mercredi 16 septembre 2026
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Incendie dans un showroom automobile à Chlef : quatre véhicules sauvés et un blessé léger

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Un incendie s’est déclaré ce lundi soir, aux alentours de 19h45, dans un showroom de vente de voitures situé dans le quartier El-Houria, dans la ville de Chlef. Les équipes de la Protection Civile, relevant de l’unité principale de la wilaya, sont rapidement intervenues sur les lieux pour maîtriser les flammes. Leur action rapide et efficace a permis de circonscrire le feu et d’empêcher sa propagation vers les autres parties du bâtiment, évitant ainsi des pertes matérielles bien plus lourdes.

Le bilan de ce sinistre fait état de dégâts matériels touchant principalement la façade du local et certaines parties de l’entrée principale, mais l’intervention des pompiers a été déterminante pour sauver quatre véhicules qui se trouvaient à l’intérieur de la galerie. Sur le plan humain, une seule personne a été incommodée par la fumée et a souffert de difficultés respiratoires, nécessitant des soins immédiats prodigués sur place. Les causes exactes du départ de feu demeurent pour l’instant inconnues, en attendant les conclusions de l’enquête en cours.

« Bus Rusicada » : Une nouvelle application pour les usagers de l’ETUS Skikda

Une nouvelle application électronique, permettant aux citoyens de suivre l’itinéraire et la position des bus de l’Établissement de transport urbain et suburbain de Skikda (ETUS) vient d’être lancée, a indiqué, lundi, le directeur de cet établissement, Redouane Bouabida. Selon le même responsable, l’application, disponible en téléchargement sur Play Store sous le nom « Bus Rusicada », permet aux usagers de suivre en temps réel l’itinéraire et la position des bus, facilitant ainsi la mobilité des citoyens et améliorant le service fourni par l’ETUS. Le lancement de ce service numérique s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par cet Établissement pour moderniser le service de transport et de donner aux citoyens toutes les informations utiles relatives au mouvement des bus, a ajouté M. Bouabida, rappelant que l’ETUS, qui dispose désormais de 66 véhicules, a récemment été « renforcé par 35 nouveaux bus modernes et confortables » afin de permettre aux usagers de voyager dans les meilleures conditions. 

Démantèlement d’un réseau de vol de véhicules à Alger : Deux suspects arrêtés

La police d’Alger, par le biais de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ) de Bab Ezzouar, a récemment réussi à mettre hors d’état de nuire deux individus activant au sein d’un réseau criminel organisé spécialisé dans le vol de véhicules à l’échelle nationale. Cette opération fructueuse, qui s’est soldée par la récupération de deux voitures volées, a été déclenchée suite à de multiples plaintes déposées par des citoyens victimes de ces actes. Grâce aux investigations minutieuses menées par la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent, et avec l’appui des moyens techniques, les auteurs ont pu être rapidement identifiés et arrêtés avant d’être présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Dar El-Beida pour constitution de réseau criminel national spécialisé dans le vol de véhicules et de leurs accessoires.

Démantèlement d’un réseau de trafic de psychotropes et saisie de milliers de capsules à El-Bayadh

Dans le cadre de la lutte continue contre la criminalité sous toutes ses formes, et plus particulièrement contre le trafic illicite de drogues et de psychotropes, la brigade criminelle de la police judiciaire d’El Bayadh a mené une opération fructueuse. Les forces de l’ordre ont réussi à interpeller trois individus, âgés entre 32 et 41 ans, impliqués dans la possession et le transport de substances psychotropes à des fins de commercialisation. Cette intervention a été déclenchée suite à l’exploitation de renseignements précis indiquant qu’un suspect s’apprêtait à transporter une importante quantité de ces produits illicites. Sur la base de ces informations, un dispositif sécuritaire rigoureux a été mis en place en étroite coordination avec le parquet compétent. Cette stratégie a permis l’arrestation du suspect principal ainsi que de ses complices, et a abouti à la saisie de 3 555 capsules de Prégabaline (300 mg), de 20 comprimés de type Xamadol (37,5 mg), ainsi que d’une somme d’argent issue des ventes et d’un véhicule de tourisme utilisé pour le transport de ces poisons. Après l’achèvement de toutes les procédures légales, un dossier pénal a été constitué à l’encontre des mis en cause, qui ont ensuite été présentés devant la justice pour répondre de leurs actes.

Un mort et un blessé grave lors d’une agression armée à Aïn Oussera

Un tragique drame s’est déroulé à l’aube de ce mardi dans la ville d’Aïn Oussera (wilaya de Djelfa), où une violente agression a coûté la vie à un trentenaire et laissé son compagnon gravement blessé. Vers deux heures du matin, sur la route d’évitement de la ville, les deux victimes ont été attaquées dans des circonstances qui restent à éclaircir : l’une a été mortellement touchée par un tir d’arme à feu au visage, tandis que l’autre a été blessée à la tête à l’aide d’un objet tranchant. Transportés d’urgence à l’hôpital public d’Aïn Oussera à bord d’un véhicule privé, l’un des jeunes hommes a malheureusement succombé à ses blessures, alors que le second se trouve actuellement en soins intensifs. Les services de sécurité ont immédiatement ouvert une enquête sous la supervision des autorités judiciaires compétentes afin de faire la lumière sur ce crime et de procéder à l’arrestation des suspects en fuite.

Italie: un aéroport en Sicile suspend l’accueil des vols en raison de l’activité du volcan 

L’arrivée de tous les vols à l’aéroport de la ville italienne de Catane (île de Sicile) était suspendue lundi en raison de l’éruption du volcan Etna, a annoncé la société gestionnaire du hub aérien. « En raison de l’activité volcanique aujourd’hui, lundi 14 septembre, il a été décidé de fermer le secteur C1, ce qui a entraîné la suspension de l’accueil des vols à l’arrivée. Il est recommandé aux passagers de vérifier le statut de leur vol auprès de leur compagnie aérienne avant de se rendre à l’aéroport », indique-t-elle, dans un communiqué. Les scientifiques enregistrent en permanence l’activité de l’Etna, le plus haut volcan actif d’Europe. D’habitude, il ne présente pas de danger pour la population. Le mois dernier, l’éruption a perturbé le fonctionnement de l’aéroport pendant près de dix jours, ce qui a entraîné l’annulation et le report d’environ 1.000 vols.

Arrestation d’un trafiquant de drogue et saisie de kif traité à Djelfa

Les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Djelfa ont réussi, la semaine dernière, à appréhender un individu suspecté de détention et de stockage de résine de cannabis (kif traité) à des fins de commercialisation au niveau de la cité Kneni (bâtiments El Babor), en plein centre-ville. Cette opération, menée par la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants en coordination avec la brigade criminelle, fait suite à l’exploitation d’informations faisant état d’un réseau de revente dans ce quartier. Les investigations minutieuses ont permis de localiser et d’identifier le suspect, un repris de justice qui faisait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt pour son implication dans des affaires similaires liées au trafic de drogues et de psychotropes. Lors de son interpellation, menée grâce à un dispositif sécuritaire bien ficelé, une quantité de kif préparée pour la revente a été saisie sur lui, et le mis en cause a été présenté devant les juridictions compétentes à l’issue des procédures légales. 

Tuberculose : de nouveaux vaccins pourraient sauver 7,3 millions de vies 

De nouveaux vaccins contre la tuberculose, dont un pourrait être autorisé dans les prochaines années, pourraient permettre d’éviter jusqu’à 7,3 millions de décès entre 2030 et 2050, a indiqué, lundi, l’Alliance du vaccin (Gavi).

« Les nouveaux vaccins contre la tuberculose pourraient devenir le prochain outil d’immunisation phare », a déclaré la directrice de Gavi, Sania Nishtar, citée dans un communiqué. Elle a toutefois souligné que leur potentiel dépendrait de la capacité à garantir « une offre suffisante, prévisible et abordable » pour les pays les plus touchés par la maladie.

Le seul vaccin actuellement homologué, le BCG, doit être administré dès le plus jeune âge pour être efficace. Les adolescents et les adultes qui n’ont pas été vaccinés disposent ainsi de peu de moyens préventifs. Plusieurs candidats-vaccins destinés notamment aux adolescents et aux adultes sont actuellement en développement.

Selon Gavi, le premier nouveau vaccin pourrait être autorisé d’ici la fin de la décennie. Leur déploiement pourrait également générer jusqu’à 135 milliards de dollars de bénéfices économiques dans les pays à revenu faible et intermédiaire, selon les estimations de l’Alliance du vaccin. 

Gavi met cependant en garde contre un manque de financements publics et privés qui pourrait limiter la demande et, par conséquent, les investissements des fabricants.

Avec 1,23 million de décès en 2024, la tuberculose est la maladie due à un agent infectieux unique qui provoque le plus grand nombre de décès et l’une des 10 principales causes de mortalité dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).   

INVESTISSEMENT DANS L’OR, LE LITHIUM, LE RIZ, LE COTON, LES SERVICES FINANCIERS, L’ÉLEVAGE ET LES AGRO-INDUSTRIES : L’Algérie s’offre des opportunités au Mali

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Au-delà d’une opération de communication savamment orchestrée pour mettre en lumière la réconciliation, la reprise du dialogue et la consolidation de la coopération, l’Algérie et le Mali, c’est aussi les affaires. Les deux pays s’avèrent crouler sous les opportunités dans plusieurs domaines, dont certaines sont d’essence stratégique.

La visite du Premier ministre, Sifi Ghrieb, à Bamako, où il a été reçu par le président de la Transition et chef de l’État, Assimi Goïta, et son homologue Abdoulaye Maïga, a révélé les énormes opportunités dont dispose le pays voisin dans les domaines des mines, de l’agriculture, des finances et de l’agroalimentaire. Lors d’une réunion de travail coprésidée par les Premiers ministres Maïga et Ghrieb, les deux parties ont posé sur la table les perspectives de coopération bilatérales en mettant l’accent sur le volet investissement. Cette séance de travail bilatérale a été placée sous le signe : « matérialiser la vision des présidents Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune », nous apprennent les services du gouvernement malien dans un communiqué diffusé sur le site de la Primature. « La visite du Premier ministre algérien à Bamako constitue une nouvelle étape dans le long et glorieux parcours des relations historiques entre les deux pays. Ces relations enracinées dans l’histoire se sont consolidées dans la lutte commune d’indépendance, se sont renforcées après la reconquête de la souveraineté nationale des deux pays et demeurent fondées sur les principes de fraternité, de solidarité et de bon voisinage selon l’hôte du jour.. », pouvait-on y lire en guise d’introduction. Selon la Primature, lors de cette séance de travail, des exposés visant à faire connaître les potentialités du Mali ont été présentés. Chemin faisant, le directeur général de l’API-Mali (Agence pour la promotion des investissements) a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Mali, en mettant en lumière les secteurs à fort potentiel, les dispositifs d’accompagnement des investisseurs ainsi que les services proposés par l’agence. Une présentation qui a permis de « donner une lecture concrète et opérationnelle de l’environnement des affaires au Mali, tout en mettant en avant les efforts engagés pour faciliter l’implantation et le développement des investissements dans le pays », a indiqué, pour sa part, l’Agence, s’engageant à « renforcer les passerelles entre les investisseurs, les opportunités nationales et les différents acteurs économiques, tout en soulignant que « le Mali offre des opportunités, l’API-Mali facilite leur concrétisation ». Passant aux choses sérieuses, le Mali a présenté à l’Algérie les secteurs à fort potentiel et qui sont à explorer, notamment l’or, le lithium, le riz, le coton, les services financiers, l’élevage et les agro-industries.  D’autre part, le gouvernement malien a aussi présenté à son homologue algérien ses offres à l’exportation. Ainsi, et à ce sujet, le directeur général de l’Apex (Agence pour la promotion des exportations) du Mali a présenté « l’offre exportable du Mali dont la mangue, le sésame, l’anacarde et la culture ». Selon les services de la Primature, d’autres dossiers ont été aussi abordés lors de cette réunion. Il s’agit des infrastructures, notamment la route transsaharienne et la compagnie aérienne nationale Air Algérie. Le secteur de l’énergie aussi a fait l’objet de présentations, notamment le déficit malien en énergie, outre la coopération dans l’enseignement supérieur qualifiée par la partie malienne de « positive ». Les facilités accordées aux jeunes Maliens qui poursuivent leurs études en Algérie ont été données comme exemple en matière de coopération réussie, tout en souhaitant que celle-ci soit élargie au compartiment de la recherche scientifique. 

Farid Guellil

OBJECTIF « FAIRE TAIRE LES ARMES » EN AFRIQUE  : Un consensus dégagé à Alger 

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Les travaux de la 10e édition du « Mois d’amnistie en Afrique 2026 » ont pris fin lundi soir à Alger par l’adoption d’un ensemble de recommandations visant à renforcer le contrôle de la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), à intensifier les opérations de déminage et à empêcher l’accès aux armes des groupes terroristes et criminels.

Les travaux de cette rencontre, placée sous le thème « Promouvoir l’initiative (Faire taire les armes) et renforcer la paix durable grâce au partage d’expériences en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) et d’actions de déminage », ont abouti à un consensus autour de plusieurs recommandations destinées à renforcer l’action sur le terrain. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des États membres de l’UA concernant les risques liés à la prolifération des armes et à la présence des mines issues de la période coloniale, au regard de leur impact sur la sécurité des populations et la stabilité des États. L’accent a également été mis sur la nécessité de donner un caractère concret aux décisions de l’organisation continentale, en passant des cadres théoriques aux résultats effectifs. Cela passe notamment par le renforcement des mesures visant à empêcher l’accès aux armes par les groupes terroristes et criminels, ainsi que par un contrôle accru de la fabrication des armes, des dispositifs sensibles et des explosifs.

Les recommandations adoptées appellent, par ailleurs, à une implication accrue de la société civile, de la jeunesse, des femmes, des élites intellectuelles et des médias dans la promotion des valeurs de réconciliation et du vivre-ensemble en paix. Cette mobilisation devra également contribuer à la mise en œuvre des stratégies continentales visant à faire taire les armes à l’horizon 2030, ainsi qu’aux opérations de déminage et au programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Également, les participants ont appelé les États membres à adopter des législations contraignantes afin d’empêcher que les armes et les équipements sensibles ne tombent entre les mains des groupes terroristes et criminels, dont les méthodes et les moyens d’action connaissent une évolution constante.

L’expérience algérienne au service de l’action africaine

Dans son allocution de clôture, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, a relevé deux particularités majeures de cette édition. La première tient à la tenue de cette rencontre pour la première fois en Afrique du Nord, une initiative qui traduit, selon lui, l’attachement de l’Algérie à poursuivre sa contribution aux efforts du continent en faveur de la consolidation de la paix et de la sécurité. 

Cette dynamique implique, a-t-il souligné, de renforcer les mécanismes et les organes compétents de l’UA en matière de règlement des différends et des conflits, à travers une approche globale et proactive fondée sur le principe des « solutions africaines aux problèmes africains », tout en s’attaquant aux causes profondes des crises et en recherchant des réponses concrètes à la prolifération illicite des armes à feu. La seconde particularité concerne l’attention accordée au déminage, notamment aux mines antipersonnel, aux restes explosifs de guerre et aux résidus de la colonisation. Ces engins continuent de représenter une menace pour les populations civiles dans plusieurs régions du continent, tout en entravant la reprise socioéconomique et l’accès à certaines zones productives et fertiles.

La tenue de cette réunion à Alger constitue également, selon le responsable, une reconnaissance de l’expérience pionnière de l’Algérie dans le domaine de l’enlèvement des mines coloniales, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée et les actes terroristes. Loin d’être un simple événement symbolique, cette rencontre représente une véritable opportunité d’échanger les points de vue sur les moyens de faire avancer l’agenda continental de paix et de sécurité, en harmonie avec les décisions de l’UA et son Acte constitutif. Dans une conjoncture qualifiée de sensible et extrêmement délicate, au regard des défis auxquels le continent est confronté, l’accent a été mis sur la nécessité d’accélérer l’activation des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits. L’objectif est également de consacrer davantage les solutions africaines et de répondre aux aspirations des peuples du continent à voir l’UA jouer un rôle de premier plan dans l’instauration de la paix et de la sécurité.

Sarah O.

« La Palestine photographiée par Joss Dray » : Nouvelle exposition en septembre à l’IMA de Paris

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Du 19 septembre au 1er novembre, l’Institut du monde arabe (IMA) consacre une exposition poignante à la photographe française Joss Dray. Intitulée « La Palestine photographiée par Joss Dray », cette présentation d’œuvres en grande partie inédites retrace le quotidien et les luttes du peuple palestinien entre 1987 et 2001, offrant un regard intime et documentaire sur les camps de réfugiés et les territoires sous occupation.

Une rétrospective entre deux Intifadas

Un an après l’exposition « Trésors sauvés de Ghaza », l’IMA poursuit son engagement autour de la mémoire et de l’histoire palestiniennes. Cette nouvelle exposition prend place au sein de la bibliothèque de l’Institut, symboliquement nommée d’après la diplomate palestinienne Leïla Shahid, décédée en février 2026. À travers une sélection de soixante-cinq photographies, dont plusieurs n’avaient jamais été montrées au public, les visiteurs peuvent découvrir quarante années d’engagement visuel.

Réalisés lors de multiples reportages — le plus récent ayant été commandité par l’IMA —, ces tirages couvrent une période historique allant de 1987 à 2001. Ces deux dates balisent les débuts respectifs des première et seconde Intifadas, encadrant une époque également marquée par les accords de paix signés au milieu des années 1990.

L’intimité d’un peuple et la réalité des camps

L’objectif de Joss Dray capte avec justesse la résilience et les nuances de la vie quotidienne palestinienne. Sa focale immortalise l’effervescence de l’étal d’un marchand rue de la Porte de Damas à Al-Qods, les moments de partage autour du pain au zaatar, mais aussi l’omniprésence de l’occupation, illustrée par les barrages militaires sionistes et les jeunes palestiniens munis de pierres.

Son travail de terrain documente en profondeur les espaces de la diaspora et les camps de réfugiés, traversant Jabalia, Shati, Kalandia, Dheisheh et Jenine, ainsi que plusieurs camps établis au Liban. Cette immersion prolongée a notamment fait l’objet de l’ouvrage Revenir à Jenine. Une histoire vivante du camp de réfugiés (1989-2018), paru en 2020 et préfacé par Leïla Shahid.

Le fil rouge de Khan Younes

Au fil du parcours, plusieurs photographies du camp de réfugiés de Khan Younes s’imposent comme le fil rouge de l’exposition. Établi en 1948, ce camp revêt aujourd’hui une résonance particulièrement tragique. Historiquement visé par les bombardements de l’armée sioniste, Khan Younes se retrouve aujourd’hui presque totalement rasé. Cette destruction massive s’inscrit dans le contexte de plus de deux ans d’une agression qui a fait plus de 70 000 martyrs palestiniens, un bilan dramatique ayant conduit plusieurs instances internationales à dénoncer un génocide.

Rencontres littéraires et Journées du Patrimoine

Pour accompagner l’ouverture de l’exposition et célébrer les Journées du Patrimoine, l’IMA organise deux événements thématiques les 19 et 20 septembre. Le public pourra assister à une rencontre inédite réunissant Joss Dray et les auteurs de bande dessinée Amal Khaleefa et Samir Salameh. Leurs échanges exploreront les mémoires de réfugiés dans les camps à travers les arts croisés de la photographie et de la bande dessinée. Un atelier interactif sera également animé par ces auteurs autour de leur dernier ouvrage, De Mémoire de réfugié, publié en juillet dernier pour questionner l’exil et la transmission.

LES GÉOPOLITOLOGUES BACHIR CHAÏB ET AHMED MIZAB À L’UNISSON : Le dialogue et la coopération au cœur de la nouvelle dynamique algéro-malienne

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Après la visite du premier ministre, Sifi Ghrieb, au Mali, les experts Bachir Chaïb et Ahmed Mizab, soulignent, dans un entretien à nos confrères du quotidien public « Horizons » que la reprise des contacts diplomatiques entre Alger et Bamako doit dépasser le cadre des simples gestes politiques pour instaurer des mécanismes durables de dialogue et de coopération sécuritaire. Cette relation repose sur une nécessité géographique incontournable et sur une volonté mutuelle de stabiliser la région du Sahel dans le respect de la souveraineté.
Rappelant que la visite d’amitié, effectuée lundi 14 septembre à Bamako par le Premier ministre Sifi Ghrieb, chargé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, intervient dans ce contexte de rapprochement. Ghrieb a notamment été reçu par le président malien, Assimi Goïta et s’est entretenu avec son homologue Abdoulaye Maïga.

« La relation avec le Mali n’est pas un choix mais une nécessité géographique »
Pour Bachir Chaïb, enseignant de science politique et spécialiste des affaires africaines à l’université de Skikda, la géographie constitue l’un des principaux déterminants de la relation entre les deux pays. Le message essentiel est que la relation avec le Mali n’est pas un choix mais une nécessité géographique, comme l’a résumé le président Goïta : « L’Algérie et le Mali partagent la géographie ». Dans cette perspective, le renforcement des relations bilatérales revêt également une dimension sécuritaire majeure. « Cette coopération ferme aux groupes armés l’un des corridors les plus dangereux du Sahel, la stabilité malienne étant la première ligne de défense de la sécurité algérienne », estime-t-il.
Selon l’expert, cette visite intervient dans une séquence marquée par une reprise progressive des contacts entre les deux capitales. «Après la fermeture de l’espace aérien en avril 2025, suite à la destruction d’un drone malien près de Tin Zaouatine, celui-ci a été rouvert en juillet 2026, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, s’est ensuite rendu à Alger le 24 août, avant la visite retour de Sifi Ghrieb le 14 septembre».

«Une étape plus régulière des relations »
Pour Ahmed Mizab, expert en questions sécuritaires, géopolitiques et stratégiques, la portée de cette reprise des contacts dépasse le seul cadre bilatéral. « Cette visite a une portée politique importante, à un moment où la région a besoin de davantage de dialogue. L’Algérie envisage sa relation avec le Mali dans une perspective stratégique, liée à la géographie, à l’histoire et aux intérêts communs, au bénéfice des deux pays et de la stabilité du Sahel. L’Algérie privilégie toujours le dialogue direct, sur la base du respect mutuel de la souveraineté. Cette visite ouvre la voie à une étape plus régulière des relations, fondée sur le réalisme et l’accumulation de la confiance plutôt que sur une gestion ponctuelle. Notre pays agit en vertu de sa responsabilité de voisin directement concerné par la sécurité du Sahel». Cette nouvelle dynamique intervient alors que plusieurs dossiers sensibles demeurent au cœur des relations algéro-maliennes.
Pour Bachir Chaïb, la question de l’Accord d’Alger constitue notamment l’un des principaux défis à relever. « Le cœur du différend est le sort de l’Accord d’Alger pour la paix, signé en 2015 et dénoncé unilatéralement par Bamako en janvier 2024. Parrainé par l’Algérie, il visait «la promotion d’une véritable réconciliation nationale». Il s’agit désormais de construire un nouveau mécanisme de coordination tenant compte de la sensibilité malienne à toute ingérence perçue ». L’expert estime également que les échanges entre les dirigeants algérien et malien doivent permettre de prévenir de nouveaux incidents susceptibles d’affecter les relations bilatérales. « Les discussions Maïga-Tebboune ont porté sur le dialogue direct, le respect mutuel et la souveraineté de chaque État. L’Algérie n’est pas une partie prise de la crise malienne, elle en est le médiateur historique depuis 1991. Les deux parties ont aussi besoin d’un mécanisme de gestion des incidents frontaliers, pour éviter la répétition du drone abattu en 2025. »
De son côté, Ahmed Mizab considère que la priorité est désormais de rétablir un cadre politique permanent, auquel pourraient progressivement s’ajouter les volets sécuritaire et économique. « La priorité est de reconstruire un mécanisme politique régulier de dialogue. Viennent ensuite les dossiers sécuritaires : frontières, terrorisme, criminalité organisée, contrebande. Le volet économique peut aussi constituer une nouvelle base à savoir le commerce transfrontalier, transports, énergie, zones frontalières ». Selon lui, le développement des intérêts communs peut contribuer à consolider la relation bilatérale dans la durée. « Plus les intérêts économiques se développent, plus les relations résistent aux crises. Le dialogue peut enfin porter sur les dossiers régionaux d’intérêt commun ».

Volet sécuritaire : « Coordination et non intervention »
Sur le volet sécuritaire, les deux experts mettent en avant les capacités de l’Algérie, tout en insistant sur la nécessité de respecter le principe de souveraineté. Bachir Chaïb rappelle que l’approche algérienne repose sur « un principe constant », à savoir « la coordination et non intervention ». «Les atouts sécuritaires de l’Algérie sont notamment le renseignement, l’expertise frontalière et les canaux de communication de crise, sur plus de 1 300 kilomètres de frontière commune. Sa capacité militaire et son expérience saharienne en font un partenaire incontournable contre le terrorisme ». Il insiste toutefois sur les limites de cette coopération : « Mais le principe algérien reste constant : coordination et non intervention, échange de renseignements et non opérations conjointes. L’Algérie n’enverra pas de troupes au Mali, Maïga a lui-même souligné que les relations reposent sur le respect de la souveraineté et la non-ingérence ».
Mizab souligne, pour sa part, que l’expérience algérienne peut être mobilisée à travers une coopération institutionnelle structurée. « L’Algérie dispose d’une grande expérience dans la lutte antiterroriste et la sécurisation des frontières, utile au Mali via la coopération institutionnelle. Sa valeur tient à la combinaison entre action sécuritaire et prise en charge des dimensions politique et développementale. Sa position géographique en fait un partenaire pour une approche fondée sur la prévention plutôt que sur la seule réaction aux menaces ».
Ainsi, pour les deux experts, la relance des relations algéro-maliennes ne saurait se limiter à une succession de visites officielles. Elle doit, à terme, permettre de réinstaller des mécanismes réguliers de dialogue, de consolider la coopération sécuritaire et de donner davantage de contenu aux échanges économiques et institutionnels, dans un contexte régional où la stabilité du Sahel demeure un enjeu majeur.
Sarah O.

IL LANCE UNE PLATEFORME NUMÉRIQUE QUI CENTRALISE TOUS SES SERVICES ET SES ACTIVITÉS NUMÉRIQUES : Le CRA passe au digital  

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Le Croissant-Rouge algérien a annoncé, hier, le lancement de sa plateforme numérique nationale, un espace unifié regroupant différents domaines de son action humanitaire, de secours et de formation, et renforçant le recours à la numérisation au service du citoyen et de l’action bénévole, a indiqué le CRA dans un communiqué. La même source a précisé que, « dans le cadre de la poursuite des efforts visant à développer le système d’action humanitaire et à numériser ses services, et dans le souci de renforcer sa présence aux côtés du citoyen et de faciliter l’accès à ses services et à ses différentes activités, le CRA annonce le lancement de sa plateforme numérique nationale, accessible via le lien [https://pf.cra.dz](https://pf.cra.dz), en tant qu’espace numérique unifié regroupant les différents domaines de son action humanitaire, de secours et de formation, et renforçant le recours à la numérisation au service du citoyen et du bénévole ». Cette plateforme comprend un ensemble d’espaces et de services numériques, notamment « l’espace des bénévoles », destiné à l’inscription et à l’adhésion au CRA, à la participation à ses différentes activités ainsi qu’à l’accès aux programmes et aux sessions de formation. Elle comprend également la « carte du bénéficiaire », un service destiné aux familles éligibles à l’inscription et pouvant bénéficier des aides et services proposés, ainsi qu’un espace consacré au don de sang permettant de s’inscrire comme donneur et de contribuer aux campagnes de don.  La plateforme permet en outre de consulter les différentes activités du CRA, ainsi que les rapports, les bilans et la documentation des opérations et programmes réalisés et de leurs résultats. La même source a également indiqué qu’ « il est possible, via l’application Google Maps, de localiser les bureaux du CRA au niveau des wilayas et des communes à travers l’ensemble du territoire national, et de consulter les numéros de téléphone ainsi que les coordonnées des responsables et des encadreurs, ce qui facilite l’accès au bureau le plus proche et la prise de contact avec les services du CRA ». A noter que, le lancement de cette plateforme intervient « dans le cadre d’une démarche continue visant à numériser l’action humanitaire et à moderniser ses mécanismes, à améliorer la qualité des services et à développer les outils de suivi et de coordination, tout en facilitant l’accès aux services du CRA et en élargissant les espaces de participation aux citoyens et aux bénévoles, afin de renforcer l’efficacité des actions et de suivre l’évolution des domaines d’intervention », a conclu le communiqué.

L.Zeggane 

VISITE DE SIFI À BAMAKO : Une nouvelle dynamique entre l’Algérie et le Mali

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La presse malienne a eu le bon jugement en percevant dans la visite du Premier ministre, Sifi Ghrieb, lundi à Bamako, chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, un signal fort confirmant une nouvelle dynamique basée sur le dialogue, la coopération et la concertation entre l’Algérie et le Mali. La preuve de cette nouvelle dynamique est donnée par l’annonce de la prochaine visite en Algérie du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État du Mali qui constitue la première échéance importante dans les relations entre les deux pays.
La rencontre entre les délégations algérienne et malienne à Bamako a visé à « déterminer les secteurs prioritaires et à tracer les contours d’une feuille de route commune nous permettant d’œuvrer de concert pour atteindre nos objectifs partagés et nous préparer aux prochaines échéances, avec à leur tête la visite de Son Excellence le Président, le général d’armée Assimi Goïta, en Algérie », a fait savoir le Premier ministre. Dans une allocution prononcée lors des discussions ayant réuni les membres des délégations des deux pays, Sifi Ghrieb a précisé que sa visite au Mali, qui fait suite à celle effectuée en août dernier en Algérie par Abdoulaye Maïga, constitue « une nouvelle étape dans le long et riche parcours des relations historiques » entre les deux pays.
Au terme de son allocution, le Premier ministre a relevé que l’Algérie aspire à « cristalliser une vision commune sur les dossiers d’importance pour l’Algérie et le Mali », lesquels pourraient être soumis aux dirigeants des deux pays lors de la visite programmée du président Assimi Goïta en Algérie, à même de consolider les efforts conjoints vers « davantage de sécurité, de stabilité, de développement et de prospérité dans l’espace régional et continental ».
La clairvoyance ayant repris le dessus, le dialogue et la coopération sont maintenant sur la bonne voie pour servir les intérêts des deux pays sur fond des enjeux et défis qui se posent dans la région sahélo-saharienne. En premier lieu, le développement socio-économique de la région faire face à l’obstacle créé par le terrorisme animé par des aventuriers étrangers à cette région, et alimenté par les ingérences extérieures. Dans ce contexte, l’Algérie apparaît indéniablement comme un acteur incontournable. Évoquant l’Algérie, le Premier ministre malien a parlé, en parfaite connaissance de cause, de « grand frère ». Pour la presse malienne, il ne s’agit pas d’une simple visite protocolaire, mais d’une étape de réconciliation et de relance stratégique avec Alger.
Les titres et commentaires de plusieurs médias convergent sur la relance d’une nouvelle séquence diplomatique entre les deux pays avec la volonté affichée de tourner la page des tensions et de relancer les mécanismes de coopération. « Mali-Algérie: la visite de Sifi Ghrieb ouvre une nouvelle dynamique de coopération », titre Malijet, qui insiste sur les entretiens du Premier ministre avec son homologue malien Abdoulaye Maïga ainsi qu’avec le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Le portail malien a mis en avant les secteurs susceptibles de porter le nouveau partenariat, essentiellement l’économie, les investissements, l’agriculture, l’énergie, la sécurité et bien d’autres.
Maliweb, pour sa part, a souligné la « portée symbolique » du déplacement de Sifi Ghrieb, premier chef de gouvernement à se rendre au Mali depuis 2016. Sous le titre, « Dix ans après, Bamako et Alger scellent leur réconciliation », le média a insisté sur le message du président Tebboune transmis à Assimi Goïta. Pour rappel, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a quitté lundi soir Bamako, au terme d’une visite d’amitié effectuée au Mali sur instruction du président Tebboune.
Lors de cette visite, le Premier ministre a été reçu par le président Assimi Goïta. Sifi Ghrieb a également eu des entretiens avec le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, qui ont ensuite été élargis aux membres des délégations des deux pays.
M. R.

CHALLENGE NATIONAL « PROTO-MARKET » : 2 110 projets enregistrés pour la deuxième édition

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Le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire, également conseiller auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Ahmed Mir, a annoncé le lancement de la sélection préliminaire des candidats à la deuxième édition du challenge national « Proto-Market », au niveau des conférences régionales universitaires.

Cette opération intervient après la clôture des inscriptions, qui a enregistré une forte affluence des étudiants. Au total, 2 110 projets ont été inscrits sur la plateforme dédiée au challenge, un chiffre qualifié d’« impressionnant » par Ahmed Mir, qui y voit la preuve de l’intérêt croissant des étudiants pour l’entrepreneuriat et la création de projets innovants. Le responsable a souligné que le secteur de l’Enseignement supérieur ambitionne, à travers cette deuxième édition, de parvenir au financement de 1 300 projets, avec l’objectif d’accompagner les étudiants dans la concrétisation de leurs idées innovantes et leur transformation en startups. Revenant sur la première édition du challenge, organisée l’année dernière, Ahmed Mir a indiqué que 131 projets avaient été primés et financés. L’accompagnement assuré dans le cadre de cette initiative a permis l’émergence de 103 startups et de plus de 36 auto-entrepreneurs. Il a précisé que l’accompagnement des porteurs de projets s’est poursuivi au-delà de la compétition afin de permettre la concrétisation effective des projets sur le terrain et leur transformation en entreprises et startups. La deuxième édition a, quant à elle, suscité un engouement particulièrement important. Le responsable a salué, à ce titre, le rôle joué par les directeurs des incubateurs universitaires, les différentes structures universitaires ainsi que les responsables des établissements d’enseignement supérieur, qui ont œuvré à réunir les conditions nécessaires à l’inscription des étudiants.

Une sélection préliminaire sur trois jours

La sélection préliminaire a débuté samedi au niveau des trois conférences régionales universitaires. Elle est supervisée par les commissions régionales relevant de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire. Prévue sur trois jours consécutifs, cette opération donnera lieu à l’établissement de procès-verbaux de sélection qui seront transmis à la Commission nationale de coordination ainsi qu’au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ces résultats seront ensuite soumis à la commission nationale sectorielle, chargée de procéder à la sélection finale. Un procès-verbal sera également présenté au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui accordera les financements aux établissements universitaires dont les projets auront été retenus dans le cadre de ce challenge. L’objectif fixé pour cette deuxième édition est ainsi de financer 1 300 projets, tandis que l’accompagnement des étudiants se poursuivra après la sélection finale au niveau des incubateurs universitaires, jusqu’à la concrétisation de leurs projets et leur transformation en startups. Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, avait annoncé, le 16 juillet 2026, le lancement de la deuxième édition du challenge national « Proto-Market ». Le ministre avait alors expliqué que cette initiative visait à assurer un meilleur financement des prototypes issus des projets de startups, afin de permettre aux étudiants de transformer leurs idées innovantes en prototypes commercialisables, puis en startups. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’entrepreneuriat universitaire et à contribuer à l’objectif de 20 000 startups à l’horizon 2029. 

M.Seghilani 

FÊTE DE L’HUMANITÉ : L’autodétermination sahraouie portée haut 

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La diaspora sahraouie en région parisienne, avec le soutien de l’Association Française des Amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD), a pris part activement à la 91e édition de la Fête de l’Humanité, organisée les 11, 12 et 13 septembre 2026 en région parisienne. Cette participation a été marquée par une série d’initiatives politiques, militantes, culturelles et de solidarité consacrée à la cause sahraouie.

À travers leur présence à cette importante manifestation, les participants ont notamment œuvré à faire connaître la situation au Sahara occidental, à sensibiliser le public français et international et à réaffirmer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la décolonisation. Une délégation sahraouie a ainsi participé à la cérémonie officielle d’inauguration de la Fête de l’Humanité, avant de prendre part à plusieurs activités organisées au niveau des stands de différentes fédérations du Parti communiste français (PCF). Deux stands animés par la diaspora sahraouie de la région parisienne ont constitué, durant les trois jours de la manifestation, des espaces d’échange, de rencontre et de sensibilisation autour de la question sahraouie. Des documents consacrés à la situation au Sahara occidental y ont notamment été distribués aux visiteurs. Une pétition adressée au président de la République française, au Premier ministre et au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a également été soumise à la signature du public. Elle appelle notamment la France à revoir sa position sur le Sahara occidental, à respecter le droit international et à soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la décolonisation. La jeunesse sahraouie a, de son côté, participé à une conférence intitulée « De Kanaky au Sahara occidental : regards croisés sur les luttes pour le droit à l’autodétermination », organisée au stand de la Kanaky, dans un espace consacré à la solidarité avec les peuples en lutte. Intervenant lors de cette rencontre, Bachir Moutik a présenté la situation au Sahara occidental et les principales évolutions intervenues depuis le cessez-le-feu de 1991. Il a également abordé la politique de peuplement menée dans les territoires occupés et ses conséquences sur la composition démographique du territoire au regard du droit international. Au « Village du monde », une autre rencontre consacrée aux solidarités avec les peuples en lutte et à la paix dans le monde a également permis d’aborder les développements de la question sahraouie ainsi que les positions des différentes puissances internationales. À cette occasion, Abdel Bari Mustapha, président de l’Union des étudiants sahraouis en France, a exposé les développements de la cause sahraouie, les positions internationales et le rôle de la France dans le dossier. Il a réaffirmé l’attachement de la partie sahraouie à la paix et au dialogue, ainsi que sa volonté de parvenir à une solution définitive garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

La culture au service : de la sensibilisation

La mobilisation sahraouie a également comporté un volet culturel. L’écrivain Nicolas Rouillé a présenté son roman « Aaûin en attendant », un ouvrage qui s’intéresse notamment à la situation des populations sahraouies et à la jeunesse vivant dans les territoires occupés du Sahara occidental. Cette présence culturelle est venue compléter les actions de sensibilisation menées tout au long de la manifestation par la diaspora sahraouie et ses soutiens. La participation à la 91e édition de la Fête de l’Humanité a également permis de mettre en avant la situation des défenseurs sahraouis des droits humains et des prisonniers politiques, ainsi que les préoccupations liées à l’accès du Sahara occidental aux journalistes, aux observateurs internationaux et aux organisations de défense des droits humains. À travers les conférences, les rencontres avec le public, la distribution de documents et la pétition adressée aux autorités françaises, la diaspora sahraouie en région parisienne et l’AARASD ont ainsi réaffirmé leur appel en faveur d’une solution conforme au droit international et aux résolutions des Nations unies. Cette mobilisation témoigne de leur volonté de poursuivre le travail de sensibilisation et de solidarité avec le peuple sahraoui, en faveur de la liberté, de la justice, de la paix et de l’exercice de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

M. Seghilani

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : L’apport italien en Algérie 

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La coopération algéro-italienne dans le domaine agricole confirme la dynamique engagée entre les deux pays, dans un cadre global perçu comme stratégique. Le ton avait été donné en mai 2026, quand l’Italie s’est présentée au salon professionnel « SIPSA-FILAHA » à Alger avec 32 exposants devenant, ainsi, la deuxième délégation étrangère la plus importante du salon, avec un pavillon regroupant 12 entreprises.

La concrétisation de cette coopération ne devrait pas attendre. Avant la fin du mois, les 28 et 29 septembre, une délégation italienne sera en Algérie pour une visite de travail, a rappelé l’agence de presse italienne Nova qui fait savoir qu’il s’agit de présenter des technologies agricoles modernes et explorer les possibilités de partenariat avec les opérateurs algériens. L’agence rappelle que la mécanisation, l’irrigation intelligente, la numérisation figurent parmi les principaux axes qui reviennent sans cesse dans le discours des deux côtés de la Méditerranée depuis quelques années.

C’est ce qui justifie cette visite. La même source indique que c’est l’Agence italienne du commerce (ITA) qui pilote la mission, épaulée par la FederUnacoma, la fédération des fabricants de machines agricoles. L’agence Nova donne quelques chiffres significatifs : l’agriculture algérienne représente aujourd’hui environ 15% du PIB national ; les terres exploitables, elles, dépassent les 8,6 millions d’hectares, ce qui est considérable, souligne l’agence italienne ; toutefois, 70% des activités agricoles fonctionnent encore avec des méthodes traditionnelles, ajoute la même source, citant les derniers chiffres avancés par l’ITA. Selon l’agence Nova, « les experts italiens estiment urgent de moderniser au plus vite ce secteur, alors que le changement climatique et les tensions autour de l’eau se font sentir un peu plus chaque année ». Autre chiffre rapporté par l’agence : l’Algérie couvre aujourd’hui près de 80% de ses besoins en blé dur. C’est dans cette réalité que la visite de la délégation italienne trouve, selon la même source, toute sa pertinence avec, notamment, ce qu’elle s’apprête à présenter en termes de technologies qui touchent à ces mêmes filières. Pour les Italiens, l’idée est de s’adapter au plus près à ce dont le marché algérien a vraiment besoin, en matière d’équipements, de systèmes d’irrigation ou en solutions techniques.

On apprend, ainsi que, cinq principaux volets composent la mission italienne : travailler sur les machines et équipements agricoles les mieux adaptés aux spécificités algériennes, outre l’élevage ; la numérisation ; l’irrigation intelligente ; les pépinières fruitières et maraîchères ; ainsi que le stockage. En somme, résume l’agence Nova, « il est question de faire entrer les nouvelles technologies jusque dans les champs pour la gestion de l’eau, le suivi des cultures et leur conservation une fois récoltées ». L’agence met en avant la dimension plus large de la coopération italienne inscrite dans le Plan Mattei, en fait il s’agit d’une stratégie appliquée à l’Afrique qui fait de l’agriculture et de la sécurité alimentaire l’un de ses piliers centraux. Elle rappelle que l’Algérie fait partie des neuf pays associés à ce programme, pensé pour combiner investissements productifs, formation et transfert de compétences et de technologies. Inévitablement vient à l’esprit le grand projet de Timimoun : la culture de blé dur, de lentilles et de pois chiches, sur une superficie programmée de 36 000 hectares avec, à la clé, plus de 6 700 emplois, directs et indirects.

C’est un projet issu d’un accord de 420 millions de dollars signé par le groupe italien «BF» en partenariat avec le Fonds national algérien d’investissement. Ce n’est pas tout : il y a le transfert de compétences et de technologies. L’investissement et les technologies modernes sont mises au service de la sécurité alimentaire, souligne-t-on. Concrètement, les entreprises italiennes et algériennes discuteront de la chaîne intégrée qui va de la production à la transformation, jusqu’au stockage. 

M’hamed Rebah

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