mardi 6 octobre 2026
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AU MENU D’UN CONSEIL DES MINISTRES SPÉCIAL : Les grands chantiers agricoles sur la table

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Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé dimanche, le président Abdelmadjid Tebboune a demandé au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et au Secrétaire général du Gouvernement de consacrer un Conseil des ministres au secteur de l’agriculture. Ce Conseil des ministres « spécial agriculture » intervient après les instructions données par le président Tebboune, lors du Conseil des ministres du 20 septembre dernier, concernant la préparation d’une loi d’orientation agricole « plus efficace », prévoyant des mécanismes permettant d’affecter les superficies cultivées aux cultures annuelles en fonction des besoins, dans le but de réduire les importations et de s’orienter davantage vers l’autosuffisance dans le secteur. À la même occasion, le président Tebboune avait ordonné au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche d' »élaborer un bulletin mensuel » et de « charger les walis d’assurer un suivi rigoureux, afin de déterminer les niveaux et volumes de production des différentes variétés de céréales, notamment le blé tendre et le blé dur ». Le président de la République avait souligné, dans ce sens, l’importance de procéder à « la numérisation immédiate du système de paiement des récoltes agricoles au niveau des agences régionales de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) » et de « travailler en étroite collaboration avec l’Office national des statistiques (ONS) ». Il avait instruit, en outre, de « revoir le rôle de l’OAIC et des instituts spécialisés du secteur de l’agriculture pour améliorer leurs performances et les moderniser et lutter contre toutes les formes de dérives dans le secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche ». Lors de la même réunion, le président de la République avait également ordonné de « lancer un programme national de cartographie et d’étude des sols, en coordination avec les laboratoires, pour déterminer et classifier la nature des terres agricoles dans toutes les zones cultivées et de s’orienter vers l’utilisation des eaux usées dans l’irrigation pour en finir avec la mentalité de la dépendance totale aux précipitations, avec l’impératif de labourer et de préparer la terre en toutes circonstances, sachant que le secteur de l’irrigation vise à récupérer 60% des eaux usées ». Il s’agit, selon les experts, d’une démarche de refondation de la politique agricole en tenant compte des données actuelles marquées par des transformations dans les domaines liés à ce secteur, en rapport notamment avec le changement climatique. Les spécialistes s’attendent à la réintroduction de la planification dans les activités de production agricole pour répondre aux besoins de la population algérienne, éviter les fluctuations qui ont un impact sur les prix à la consommation et réduire les importations. La modernisation sera favorisée par la numérisation et les applications de la recherche scientifique et de l’intelligence artificielle, accompagnées par l’électrification, l’utilisation des nouvelles technologies, des drones, … L’Algérie mise sur l’accélération de la mécanisation agricole pour optimiser les opérations de récolte et réduire les pertes post-récolte, notamment à travers l’introduction de nouvelles technologies et le développement de l’agriculture de précision. La création de coopératives agricoles de mécanisation et la mise en service de capacités de stockage supplémentaires vont dans ce sens. Le but visé : accroître la productivité dans le secteur agricole en optimisant les ressources mises en œuvre, en particulier l’eau. En aval, les industries agro-alimentaires devraient connaître un essor plus grand. Plus globalement, l’enjeu est la sécurité alimentaire du pays. À la base de tout ce processus, il est indispensable de disposer de données précises et fiables, actualisées. La campagne moisson-battage et l’élaboration d’un bulletin mensuel indiquant les quantités produites et récupérées et les rendements par région et par wilaya, permettront de mesurer la capacité à relever ce défi.
M. R.

ARKAB HIER AU NAPEC 2026 : Le gaz au cœur du mix énergétique

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Le gaz naturel continuera de jouer un rôle important dans le mix énergétique, en tant que source de flexibilité des systèmes énergétiques, levier de valorisation industrielle des ressources et combustible essentiel pour accompagner la transition vers un système énergétique plus efficace et moins émetteur de carbone. 

C’est ce qu’a déclaré, hier à Oran, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen (NAPEC 5-7 octobre 2026). À l’appui, il a indiqué que les prévisions internationales font état de la poursuite de la demande de pétrole et de gaz au cours des prochaines décennies, et souligné ainsi la nécessité de maintenir les investissements dans le secteur des hydrocarbures, tout en poursuivant le développement des énergies propres et des technologies à faibles émissions de carbone. À ce propos, Arkab a insisté sur la nécessité d’adopter une approche équilibrée du mix énergétique, fondée sur le développement et la complémentarité des différentes sources d’énergie, afin de répondre à la croissance de la demande, tout en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant les émissions. 

Le TSGP, un projet panafricain 

Le ministre d’État a déclaré que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP, Algérie-Niger-Nigeria) s’inscrit dans la vision de l’Algérie de consolider son rôle de plateforme régionale reliant les ressources africaines aux marchés méditerranéens et européens. Il a souligné qu’il ne s’agit pas simplement d’un corridor d’exportation de gaz, mais qu’il comporte également une dimension africaine liée à la valorisation des ressources, à la promotion de l’intégration continentale, au développement des infrastructures, à l’élargissement de l’accès à l’énergie et à la génération de retombées économiques et sociales pour les pays de transit. Mohamed Arkab a expliqué que le lien entre sécurité énergétique, sécurité hydrique et développement industriel est devenu de plus en plus crucial, notamment dans notre région. C’est pourquoi l’Algérie continue de renforcer ses capacités de dessalement d’eau de mer et d’améliorer la coordination entre les politiques relatives à l’eau, à l’énergie, à l’industrie et aux infrastructures. Cette démarche ouvre simultanément de nouvelles perspectives d’investissement dans les équipements et les solutions technologiques. 

Rendez-vous incontournable 

La cérémonie d’ouverture de la 14e édition du NAPEC-2026 a été présidée par le ministre d’État Mohamed Arkab, et le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal,  en présence notamment du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du président du Comité de direction de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini et du directeur général du groupe Sonelgaz, Nabil Kafi, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), Farid Ghezali. 

Également de l’assistance, le président de la Chambre de commerce américaine en Algérie, Warren Murdoch, la conseillère du président de Namibie pour les affaires du pétrole et du gaz, Kornelia Shilunga, ainsi que plusieurs ambassadeurs et délégations diplomatiques et les autorités locales et de nombreux responsables, experts et professionnels du secteur de l’énergie. Les travaux se déroulent au Centre des conventions d’Oran Mohamed-Benahmed, sous le thème : « Vers une nouvelle approche du mix énergétique : de la transition énergétique à l’addition énergétique, pour garantir la sécurité énergétique, l’accessibilité des prix et la décarbonation ». Cette édition met l’accent sur l’évolution du mix énergétique et sur la recherche d’une approche permettant de concilier sécurité des approvisionnements, accessibilité de l’énergie et réduction des émissions de carbone. 

M’hamed Rebah

EN RECONNAISSANCE À SES EFFORTS EN FAVEUR DE LA PAIX DANS LE MONDE : Le président Tebboune distingué à Moscou

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La Chambre sociale internationale, dont le siège est établi dans la capitale russe, Moscou, a décerné au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Ordre de la diplomatie publique, sa plus haute distinction internationale, en reconnaissance de ses efforts constants en faveur des valeurs de paix et du dialogue à l’échelle internationale.  Cette distinction intervient à quelques semaines de la tenue, les 28 et 29 octobre à Moscou, du 3e Sommet Russie-Afrique et du Forum économique et humanitaire associé.  La distinction a été annoncée par le représentant russe lors de la cérémonie de clôture de la 12e édition du programme international de chants religieux «Hadi El Arwah». Au nom de la Chambre sociale internationale, le représentant russe a salué les efforts constants du président de la République pour « renforcer les valeurs de paix et du dialogue constructif à l’échelle internationale et développer les relations humaines et économiques de l’Algérie à travers le monde », ce qui lui a permis, selon lui, d’acquérir une place reconnue ainsi que des amis fiables et des partenaires stratégiques.  À cette occasion, il a également mis en avant le programme « Hadi El Arwah », qui a réuni de jeunes chanteurs talentueux issus du monde musulman, considérant que « ce projet créatif constitue un bel exemple d’une diplomatie renforçant la place de premier plan de l’Algérie dans les domaines spirituel et créatif ». La Chambre sociale internationale est une organisation active dans le domaine de la diplomatie publique et du renforcement des partenariats stratégiques à l’échelle mondiale. Elle décerne des prix et distinctions de haut niveau, à l’image de l’Ordre de la diplomatie publique, attribué à des personnalités et dirigeants internationaux de premier plan en reconnaissance de leurs efforts diplomatiques et humanitaires.
Ania N. 

CHENGRIHA A REAFFIRME HIER LA POURSUITE DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET LA DROGUE : L’ANP garde le doigt sur la détente

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Dans une allocution prononcée à l’occasion de l’installation officielle du général-major Noureddine Haddad, dans les fonctions de Commandant de la 1ère Région militaire, en remplacement du général-major Ali Sidane, le général d’Armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a souligné la nécessité de fournir davantage d’efforts dévoués tant dans le domaine de la préparation au combat, que dans la lutte antiterroriste et le crime organisé et les crimes connexes, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale.
Dans son discours d’orientation, diffusé par visioconférence à toutes les unités de la Région, il a rappelé que le Haut Commandement de l’ANP accorde un intérêt particulier à la 1ère Région militaire, compte tenu de ses spécificités par rapport aux autres Régions militaires. «Ainsi, et afin que les efforts déployés au sein de cette Région sensible soient effectivement fructueux et se traduisent concrètement sur le terrain, il vous appartient d’accorder toute l’attention et l’intérêt nécessaires à la poursuite de l’effort de préparation du corps de bataille, pour assurer une disponibilité permanente à même de faire face à toute éventualité et une adaptation optimale aux diverses circonstances et évolutions », a-t-il indiqué. Chengriha a appelé à la poursuite, avec persévérance et efficacité, les efforts de lutte contre le terrorisme, le narcotrafic et les crimes connexes, contribuant ainsi à consolider la sécurité et la stabilité dans l’ensemble du territoire de cette importante Région ». Il a salué, à l’occasion, les résultats probants réalisés au niveau du territoire de la Région dans la lutte contre les résidus terroristes, à travers des opérations de qualités ayant permis d’éliminer de nombreux criminels. « Dans ce contexte, je tiens à saluer les résultats positifs obtenus dans la lutte contre les résidus terroristes, grâce à des opérations de qualité ayant permis d’éliminer de nombreux criminels, de mettre en déroute ces groupuscules égarés, traîtres à la Nation et de mettre en échec leurs desseins ignobles, visant à porter atteinte à la sécurité des citoyens ».  Il faut rappeler, dans ce contexte, les nombreuses opérations réalisées dans le territoire de la 1ère Région militaire et qui ont permis de neutraliser les résidus du terrorisme et surtout le retour des familles dans les zones qui étaient autrefois peu sûres notamment durant la décennie. Aujourd’hui, les agriculteurs sont revenus exploiter leurs terres et rendre la vie à ces régions grâce aux opérations et autres ratissages menées contre les résidus du terrorisme. Il y a lieu de rappeler que Chengriha a entamé la cérémonie d’installation qui s’est déroulée au siège du Commandement de la Région, en observant un moment de recueillement à la mémoire du Chahid et héros «M’hammed Bougara», Commandant de la wilaya IV historique, dont le siège du commandement porte son nom, et en déposant une gerbe de fleurs devant sa stèle commémorative, avant de réciter la Fatiha à sa mémoire et à celle de nos valeureux martyrs. Après avoir passé en revue les carrés des cadres et personnels du siège du Commandement, alignés au niveau de la place d’arme, Chengriha a annoncé l’installation officielle du nouveau Commandant de la 1ère Région militaire, le général-major Noureddine Haddad. Il a, dans ce cadre, ordonné aux personnels et aux cadres de cette Région militaire “à travailler sous son autorité et d’exécuter ses ordres et instructions dans l’intérêt du service, conformément au règlement militaire et aux lois républicaines en vigueur, et par fidélité aux sacrifices de nos vaillants Chouhada et aux valeurs de notre Glorieuse Révolution ».
Chengriha a, par la suite, présidé la cérémonie de passation du drapeau national. Après la signature du procès-verbal de passation de pouvoir, monsieur le général d’Armée a tenu une rencontre avec les cadres et les personnels du Commandement de la 1ère Région militaire, où il a prononcé un discours d’orientation.  À l’issue de la rencontre, monsieur le général d’Armée a écouté les interventions et préoccupations des cadres et personnels de la 1ère Région Militaire. En marge de cette cérémonie, Chengriha a, par ailleurs, inauguré l’hôtel des cadres de la Région, où il a visité ses infrastructures et équipements, a conclu le communiqué de MDN.
Slimane B.

TRIBUNAL CRIMINEL D’ALGER : Neuf barons de la drogue condamnés à mort

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Le tribunal criminel près la Cour d’Alger a prononcé les toutes premières condamnations à la peine de mort conformément à la loi 25-03 du 1er juillet 2025 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Les condamnations à la peine de mort ont été prononcées à l’encontre de trois accusés présents à l’audience et de six accusés par contumace, dans des affaires de trafic de cocaïne (113 kg) et de 225.030 comprimés de Prégabaline. Les accusés étaient poursuivis pour importation, transport, chargement, stockage et détention, en vue de la vente, de drogues dures et de substances psychotropes, dans le cadre d’un groupe criminel organisé, dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale et de troubler l’ordre et la sécurité publics, ainsi que pour contrebande, usurpation d’identité, immigration clandestine, séjour irrégulier et blanchiment d’argent.
R. N.

Algérie-Niger en amical, ce soir (18h00) à Tizi Ouzou : Une dernière répétition pour les Verts avant les grands changements

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La sélection nationale algérienne s’apprête à effectuer sa dernière sortie du rassemblement d’octobre, ce soir à 18h00, au stade du moudjahid défunt Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou, à l’occasion d’un match amical face au Niger.
Une rencontre qui, au-delà de son caractère de préparation, revêt une importance particulière pour le nouveau sélectionneur national Brahim Hemdani, appelé à poursuivre son travail d’évaluation avant un mois de novembre qui pourrait marquer un véritable tournant dans la composition des Verts.
Ce rendez-vous intervient après deux premières journées des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. L’Algérie avait entamé sa campagne par une victoire convaincante face à la Zambie (3-1), avant de concéder le nul contre le Burundi (2-2). Deux rencontres qui ont permis au staff technique de tirer de premiers enseignements, mais aussi d’identifier certains secteurs nécessitant encore des ajustements.
Face au Niger, Hemdani devrait ainsi profiter de l’occasion pour offrir du temps de jeu à plusieurs éléments qui n’ont pas, ou peu, participé aux deux précédentes rencontres. L’objectif sera notamment de permettre à certains joueurs de se mettre en évidence et de démontrer qu’ils peuvent prétendre à une place dans le groupe appelé à défendre les couleurs nationales lors des prochaines échéances.
Le sélectionneur devra toutefois composer avec plusieurs absences. Quatre joueurs ont été libérés du stage : Amine Gouiri, Rayan Aït-Nouri, puis, plus récemment, Hadj Moussa et Zorgane, également autorisés à quitter le rassemblement. Ces absences devraient pousser Hemdani à revoir son onze et à donner davantage de responsabilités à ceux qui attendent leur chance.
Parmi les joueurs susceptibles de bénéficier de cette rencontre figure notamment Adel Bourabâa. Le jeune milieu de terrain, révélation de la Ligue 1 française en ce début de saison, représente l’une des curiosités de ce rassemblement. Sa prestation sera particulièrement suivie, lui qui pourrait profiter de cette première occasion pour marquer des points auprès du nouveau staff. Naïr et Touba pourraient également être alignés, tandis qu’Aouchiche, auteur d’une entrée intéressante face au Burundi, devrait avoir l’opportunité de confirmer les bonnes impressions laissées lors de sa précédente apparition. Dans les buts, Benazoug et Ramdane sont eux aussi concernés par cette rotation attendue, avec la possibilité pour chacun de montrer ses qualités et de gagner du crédit.
Pour Hemdani, cette confrontation amicale constitue donc bien plus qu’une simple formalité. Elle représente une dernière séance grandeur nature avant de refermer le chapitre du rassemblement d’octobre. Le sélectionneur disposera ainsi d’une occasion supplémentaire d’observer son groupe, de tester différentes associations et de mesurer les capacités des joueurs en manque de temps de jeu. Le match face au Niger pourrait surtout servir à compléter le casting du nouveau sélectionneur. Hemdani a déjà annoncé, à travers ses premiers choix, sa volonté d’apporter progressivement sa touche à cette équipe. Le rassemblement de novembre devrait d’ailleurs être celui des grands changements, avec une possible redistribution des cartes et l’arrivée de nouveaux profils.
À Tizi-Ouzou, les Verts auront donc une dernière mission : terminer ce rassemblement sur une note positive, tout en offrant à leur entraîneur les dernières réponses dont il a besoin avant d’entamer une nouvelle étape de son projet.
Hakim S.

MOHAMED SEGHIR SAÂDAOUI : « La promotion de l’école algérienne est un parcours collectif »

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Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a affirmé que la promotion de l’école algérienne n’est pas la responsabilité d’une seule partie, mais un parcours collectif auquel contribuent les différentes composantes de la communauté éducative, à travers les efforts conjoints de l’école, de la famille et de la société.

Dans un message adressé aux enseignants à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, le ministre a souligné le rôle central de l’enseignant dans la construction de l’individu, de la société et de la nation, affirmant que l’école algérienne restera la principale institution pour construire l’être humain, façonner sa personnalité, préserver les fondements de la société et consolider ses valeurs.  Saâdaoui a expliqué que l’Algérie œuvre à instaurer une école moderne dans ses programmes, ses méthodes, ses structures et son environnement, qui ne se limite pas à transmettre des connaissances, mais apprend aux élèves à réfléchir, à innover, à assumer leurs responsabilités, à respecter les différences et à faire du savoir un moyen au service de l’homme et de la patrie.  En outre, le ministre a relevé que le rôle de l’éducateur gagne davantage d’importance dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’accélération de l’intelligence artificielle. Il a affirmé la détermination à poursuivre les efforts pour une école qui offre aux enfants algériens un enseignement de qualité, leur assure des chances égales d’apprentissage et de réussite, investit dans leurs talents et leurs capacités et leur ouvre les portes de l’innovation, de la compétition scientifique ainsi que des pratiques culturelle, sportive, sanitaire et environnementale.  Le ministre a également appelé les élèves à s’appliquer dans la quête du savoir, à vénérer et respecter leurs enseignants, affirmant que l’école n’est pas simplement un lieu destiné à l’obtention d’un diplôme, mais un espace de construction de la personnalité et de préparation de l’avenir. Il a aussi insisté sur l’importance de renforcer les liens de confiance et de coopération entre l’école et la famille, considérées comme des partenaires dans l’éducation des enfants. Dans son message, le ministre de l’Éducation nationale a tenu à saluer chaque enseignant qui accomplit sa mission avec dévouement, ainsi que chaque directeur, inspecteur, administrateur et travailleur qui contribue à assurer la continuité du rôle de l’école. Il a rendu un hommage particulier à ceux qui accomplissent leur devoir dans le silence, dans les régions éloignées et dans les établissements nécessitant davantage d’efforts et de patience. Enfin,  Saâdaoui a renouvelé son engagement à maintenir l’éducation et l’enseignement au cœur de la construction de l’Algérie et à faire de l’école un espace dédié au savoir, aux valeurs et à la citoyenneté, affirmant la poursuite des efforts pour une école à la hauteur des aspirations des enfants, en phase avec son époque, fidèle à ses constantes et ouvrant les portes de l’avenir à tous.

Ania N. 

DÉCARBONATION EN ALGÉRIE : Les entreprises suisses mettent en avant leurs solutions

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À l’occasion de l’ouverture, hier à Oran, de la 14e édition du NAPEC, l’ambassade de Suisse en Algérie, en collaboration avec trois entreprises suisses opérant en Algérie, Holcim El-Djazaïr, ABB et SGS, met en avant des solutions innovantes dans les domaines de la décarbonation industrielle et de l’efficacité énergétique.
La présence suisse à cette édition du NAPEC vise à favoriser les échanges autour des enjeux liés à la transition énergétique, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la réduction des émissions de CO₂, dans un contexte marqué à la fois par le renforcement des exigences environnementales et la croissance des besoins énergétiques. Dans ce cadre, l’Ambassade de Suisse, Holcim, ABB et SGS organisent ce 5 octobre un colloque consacré à la décarbonation et à l’efficacité énergétique. Les entreprises suisses y partageront leur expérience et leur savoir-faire dans le développement de solutions technologiques destinées à accompagner la transformation du secteur industriel.

ABB mise sur le numérique et l’efficacité énergétique
Spécialiste de l’électrification et de l’automatisation, ABB développe en Algérie des technologies destinées à optimiser la gestion de la consommation énergétique dans les installations industrielles. L’entreprise déploie notamment des compteurs intelligents de nouvelle génération, certifiés MID, ainsi que des systèmes de gestion centralisée InSite. Associées à des variateurs de vitesse, ces solutions doivent permettre aux industriels de mieux maîtriser leur consommation d’énergie, d’améliorer leur productivité et de réaliser des économies. Selon le communiqué, ABB contribue également au programme national de transition énergétique à travers l’intégration de solutions numériques dans des infrastructures stratégiques algériennes, notamment dans les secteurs gazier, pétrolier et solaire. Ces technologies participent à la numérisation des processus industriels et à la réduction des émissions dans le secteur énergétique.

Holcim El-Djazaïr accélère sa stratégie de décarbonation
De son côté, Holcim El-Djazaïr place la décarbonation au centre de sa stratégie industrielle, avec un objectif affiché de croissance verte et de développement de la construction durable. L’entreprise poursuit la transformation de son portefeuille de produits et le développement de ses exportations à plus forte valeur environnementale, avec un objectif de 60 % de ciment à l’horizon 2026. Cette orientation s’inscrit également dans une démarche de diversification de l’économie nationale au-delà des hydrocarbures. Sur le marché algérien, Holcim développe notamment son ciment bas carbone « ECOPlanet » ainsi que les solutions d’économie circulaire « Geocycle », qui permettent de valoriser différents types de déchets, y compris les déchets dangereux, comme ressources alternatives. Cette démarche contribue notamment à réduire la consommation de gaz naturel. L’entreprise indique également poursuivre le déploiement progressif de solutions de réduction et de captage du carbone, dans le cadre de sa trajectoire vers le « Net Zero » et en cohérence avec les engagements de l’Algérie.

SGS accompagne les industriels dans la conformité environnementale
Pour sa part, SGS Algérie intervient auprès des acteurs industriels dans les domaines de l’inspection, du contrôle qualité et de l’analyse environnementale. L’entreprise accompagne notamment la certification des systèmes de management de l’énergie selon la norme ISO 50001, afin d’aider les organisations à suivre, contrôler et améliorer continuellement leur performance énergétique. Face au renforcement des exigences climatiques à l’échelle internationale, SGS indique également renforcer son accompagnement des industriels algériens à travers des audits environnementaux et des conseils en matière de conformité. Son expertise dans l’inspection des installations critiques vise à garantir que les démarches de décarbonation respectent les normes internationales de qualité et de sécurité. La participation de l’Ambassade de Suisse, d’ABB, de Holcim El-Djazaïr et de SGS au NAPEC 2026 met ainsi en avant la coopération autour des enjeux de transition énergétique et de décarbonation de l’industrie algérienne, à travers le partage d’expertises et le déploiement de solutions technologiques et environnementales.
M. Seghilani

C’est donc ça votre démocratie ?

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La France est secouée par de grandioses manifestations des lycéens qui ont commencé depuis maintenant une vingtaine de jours. Le mouvement de protestation a été déclenché le 17 septembre écoulé dans un lycée situé en région parisienne. En conséquence, l’enseignement secondaire a basculé dans la crise. Les médias français qui nous ont servi ces informations ont qualifié cette crise de majeure. Le nombre des établissements bloqués – entre 500 et 700 à avoir été recensés sur toute la période des manifestations – en dit long. La situation dans les lycées est extrêmement tendue. Elle s’est embrasée et a même dégénéré après les interventions musclées des forces de police. Des vidéos et des images existent pour que chacun fasse sa propre opinion. La presse française n’en a pas fait l’économie. Les événements n’ont pas été passés sous silence. Auquel cas, ce serait un glissement dangereux de leur part. Il y va donc de leur crédibilité. Les revendications des lycéens sont somme toute légitimes : le remplacement des professeurs absents et le recrutement de postes d’enseignants, en finir avec l’insalubrité dans les locaux des établissements, la rénovation des bâtiments vétustes, la lutte contre la présence de nuisibles (rats, cafards), l’allégement des programmes chargés… Mais ce que les médias mainstream ne disent pas ou font délibérément taire, ce sont les violations flagrantes du droit de manifester dans un pays qui se définit comme le champion des libertés et le bastion des droits de l’homme dans toute la Voie lactée. Les chroniqueurs et autres éditorialistes qui pullulent les plateaux des télévisions et qui sont prompts à analyser et à donner leur avis sur tout ce qui touche à la démocratie occidentale, dans les quatre coins du monde, se sont, tout d’un coup, tus au sujet d’une répression policière féroce qui s’est déroulée, sous leurs yeux, et qui s’est abattue sur de pauvres lycéens qui manifestent pacifiquement ce qui relève de leurs droits. La gestion ultrasécuritaire du mouvement des lycéens devra faire honte à la France. Plus de 5 000 gardes à vue, dont 87 % concernent des mineurs. Plus de 1 800 personnes font l’objet de poursuites judiciaires et parmi elles plus de 1 400 mineurs et 300 majeurs, tandis que 14 prévenus ont été placés en détention provisoire sur ordre de la justice. Quant aux violences infligées aux jeunes manifestants, elles peuvent s’expliquer par la blessure d’au moins 190 élèves, dont certains cas graves comme un jeune qui s’est vu sa main carrément arrachée. Pendant ce temps, les milieux politiques français, qui ont l’habitude de nous donner des leçons en liberté de manifester, d’expression et des droits de l’homme, s’imposent le silence. 

Farid Guellil

Des centaines d’établissements fermés en France : Le mouvement lycéen se durcit face au gouvernement

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Le mouvement lycéen se poursuit , aujourd’hui, en l’absence de réponses de l’exécutif à leurs revendications, après l’échec de leur réunion avec la tutelle, qui pour des acteurs politiques, syndicats sont « des doléances légitimes ».
Les lycéens déplorent le manque de professeurs, les locaux dégradés, la pression de Parcoursup et les effectifs surchargés. Sébastien Lecornu dénonce quant à lui le rôle de LFI dans la mobilisation et a adressé une feuille de route à ses ministres avec cinq chantiers, dont le remplacement prioritaire des absences et des propositions sur Parcoursup avant fin octobre.
Avec des centaines d’établissements totalement ou partiellement fermés, hier, aujourd’hui la mobilisation s’annonce importante avec notamment l’implication du monde universitaire. Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a exprimé, hier, ses craintes, de voire « un embrasement national » avec notamment les appels de nombreux syndicats à des manifestations à travers l’ensemble des villes françaises. Des centaines de lycées étaient, hier, mobilisés, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé « craindre un embrasement national avant l’« acte III » de la mobilisation prévu aujourd’hui, par des milliers de lycéens et professeurs du système éducatif en France. Les pouvoirs publics s’inquiètent notamment d’une extension du mouvement au-delà des seuls établissements scolaires du secondaire dans un contexte social largement dégradé, cs dernières années, notamment dans le secteir de la santé, qui a connu des coupes budgétaires récurrents et recul des services publics.

Des centaines d’établissements fermés
Sur les 3 700 lycées que compte le pays, les cours sont « totalement ou partiellement suspendus » et dans 400 à 500 établissements les conditions ne sont « pas réunies », a indiqué le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, arguant pour des « raisons de sécurités » . En Île-de-France, plus d’un tiers des lycées publics, soit plus de 160 restent fermés, laissant sans suite la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu sur la reprise des cours « partout où la sécurité le permet ». Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé, hier, sur Sud Radio qu’il « redoutait une propagation du mouvement lycéen et étudiant au niveau national », déclarant « Oui je le crains, évidemment », a-t-il répondu. Les organisations lycéennes et l’Union étudiante appellent à un « acte III » aujourd’hui, rejoint par les syndicats CGT, la FSU, la FCPE et plusieurs autres de l’éducation, qui en font de la journée d’aujourd’hui « une journée interprofessionnelle ». Les syndicats ont assuré que leur mobilisation vise outre le soutien aux revendications du mouvemet des lycéens mais aussi « protéger les lycéens » des violences policières et des casseurs. Le gouvernement, lui, maintient la fermeté, alors que la colère bat son plein après l’échec des discussions avec les représentants des lycéens la semaine passée : Maud Bregeon a affirmé que « la priorité était de rétablir l’ordre » et annoncé l’examen au Sénat, fin octobre « du projet de loi casseurs-payeurs », estimant dans ses déclarations aux médias locaux que « cela permet d’engager une forme de responsabilité collective ».
R. I.

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