mercredi 30 septembre 2026
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DISCOURS MAGISTRAL D’ATTAF TRADUISANT LA CONSTANCE DE NOTRE DIPLOMATIE : L’Algérie acclamée à l’ONU

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Porte-voix de l’Afrique contre l’injustice historique infligée au continent au sein de la communauté internationale, défenseur infaillible des causes palestinienne et sahraouie, respectueux de l’indépendance des pays souverains et expert dans la lutte contre le terrorisme, l’Algérie ne change pas ses principes au gré du vent et ne tremble pas devant le diktat des puissants. Une posture qui suscite l’admiration des amis et force le respect des ennemis.

C’est tout à l’honneur de la diplomatie algérienne qui a eu droit, hier, après un discours magistral d’Ahmed Attaf à la tribune de l’ONU, à l’occasion de la 81e session de son assemblée générale où il a porté haut la voix de l’Afrique et des peuples opprimés qui aspirent légitimement à la liberté, à l’indépendance et à l’autodétermination. Le ministre d’État Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a entamé son allocution en présentant un monde, aujourd’hui, qui se trouve à la croisée des chemins et qui est marqué notamment par des tensions croissantes, des zones de conflits qui gagnent du terrain et des crises qui s’accentuent.  Un contexte dans lequel, a-t-il fait allusion au thème adossé à la 81e session de l’AGNU, « le niveau de confiance entre les nations recule, le repli sur soi et la polarisation s’aggravent et les égoïsmes et les exclusions imposent leur domination au détriment de la coopération ». Le chef de la diplomatie nationale n’a pas tardé à pointer du doigt une crise sérieuse du système international, appelant dans ce sens à une révision profonde du système onusien. Attaf s’est, dans ce sens, interrogé : « Comment restaurer la confiance dans un système international dont la confiance dans les règles et les institutions a été ébranlée ? » Une question légitime sachant que la légalité et le droit internationaux font l’objet de violations systématiques en Palestine, au Sahara occidental, au Soudan…

« La réforme est une nécessité, pas un luxe »

« La réforme du système des Nations Unies n’est plus un luxe institutionnel, ni un choix pouvant être reporté indéfiniment, elle est devenue une nécessité imposée par les mutations profondes qu’a connues le monde, ainsi que par le besoin d’un système international plus juste, plus représentatif et plus équitable », a ainsi plaidé Attaf. De ce fait, a-t-il souligné, « on ne peut pas demander aux peuples d’avoir confiance dans l’action multilatérale si ses institutions continuent de refléter les équilibres d’un monde révolu », « on ne peut pas parler de justice internationale tant que les déséquilibres historiques qui marquent encore la structure de la prise de décision internationale ne sont pas traités » et qu’« on ne peut pas plaider en faveur de la paix et de la sécurité internationales si le système des relations internationales continue de privilégier le recours aux guerres comme outil de résolution des conflits. » Question qui coule de source, Attaf a, portant haut la voix de l’Afrique et plaidant au nom de l’Algérie, appelé à « réformer le Conseil de sécurité de manière profonde pour le rendre plus représentatif, plus juste et plus efficace, et mettre fin à la sélectivité et à la politique de deux poids, deux mesures dans l’application du droit international. » Il s’agit ainsi d’accorder à l’Union africaine des sièges au sein du Conseil de sécurité comme revendication devant réparer un tort historique infligé à notre continent.  

Appel à la désescalade dans le Golfe et le Moyen-Orient 

Concernant la situation dans le Golfe et le Moyen-Orient, Attaf a indiqué que l’Algérie « suit avec une vive préoccupation la poursuite de l’escalade » dans la région, où se déroule « un conflit qui pèse lourdement sur les États » de cette même région et leurs peuples, « ébranle leur sécurité et leur stabilité, et menace le bien-être et le développement de leurs populations qui se sont retrouvées otages de calculs qui ne sont pas les leurs, et d’intérêts qui ne sont pas les leurs. » À ce titre, l’Algérie a réitéré sa condamnation de la violation de la souveraineté des États de la région et de l’intégrité de leur territoire, insistant sur la nécessité de la désescalade et du respect du droit international dans la résolution des tensions, des différends et des conflits. L’Algérie a également condamné la poursuite des agressions israéliennes contre les pays de la région, notamment la Syrie et le Liban, ainsi que ses tentatives de diviser la Somalie en lui inventant faussement une région qui aspirerait à l’indépendance.

L’occupation fait évaporer l’espoir de paix à Ghaza 

Sur la question palestinienne, et comme il fallait s’y attendre, l’Algérie a déploré « la poursuite de la tragédie humaine à cause de l’occupation israélienne » qui continue à faucher des vies de civils palestiniens, dont un grand nombre d’enfants et de femmes. « Nous avons espéré, avec la communauté internationale, le meilleur, suite au cessez-le-feu à Ghaza entré en vigueur il y a environ onze mois, dans l’espoir que cela soit le début d’un parcours mettant fin à la souffrance des civils et ouvrant la voie à une solution politique durable », a déclaré Attaf, soulignant que cet « espoir s’est vite évaporé et a disparu, face à la poursuite des politiques coloniales de l’occupant et à son reniement habituel des accords conclus et des engagements pris. » L’occasion de réitérer la position immuable de l’Algérie, notamment « son soutien total et inconditionnel aux droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien, en tête desquels son droit naturel et légitime à établir son État indépendant, pleinement souverain, avec Al-Qods Al-Sharif pour capitale. »

L’Algérie toujours derrière le peuple sahraoui 

Attaf a, ensuite, enchaîné avec l’autre cause juste qui est le Sahara occidental, soulignant, là encore, que l’Algérie « réaffirme sa position de principe soutenant le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, partant de sa conviction profonde que les questions de décolonisation ne se règlent pas par la logique du fait accompli, mais en permettant aux peuples d’exercer leurs droits consacrés par la légalité internationale. Un exercice plein, un exercice non dénaturé et un exercice non tronqué. » Dans la perspective d’un règlement politique, juste et équitable de la question sahraouie, l’Algérie réitère son soutien à « des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, au début de cette année, sous l’égide de l’ONU avec l’aide des États-Unis d’Amérique. » Attaf a souligné à ce sujet que l’Algérie affirme que le succès du processus de négociation exige « l’engagement des deux parties au conflit de bonne foi, et avec une volonté sincère de parvenir à une solution politique juste, durable et acceptable pour les deux, loin de la logique des diktats et des marchandages », ajoutant que l’Algérie souligne également que « tout processus de négociation sérieux ne peut être viable que dans le cadre de la référence onusienne pertinente, et le respect de la doctrine immuable des Nations Unies en matière de décolonisation. » Voilà qui est dit ! Attaf a rappelé, par ailleurs, que le seul représentant légitime du peuple sahraoui est le Front Polisario.

La main tendue au Sahel 


Sur le Sahel, Attaf a déclaré, référence faite au président Abdelmadjid Tebboune, que l’Algérie propose une approche fondée sur le soutien à la sécurité des pays de la région, l’accompagnement de leurs efforts de développement, l’encouragement de la réconciliation et du dialogue, et le traitement des causes qui alimentent l’instabilité, tout en respectant la souveraineté des États, leur intégrité territoriale et les choix de leurs peuples. « De par sa position de pays voisin et de pays frère, et fidèle à ses démarches de solidarité historiques, l’Algérie restera prête à accompagner les pays du Sahel subsaharien face aux défis sécuritaires et de développement, à tendre la main, et à soutenir les solutions politiques qui préservent la stabilité de la région et ouvrent à ses peuples des horizons plus larges de développement et de progrès », a soutenu Attaf.

Juste reconnaissance à une diplomatie de haut niveau  


Sur la Libye, Attaf a souligné que cette question est la preuve que « les crises prolongées ne trouvent pas leur chemin vers une solution par l’approfondissement des divisions, mais par le dialogue, la réconciliation et l’unification des institutions. » Il a, en ce sens, appelé à une solution politique pacifique et inclusive menée par les Libyens eux-mêmes, comme elle réitère son soutien aux efforts des Nations Unies et sa confiance en sa capacité à accompagner les Libyens vers un règlement qui préserve l’unité de leur pays et de ses institutions. » 

Il convient de souligner un fait remarquable qui s’est produit juste après la fin du discours magistral du chef de la diplomatie nationale qui a eu droit à une standing-ovation ayant retenti dans toute la salle plénière. De plus, Attaf s’est vu défiler devant lui les représentants de délégations de plusieurs pays, notamment africains, pour le saluer et lui témoigner de leur reconnaissance pour les positions honorables de l’Algérie. Un geste qui traduit tout le respect voué à l’Algérie et la grandeur de sa diplomatie.

Farid Guellil

LE PRÉSIDENT TEBBOUNE AU SOMMET VIRTUEL DE L’UA SUR LE SOUDAN DU SUD : « Il faut s’engager dans un dialogue politique »

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a appelé toutes les parties signataires de l’accord de paix revitalisé au Soudan du Sud à s’engager de manière active et positive dans un dialogue politique inclusif et constructif. Le Président a, dans son discours livré hier au sommet virtuel du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan du Sud (C5), dit que l’intérêt supérieur doit primer sur les calculs conjoncturels. Il a affirmé que le Soudan du Sud se trouve à l’orée d’une étape charnière avec l’approche du processus électoral, dont l’achèvement représentera un moment décisif dans l’histoire de cet État. Le Président a estimé que ces élections, attendues avec impatience par le peuple du Soudan du Sud, font face à des défis chroniques et réels, avec le risque de remise en question des acquis réalisés ces dernières années. Il a salué les efforts intensifs déployés cette année par l’UA, ainsi que l’engagement ferme des autorités de transition à aller de l’avant dans le processus électoral, qui a connu certains progrès, y compris l’enregistrement des partis politiques et des ajustements techniques sur deux articles de l’accord de paix revitalisé. Il a précisé toutefois que « la situation sur le terrain reste préoccupante à tous les niveaux : politique, sécuritaire et humanitaire. Le Président de la République a indiqué que l’état de blocage politique entre les signataires de l’accord a un impact majeur sur l’ensemble du processus de transition, et sur l’avenir de l’accord lui-même. Il a ajouté que le maintien du statu quo laisse les risques subsister en l’absence de ressources, de consensus politique et d’une paix durable. Le Président a insisté sur le soutien à ce pays frère pour progresser dans ce processus visant à mettre fin à la crise interne qui dure depuis longtemps, à travers une évaluation claire de sa situation actuelle et la définition des mesures urgentes à prendre. Il a souligné que l’accord de paix demeure le cadre politique légitime et capable de surmonter la crise actuelle, affirmant en même temps que le peuple Sud-Soudanais est le seul décideur de son avenir. Le Président de la République a également salué l’initiative de l’Afrique du Sud, en sa qualité de présidente du groupe « C5 », d’accueillir un dialogue politique entre les parties signataires de l’accord de paix revitalisé, la considérant comme une étape extrêmement importante pour faire avancer le processus politique.

F.G.

CRASH DU VOL AH5017 : Swiftair condamnée à l’amende maximale pour homicides involontaires

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La compagnie espagnole Swiftair, propriétaire du MD-83 affrété par Air Algérie qui s’était écrasé en plein Sahel le 24 juillet 2014, a été condamnée lundi, à la peine maximale de 225 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour homicides involontaires.  La juridiction a ainsi suivi les réquisitions du parquet lors du procès en mars dernier.  Douze ans après le crash d’un avion Air Algérie dans le nord du Mali, le tribunal correctionnel de Paris a retenu que des négligences de la compagnie espagnole dans la formation et l’entraînement de l’équipage du vol AH5017 Ouagadougou-Alger ont « contribué de façon certaine à l’accident », qui avait fait 116 morts.  Lors du procès, les juges ont estimé que des manquements graves avaient joué un rôle dans le drame, l’équipage n’ayant pas su réagir de façon adaptée pour éviter l’accident.
A. N. 

UNE TRANSFORMATION À GRANDE ÉCHELLE SE DESSINE À L’HORIZON 2027 : 60 milliards DA injectés pour équiper les ports

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Le secteur portuaire s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa modernisation. À l’horizon 2027, plusieurs infrastructures stratégiques devraient voir leurs capacités considérablement renforcées, à la faveur de projets d’extension, de modernisation des équipements et de développement des activités logistiques.
D’Arzew à Annaba, en passant par Djen Djen, les chantiers engagés visent à accompagner la progression des échanges, à renforcer l’attractivité des infrastructures et à créer de nouvelles capacités au service de l’économie nationale. Cette dynamique s’appuie sur des investissements importants ; 60 milliards de dinars ont été mobilisés depuis 2025 pour l’équipement des ports, dont 21 milliards de dinars en 2026, tandis que plusieurs projets structurants affichent déjà des taux d’avancement significatifs. C’est d’ailleurs, ce qu’a détaillé le président-directeur général du Groupe des services portuaires (Serport), Ali Boularas, lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne 1 de la Radio algérienne. Au port d’Arzew, dans la wilaya d’Oran, les travaux d’extension ont atteint 61 % d’avancement. Le projet, dont l’achèvement est prévu en 2027, doit porter la superficie totale de l’infrastructure à 55 hectares. Cette extension revêt une importance particulière pour l’ouest du pays, compte tenu du rôle stratégique du port dans les échanges commerciaux. L’augmentation des capacités devrait permettre de renforcer la prise en charge des flux et d’accompagner la dynamique économique de la région.
À Annaba, un autre chantier majeur avance à un rythme soutenu. Le port, appelé à jouer un rôle important dans la chaîne logistique liée à la filière des phosphates, disposera d’une capacité de traitement de 10 millions de tonnes de phosphate intégré. Le taux d’avancement des travaux atteint actuellement 55 %, avec une livraison annoncée pour mars 2027. Au-delà de l’augmentation des capacités portuaires, le projet devrait également générer un impact significatif sur l’emploi. Entre 5 000 et 10 000 postes de travail pourraient ainsi être créés, selon le responsable de Serport.
À Jijel, le port de Djen Djen s’inscrit également dans cette dynamique d’expansion. L’infrastructure traite déjà plus de 10 000 conteneurs, tandis que les capacités sont appelées à progresser avec un objectif de 20 000 conteneurs. Cette montée en puissance doit consolider la vocation logistique du port et renforcer sa contribution au développement du transport maritime de marchandises.

L’électrification des quais au cœur de la transition environnementale
La modernisation du réseau portuaire ne se limite toutefois pas à l’augmentation des capacités. Une feuille de route pour l’électrification des quais a été mise en place, avec les ports d’Alger et de Mostaganem comme premières étapes. Le principe consiste à permettre aux navires à quai d’utiliser l’alimentation électrique terrestre plutôt que de maintenir leurs moteurs en fonctionnement. Cette orientation doit contribuer à réduire les émissions polluantes et à favoriser l’utilisation d’énergies plus propres dans les infrastructures portuaires. Cette dimension environnementale vient ainsi compléter les investissements consacrés à l’extension et à la modernisation des équipements.

Une stratégie pour renforcer la compétitivité des ports
Selon Ali Boularas, une stratégie intégrée est également déployée au niveau des entreprises portuaires afin d’améliorer l’efficacité et la compétitivité de l’ensemble du système. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux exigences de l’économie nationale, tout en renforçant l’ouverture de l’Algérie sur son environnement régional. Le développement des compétences figure également parmi les axes de cette stratégie. Un centre spécialisé dans la formation des cadres dans les domaines portuaire et maritime doit être créé dans la wilaya de Mostaganem, afin d’accompagner l’évolution des métiers et les besoins en compétences du secteur.

Moderniser les équipements
Cette transformation repose enfin sur un effort financier conséquent. Depuis 2025, 60 milliards de dinars ont été mobilisés pour l’équipement des ports, dont 21 milliards de dinars au titre de 2026 pour l’acquisition de nouveaux matériels. À travers ces investissements, les ports algériens cherchent à franchir un nouveau cap: augmenter leurs capacités, améliorer la fluidité du traitement des marchandises, soutenir les activités industrielles et commerciales et inscrire progressivement les infrastructures portuaires dans une logique de performance et de transition énergétique.
Sarah O.

LE SITE « EL ESPAÑOL » PUBLIE LES PREUVES DE L’IMPLICATION DU MAKHZEN DANS LA CRISE DE CEUTA : « L’armée marocaine a organisé et encadré l’invasion »

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La presse espagnole avait, depuis l’apparition des premiers groupes de clandestins qui avaient, les 30 et 31 juillet derniers, envahi l’enclave de Ceuta, relevé la présence de policiers et de gendarmes marocains dans le flot des assaillants.
Ces affirmations avaient suscité une réaction du Makhzen qui avait démenti les révélations de la presse espagnole tout en mettant en cause les réseaux de la mafia de l’émigration clandestine, une sortie qui n’a pas convaincu. Aujourd’hui c’est un rapport des services de renseignements espagnols qui vient apporter les preuves de l’implication de l’armée espagnole dans les événements qu’a connus l’enclave et les éléments qui mettent au jour une infiltration d’éléments marocains parmi la population de l’enclave.
Le site d’information « El Español » qui a consulté des documents classifiés des services de renseignement espagnols a révélé la présence de 72 militaires marocains identifiés parmi les envahisseurs de l’enclave de Ceuta. Ces rapports décrivent l’armée marocaine comme un « centre de gravité » pour le financement et le contrôle des groupes d’envahisseurs. Ils comprennent également 50 photos de soldats et d’officiers de Rabat, identifiés dont certains auraient surveillé les troupes espagnoles. Le site révèle même un comportement suspect de ces agents marocains infiltrés,  « qui logent dans des maisons privées, pratiquent des sports en groupe et perçoivent fréquemment des revenus de l’autre côté de la frontière », ce qui prouve qu’ils sont en mission commandée.

Les preuves s’accumulent et enfoncent le Makhzen
Les trois rapports consultés par « El Español » précisent que les 72 militaires marocains identifiés, 22 d’entre eux appartiennent aux services secrets de Rabat et que 50 autres sont des militaires actifs infiltrés dans l’opération.
D’après des informations obtenues en exclusivité par ce site d’information, le comportement des militaires marocains infiltrés est le suivant : « ils sont toujours attentifs à leur environnement ». Par ailleurs, les renseignements recueillis par l’Espagne indiquent que les militaires marocains sont logés dans des appartements privés, où ils disposent du nécessaire à leur survie. D’autre part, le groupe de 22 agents du renseignement marocains sont les « cerveaux » qui décident des points vulnérables à attaquer et qui évaluent également la capacité de réaction des forces espagnoles. Mais leur objectif principal est précisément de transmettre aux 50 autres soldats l’ordre d’attaquer la ville et de semer la peur parmi les habitants de Ceuta. « Ils sont chargés de fixer, par exemple, les fausses dates d’une autre prétendue invasion.  Dans ses révélations, le site indique qu’iI n’existe pas de hiérarchie établie au sein de la structure des soldats de Rabat infiltrés dans l’enclave. Les rapports les décrivent comme des « centres de gravité ». Les militaires marocains sont au centre, et différents types de réseaux se ramifient à partir d’eux. « Par exemple, un agent des services de renseignement marocains donne un ordre à l’un des cinquante soldats infiltrés dans la rue. Et c’est ce qui explique dans une large mesure le climat d’insécurité nourrit par des actes des clandestins infiltrés et qui ont trouvé refuge dans des foyers aménagés par le gouvernement central.
Selon les révélations d’un haut responsable militaire espagnol, ils ont constaté une tendance chez les personnes qui traversent la frontière avec des mallettes, se rendent à un endroit précis de Ceuta, y restent pendant une courte période, puis retournent au Maroc. « Outre la nourriture qui leur est fournie quotidiennement, dans de nombreux camps, nous voyons des groupes de migrants arriver avec plus de 30 miches de pain, des œufs, du poulet, des boissons et divers autres aliments, qu’ils distribuent sans rien demander en retour. Et cela se produit tous les jours », explique-t-il. Une fois que le financement, l’approvisionnement alimentaire et la sélection des personnes chargées d’exécuter les ordres passés sont maîtrisés, le plan est mis en œuvre. « Les attaques contre les militaires n’étaient pas des actes aléatoires. L’incendie dans les montagnes n’était pas un incident isolé. L’invasion de certains appartements surpeuplés a également été ordonnée. Les mafias qui contrôlent les bateaux de trafic de drogue vers la péninsule disposent désormais de nouveaux équipements et transportent jusqu’à 20 personnes par voyage », a déclaré le haut responsable militaire. Cela explique dans une large mesure, comment l’enclave est devenue la plaque tournante du trafic de drogue qui alimente le marché européen et comment elle est devenue une porte d’entrée vers l’espace Schengen pour des masses de clandestins.
Les 72 soldats marocains infiltrés au sein du groupe ont été identifiés sur une cinquantaine de photographies figurant dans les rapports. Par ailleurs, sept réservistes se sont volontairement présentés à la Police nationale pour confirmer leur identité. 

Les Ceutiens attendent une réponse ferme de Sanchez
Les rapports des services de renseignement espagnols décrivent le morphotype des envahisseurs qui ne répond pas à celui d’un clandestin venu chercher une vie meilleure en Europe mais plutôt celui d‘un militaire en opération secrète. « L’un des critères d’identification était l’âge. Le premier jour, selon le rapport du Centre national pour l’immigration et les frontières (CENIF) , les hommes qui traversaient la frontière étaient âgés de 15 à 25 ans , portaient des combinaisons de plongée et utilisaient des gilets de sauvetage. Le deuxième jour, le profil des personnes présentes a évolué : on y trouvait des personnes jusqu’à 40 ans, des familles entières et de jeunes enfants. Ils étaient vêtus de vêtements de sport et de tongs, sans équipement spécifique comme des combinaisons de plongée ou des palmes. Et lors de la troisième vague, le profil était à nouveau celui de jeunes de 15 à 25 ans, équipés pour traverser à la nage.  Le point commun entre les personnes qui ont traversé est qu’elles n’étaient pas des chefs, qu’elles s’occupaient d’elles-mêmes et de leur subsistance, et que leur condition physique n’était pas caractérisée par une musculature bien développée », explique la même source.  Cependant, au fil des jours, révélé « El  Español », les services de renseignement espagnols ont remarqué un changement à Ceuta : chaque jour, vers 8 heures du matin, des groupes se répartissaient dans des zones moins visibles et sortaient pour faire de l’exercice.
« Nous avons alors commencé à observer un comportement atypique et typique des militaires : un emploi du temps précis, des changements d’itinéraires habituels, et le fait que ces personnes, âgées de 30 à 45 ans, présentent une musculature très développée, en plus d’un physique assez courant dans les forces armées marocaines, sans tatouages ni cicatrices sur les bras liés à une quelconque organisation criminelle », ajoute-t-il.  Ces révélations interviennent alors que la population de Ceuta attend toujours une réponse ferme du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. Les habitants estiment qu’ils font face à une agression et une tentative d’invasion, décidée, coordonnée et menée par le Maroc au moment où le gouvernement de Madrid continue de gérer les événements comme une simple vague de clandestins qui pourraient être canalisée par le recours à un détachement de policiers anti-émeutes.    
Slimane B.

ATTAQUES CONTRE LA MOSQUÉE AL-AQSA : Le Makhzen confirme sa servilité à l’entité sioniste

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Lundi, le Waqf d’El-Qods a annoncé que 1 222 sionistes ont pris d’assaut l’esplanade des Mosquées, sous la protection de policiers lourdement armés et en présence de leur ministre de la Sécurité nationale.
Le Waqf a indiqué que les sionistes sont entrés dans la mosquée par groupes successifs par la porte des Maghrébins et ont accompli des rituels et des prières talmudiques, notamment dans la partie orientale de la mosquée, poursuivant ainsi les violations répétées du statu quo historique et juridique. Ces incursions de colons et de hauts responsables sionistes se poursuivaient pour le troisième jour consécutif dans la mosquée Al-Aqsa, pendant que les autorités sionistes d’occupation empêchent de nombreux musulmans d’entrer dans la mosquée lors de ces incursions. Face à cette situation, le président du Comité El-Qods, qui n’est autre que le roi du Maroc, garde le silence et regarde ailleurs. Il a adressé des télégrammes aux dirigeants saoudiens à propos de prétendues tentatives d’attaques contre La Mecque et Médine estimant hypocritement qu' »elles constituaient une atteinte aux sentiments des quelque 1,8 milliard de musulmans dans le monde ». Mais les attaques réelles au vu et au su de tous, menées par l’entité sioniste contre la Mosquée d’Al-Aqsa, sont complètement ignorées, de même que le génocide contre la population palestinienne à Ghaza et en Cisjordanie. Au contraire, le Makhzen continue de dérouler le tapis rouge pour accueillir les criminels sionistes. Le Maroc et l’entité sioniste prévoient d’ouvrir chacun une ambassade, comme cela é été annoncé mercredi 16 septembre à New York, sous l’égide des États-Unis. Sur ce fait, une nouvelle vague de protestations a éclaté au Maroc, rejetant la normalisation des relations entre le régime du Makhzen et l’entité sioniste. Des centaines de citoyens ont participé à des manifestations dans plusieurs grandes villes, à l’appel du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation. 76 manifestations ont été organisées dans 45 villes, afin d’exprimer une solidarité absolue avec la cause palestinienne. Les protestations se sont concentrées dans des lieux stratégiques, notamment Casablanca, la capitale économique, Meknès, Beni Mellal, Tétouan, Agadir et Tanger. Le roi du Maroc fait la sourde oreille à ces appels du peuple marocain de rompre avec l’entité sioniste, qui piétine chaque jour  la Mosquée d’Al-Aqsa. Le Maroc a donné récemment une nouvelle preuve de sa servilité à l’égard de l’entité sioniste. En effet, alors que l’Algérie ainsi que plusieurs pays se sont retirés, jeudi, de la salle où se tenait la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, lorsqu’un responsable sioniste entamait son discours, les représentants des Émirats arabes unis et du Maroc étaient restés sur place pour suivre l’intervention du responsable sioniste. Le retrait de l’Algérie et de nombreux pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique Latine, des Caraïbes et d’Océanie, soutenant le peuple palestinien, a été décidé pour protester contre la politique criminelle de l’entité sioniste qui a fait, depuis le 7 octobre 2023, 73 928 martyrs et 175305 blessés, selon le dernier bilan rendu public par les autorités palestiniennes qui font également état de nombreux corps ensevelis sous les décombres. De même que les autorités sionistes ciblent quotidiennement les Palestiniens par des campagnes d’arrestations, notamment à El-Qods et en Cisjordanie occupées. Les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc sont restés sur place en totale contradiction avec leurs discours sur leur prétendu soutien aux droits des Palestiniens. Le fait que les représentants du petit État du Golfe et du Makhzen soient restés sur place pour écouter le discours, reflète le soutien qu’ils apportent à l’occupation sioniste en opposition flagrante avec les aspirations de l’opinion publique arabe et islamique, en somme un acte de trahison de la cause centrale de toute une nation.
M. R.

HUITIÈME SESSION DE LA RÉUNION DE HAUT NIVEAU ALGÉRO-ESPAGNOLE : Alger et Madrid accélèrent les préparatifs

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Les préparatifs en cours de la huitième session de la Réunion de haut niveau algéro-espagnole prévue octobre prochain, dont les travaux se tiendront à Madrid au cours des prochaines semaines, ont été évoqués par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères et mondiales, Diego Martinez Belio, qui ont coprésidé, ce lundi à Madrid, les travaux de la session des consultations politiques algéro-espagnoles.
Le communiqué du ministère qui donne l’information précise que les deux parties ont souligné que ce rendez-vous bilatéral important constituera une opportunité pour évaluer les différents aspects de la coopération entre les deux pays et définir de nouvelles perspectives prometteuses pour le partenariat bilatéral dans divers domaines.  De plus, « il a été procédé à la présentation des projets d’accords bilatéraux et des mémorandums d’entente actuellement à l’étude, qui devraient être signés à l’occasion de la tenue de ce mécanisme », ajoute le communiqué. L’état des relations algéro-espagnoles dans différents domaines a été passé en revue par les deux parties. Elles ont connu une forte impulsion, en adéquation avec la dynamique positive marquant les relations entre les deux pays ces derniers temps, indique le communiqué qui rappelle la récente visite effectuée, à l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune, par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en Algérie le 20 juillet 2026, ainsi que par les décisions importantes qui en découlent visant, dans leur ensemble, à diversifier les domaines de coopération entre les deux pays, outre la rencontre ayant réuni le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, et le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, en marge des travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) ». Les questions internationales et régionales d’intérêt commun ont fait l’objet d’échanges de vues, à la lumière des derniers développements au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur la paix et la sécurité internationales, ainsi que sur l’économie mondiale. La question palestinienne, la question du Sahara occidental, et la situation dans la région du Sahel et en Libye ont également été évoquées, outre le partenariat euro-méditerranéen.

Le volet économique
La même source ajoute qu’au volet économique, les deux parties ont exprimé leur « satisfaction du niveau des échanges commerciaux entre les deux pays, lesquels ont connu une nette progression ces dernières années », indiquant avoir relevé « l’importance d’encourager l’investissement productif en Algérie, compte tenu des énormes potentialités et des perspectives prometteuses dont dispose notre pays, en sus des avantages accordés aux entreprises étrangères dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement ». Elles ont aussi évoqué les relations de coopération entre l’Algérie et l’UE, ainsi que les voies et moyens de redynamiser ce partenariat », ajoute le communiqué.
Au terme des concertations, les deux parties se sont félicitées des « résultats des discussions, exprimant leur volonté de poursuivre l’action commune et d’intensifier la coordination, de manière à ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération bilatérale », conclut le communiqué du ministère. 
M’hamed Rebah

ÉLECTIONS LOCALES DU 28 NOVEMBRE : Vers un remodelage de la carte politique

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Les élections locales, prévues le 28 novembre 2026, pourraient constituer une étape allant au-delà du simple renouvellement des Assemblées locales et contribuer, selon le membre de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Ali Ben Zadi, à une reconfiguration partielle de la carte politique.
Cette évolution serait liée à la combinaison de nouveaux facteurs juridiques et géographiques, qui placent notamment les partis politiques face à un test de leurs implantations locales.   Invité de l’émission « Daïf Es-Sabah » de la Radio nationale, Ben Zadi a souligné que l’élection des membres des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW) constitue l’un des principaux rendez-vous électoraux nationaux, en raison de sa proximité directe avec les citoyens et de son rôle dans le choix de leurs représentants et la concrétisation du développement local.  Le responsable a également évoqué la désignation, à la fin du mois d’août 2026, de Saâd Arous à la tête de l’ANIE par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Selon Ben Zadi, cette nomination a suscité, des réactions favorables parmi des acteurs politiques et juridiques, qui y voient une étape importante dans la conduite de l’Institution électorale. Dans le cadre des préparatifs du scrutin, l’ANIE a engagé une restructuration de ses délégations et structures locales, avec notamment l’installation de coordinateurs de wilaya, l’organisation de rencontres régionales de coordination et le renforcement de la préparation sur le terrain. Cette réorganisation vise également à clarifier les prérogatives et les aspects logistiques, tout en consacrant le principe de neutralité prévu par la loi.
 
Des dispositions particulières pour les nouvelles wilayas
Concernant les nouvelles wilayas issues du nouveau découpage administratif, Ali Ben Zadi a assuré que l’ANIE a prévu les mécanismes nécessaires pour permettre le déroulement du scrutin du 28 novembre.
Il a notamment cité l’exemption de la collecte des signatures sur la base de la « wilaya mère », ainsi que le déploiement des coordinateurs sur le terrain, l’organisation de rencontres de formation et de réunions régionales et l’application stricte du principe de neutralité.
La préparation du scrutin intervient alors que la révision exceptionnelle des listes électorales s’est déroulée du 6 au 17 septembre 2026, avant les différentes étapes liées au dépôt et à l’examen des candidatures, à la campagne électorale et à la période de silence électoral, jusqu’au rendez-vous du 28 novembre.
Selon les données communiquées par Ben Zadi, le processus électoral mobilise d’importants moyens humains et logistiques, avec notamment plus de 13 000 centres de vote et 63 000 bureaux de vote à travers le pays.
Ania N.

Qualifications CAN 2027/Burundi 2 – Algérie 2 : Les Verts reviennent de loin

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Menée de deux buts après seulement douze minutes de jeu, la sélection algérienne de football a fait preuve d’une belle force de caractère pour arracher un précieux match nul (2-2) face au Burundi, hier à Bujumbura. Grâce à ce résultat décroché lors de la deuxième journée des éliminatoires, les Verts s’emparent provisoirement de la tête de leur groupe.
Le début de rencontre sur la pelouse synthétique du stade Intwari a pris des allures de cauchemar pour les hommes de Brahim Hemdani. Rapidement mis en difficulté, les Algériens ont concédé l’ouverture du score dès la 5e minute sur un but contre son camp de Farès Chaïbi. Les « Hirondelles » burundaises ont ensuite profité d’une mauvaise relance du capitaine Ramy Bensebaïni pour faire le break à la 12e minute. Il aura fallu attendre la demi-heure de jeu pour voir l’Algérie réagir. Très en vue durant le premier acte, Mohamed Bachir Belloumi a réduit la marque à la 30e minute sur la première véritable occasion franche de son équipe, relançant ainsi l’espoir. La fin de cette première période a toutefois été assombrie par la sortie sur blessure du milieu de terrain marseillais Himad Abdelli, contraint de céder sa place à Adam Zorgane dans le temps additionnel. Au retour des vestiaires, l’équipe nationale a affiché un visage beaucoup plus conquérant. Le sélectionneur national, qui avait opéré quatre changements dans son onze de départ par rapport à la victoire face à la Zambie (avec les titularisations d’Abada, Abdelli, Chiakha et Boulbina), a vu son équipe hausser le ton face à des Burundais soucieux de préserver leur avance. La délivrance est finalement intervenue à la 63e minute sur un coup de génie de Boulbina : un coup franc magistralement tiré qui a fini sa course en pleine lucarne. Souhaitant arracher la victoire, Brahim Hemdani a immédiatement lancé Mohamed Amine Amoura et Monsef Bakrar. Malgré une pression constante et de multiples offensives dans le dernier quart d’heure, le score en est resté là. À l’issue de cette confrontation, l’Algérie totalise quatre points et prend la première place provisoire du groupe I. Les Verts clôtureront leur rassemblement actuel par une rencontre amicale face au Niger, programmée mardi prochain à 20h30 au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou. La campagne qualificative reprendra ensuite en novembre pour les troisième et quatrième journées, avec une double confrontation très attendue face au Togo. Il convient de rappeler que les deux premiers de chaque groupe valideront leur ticket pour la phase finale de la CAN-2027, organisée conjointement par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.
R. S.

« HIMAYATEC » : APPELLE LE CONSOMMATEUR À LA VIGILANCE « Vérifiez avant de payer »

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L’Organisation algérienne de défense du consommateur « Himayatec » a appelé les citoyens à faire preuve de vigilance et de prudence lors de leurs différentes transactions commerciales quotidiennes, les mettant en garde contre la précipitation et le paiement de biens et services sans s’assurer au préalable de leurs détails.
Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation lancée sous le thème « Soyez vigilant en tant que consommateur… ne payez pas avant de vérifier », l’organisation a souligné qu’ « une large partie des consommateurs tombe quotidiennement dans le piège des achats effectués à la hâte, en réglant leurs achats sans vérifier le montant total, ni s’assurer des caractéristiques et des quantités, ou encore en méconnaissant les conditions de garantie et les modalités de retour ». Ces erreurs sont souvent à l’origine de litiges avec les commerçants et peuvent entraîner la perte des droits des clients. Dans ce contexte, « Himayatec » a insisté sur le fait que consacrer seulement dix secondes à l’attention et à la vérification préalable permettait d’éviter des procédures de recours et de remboursement complexes. Elle a ainsi mis en avant les principales étapes à suivre avant de remettre l’argent ou d’utiliser une carte de paiement électronique, notamment vérifier avec précision le montant à payer et le comparer au prix affiché, ainsi qu’examiner directement le produit afin de s’assurer de son état et de sa conformité aux caractéristiques demandées. L’organisation a également appelé les consommateurs à demander systématiquement une facture et à conserver soigneusement la facture d’achat ou le reçu de paiement, considérés comme les pièces permettant de faire valoir leurs droits en cas de défaut ou de demande d’échange. La même source a enfin souligné « la nécessité d’ancrer une culture de prudence lors des achats », estimant qu’ « une minute d’attention au moment de l’achat permet de mieux protéger les droits du consommateur à l’avenir », a-t-il conclu.
L. Zeggane 

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