L’ESPAGNE RECONNAÎT LE PARTI NATIONAL RIFAIN : Nouveau coup dur pour le Maroc
La cause du peuple du Rif continue d’enregistrer des soutiens à travers le monde. La reconnaissance par l’Espagne du PNR sur son sol est un message politique fort et ferme adressé à la puissance coloniale et expansionniste le Maroc.
Dans une vidéo diffusée par des médias, le président du PNR, Oussama Redouane a annoncé que les autorités espagnoles ont officiellement reconnu la branche espagnole du parti. Une décision officielle qui constitue une nouvelle étape dans le parcours de l’action politique et organisationnelle du parti au niveau européen. Oussama Redouane a expliqué, que la reconnaissance officielle du PNR en Espagne s’inscrit dans le contexte du déploiement du parti à l’étranger (hors du territoire rifain), en œuvrant pour l’ouverture de branches et de bureaux dans plusieurs pays européens, à l’instar de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Suisse, aux côtés de l’Espagne, ce qui renforce le réseau de communication et d’organisation des membres du Rif résidant en Europe, dont la communauté en Espagne atteint environ 600 000 âmes.
Oussama Redouane a indiqué que le parti vise à renforcer la communication avec les membres du Rif à l’étranger et à ouvrir de nouveaux espaces de dialogue et d’action politique, expliquant, à travers sa direction, que son parti poursuit ses activités politiques et organisationnelles en Europe, en organisant des rencontres et des événements et en communiquant avec divers partis, forces politiques et organisations, dans le but de faire connaître les positions du parti et de poser la question rifaine dans les tribunes et fora politiques internationaux. Il a précisé dans ce sens que la communication avec les partis et organisations politiques constitue l’un des axes de l’activité actuelle du PNR, en jetant les ponts et l’ouverture de canaux de dialogue, en échangeant des points de vue et en faisant connaître la cause rifaine, affirmant que la prochaine étape verra la poursuite de l’intensification de ces contacts et activités. Le PNR confirme aussi la poursuite du travail pour une meilleure représentation à l’étranger permettant de renforcer ses activités et ses contacts politiques, contribuant ainsi à élargir son réseau en Europe et à faire connaître la cause rifaine au sein des divers espaces politiques et civils européens. C’est une étape importante franchie dans le processus de lutte pour le recouvrement de l’indépendance de ce pays annexé de force par le Maroc grâce au soutien de la France et l’Espagne après la proclamation de la fin du protectorat français sur le Maroc. Il y a lieu de rappeler que la République du RIF a été fondée par Abdelkrim El Khattabi (1921 – 1926) avant qu’elle ne soit confisquée par les puissances espagnole et française sous le règne de Moulay Youssef alors sultan du Maroc. En 1956, elle a été annexée par le Maroc après la fin du protectorat français qui avait intronisé Mohamed V.
« Le peuple rifain n’est pas marocain »
Il faut rappeler également que le Maroc a empreint ses rapports avec le Rif de trahison. Déjà en 1925, Youssef al-Alaoui sultan du Maroc, avait pris le parti de l’Espagne et de la France. Ces deux puissances coloniales avaient 400.000 mercenaires qui ont réprimé dans le sang la révolte des Rifains menée par al-Khattabi. Un fait historique qui confirme que la population du Rif n’est pas Marocaine et n’a jamais prêté allégeance aux rois alaouites. Le Makhzen continue sa politique coloniale en qualifiant les militants pour cette cause de sécessionnistes manipulés par des puissances hostiles au royaume.
Lors d’une conférence de presse tenue il y a quelques mois à Alger, le militant et leader du PNR Youba El Ghaddioui avait assuré que les rifains ne cherchent pas à diviser le Maroc, puisqu’ils n’ont jamais été Marocains et « le Rif n’a jamais fait partie du Maroc, cette entité occupante au service des puissances coloniales ». Il a précisé dans ce sens que, « le peuple du Rif cherche à restaurer son indépendance qui était une réalité. Le Rif a été le premier État indépendant fondé en Afrique du Nord. Le régime marocain de l’époque avait brisé le rêve du peuple rifain en lui confisquant son indépendance par la force des puissances coloniales, espagnole et française », avait-il souligné. Le Maroc qui a mobilisé une nuée de mouches électroniques pour s’offrir une patrie à géométrie variable dessinée au gré des circonvolutions des crayons de couleurs est rattrapé par la réalité des choses. Le Sahara occidental ne lui appartient pas et il doit un jour ou l’autre reconnaître l’indépendance de la RASD.
Les enclaves de Ceuta qu’il rêve un jour de récupérer sont sous souveraineté espagnole. Les Rifains sont décidés à recouvrer leur indépendance dans les frontières définies par les institutions installées par Abdelkrim El Khettabi. Il ne lui restera alors que les frontières héritées de la France après la fin du protectorat et qu’il risque de perdre après avoir pactisé avec le diable l’entité sioniste qui rêve de faire du royaume une patrie de substitution. Que restera-t-il alors au Makhzen et à la famille royale pour continuer à sévir et surtout à mobiliser des trublions pour menacer la stabilité d’autrui ?
Slimane B.

















































