à la manière dont l’UE se positionne dans le monde et aux politiques qu’elle mène envers les pays qu’elle considère comme partenaires ».
C’est en ces termes que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a réagi, ce vendredi, à ce qu’il a qualifié de « catastrophe humanitaire » à propos de l’entrée à l’enclave espagnole de Ceuta d’environ 60 000 marocains fuyant leur pays en contournant les contrôles frontaliers, un épisode qui s’est soldé par 67 décès, certains se sont noyés en tentant de traverser, d’autres ont péri dans la bousculade ou en essayant d’escalader la barrière rocheuse et la clôture séparant le Maroc et Ceuta. « Nous ne pouvons pas ne pas reconnaître que cela représente l’effondrement de la politique migratoire que l’Union européenne a suivie pendant de nombreuses années ». La gravité de la situation a amené l’UE à convoquer vidéoconférence extraordinaire qui se tiendra mardi. Les observateurs ont noté que la vague de migration irrégulière ne s’est pas limitée à Ceuta, mais elle a atteint la ville de Melilla qui a connu également d’importantes tentatives de franchissement depuis le Maroc, poussant les autorités espagnoles à renforcer leur dispositif de sécurité et à durcir les mesures de contrôle le long du périmètre des deux enclaves espagnoles, en prévision de la poursuite de l’afflux de migrants. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, avait affirmé vendredi depuis l’enclave espagnole de Ceuta que l’afflux massif de migrants irréguliers en provenance du Maroc au cours des dernières 24 heures représente une « atteinte à l’intégrité territoriale de l’Espagne », tout en soulignant que le gouvernement de son pays prendra toutes les mesures nécessaires pour reprendre le contrôle de la situation et garantir la sécurité des frontières. Pedro Sanchez a imputé la responsabilité de la vague d’immigration irrégulière aux réseaux de traite des êtres humains, estimant qu’ils ont exploité la situation actuelle pour pousser des milliers de migrants à tenter de traverser vers l’enclave espagnole. Des médias internationaux soutiennent que la responsabilité incombe au Makhzen qui utilise la carte de la migration illégale pour faire pression sur l’Espagne. Selon eux, les autorités marocaines ont activement encouragé des milliers de personnes à franchir la frontière vers la ville espagnole de Ceuta. Ils rappellent que le Maroc a déjà utilisé auparavant les migrants comme moyen de pression pour obtenir des concessions de Madrid et citent le cas des 8000 migrants illégaux entrés à Ceuta en mai 2021, suite à un différend diplomatique entre Rabat et Madrid. Des jeunes marocains interrogés ce vendredi ont affirmé que les autorités marocaines ont ouvert la frontière de leur côté pour laisser tout le monde passer. Les migrants ont même été encouragés par la police marocaine à traverser la frontière marocaine. Les autorités espagnoles qui ont annoncé avoir renvoyé les migrants illégaux craignent qu’une nouvelle vague ne tente de passer la frontière. Elles ont commencé samedi l’installation d’une barrière flottante au large de Ceuta, après le retour au calme et l’arrêt des tentatives de passage massifs dans la nuit, Le drame de Ceuta révèle l’aggravation de la situation sociale de la grande masse des Marocains poussés vers la pauvreté par le Makhzen qui se préoccupe uniquement de défendre les intérêts des puissances occidentales dans la région dans le cadre de partenariats stratégiques avec ces pays. En retour, des pays membres de l’UE, dont la France, ferment les yeux sur la misère qui marque la situation sociale du peuple marocain, et qui pousse une grande partie d’entre eux à fuir par milliers. Au contraire, ces pays occidentaux ne cessent de flatter le Maroc pour ses prétendues réussites. Pour rappel, le Maroc a normalisé ses relations avec l’entité sioniste dont il est devenu l’instrument tout comme il est l’instrument des manœuvres des Émirats dans la région.
M’hamed Rebah

PRÉVENTION DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES : Le ministère de la Solidarité intensifie sa campagne de sensibilisation

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Alors que les températures estivales favorisent la prolifération des bactéries et augmentent les risques d’intoxications alimentaires, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme s’est associé à la campagne nationale de sensibilisation et de prévention lancée jeudi par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national sous le slogan : « Faites de l’alimentation saine un mode de vie permanent ».  Dans un communiqué rendu public, le ministère explique que cette participation s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer la sensibilisation des citoyens et à promouvoir l’adoption de comportements alimentaires sains. La campagne se déroule tout au long de l’été, une période marquée par une hausse des températures et, par conséquent, par une recrudescence des risques d’intoxications alimentaires.  Le département souligne que son action s’inscrit dans sa mission de sensibilisation auprès des familles et des catégories prises en charge, en encourageant une alimentation équilibrée, le respect des règles d’hygiène et l’adoption de comportements préventifs afin de limiter les pratiques à risque qui se multiplient durant la saison estivale.
 
Des actions de proximité à travers tout le pays
Pour mener à bien cette opération, les directions de l’Action sociale et de la Solidarité (DASS) ont été mobilisées dans l’ensemble des wilayas, aux côtés des cellules de proximité de solidarité, en coordination avec les autorités locales et les associations de la société civile.  Le programme prévoit des campagnes de sensibilisation dans les places publiques, les marchés, les commerces, les quartiers et les zones d’habitation afin de diffuser les messages de prévention au plus près des citoyens. Des rencontres d’information, des conférences et des séances de sensibilisation sont également organisées au profit des familles, des enfants et des personnes âgées, tandis que des émissions sont diffusées sur les différentes radios régionales.  À cette occasion, des dépliants et des supports d’information rappelant les bonnes pratiques en matière d’hygiène alimentaire, de conservation, de préparation et de consommation des aliments sont distribués au public.
 
La prévention ne peut remplacer les contrôles
Si les campagnes de sensibilisation demeurent indispensables pour encourager les bons réflexes chez les consommateurs, elles ne sauraient, à elles seules, prévenir les intoxications alimentaires. En période de fortes chaleurs, les risques sanitaires sont également liés au respect des normes d’hygiène par les professionnels. Boulangeries, restaurants, fast-foods, pâtisseries ou encore commerces alimentaires sont appelés à observer scrupuleusement les règles de conservation et de manipulation des denrées. Or, certains établissements continuent de faire preuve de négligence, privilégiant parfois des considérations commerciales au détriment de la sécurité sanitaire des consommateurs. Par ailleurs, la période estivale est propice à la prolifération des cafards, moustiques, rongeurs et autres nuisibles, susceptibles de contaminer les denrées alimentaires. Dans ce contexte, plusieurs observateurs relèvent que les campagnes de désinsectisation et de dératisation semblent moins visibles dans certaines communes, alors qu’elles constituent un maillon essentiel de la prévention. Au-delà de la sensibilisation, de nombreux citoyens estiment ainsi qu’un renforcement des contrôles sanitaires, des inspections de terrain et des opérations de lutte contre les nuisibles demeure indispensable pour garantir une meilleure protection de la santé publique pendant la saison estivale.
A. N.

SUITE À L’ACCIDENT ROUTIER DE BOUMERDÈS : Le président Tebboune reçoit un appel de son homologue mauritanien

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Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu un appel téléphonique de son frère, le président de la République islamique de Mauritanie, pays frère, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui lui a présenté ses sincères condoléances, suite au tragique accident survenu vendredi dans la wilaya de Boumerdès, ayant coûté la vie à plusieurs citoyens, a indiqué la présidence de la République. « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu aujourd’hui un appel téléphonique de son frère, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président de la République islamique de Mauritanie, pays frère, qui lui a présenté, en son nom personnel et au nom du peuple mauritanien, ses sincères condoléances suite au tragique accident de bus survenu à Boumerdès », selon la présidence de la République. Le Président mauritanien a également présenté ses condoléances au peuple algérien ainsi qu’aux familles des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, selon la même source. À son tour, le président de la République a adressé à son frère Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ses vifs remerciements et sa gratitude, souhaitant au peuple mauritanien frère prospérité, stabilité et développement.
L.Zeggane 

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