lundi 7 septembre 2026
Accueil Blog

LE PRÉSIDENT DÉFINIT LES CAS EXCLUSIVEMENT CONCERNÉS PAR LA PEINE DE MORT DANS LE PROJET DE CODE PÉNAL : « Les pyromanes et les ravisseurs d’enfants »

0

Le Conseil des ministres a examiné le projet de Code pénal, les préparatifs de la rentrée scolaire, ainsi que le suivi de l’état d’avancement de la réalisation des projets ferroviaires stratégiques, notamment ceux prévus à l’Est et au Sud du pays.   

Un communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion présidée par Abdelmadjid Tebboune a été rapporté sur le site de la télévision nationale. Le document indique que la séance a débuté par un exposé du Premier ministre sur l’activité du gouvernement durant la période récente. Ensuite, le président Abdelmadjid Tebboune a souhaité la bienvenue aux nouveaux ministres nommés lors du dernier remaniement du gouvernement, leur souhaitant plein succès dans l’accomplissement des missions qui leur sont confiées.

« La plus belle image de l’Algérie »

Le président de la République a, pour commencer l’ordre du jour, salué l’élan de solidarité populaire des Algériens, de l’intérieur du pays et de l’étranger, envers leurs compatriotes touchés par les feux de forêt, soulignant qu’ils ont donné « la plus belle image de l’Algérie solidaire et victorieuse ». Il a, ensuite, exprimé ses remerciements à tous les fonctionnaires, travailleurs et agents des différents secteurs. À commencer par la Protection civile dans le secteur de l’Intérieur, Sonelgaz relevant du secteur des énergies renouvelables, Mobilis dans le secteur de la Poste et des télécommunications, et le secteur des Travaux publics, affirmant que leurs interventions pour restaurer la vie normale dans les zones sinistrées en fournissant l’électricité, l’eau et internet dans un temps record. Pour lui, ces efforts sont « un grand honneur » pour les responsables supervisant ces secteurs.

Sinistrés : les indemnisations cette semaine

Dans ce cadre, le Président a enjoint au Gouvernement de procéder, cette semaine, au versement des indemnisations au profit des personnes touchées par les incendies. Il a, à ce sujet, souligné la nécessité d’éloigner le citoyen de toute procédure bureaucratique dans cette opération. Chemin faisant, le ministre de l’Agriculture a été chargé de suivre sur le terrain et de près les indemnisations dans le secteur agricole, notamment en matière de bétail pour les propriétaires, d’autant plus que le secteur dispose de têtes suffisantes pour satisfaire à l’opération.

Sur un autre volet lié à l’encouragement de la production nationale, le Président a instruit le gouvernement de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour impliquer réellement les entreprises et institutions nationales dans l’augmentation de la production, à tous les niveaux, afin de répondre aux exigences d’équipement des grandes infrastructures, en divers biens et services, et ce pour continuer à soutenir le niveau de redressement de l’économie nationale et s’éloigner davantage de la politique d’importation non étudiée et sans objectif.

Peine de mort : les ravisseurs d’enfants concernés

Concernant le projet de loi relative au Code pénal, le Président a insisté pour que les amendements dans le texte amendé se limitent, en plus de ses orientations précédentes, à l’application de la peine de mort dans les deux cas suivants : le premier concerne, comme décidé précédemment, les auteurs et commanditaires d’incendies entraînant la mort. Le second cas concerne les auteurs d’enlèvement, de séquestration et de violence sur les mineurs.

L’école à l’abri des tiraillements idéologiques et politiques

Concernant la rentrée scolaire 2026-2027, le Président a orienté le ministre du secteur sur la nécessité d’exploiter au mieux les acquis et les avantages récemment réalisés au profit de l’Éducation, dans le cadre d’une gestion méthodique et étudiée, assurant la qualité et la performance pour réussir la rentrée scolaire. Le ministre est aussi tenu de bien investir dans les ressources humaines importantes dont dispose désormais le secteur et qui ont acquis une grande expérience depuis l’indépendance. Le Président a, à ce titre, ordonné de tenir les établissements scolaires éloignés de tous les courants idéologiques et des conflits politiques inutiles, insistant pour que le débat dans le secteur soit purement pédagogique. Il a aussi appelé à s’abstenir de tout battage médiatique autour des changements concernant le secteur de l’éducation, soulignant que toute proposition devait être discutée exclusivement à la table du Conseil des ministres.

Agence de l’archéologie, une immersion dans l’Histoire

Concernant l’Agence nationale de l’archéologie, son organisation et son fonctionnement, le Président a souligné que la création de cette agence constitue une révolution scientifique dans le domaine de l’archéologie, particulièrement dans les fouilles. Il incombe ainsi à cette agence d’œuvrer pour la présentation de la profondeur du patrimoine algérien et son influence civilisationnelle à travers les différentes étapes de l’histoire, par sa force et sa diversité s’étendant sur 3 000 ans depuis le royaume de Numidie et sa capitale Constantine, jusqu’à nos jours, ce qui nécessite encore une valorisation plus grande et plus large. Il a aussi ordonné à ce que cette instance soit dotée d’une autonomie financière et administrative, et qu’elle soit placée sous la tutelle directe de la présidence de la République.

Les projets stratégiques vont bon train

Concernant la ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba, le Président a salué positivement la cadence des travaux conformément aux délais de livraison du projet, dont le début de la production pour la mine de phosphate est prévu en mars 2027.

À propos de la ligne ferroviaire reliant Tamanrasset au nord du pays passant par Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa-In Salah-Tamanrasset, le Président a affirmé que cette ligne est stratégique et constitue la priorité des priorités. Selon lui, les efforts doivent y être concentrés pour la livrer dans les délais impartis et sa mise en service fin 2028, comme une réalisation historique sans précédent pour l’Algérie victorieuse.

Au terme de cette réunion, le Conseil des ministres a approuvé des décrets et des décisions de nominations individuelles.

Farid Guellil

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

0

Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des deux dernières décennies, là où peu de gens l’auraient imaginé. Ce qui avait commencé comme un rassemblement informel de joueurs de clubs français d’origine algérienne est devenu une structure nationale qui rivalise désormais avec des nations du rugby bien plus établies — et parvient même à les battre.

Une fédération construite à partir de rien

Selon RugbyPass, l’histoire moderne commence en février 2007, lorsqu’un groupe de joueurs franco-algériens organise un match amical contre la Tunisie à Nabeul, une rencontre désormais considérée comme le point de départ d’une véritable scène nationale plutôt que d’une simple équipe issue de la diaspora.

Deux des joueurs impliqués fonderont par la suite le Stade Oranais, le premier club créé en Algérie depuis l’indépendance.

Les clubs se développent progressivement au cours de la décennie suivante, principalement grâce à leur autofinancement, avant que la Fédération algérienne de rugby ne soit officiellement créée en novembre 2015, après environ huit années de discussions entre le ministère des Sports et le Comité olympique algérien.

L’adhésion à Rugby Africa intervient en 2016, puis World Rugby accepte la fédération comme membre à part entière en 2021.

L’ascension dans la hiérarchie du rugby africain

Les progrès sur le terrain ont été rapides au regard de l’âge de la fédération. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique Bronze en 2017, puis la Coupe d’Afrique Argent un an plus tard, l’Algérie atteint la finale de la Rugby Africa Cup 2024, terminant deuxième derrière le Zimbabwe. Lors de l’édition 2025 en Ouganda, l’équipe prend la troisième place après avoir battu la Côte d’Ivoire en quarts de finale.

Cette progression a permis à la sélection nationale, surnommée Les Lionceaux, de grimper jusqu’à la 43e place du classement mondial de World Rugby, une ascension remarquable par rapport à la 92e place qu’elle occupait seulement quatre ans auparavant.

Un sport en pleine croissance

Avec environ 35 clubs et quelque 7 000 joueurs licenciés à l’échelle nationale, la base nationale reste modeste. La sélection continue également de s’appuyer largement sur des joueurs binationaux franco-algériens formés dans le rugby des clubs français, une approche que la fédération considère davantage comme une stratégie que comme une faiblesse.

Un championnat national masculin existe depuis les premières années de la fédération, parallèlement au développement d’une compétition de rugby à sept et du rugby féminin, qui est passé de quelques équipes de jeunes à plus de 40 équipes féminines enregistrées en 2021.

Les écoles sont également devenues partie intégrante de cette filière de formation. En 2019, un partenariat entre la fédération et la Fédération algérienne des sports scolaires a permis d’introduire pour la première fois le rugby dans les programmes scolaires.

Un sport qui écrit encore son histoire

Ce qui rend le projet algérien particulièrement singulier, c’est que les résultats internationaux sont arrivés avant la mise en place des infrastructures habituellement nécessaires pour les produire. La capacité à maintenir cette dynamique dépendra moins du prochain tournoi de la Coupe d’Afrique que de la possibilité pour les clubs, la formation des entraîneurs et les infrastructures de rattraper l’ambition déjà affichée sur le terrain.

APRÈS LES COUPS D’ÉCLAT DES POLICES ALGÉRIENNE ET ESPAGNOLE, UN RÉSEAU DE NARCOTRAFIQUANTS MAROCAIN TOMBE AU PORTUGAL : Maroc, l’ennemi commun

0

Un communiqué de la Garde nationale républicaine portugaise, repris par le quotidien « Jornal de Noticias », fait état de l’arrestation d’un ressortissant marocain impliqué dans une tentative d’introduction d’une quantité de 400 kilos de cocaïne dans le pays. 
Le communiqué indique que l’unité de surveillance côtière et frontalière avait repéré des mouvements suspects dans la région de Serra da Arrabida, avant de découvrir une opération de débarquement d’une cargaison de drogue depuis une embarcation sur la plage d’Albarquel sur les côtes de Setubal, dans le sud-ouest du Portugal. Cette affaire vient confirmer l’implication du Maroc dans le trafic de drogue entre l’Afrique du nord et les pays de la corne de Gibraltar et du sud-ouest de l’Europe. Pour réaliser cet important coup de filet, la police portugaise a mobilisé un drone pour surveiller les mouvements sur le littoral, avant que les unités de sécurité n’interviennent et ne parviennent à mettre en échec l’opération et à arrêter l’un des participants. Dix colis de cocaïne, dont le poids total avoisinait les 400 kg, ont été saisis. Les autorités portugaises ont précisé que le suspect, un Marocain âgé de 21 ans, résidait illégalement au Portugal. Sept autres membres du réseau criminel, qui se trouvaient sur la plage, ont pris la fuite à pied en direction de la région de Serra da Arrabida, tandis que d’autres ont réussi à regagner l’embarcation et à quitter les lieux. Les services de sécurité portugais poursuivent leurs recherches afin de retrouver les fugitifs et d’identifier les autres membres du réseau. Ils enquêtent également sur l’origine de la cargaison ainsi que sur les parties ayant organisé son transport et son débarquement, dans le but de démanteler le réseau criminel à l’origine de l’opération et d’en déterminer les ramifications. Il ya lieu de préciser que des unités de la Garde nationale républicaine ont participé à l’intervention, aux côtés des unités de circulation, du commandement territorial de la Garde à Setúbal et de la police maritime. Cette intervention a permis de sécuriser la cargaison et d’empêcher son acheminement vers les réseaux de distribution clandestins.
Le quotidien portugais « Jornal de Noticias » a publié les détails de l’affaire sur la base des informations fournies par la Garde nationale républicaine. De son côté, l’agence de presse portugaise « Lusa « a indiqué que l’opération avait permis la saisie d’environ 400 kg de cocaïne et l’arrestation d’une personne, tandis que les autres participants avaient pris la fuite.
Il fait préciser dans ce cadre que l’implication du Maroc dans les réseaux qui inondent plusieurs pays européens de drogue (haschich, marijuana et cocaïne), a été établie depuis plusieurs années. C’est une stratégie mise en place par le makhzen qui tire profit de ce que ses services secrets appellent des opérations spéciales pour financer la politique de déstabilisation de ses voisins par le recrutement de pseudos opposants et la mise en place d’une toile de mouches électroniques. La saisie opérée par les services de sécurité portugais ne doit pas être dissociée de coups de maître similaires réalisés en Algérie et en Espagne récemment. Il y a quelques jours, la Police algérienne a démantelé un réseau de narcotrafiquants et saisi une quantité de 228 Kg de cocaïne. Ce réseau qui compte dans ses rangs des ressortissants marocains s’approvisionnait depuis ce pays.
 La police espagnole a mené plusieurs opérations d’envergure, la plus notable et récente étant la saisie, fin août dernier, de 5,9 tonnes (5 926 kg) de cannabis au large de Huelva. Cette intervention à haut risque menée en haute mer par les garde-côtes et la surveillance douanière espagnole contre un bateau semi-rigide a dégénéré en affrontement armé avant de mener à l’arrestation de 10 personnes. D’autres opérations majeures ont marqué l’actualité récente à l’instar du démantèlement d’une organisation criminelle transfrontalière avec la saisie globale de 10,5 tonnes de drogues (haschich et marijuana) et l’arrestation de 57 individus à travers six provinces espagnoles dont des ressortissants marocains pour la plupart des clandestins. Au mois de Juillet dernier au large d’Isla Cristina, interception d’un voilier transportant 1 tonne de cannabis dissimulée dans une cache secrète alors qu’au mois de mai 2026 à Malaga, la police a saisi 800 kg de haschich ingénieusement compressés et dissimulés dans des boîtes de tomates conservées dans un entrepôt.
Toutes ces opérations, aussi bien au Portugal qu’en Algérie ou en Espagne ont toutes un dénominateur commun ; la présence de ressortissants marocains dans les réseaux démantelés, tout comme l’origine de la marchandise qui est produite au Maroc (haschich) ou ayant transité par un de ses ports. Le pouvoir de nuisance de ce voisin de l’Ouest est aujourd’hui un fait établi et selon de nombreuses sources médiatiques, plusieurs pays de l’espace de l’UE qui commencent à mesurer le danger de ses méfaits s’apprêtent à introduire un projet de résolution au Parlement européen visant à le sanctionner et surtout à se doter d’un arsenal politique permettant de se prémunir contre ses actions hors- la-loi.
Slimane B.           

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

0
Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue 1 Mobilis a officialisé l’arrivée de l’avant-centre nigérien Moussa Harouna Ibrahim pour les deux prochaines saisons, bouclant ainsi un mercato impressionnant pour s’imposer dans l’élite du football algérien.
L’Olympique Akbou a annoncé ce samedi sur ses réseaux sociaux l’engagement officiel de Moussa Harouna Ibrahim Mostbet. Âgé de 23 ans, l’attaquant nigérien s’est engagé pour deux saisons après l’accomplissement de l’ensemble des formalités administratives liées à son transfert. En provenance du club irakien d’Al-Nadjaf, le joueur devient le quatrième footballeur africain à rejoindre les rangs de la formation akboucienne cet été. La direction avait déjà assuré les signatures des Sénégalais Sogué Moussa (défenseur, ex-US Ouakam) et Bonaventure Bonito Fonseca (milieu défensif, ex-CA Bizertin), ainsi que celle du latéral gauche mauritanien Khadim Diaw, arraché à Al-Nasr Benghazi.

Une restructuration massive de l’effectif
La direction du club ne s’est pas limitée à ce quota étranger pour bâtir son équipe. L’Olympique Akbou a été l’un des acteurs les plus dynamiques du marché national, attirant de nombreux joueurs d’expérience. Le milieu de terrain a été particulièrement renforcé avec les arrivées de Fathallah Tahar (CS Constantine), d’Abdelkader Boutiche (JS Saoura), d’Ibrahim Farhi Ben Halima (ASO Chlef) et de Hamza Mouali (JS Kabylie). La défense s’enrichit avec Abdelkader Belharrane (MC Oran) et Nasreddine Zaâlani (JS Saoura), tandis que l’attaque se voit complétée par Khaled Bousseliou.
Pour garantir un équilibre, le club a également acté la prolongation du milieu offensif Taoufik Addadi et la promotion des jeunes talents Ryad Boutiba et Seif-Eddine Bitam en équipe première.

Abdelkader Amrani aux commandes d’un projet ambitieux
Pour orchestrer ce nouvel effectif, l’Olympique Akbou s’en est remis à l’expertise d’Abdelkader Amrani. Le technicien débarque fort d’un passage couronné de succès à la JS Saoura, qu’il a propulsée à la deuxième place du classement, synonyme de qualification en Ligue des champions d’Afrique. L’équipe, actuellement en stage de préparation en Tunisie, affiche déjà de belles promesses. Les Akbouciens se sont en effet imposés avec autorité vendredi lors d’une joute amicale contre les Ivoiriens de San Pedro FC (3-1).
Après avoir terminé la saison 2025-2026 à la cinquième place du championnat (à égalité de points avec la JS Kabylie), l’Olympique Akbou affiche clairement ses intentions pour la nouvelle saison : bousculer la hiérarchie et s’installer durablement dans le haut du tableau.

LOUISA HANOUNE : « Les sinistrés passent avant les locales »

0

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, estime que les élections locales du 28 novembre ne constituent pas, dans le contexte actuel, la principale préoccupation des citoyens.
Lors d’une réunion tenue au siège du parti, Hanoune a indiqué qu’elle aurait préféré que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, reporte la convocation du corps électoral, estimant que les conséquences des incendies et les préoccupations sociales nécessitent aujourd’hui une attention prioritaire. Selon Hanoune, les citoyens restent particulièrement préoccupés par les conséquences des catastrophes naturelles et par la situation des populations sinistrées. « Comment attirer l’attention des larges catégories de la population sur ces élections alors qu’elles ont été préoccupées tout au long de l’été par les catastrophes naturelles et leurs conséquences ? », s’est-elle interrogée. La dirigeante du PT a indiqué qu’elle aurait souhaité un report de la convocation du corps électoral, estimant que la situation appelle « des décisions exceptionnelles pour une situation exceptionnelle ». Elle a également évoqué les militants de son parti, dont une partie reste mobilisée dans les opérations de solidarité avec les victimes des incendies, alors que la formation doit parallèlement préparer les élections. Hanoune a par ailleurs appelé à restaurer la confiance dans le processus électoral, en tirant les enseignements des dernières élections législatives. Le PT réclame notamment une révision du système électoral et des garanties permettant d’assurer un scrutin transparent et démocratique. Elle s’est également interrogée sur la capacité des collectivités touchées par les incendies, notamment dans les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou, à participer normalement à la préparation et à l’organisation du scrutin. Elle a notamment évoqué 18 communes touchées sur les 28 concernées dans ces trois wilayas. Pour terminer, Hanoune a indiqué que le PT poursuit ses réunions internes afin de définir sa position et sa stratégie pour les locales.
 Sarah O.

EN MISSION HUMANITAIRE ET DE SOLIDARITÉ À BÉJAÏA ET JIJEL : Le CNDH au chevet des sinistrés

0

Le Conseil national des droits de l’Homme rejoint l’élan de solidarité nationale avec les populations sinistrées des récents feux de forêt qui ont touché les régions du Centre et de l’Est du pays.
Le CNDH, qui a vocation à promouvoir et à protéger les droits de l’Homme, a, le cœur sur la main, dépêché, les 4 et 5 septembre courant, une mission humanitaire et de solidarité à Béjaïa et à Jijel. Selon un communiqué de cette institution, cette mission proposée par la présidente du Conseil, Mme Maya Sahli-Fadel, et dont la délégation a été conduite par le président de la commission permanente de la société civile, Matouk Smaoun, s’inscrit dans le cadre d’« une initiative volontaire et solidaire des membres et fonctionnaires du CNDH, qui ont contribué à la mobilisation de dons financiers et en nature destinés aux personnes et familles sinistrées.

« À Béjaïa : proximité, solidarité et écoute »
À son arrivée à Béjaïa, vendredi dernier, explique le communiqué, « la délégation a été reçue au siège de la wilaya par le S.G. chargé de la gestion des affaires de la wilaya. Cette rencontre a permis un échange sur la situation des populations affectées et sur les efforts déployés localement pour leur prise en charge. La délégation s’est ensuite rendue au niveau de la daïra de Derguina, où elle a procédé à la remise directe d’une partie des dons collectés aux personnes et familles sinistrées. Cette visite a également constitué une occasion pour les membres de la délégation de rencontrer et d’écouter directement les citoyens touchés par les incendies, de s’enquérir de leurs conditions, de recueillir leurs préoccupations et de prendre connaissance de leurs besoins prioritaires. »

« À Jijel : remise des dons et contact direct avec les sinistrés »
Le lendemain, la délégation du CNDH s’est rendue dans la wilaya de Jijel. À son arrivée, elle a été reçue par l’inspecteur général de la wilaya au niveau du centre de dépôt des aides situé à El Aouana, où sont centralisées les contributions provenant des citoyens et de la société civile de différentes wilayas du pays, a fait savoir le Conseil. « Les membres de la délégation ont effectué une visite du centre, guidée par le directeur de la pêche et des ressources halieutiques, responsable du dépôt, qui leur a présenté les différentes étapes du processus de gestion des aides : réception, vérification et contrôle des produits et articles par les services concernés, conditionnement, stockage et préparation de leur acheminement vers les bénéficiaires », a-t-il souligné. À cette occasion, les aides collectées par les membres et fonctionnaires du CNDH ont été remises au centre, en vue de leur acheminement aux sinistrés de Jijel.

À l’écoute des sinistrés
« La délégation s’est ensuite rendue à l’EPSP de la commune de Taher, où elle a rencontré des personnes blessées lors des incendies. Les membres de la délégation ont pris le temps d’échanger avec les sinistrés, de s’enquérir de leur état et de leur situation, et de leur témoigner leur soutien et leur solidarité », poursuit la même source, précisant qu’ « une attention particulière a été accordée aux enfants touchés, auxquels des aides symboliques, notamment des articles scolaires et des jeux éducatifs, ont été remises, dans un geste destiné à leur apporter un soutien moral et à contribuer, modestement, à alléger les effets de cette épreuve. »
La délégation du CNDH s’est ensuite dirigée vers les localités de Bordj T’har et Djamaa Béni Hbibi, où « elle a pu constater de visu l’ampleur des dégâts occasionnés par les incendies », a indiqué le document, ajoutant que cette délégation a également rencontré et écouté la population locale, notamment les jeunes et les personnes directement affectées, afin de recueillir leurs témoignages, leurs préoccupations et leurs attentes. Aussi, la délégation s’est rendue à l’EPSP de la commune d’El Milia, où elle a rencontré des personnes hospitalisées et prises en charge au sein de l’établissement. Les membres de la délégation ont échangé avec elles, leur ont exprimé leur soutien et leur solidarité et leur ont remis quelques aides symboliques. »

« Proximité et écoute »
À travers cette mission humanitaire et de solidarité, le CNDH a affirmé sa volonté de « traduire concrètement sa solidarité avec les populations touchées par les incendies, en privilégiant une approche fondée sur la proximité, l’écoute et le contact direct avec les citoyens », soulignant qu’au-delà de la remise des dons, « cette mission a permis aux membres de la délégation de prendre connaissance des réalités vécues par les sinistrés, d’écouter leurs préoccupations et de mieux appréhender leurs besoins, notamment ceux des personnes blessées, des familles sinistrées et des enfants. » Le communiqué tient à préciser, pour conclure, que cette initiative constitue « une démarche volontaire et d’assistance humanitaire de ses membres et fonctionnaires, menée dans un esprit de responsabilité, de solidarité nationale avec les populations touchées », ajoutant qu’elle vient « en complément des efforts déployés par les pouvoirs publics, les collectivités locales, les établissements de santé et les acteurs de la société civile ».
Farid G.

INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES : Des projets avancent dans plusieurs wilayas

0

Les travaux de développement, d’entretien et de réhabilitation du réseau routier se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays. Ces opérations visent notamment à améliorer la fluidité de la circulation, renforcer la sécurité des usagers et faciliter les déplacements entre les différentes régions.
À Ouled Djellal, les travaux d’entretien de la RN46A se poursuivent sur un linéaire de 5 km. La réalisation de la couche de roulement en béton bitumineux est actuellement en cours, après l’achèvement des opérations de fraisage. Les travaux concernent également le chemin de wilaya CW04A, sur une distance de 9,5 km, entre les points kilométriques 19+000 et 28+500, reliant Besbès à Ras El-Miad. La mise en œuvre de la couche de roulement en béton bitumineux se poursuit. À Batna, les travaux de renforcement de la RN3 avancent sur un tronçon de 13,5 km, compris entre les points kilométriques 238+000 et 251+500. La pose de la couche de roulement est actuellement en cours. Dans la wilaya de Aïn Defla, les travaux d’entretien du CW154, sur 9,2 km, reliant la commune de Rouina à la RN65, se poursuivent. L’opération vise à améliorer l’état de cet axe et à renforcer la fluidité du trafic. À Tissemsilt, les travaux de réalisation de la voie de contournement en 2×2 voies de la commune de Khemisti, sur 5 km, se poursuivent. Les travaux de réalisation des dispositifs de sécurité en béton armé ont notamment été lancés afin d’améliorer la sécurité des usagers. À Skikda, le projet de mise en 2×2 voies de la RN3, entre El Harrouch et Aïn Bouziane, sur 8 km, connaît une avancée au niveau des travaux de terrassement. Par ailleurs, dans la wilaya de Relizane, les travaux d’entretien du CW12, au niveau de la commune de Yellel, se poursuivent sur 5 km, avec pour objectif d’améliorer l’état de l’axe et son niveau de service. À Djanet, les travaux de réalisation de la route reliant Tin Al Koum à Tin Khayamine, sur 50 km, progressent avec notamment la mise en œuvre de la couche de base. Les équipes sur le terrain conduisent les travaux dans le respect des normes et prescriptions techniques ainsi que des délais contractuels fixés. À Béjaïa, une planche d’essai consacrée à la mise en œuvre de la couche de roulement en béton bitumineux (BB) a été réalisée sur le CW43, dans la région de Toudja. Cette opération s’inscrit dans le cadre du suivi de terrain des travaux d’entretien et de réhabilitation de cet axe et vise à vérifier la conformité des méthodes d’exécution aux normes techniques en vigueur. Enfin, à Bordj Bou Arreridj, les travaux de terrassement se poursuivent dans le cadre du projet de mise en 2×2 voies du CW42, sur 9 km. Parallèlement, les travaux de dédoublement de la RN103, reliant Ras El Oued, avancent sur un linéaire de 10 km. À travers ces différents projets, les pouvoirs publics poursuivent leurs efforts visant à renforcer la disponibilité et la qualité du réseau routier national et de wilaya, à améliorer son niveau de service et à garantir des déplacements plus fluides et plus sûrs. Ces opérations contribuent également à consolider la liaison entre les différentes régions du pays et à soutenir leur développement économique et territorial.
L. Zeggane

OPEP + : Le niveau de production pétrolière maintenu

0

Pour le mois d’octobre, le quota de production pétrolière de l’Algérie demeurera fixé à 1,007 million de barils par jour (bpj). C’est ce qui ressort de la réunion de coordination tenue par visioconférence, hier, dimanche, à laquelle a pris part le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, aux côtés des ministres en charge du pétrole de l’Arabie saoudite, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de la Russie. En effet, l’Algérie et ces six autres pays de l’Opep+, disposant de capacités d’ajustement volontaire de leur production, ont convenu de maintenir inchangé leur niveau global de production pour le mois d’octobre, par rapport à septembre, au regard de l’évolution du marché pétrolier international. Selon le communiqué du ministère des Hydrocarbures, qui donne l’information, les ministres ont, par ailleurs, réaffirmé leur engagement à poursuivre une coordination étroite entre les sept pays et à assurer un suivi attentif et continu de l’évolution du marché pétrolier international, en vue de contribuer à sa stabilité et à son équilibre. La prochaine réunion aura lieu le 4 octobre. Ainsi, le quota total des sept pays en octobre, hors compensation pour surproduction antérieure, atteindra environ 31,01 millions de bpj. L’information n’est pas une surprise. Elle avait été annoncée par les sites spécialisés. Reuters, citant deux personnes proches des discussions, avait fait savoir que l’’OPEC+ devrait laisser sa politique de production pétrolière inchangée pour octobre lors de la réunion des membres dimanche. Pour les spécialistes, cette pause attendue intervient alors que la guerre avec l’Iran continue de perturber les exportations pétrolières via le détroit d’Ormuz, réduisant la capacité des décisions d’approvisionnement de l’OPEC+ à influencer les prix du brut et la part de marché du groupe. A ce propos, l’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté, samedi, qu’un pétrolier iranien a été la cible d’une attaque de missiles américains alors qu’il était amarré à six milles nautiques de l’île de Kharg, dans le golfe Persique. Selon l’agence, le pétrolier a été touché par quatre projectiles tirés par les États-Unis. Aucun blessé n’a été signalé pour le moment. En réponse, les forces armées iraniennes ont annoncé avoir ciblé plusieurs bases américaines dans la région. Concernant l’OPEC+, les spécialistes rappellent qu’elle avait convenu en août d’augmenter la production pour septembre, achevant ainsi le retrait progressif d’une réduction d’approvisionnement de 1,65 million de barils par jour initialement décidée en 2023. Pour ces mêmes spécialistes, la production effective reste bien en deçà des objectifs du groupe en raison de la guerre et des perturbations des flux pétroliers régionaux. Ils estiment que cet écart signifie que les hausses précédemment annoncées ont eu un effet plus limité sur l’approvisionnement physique que ne le laissent supposer les quotas officiels. Les sites spécialisés rappellent que L’alliance de 21 membres, qui comprend l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et d’autres producteurs, maintient encore un autre niveau de réductions de production prévu jusqu’à fin 2026. Ils expliquent qu’avant de décider à quelle vitesse ces réductions restantes peuvent être levées, les membres doivent examiner leur capacité de production et établir de nouveaux niveaux de référence de production pour 2027. Ces niveaux de référence sont essentiels car ils déterminent les quotas de production individuels alloués aux membres. Des experts avaient prédit que les prix du pétrole étaient en passe d’enregistrer leur plus forte hausse hebdomadaire depuis mi-juillet, la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran faisant craindre une pénurie d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient. En effet, les prix du pétrole ont progressé vendredi, le Brent gagnait 15 cents, soit 0,2 %, à 95,67 dollars le baril, tandis que le WTI américain progressait de 26 cents, soit 0,3 %, à 91,56 dollars le baril. Ainsi, sur une base hebdomadaire, le pétrole brut Brent a progressé de 7,1 %, tandis que le pétrole brut américain a grimpé de 9,8 %.
M. R.

INCENDIES : Les opérations de réhabilitation se poursuivent dans les régions sinistrées

0

Après la phase d’urgence, les opérations de prise en charge et de réhabilitation se poursuivent dans les wilayas touchées par les incendies. Les différents secteurs concernés sont mobilisés pour rétablir les services essentiels, réparer les réseaux endommagés et permettre aux populations de retrouver progressivement des conditions de vie normales. Les autorités locales assurent, de leur côté, le suivi des opérations et l’évaluation des dégâts, conformément aux instructions du président de la République.
Le secteur de l’Hydraulique a enregistré des avancées importantes dans le rétablissement de l’alimentation en eau potable. les interventions ont concerné les wilayas de Jijel, Béjaïa, Tizi Ouzou et Skikda, où les incendies ont endommagé plusieurs réseaux et ouvrages hydrauliques. Au total, 110 villages répartis sur 35 communes ont été pris en charge. Pour assurer l’approvisionnement des populations durant les travaux, 100 camions-citernes ont été mobilisés, tandis que 120 équipes techniques et 480 agents ont été déployés sur le terrain. Les opérations ont permis de réhabiliter 149 kilomètres de conduites d’eau potable et de prendre en charge 17 ouvrages hydrauliques endommagés. 25 laboratoires mobiles ont également été mobilisés pour contrôler la qualité de l’eau. La majorité des zones affectées ont ainsi retrouvé leur alimentation en eau potable, tandis que les interventions se poursuivent dans les points où les réparations ne sont pas encore achevées. À Jijel, un projet de raccordement de la commune de Chehna prévoit notamment la réalisation de 12 kilomètres de conduites, pour un montant de 200 millions de dinars.
Les réseaux électriques et gaziers figurent également parmi les infrastructures fortement affectées par les incendies. Sonelgaz a mobilisé d’importants moyens humains et matériels afin de réparer les installations endommagées et de rétablir durablement l’alimentation des populations. Les dégâts recensés concernent plus de 1 625 kilomètres de réseaux électriques et 1 623 transformateurs, avec plus de 362 000 clients affectés dans 68 communes.
La wilaya de Tizi Ouzou concentre une part particulièrement importante des dommages. Les opérations de réhabilitation se poursuivent dans plusieurs wilayas. À Skikda, plus de 35 kilomètres de réseau électrique endommagé ont été réparés, tandis qu’à Annaba, une opération porte sur près de 12 kilomètres de réseau.
Dans le secteur des télécommunications, Mobilis a annoncé l’achèvement de la réhabilitation et la remise en service de l’ensemble de ses sites touchés par les incendies. Au total, trois sites avaient subi des dommages. Leur réhabilitation, engagée au début de la semaine précédente, a permis de rétablir leur fonctionnement. L’opérateur avait également déployé des stations mobiles dans les zones affectées afin d’assurer la continuité du service pendant les opérations de réparation.
Parallèlement aux travaux techniques, les autorités locales poursuivent les opérations de recensement et d’évaluation des dégâts, ainsi que l’examen des indemnisations au profit des personnes affectées. Des réunions de coordination sont organisées dans les wilayas concernées pour identifier les insuffisances, fixer les priorités et accélérer les interventions. Cette mobilisation multisectorielle marque une nouvelle étape dans la gestion des conséquences des incendies. Après le secours et l’urgence, l’enjeu est désormais de rétablir durablement les réseaux, de réparer les infrastructures endommagées et d’assurer la continuité des services essentiels.
Sarah O.

COMMERCE EXTÉRIEUR : Les fraudeurs aux importations sévissent

0

Les informations révélées récemment par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations confirment que, sans le maintien du contrôle rigoureux instauré depuis quelques années, la fraude reprendrait de plus belle, et sans retenue aucune, entraînant une saignée de devises préjudiciable à l’économie nationale et aux besoins de la population.
Durant une longue période, sur 1990, 2000 et jusqu’à 2020, une clique mafieuse a gangrené le secteur des importations pour en faire un moyen d’enrichissement illicite, facile et rapide tout en servant des intérêts étrangers. Il en a résulté un développement de la corruption créée par des « pots-de-vin », des commissions,… et générant des inégalités sociales criantes aggravées par l’étalage de luxe des nouveaux parvenus enrichis. Cette caste de compradore est l’obstacle principal au développement national économique et social indépendant. En octobre 2024, lors de son entrevue périodique avec des représentants des médias algériens, le président Abdelmadjid Tebboune avait affirmé qu’il combattra les lobbies de l’argent facile jusqu’au dernier souffle, précisant qu’il s’agit de « lobbies comprador qui nuisent au pays pour laisser l’argent à l’étranger ». Il s’agit évidemment des lobbies de l’importation qui veulent porter atteinte au pays. Ces lobbies ont pris leur envol depuis que le commerce extérieur a été libéralisé dans les années 1990 sous la pression du FMI et en droite ligne du démantèlement du rôle de l’État dans l’économie qui a commencé à s’opérer à la fin des années 1980 et s’est accentué durant l’inoubliable phase d’ajustement structurel, entre 1994 et 1997, imposée par le FMI et caractérisée par la fermeture de centaines d’entreprises publiques, la mise au chômage de centaines de milliers de travailleurs, la libéralisation du système des prix et l’ouverture totale du commerce extérieur, avec émergence du phénomène, visible ou caché, de la pauvreté. Le terrorisme qui endeuillait le pays à cette période a entouré les pratiques mafieuses dans tous les domaines d’une barrière de « protection » empêchant les services de l’État de faire leur travail, en particulier dans le secteur des impôts et du commerce. Il était pratiquement impossible de vérifier les registres de commerce.
Durant cette période, les activités informelles, qui se sont développées en dehors et contre la loi, ont envahi la société et enraciné la culture de « non-droit » dans la société. Des zones entières dédiées aux importateurs et grossistes étaient des zones de non droit autorisant toutes sortes de fraudes dont la malfaçon qui pouvait conduire à des accidents mortels. Les activités commerciales étaient dominées par des notions telles que « protections », prête-noms, importations fictives, fausses factures, adresses fiscales fictives, etc. On parlait des « surprises » découvertes dans les conteneurs. Grâce au FMI et à sa recommandation sur la liberté de commerce, les fraudeurs qui cherchent à s’enrichir et à remplir leurs comptes à l’étranger aux dépens de l’économie nationale et des besoins de la population, avaient trouvé un gisement providentiel. Depuis quelques années, le temps des barons de l’importation est révolu. Les fraudeurs pensaient encore bénéficier soit de passe-droit ou de carences en matière de contrôle, et pouvoir contourner les règles établies dans le domaine des importations. Ils ont persisté dans leurs pratiques mafieuses, et se trouvent piégés par le contrôle mis en place par les pouvoirs publics. Leur but est de s’enrichir non pas pour une quelconque activité économique bénéfique au pays à travers les postes de travail créés et les revenus qui les accompagnent, mais pour mettre des sommes colossales dans leurs comptes à l’étranger et y acquérir des biens de luxe. Car la fausse importation ou l’importation fictive représente pour le pays une facture en devises payée au détriment de projets économiques et sociaux au moment où les recettes en devises sont une ressource rare. Pour rappel, la plateforme numérique du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a révélé que 3 961 opérateurs économiques, employant entre zéro et cinq salariés, ont soumis au ministère des demandes d’importation pour un montant total de 130,32 milliards de dollars, pour le 2ème semestre 2026. À comparer avec les recettes en devises du pays.
M’hamed Rebah

DERNIÈRES INFOS

LE PRÉSIDENT DÉFINIT LES CAS EXCLUSIVEMENT CONCERNÉS PAR LA PEINE DE...

0
Le Conseil des ministres a examiné le projet de Code pénal, les préparatifs de la rentrée scolaire, ainsi que le suivi de l'état d'avancement...

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

0
Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des...

APRÈS LES COUPS D’ÉCLAT DES POLICES ALGÉRIENNE ET ESPAGNOLE, UN RÉSEAU...

0
Un communiqué de la Garde nationale républicaine portugaise, repris par le quotidien « Jornal de Noticias », fait état de l’arrestation d’un ressortissant marocain impliqué dans une tentative...

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

0
Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna
Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue...

LOUISA HANOUNE : « Les sinistrés passent avant les locales »

0
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, estime que les élections locales du 28 novembre ne constituent pas, dans le contexte actuel,...