jeudi 17 septembre 2026
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RETRAIT DE L’AGREMENT À LA CHAINE ÉMIRATIE SKY NEWS ARABIA EN ALGÉRIE : Un organe de propagande réduit au silence  

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Les autorités algériennes ont décidé de retirer l’agrément de la chaîne émiratie Sky news arabia. C’est une décision souveraine tant ce média s’est illustré depuis plusieurs mois en diffusant, depuis l’Algérie un contenu hostile au pays et surtout une propagande qui sert les intérêts de parties hostiles à l’Algérie et son peuple.
Cette décision est logique et souveraine et s’inscrit dans la dynamique de rupture des relations diplomatiques avec l’Émirat qui a montré qu’il verse dans une œuvre de déstabilisation de notre pays et ses institutions. Il était donc somme toutes logique que le retrait de l’agrément permet de réduire au silence un média étranger qui s’est transformé en organe de propagande contre notre pays en diffusant à partir de son territoire un contenu médiatique hostile et contraire à ses intérêts stratégiques. En mai 2025 déjà, Sky news arabia a été sévèrement remise à l’ordre par les autorités algériennes après avoir diffusé un contenu attentatoire à l’unité et à l’identité nationales.
Il faut savoir que les Émirats investissent massivement dans les médias lourds, les infrastructures médiatiques et les réseaux d’influence régionaux et internationaux pour façonner l’opinion publique et diversifier leur soft power.  De récents rapports d’ONG et de médias étrangers ont mis au jour la stratégie de propagande de cet émirat qui n’a vu le jour que durant les années soixante du siècle dernier et qui a fait de la déstabilisation d’autrui sa raison d’être.  Cette stratégie s’appuie sur le financement de gros médias par l’achat d’actions dans les entreprises propriétaires de ces organes, la signature de gros contrats publicitaires pour pouvoir influer sur la ligne éditoriale de ces médias. Elle s’appuie également sur une nuée de mouches électroniques prêtes à verser leur fiel sur commande.
La chaîne Sky News Arabia est parmi les chaînes de télévision émiraties les plus importantes et les plus suivies du paysage médiatique arabe. Et c’est en s’appuyant sur cette large audience qu’elle distille son venin à longueur d’onde pour servir les intérêts de l’Émirat qui a engagé des campagnes de déstabilisation dans plusieurs régions du monde. C’est cette sale campagne qui est soutenue par cette chaîne et par d’autres qui œuvrent dans le même sens.
Il faut rappeler dans ce contexte que le groupe de médias Sky News ainsi que ses déclinaisons internationales comme Sky News Arabia et Sky News Australia avait été mélé à plusieurs scandales, accusations de manipulation de l’information et affaires juridiques au fil des ans. Parmi les affaires les plus médiatisées et documentées figure la propagande et le blanchiment d’atrocités au Soudan (2025-2026) L’affaire la plus grave et récente concerne sa filiale Sky News Arabia (une co-entreprise basée aux Émirats arabes unis) qui s’est illustrée par une campagne visant à laver les Forces de soutien rapide (FSR) de toute accusation de génocide au Soudan. Grâce à de faux reportages et de grossiers montages, la chaîne a affirmé qu’il n’existait aucune preuve des massacres à Al-Fasher, rejetant les témoignages des survivants et les images satellites qui confirment pourtant les exactions du groupe paramilitaire soudanais les FSR.
Les Émirats qui se veulent les chantres de la liberté d’expression et de la démocratie ont été cités par le rapport RSF 2026 sur la liberté de la presse. RSF accable et fournit la preuve que les médias sont totalement contrôlés par les autorités émiraties qui leur dictent ce qu’il faut dire et ce qu’il ne faut pas et Sky news arabia ne fait pas exception. Le rapport de reporters sans frontières 2026 affirme, entre autres, que le gouvernement émirati empêche la presse indépendante, locale comme étrangère, de prospérer en traquant les voix dissidentes. Les journalistes émiratis expatriés peuvent être harcelés, arrêtés ou extradés. En 2026, la répression s’est intensifiée à la suite de la guerre en Iran et de ses répercussions sur le pays.
La plupart des médias émiratis appartiennent à des groupes de presse liés au gouvernement. Les EAU qui se veulent donneurs de leçons sont passés maîtres en matière de surveillance en ligne des journalistes et blogueurs, qui se retrouvent dans le collimateur des autorités dès qu’ils émettent la moindre critique. Ils sont généralement accusés de diffamation, d’offense à l’État ou de diffusion de fausses informations visant à nuire à l’image du pays. Ils risquent pour cela de lourdes peines de prison et sont susceptibles d’y subir de mauvais traitements.
En 2026, des journalistes ont subi des intimidations, des pressions et des interrogatoires à la suite de leur couverture des frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis en représailles des bombardements américano-israéliens contre l’Iran.
Donc la décision des autorités algériennes de retirer l’agrément qui permettait à Sky news arabia de diffuser son venin à partir de l’Algérie est une action qui ne souffre d’aucune ambigüité. Alger n’a pas réduit au silence un média mais plutôt fermé un organe de propagande qui servait des agendas étrangers hostiles à l’Algérie. C’est une action qui s’inscrit dans le cadre sécuritaire et qui relève de la salubrité publique tant cette chaîne a versé dans la fange pour tenter de salir l’Algérie.   
 Slimane B.
 

UN REPORTER DANS LA FOULE : Des garde-fous pour l’IA

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L’Intelligence artificielle (IA) pose de sérieux problèmes d’éthique aux pays de la planète. Surtout qu’il n’y a pas qu’une seule IA mais plusieurs. Les plus connues sont « ChatGPT », « Gemini » et d’autres. Chacune fonctionne en fonction des données transmises par l’homme. Ceci pour faire simple. Elle « malaxe », « digère », « recoupe » un nombre considérable de données en temps réel, pour aboutir à des réponses instantanées et des solutions à des problématiques et demandes d’informations que l’humain lui soumet. C’est là que la manipulation et la désinformation peuvent se nicher. Notre ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a participé à Riyad (Arabie Saoudite) à la 4e édition du Forum mondial de l’Unesco sur l’éthique de l’IA organisé du 14 au 17 septembre 2026 sous le thème « transformer la coopération mondiale pour la gouvernance éthique de l’IA ». 194 États ont participé à ce forum. Dans son intervention, notre ministre « a plaidé pour la création d’une agence internationale dédiée à la gouvernance de l’intelligence artificielle…(il a insisté sur) la nécessité d’une large concertation internationale, afin de garantir sa complémentarité avec les cadres existants et de renforcer la coordination des efforts internationaux en la matière, au service de l’humanité et sans entraver l’innovation » rapporte l’agence algérienne APS. Une sorte des « Nations unies » pour encadrer l’IA à l’échelle internationale. De plus, l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle (OMCIA ou WAICO) a été créée en juillet dernier à Shanghai par 29 pays dont la Chine, la Russie, l’Algérie, le Kazakhstan, le Pakistan et l’Indonésie. Son objectif est de « promouvoir la coopération internationale et la gouvernance mondiale de l’IA pour assurer un développement sûr, équitable et bénéfique pour l’humanité ». Il est utile de rappeler que l’Algérie ne se contente pas seulement de « consommer » les fonctions des IA conçues à travers le monde mais, se prépare activement à concevoir, construire et produire sa propre Intelligence artificielle. Elle a créé l’École nationale supérieure de l’Intelligence artificielle (ENSIA) située à Sidi Abdallah. Elle a créé également un Centre national de recherche en IA et en données. Ainsi qu’une Maison de l’IA à l’École supérieure de commerce (ESC). C’est en 2024 que l’Algérie a adopté une stratégie nationale de l’intelligence artificielle. Les secteurs prioritaires pour son utilisation sont la cyber sécurité, l’agriculture, la santé, l’industrie, l’éducation, la recherche ainsi que l’énergie. D’autre part, l’Algérie a pour objectif de former 50.000 spécialistes en Intelligence Artificielle d’ici 2030. Plus important encore, l’Algérie projette de porter la contribution de l’IA à 7 % du PIB d’ici 2027. Notre pays vise à faire de cette technologie un pilier de la souveraineté numérique et du développement socio-économique national. Ceci dit, sur le plan international l’IA fait l’objet d’une âpre concurrence entre pays leaders que sont les États-Unis et la Chine. Les problèmes d’éthique posés par l’IA selon l’UNESCO sont divers et variés. D’abord elle relève que « la technologie des moteurs de recherche n’est pas neutre, car elle traite des données complexes et hiérarchise les résultats en fonction des préférences de l’utilisateur et de sa localisation. Ainsi, un moteur de recherche peut devenir une chambre d’écho qui maintient les préjugés du monde réel et enracine davantage ces préjugés et stéréotypes en ligne ». Ce qui confirme que le plus grand manquement d’éthique de l’IA aux répercussions durables se situe dans le domaine mémoriel et de la recherche historique. Toutes les manipulations peuvent converger selon les intérêts de ceux à qui appartient cette nouvelle technologie. Sur ce segment, les faits historiques durant les 132 ans que dura la colonisation dans notre pays, peuvent être dénaturés, travestis, démentis ou carrément occultés par l’État colonial. En droite ligne de ses intérêts. En tout état de cause, comme souligné plus haut, l’Algérie s’apprête à passer de pays consommateur de l’IA à pays émetteur de produits et solutions de cette nouvelle technologie. Bien utilisée, l’IA peut aussi jouer le rôle de « sentinelle » et de « bouclier » de la révolution numérique, en cours de finalisation dans notre pays. Encore un pan de notre développement qui étranglera de jalousie et de haine nos ennemis. Tant pis pour eux !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

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Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des deux dernières décennies, là où peu de gens l’auraient imaginé. Ce qui avait commencé comme un rassemblement informel de joueurs de clubs français d’origine algérienne est devenu une structure nationale qui rivalise désormais avec des nations du rugby bien plus établies — et parvient même à les battre.

Une fédération construite à partir de rien

Selon RugbyPass, l’histoire moderne commence en février 2007, lorsqu’un groupe de joueurs franco-algériens organise un match amical contre la Tunisie à Nabeul, une rencontre désormais considérée comme le point de départ d’une véritable scène nationale plutôt que d’une simple équipe issue de la diaspora.

Deux des joueurs impliqués fonderont par la suite le Stade Oranais, le premier club créé en Algérie depuis l’indépendance.

Les clubs se développent progressivement au cours de la décennie suivante, principalement grâce à leur autofinancement, avant que la Fédération algérienne de rugby ne soit officiellement créée en novembre 2015, après environ huit années de discussions entre le ministère des Sports et le Comité olympique algérien.

L’adhésion à Rugby Africa intervient en 2016, puis World Rugby accepte la fédération comme membre à part entière en 2021.

L’ascension dans la hiérarchie du rugby africain

Les progrès sur le terrain ont été rapides au regard de l’âge de la fédération. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique Bronze en 2017, puis la Coupe d’Afrique Argent un an plus tard, l’Algérie atteint la finale de la Rugby Africa Cup 2024, terminant deuxième derrière le Zimbabwe. Lors de l’édition 2025 en Ouganda, l’équipe prend la troisième place après avoir battu la Côte d’Ivoire en quarts de finale.

Cette progression a permis à la sélection nationale, surnommée Les Lionceaux, de grimper jusqu’à la 43e place du classement mondial de World Rugby, une ascension remarquable par rapport à la 92e place qu’elle occupait seulement quatre ans auparavant.

Un sport en pleine croissance

Avec environ 35 clubs et quelque 7 000 joueurs licenciés à l’échelle nationale, la base nationale reste modeste. La sélection continue également de s’appuyer largement sur des joueurs binationaux franco-algériens formés dans le rugby des clubs français, une approche que la fédération considère davantage comme une stratégie que comme une faiblesse.

Un championnat national masculin existe depuis les premières années de la fédération, parallèlement au développement d’une compétition de rugby à sept et du rugby féminin, qui est passé de quelques équipes de jeunes à plus de 40 équipes féminines enregistrées en 2021.

Les écoles sont également devenues partie intégrante de cette filière de formation. En 2019, un partenariat entre la fédération et la Fédération algérienne des sports scolaires a permis d’introduire pour la première fois le rugby dans les programmes scolaires.

Un sport qui écrit encore son histoire

Ce qui rend le projet algérien particulièrement singulier, c’est que les résultats internationaux sont arrivés avant la mise en place des infrastructures habituellement nécessaires pour les produire. La capacité à maintenir cette dynamique dépendra moins du prochain tournoi de la Coupe d’Afrique que de la possibilité pour les clubs, la formation des entraîneurs et les infrastructures de rattraper l’ambition déjà affichée sur le terrain.

Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

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Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

Le derby de Manchester fait partie de ces matchs de Premier League où les statistiques et le classement passent vite au second plan. Et cette fois, l’affiche s’annonce particulièrement indécise : les deux équipes abordent ce début de saison en pleine reconstruction. Manchester United continue de renforcer son effectif et cherche encore son équilibre sous les ordres de Michael Carrick. Manchester City, de son côté, ouvre un nouveau chapitre après le départ de Pep Guardiola et l’arrivée d’Enzo Maresca, avec plusieurs joueurs clés à remplacer. Le 13 septembre, les deux voisins se retrouveront à Old Trafford pour décider une nouvelle fois de quelle couleur sera Manchester. Que peut-on attendre de ce derby ? Décryptage dans cet avis Melbet.

Un été en pleine reconstruction

City a dépensé plus de 400 millions de GBP cet été, battant au passage le record établi par Liverpool la saison dernière pour les dépenses d’un club de Premier League sur un seul mercato. Maresca a personnellement insisté pour recruter Enzo Fernández, Elliot Anderson et Ayyoub Bouaddi, avec l’idée de remodeler le milieu et la façon dont l’équipe construit ses possessions. Dans le même temps, plusieurs joueurs qui faisaient partie de l’ossature bâtie par Guardiola ces dernières saisons ont quitté le club, parmi lesquels Rodri, Savinho, Bernardo Silva, Tijjani Reijnders, James Trafford, Manuel Akanji et Nathan Aké. Perdre autant de cadres en défense et au milieu représente forcément un risque pour les Citizens. Pour l’instant, Maresca compense surtout ces départs par l’arrivée de nombreux nouveaux visages, mais les automatismes, eux, restent encore à construire.

United a opté pour un mercato plus ciblé et plus mesuré, avec environ 150 millions de GBP investis. Carlos Baleba, Andrey Santos, Youri Tielemans et l’expérimenté Karl Darlow sont venus renforcer le milieu et le poste de gardien. À l’inverse, Rasmus Højlund, Casemiro, Jadon Sancho et Radek Vítek, qui n’avait encore disputé aucun match avec l’équipe première, ont quitté le club. Le flanc gauche de la défense reste toutefois un vrai point faible, Luke Shaw étant désormais le seul latéral expérimenté à ce poste. Jusqu’au dernier jour du mercato, les Red Devils ont tenté d’obtenir le prêt de Rayan Aït-Nouri, mais City n’acceptait de le laisser partir qu’avec une obligation d’achat. L’opération a donc fini par tomber à l’eau.

Un vrai test pour Rayan Aït-Nouri à Old Trafford

Rayan Aït-Nouri a passé les deux premières journées de championnat sur le banc, ce qui n’a rien de très surprenant compte tenu des nombreux changements opérés cet été à City. Le défenseur n’a pourtant pas perdu le rythme. Pendant la préparation, il a marqué face à l’Atlético de Madrid et aux K-League Stars, avant de disputer 4 matchs avec l’Algérie lors de la CM-26.

Son parcours en Angleterre s’inscrit dans une tendance plus large : les internationaux algériens sont de plus en plus présents sur les plus grandes scènes européennes. Riyad Mahrez a notamment été sacré champion de Premier League avec Manchester City, tandis que Ramy Bensebaïni a atteint la finale de la Ligue des champions avec le Borussia Dortmund en 2024. Des performances qui contribuent à renforcer la place du football algérien en Europe.

Les duels tactiques à Old Trafford

Sur le papier, les deux équipes évoluent en 4-2-3-1. City s’est présenté dans ce système face à Bournemouth, Crystal Palace et Arsenal lors du Community Shield. Carrick a lui aussi opté pour cette organisation contre Hull, Ipswich et pendant la préparation. Mais derrière un dispositif de départ similaire se cachent deux approches très différentes.

Lorsque City a le ballon, le latéral droit rentre dans l’axe et l’équipe se réorganise presque en 3-5-2. Une façon de jouer que la presse a déjà baptisée le « Marescaball ». United fonctionne autrement. La relance depuis le gardien se fait en 4-2-4, une structure que l’équipe conserve également sans ballon. Les quatre joueurs offensifs ferment l’accès à l’axe et restent prêts à partir rapidement en contre. Cette approche a toutefois montré ses limites face à l’AC Milan : sous la pression sur les côtés, United a perdu sa compacité et laissé davantage d’espaces.

L’une des grandes batailles du derby devrait justement se jouer au milieu. Le trio de United composé d’Andrey Santos, Youri Tielemans et Mason Mount a déjà montré de bons automatismes, alors qu’Enzo Fernández et Elliot Anderson doivent encore trouver leurs repères dans le système de Maresca.

Pronostic pour le derby de Manchester

La saison dernière, les deux équipes se sont chacune imposées à domicile. Sur les 10 dernières confrontations directes, City garde toutefois l’avantage avec 6 victoires, contre 3 pour United. En ce début de saison, City a remporté ses deux premiers matchs, tandis que United s’est incliné face à Hull avant de se reprendre avec une large victoire 5-2 contre Ipswich. À Old Trafford, avec son pressing et face à un adversaire qui cherche encore ses automatismes, United a de vraies chances de remporter le premier derby de la saison. Le scénario le plus prudent reste un match nul serré ou une courte victoire des locaux. Sur le papier, City conserve néanmoins un léger avantage grâce à la profondeur et à la qualité de son effectif.

Melbet : une plateforme pensée pour ceux qui voient le match au-delà du score

Sur certaines plateformes, les supporters doivent encore composer avec des paiements retardés, des bonus difficiles à comprendre ou un support qui tarde à répondre. Aujourd’hui, les grandes promesses ne suffisent plus : ce sont surtout la rapidité des paiements et la clarté des règles qui font la différence. Sur une affiche comme le derby de Manchester, l’analyse du match prend une importance particulière. Solidité dans les transitions, duels au milieu, équilibre entre les lignes : chaque détail peut compter. Melbet permet de suivre de nombreux scénarios pendant la rencontre, avec notamment des paris sur les totaux par mi-temps, les corners ou les performances individuelles des joueurs. Les utilisateurs peuvent également contacter l’assistance Melbet à tout moment, en arabe comme en français, et obtenir rapidement de l’aide en cas de problème. La plateforme est partenaire officiel de la Juventus et opère sur des dizaines de marchés à travers le monde. Cette présence internationale permet à la marque de proposer des solutions adaptées à chaque marché tout en maintenant un service rapide et fiable.

Pour le public local, Melbet mise aussi sur des fonctionnalités adaptées aux habitudes des utilisateurs : paris via des bots Telegram, lignes dédiées aux clubs et compétitions locales, notamment la Ligue des champions de la CAF, ou encore encaissement anticipé total si le match ne prend pas la tournure espérée. Les dépôts via Baridi Mob et Binance Pay ne prennent que quelques secondes. La connexion à Melbet Algérie prend moins d’une minute, après quoi l’utilisateur peut approvisionner son compte et recevoir automatiquement le bonus de dépôt Melbet.

Yassine Mouloudi, créateur de contenu digital et partenaire de Melbet, fait lui aussi vivre toute l’intensité des grands rendez-vous à son audience. Ses contenus rassemblent des millions de supporters autour des principales affiches de la saison. Le 13 septembre à Old Trafford, il ne sera pas seulement question de trois points. Ce derby permettra aussi de voir laquelle de ces deux équipes en pleine reconstruction parviendra le plus vite à trouver son équilibre. Suis chaque moment du derby de Manchester avec Melbet.

LE PARLEMENT NATIONAL OUVRE SA SESSION ORDINAIRE SOUS UN SEUL MOT D’ORDRE : « Servir l’intérêt supérieur de l’Algérie »

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Les présidents des deux chambres du Parlement national, Khalida Boufedèche pour l’APN et Azouz Nasri pour le Conseil de la nation, se sont rejoints, à travers leurs discours respectifs, prononcés à deux séquences distinctes, à l’ouverture de la session ordinaire 2026/2027, à propos de l’impérieuse nécessité d’aller à l’unisson sur le front de la défense du pays.
L’ouverture, effectuée hier, de la session ordinaire de l’Assemblée populaire nationale suivie de celle du Conseil de la nation, intervient conformément aux dispositions de l’article 138 de la Constitution et de l’article 5 de la loi organique 16-12 du 25 août 2016 définissant l’organisation et le fonctionnement des deux chambres du Parlement, ainsi que les relations fonctionnelles entre les deux chambres du Parlement et le Gouvernement. Les deux cérémonies se sont déroulées en présence de la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui, et du Premier ministre, Sifi Ghrieb, ainsi que des membres du Gouvernement.
À l’hémicycle Zighoud Youcef, la présidente de l’APN, Khalida Boufedèche, a appelé les députés à faire de la nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine, au service de l’Algérie et de son intérêt suprême. Dans son allocution, rapportée par l’APS, Boufedèche a affirmé que « tous sont appelés à faire de cette législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine », soulignant que « la divergence et la compétition politiques constituent des éléments naturels de la vie démocratique, mais que le dénominateur commun sur lequel nul ne saurait diverger reste l’Algérie et son intérêt suprême». Elle a affirmé, à ce propos, que « la force réelle de l’Algérie repose sur l’unité de son peuple, la cohésion de ses Institutions, la puissance de son Armée, la vigilance de ses Services de sécurité et la confiance du citoyen en son État », rendant, à ce propos, hommage à l’Armée nationale populaire, ainsi qu’aux autres corps de sécurité, qui « poursuit l’accomplissement de ses missions constitutionnelles avec une haute compétence dans la protection de la souveraineté nationale et la défense de l’intégrité territoriale ». Abordant « la douloureuse épreuve traversée par l’Algérie » suite aux récents incendies de forêt, Boufedèche a souligné que ces moments difficiles ont constitué « une nouvelle preuve de la capacité de l’État et de la société à faire face aux épreuves, illustrant le visage radieux de l’Algérie, fondé sur la solidarité, l’entraide et la cohésion ». À cet effet, elle a mis en avant les mesures « décisives et rapides » du président Abdelmadjid Tebboune qui « ont reflété la force et la présence de l’État et traduit son attachement à suivre les répercussions de la catastrophe et la prise en charge des sinistrés que le gouvernement a œuvré à concrétiser sur le terrain, véhiculant ainsi un message clair : l’État algérien est présent durant les crises et la protection des citoyens est une responsabilité nationale constante ». Pour sa part, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a indiqué, dans son discours devant les sénateurs, que la nouvelle session parlementaire constituait « une étape renouvelée pour renforcer l’action parlementaire et améliorer sa performance, notamment au regard des projets de loi cruciaux inscrits à son ordre du jour ». Nasri a, comme principe affirmé par la présidente de l’APN, souligné que la pluralité des opinions et des appartenances politiques « doit rester dans le cadre de la concurrence démocratique et au service de l’intérêt supérieur du pays ». S’agissant de la relation fonctionnelle entre les deux chambres du Parlement, Nasri a assuré que la Chambre haute, qu’il préside, « continuera à ériger des passerelles de coopération, de coordination et de concertation avec les membres de l’APN, en vue de renforcer l’unité de l’action parlementaire et de consacrer la complémentarité escomptée entre les deux chambres du Parlement ».
Farid G.

Opération désintox

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Après avoir coupé les ponts avec les Émirats arabes unis, l’Algérie opère, comme il fallait s’y attendre et suite logique de la rupture diplomatique, une purge générale dans les réseaux divers tissés chez nous pendant des années par ce pays hostile. Nous allons désormais assister à une réaction en chaîne de la part des autorités algériennes. À commencer, par exemple, par les milieux médiatiques – ou de propagande proprement dits – qu’il faut expurger ou carrément arracher à la racine comme sort réservé à Sky News Arabia. Cette chaîne de télévision financée à coup de pétrodollars pour diffuser la propagande des Al Nahyane et des Al Maktoum à l’international, a été mise au ban. Mais ce média qui s’est passé pendant des années par les canaux officiels ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Autrement dit, les réseaux de propagande ne peuvent pas seulement être constitués de chaînes de télévision. Ces dernières, qui plus est, peuvent aussi être dirigées à partir de n’importe quel pays à travers le monde. Les réseaux de propagande, c’est aussi toute la toile des mouches électroniques et des faux comptes dans les médias sociaux qui peuvent servir Abu Dhabi à travers le monde. Concernant les médias lourds, les Émirats investissent de lourds moyens. Ce sont les rapports d’organisations mondiales dans le domaine qui le disent, comme RSF. Pour réaliser une OPA sur les milieux médiatiques dans l’espace régional, et même au-delà comme vient de nous l’apprendre l’Agence nationale de presse dans des révélations retentissantes, les Émirats sont passés maîtres. Ce n’est pas pour diffuser la vérité, loin s’en faut. Mais pour soigner l’image d’un pays honni et qui traine la mauvaise réputation de semer le chaos partout où il passe. Face au jeu dangereux auquel ils se sont livrés, au Soudan, à la Corne de l’Afrique, au Sahel… où les scènes du crime ont été documentées, les EAU tentent de redorer le blason sous le coup de campagnes médiatiques faisant vendre, toute honte bue, la fausse image d’un pays qui promeut les valeurs de la paix. En effet, les investissements émiratis dans les médias se sont avérés bien plus lourds qu’on ne le pensait. On sait qu’Abu Dhabi a financé une campagne médiatique hostile et dirigée depuis le voisin de l’Ouest pour nuire à l’Algérie et porter préjudice aux relations qu’il entretient avec ses voisins du sud, le Mali et le Niger, à savoir. Pas que. Abu Dhabi a, aux dernières nouvelles, placé ses capitaux au Maroc où il a mis la main basse sur le paysage médiatique – ou de propagande proprement dit. Les EAU contrôlent 53 % de l’actionnariat de Maroc Telecom, le plus grand groupe de télécommunications du pays. C’est pourquoi, notre pays doit redoubler d’efforts de vigilance pour démonter toute la propagande nous venant du Maroc et de ses alliés émiratis.
Farid Guellil

ÉLABORATION D’UNE LOI RELATIVE À L’HABITAT DANS LES ZONES FORESTIÈRES : Belaribi installe la commission ad hoc

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Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, a présidé, hier, l’installation de la commission multisectorielle chargée d’élaborer une loi relative à l’urbanisme et à l’habitat dans les zones forestières, a indiqué un communiqué ministériel, précisant que ce projet vise à assurer la protection des populations et de limiter les risques de « feux de forêts ». Ce texte intervient en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, données lors de la réunion de travail tenue le dimanche 30 août 2026, consacrée à la prise de mesures nécessaires pour faire face aux conséquences des feux de forêts ayant touché certaines wilayas du Centre et de l’Est du pays. Le communiqué a précisé que cette commission comprend des représentants de divers secteurs ministériels et organismes concernés, notamment le ministère de la Défense nationale, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, le ministère de la Justice, le ministère des Finances, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, le ministère de l’Hydraulique, et le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, ainsi que des représentants des organismes et institutions techniques relevant du ministère de l’Habitat, et des représentants des écoles et universités du pays. La commission est ainsi chargée d’étudier et de réviser le cadre législatif et réglementaire, ainsi que les règles et normes techniques relatives à la construction et à l’habitat dans les zones forestières et les zones limitrophes, et de travailler à l’élaboration du projet de loi régissant ce domaine, souligne la même source, concluant que la commission est également chargée de préparer son rapport final dans un délai maximum de 20 jours à compter de la date de son installation, ses travaux devant aboutir à la proposition d’un cadre juridique et réglementaire intégré fixant les conditions de construction et d’habitat dans ces zones.
M. S.

APRÈS LES INCENDIES : Les sinistrés commencent à reprendre une vie normale

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Plusieurs semaines après les incendies qui ont touché l’Est du pays au mois d’août, les opérations de prise en charge des populations affectées se poursuivent, pour permettre aux familles sinistrées de retrouver progressivement un cadre de vie stable et de renouer avec le cours normal de leur quotidien.
Dans ce cadre, les autorités locales poursuivent la mise en œuvre des mesures arrêtées en faveur des personnes touchées. Après les opérations de recensement, de constat et d’étude des dossiers, la remise des décisions relatives aux aides financières se poursuit au profit des bénéficiaires. À Bousif Ouled Askeur, dans la wilaya de Jijel, cette opération se poursuit à travers la remise des décisions d’attribution aux citoyens concernés. Une étape qui vient concrétiser les mesures d’accompagnement engagées au profit des familles ayant subi des pertes ou des dommages à la suite des incendies. Au-delà de l’aspect financier, la prise en charge s’inscrit dans un dispositif plus large destiné à répondre aux différentes préoccupations des sinistrés. Le logement figure notamment parmi les priorités, avec la poursuite des opérations de relogement et des mesures d’accompagnement destinées aux familles dont les habitations ont été endommagées ou détruites. Les services concernés assurent également un suivi des différentes situations afin d’apporter, au cas par cas, les réponses nécessaires aux besoins qui subsistent après la phase d’urgence. L’objectif est de permettre aux familles de retrouver progressivement leurs repères et de reprendre leurs activités dans des conditions plus stables. Cette dynamique concerne également les enfants des familles touchées. À l’approche de la rentrée scolaire, une attention particulière est accordée à leur situation afin de leur permettre de rejoindre leurs établissements et de poursuivre leur scolarité dans les meilleures conditions possibles. Pour les élèves concernés, retrouver le chemin de l’école constitue une étape importante dans la reprise d’un quotidien plus ordinaire. La mobilisation des services concernés doit contribuer à limiter les conséquences des déplacements ou des perturbations liées aux incendies sur leur parcours scolaire.
Ainsi, petit à petit, au fil de l’avancement de ces opérations, les familles concernées pourront ainsi reprendre leurs habitudes, retrouver leurs repères et renouer avec une vie quotidienne plus stable.
Sarah O.

Une victime succombe à ses blessures à Béjaïa
Une victime des derniers incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas du pays a succombé à ses blessures à Béjaïa, ont indiqué les services de la wilaya dans un communiqué. Répondant au nom de Zegagh Laïd, le défunt a été inhumé mardi à Derguina en présence du secrétaire général de la wilaya, chargé de gérer les affaires de la wilaya, Yahiaoui Saïd, des autorités locales et d’une foule nombreuse. Grièvement touchée lors des incendies, la victime avait été transférée en urgence à l’hôpital des grands brûlés de Zeralda pour sa prise en charge. Elle n’a cependant pas survécu et a fini par rendre l’âme. À cette douloureuse occasion, le SG de la wilaya, accompagné des autorités locales et des services de sécurité, a présenté ses sincères condoléances et preuves de sympathie à la famille du défunt et à ses proches, a rapporté le communiqué.
S. O.

INDUSTRIE : L’Algérie accélère sa transition vers la souveraineté technologique

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L’Algérie s’engage dans une nouvelle phase de sa transformation industrielle. Sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’objectif ne consiste plus uniquement à accroître la production locale et les taux d’intégration, mais à maîtriser les technologies, développer les compétences nationales et transformer la recherche scientifique en solutions industrielles.
Une orientation destinée à réduire la dépendance technologique, à conserver davantage de valeur ajoutée dans l’économie nationale et à poser les bases d’une industrie intelligente et compétitive. Le processus engagé vise ainsi à dépasser la simple fabrication locale de produits auparavant importés. De l’automobile aux équipements ferroviaires, en passant par les hydrocarbures, l’agriculture et la logistique, l’ambition est désormais de maîtriser les technologies nécessaires à la conception, la programmation, la maintenance et l’évolution des équipements. Cette nouvelle approche modifie également la notion d’intégration industrielle. Celle-ci ne se mesure plus uniquement au nombre de composants fabriqués localement, mais aussi à la capacité de l’ingénieur algérien à concevoir les équipements, les programmer, les entretenir et les améliorer. Le transfert de technologie, le développement de l’ingénierie nationale et le rapprochement entre l’université et l’entreprise deviennent ainsi des éléments essentiels de cette stratégie. Les partenariats industriels constituent l’un des principaux instruments de cette évolution. Après une longue période marquée par le recours aux équipements importés et aux fournisseurs étrangers pour la maintenance, l’Algérie cherche à développer localement les capacités de conception, d’ingénierie et de fabrication. Cette démarche apparaît notamment dans le projet de complexe intégré destiné à la production d’équipements ferroviaires. L’objectif est de créer progressivement une capacité nationale susceptible de réduire la dépendance technologique et de favoriser le développement de la sous-traitance. La localisation de la production des moteurs Opel s’inscrit également dans cette logique, avec un niveau d’intégration qui implique des compétences dans l’ingénierie de précision, les essais et le contrôle qualité. À Tafraoui, l’usine Fiat constitue un autre exemple de cette évolution. Le site a développé plus de 300 références de pièces destinées à la production et 350 références pour les services après-vente. Plus de 430.000 heures de formation ont également été enregistrées, tandis que cinq partenariats ont été conclus avec des universités et écoles d’ingénieurs algériennes. Au-delà de la fabrication de pièces, l’enjeu est donc de construire un véritable écosystème de compétences autour de l’industrie et de rapprocher davantage les entreprises des structures universitaires et de recherche.

À l’ère de l’intelligence artificielle
Cette transformation industrielle s’accompagne d’une accélération de la numérisation. L’intelligence artificielle, les capteurs, l’Internet des objets, la robotique, la vision industrielle et les réseaux de cinquième génération peuvent contribuer à modifier profondément les processus de production. La vision artificielle permet, par exemple, de détecter automatiquement certains défauts de soudure ou de peinture. Les capteurs associés aux algorithmes de maintenance prédictive peuvent, quant à eux, identifier les signes annonciateurs d’une panne afin d’intervenir avant l’arrêt d’une machine. Les données permettent également de relier les fournisseurs, les stocks et les chaînes de production. L’objectif est de limiter les produits non conformes, réduire les arrêts, améliorer la gestion des stocks et optimiser la consommation d’énergie et de matières premières. Le professeur-chercheur en télécommunications à l’université de Blida 1, Hussein Aït Saâdi, explique que le recours à la 5G devient particulièrement pertinent lorsque la densité des équipements connectés, la transmission instantanée des données et le temps de réponse sont déterminants. Les infrastructures comme la fibre optique peuvent néanmoins répondre aux besoins des applications moins exigeantes. Pour la spécialiste des systèmes intelligents Nesrine Amiraouche, la combinaison de l’intelligence artificielle et de la 5G permet d’accélérer le transfert et le traitement des données ainsi que la résolution des problèmes, tout en maintenant l’être humain comme décideur final. Cette dynamique est déjà expérimentée dans une entreprise industrielle privée à Akbou, où un système de maintenance prédictive développé par la start-up algérienne « BASSEER » associe capteurs, analyse en temps réel et algorithmes intelligents.

Automobile, pneumatiques et hydrocarbures
Dans le secteur automobile, l’objectif de localisation concerne également les activités connexes. À Tafraoui, un projet d’usine de pneumatiques prévoit une capacité initiale d’au moins sept millions de pneus par an, pouvant atteindre 22 millions, ainsi qu’environ 2.000 emplois directs. Les estimations avancées font également état d’une réduction de la facture d’importation de près de 200 millions de dollars et de la possibilité de générer des recettes en devises. La portée du projet ne se limite toutefois pas au remplacement du produit importé. Il doit également permettre de transférer des technologies liées à la préparation des matériaux, au mélange, à la vulcanisation, aux essais et au contrôle qualité. Les capteurs et les systèmes de suivi numérique peuvent par ailleurs contribuer à détecter les défauts et à optimiser les stocks. Le même principe peut être appliqué aux équipements ferroviaires. L’intégration de capteurs, de systèmes de maintenance prédictive et de jumeaux numériques permettrait de suivre les équipements durant leur cycle de vie, d’anticiper les défaillances et de développer de nouveaux marchés pour les logiciels, la maintenance et les services d’ingénierie algériens. Dans le secteur des hydrocarbures, l’intelligence artificielle, l’Internet des objets et l’exploitation des données massives constituent également des leviers d’amélioration de la performance. Sonatrach a notamment développé un dispositif automatique intelligent, protégé par un brevet, destiné à être installé sur 500 puits à Hassi Messaoud et Hassi R’Mel afin de contrôler l’injection de gaz et permettre une commande à distance. Ce dispositif doit fournir des données régulières, accélérer les interventions et limiter les risques. D’autres systèmes permettent de transmettre à distance les données relatives à la protection cathodique ou encore de suivre en temps réel certains paramètres du forage à Hassi Messaoud. Les données historiques des équipements peuvent également alimenter des modèles destinés à anticiper les défaillances.

L’agriculture et la logistique à l’heure de la donnée
La transformation numérique s’étend également à l’agriculture et à la gestion de l’eau. Un projet associant Sonatrach et l’université de Bordj Bou Arréridj vise ainsi à développer un système intelligent capable de diagnostiquer l’état des installations photovoltaïques et de déterminer les besoins de nettoyage des panneaux à partir des données de production et de leur niveau d’encrassement. Dans l’agriculture, le système algérien « Q-Farming » utilise des capteurs et des technologies d’irrigation de précision afin de déterminer les besoins réels des cultures en eau. Les données relatives au sol et aux cultures permettent ainsi d’adapter les volumes et les périodes d’irrigation. Selon Mounib Ouberi, secrétaire général adjoint et président de l’Union nationale des ingénieurs agronomes algériens, cité par l’APS, ces technologies peuvent contribuer à gérer la rareté de l’eau à partir de données et à réduire le gaspillage ainsi que les coûts énergétiques, tout en améliorant la productivité. Le système national d’information agricole permet également de croiser les données des exploitations avec les informations météorologiques et les images satellitaires afin d’estimer les rendements avant la récolte. Cette anticipation doit faciliter la préparation du stockage, du transport et de la transformation, tout en limitant les pertes et en améliorant l’approvisionnement du marché. Dans le domaine portuaire, la plateforme de la communauté portuaire algérienne « APCS » participe à la numérisation des échanges d’informations. L’objectif est notamment de mieux suivre les marchandises et d’anticiper les risques de rupture d’approvisionnement. L’expert en économie internationale des transports et en logistique Rachid Hadj Hani estime que l’intelligence artificielle peut contribuer à réduire les coûts grâce à la prévision des ruptures de stocks, l’identification des perturbations, l’optimisation des itinéraires et la gestion des risques. Les réseaux 5G peuvent, de leur côté, connecter véhicules, caméras, capteurs et équipements avec un faible temps de réponse.

Former pour maîtriser
Pour l’Algérie, la souveraineté industrielle ne peut toutefois reposer uniquement sur l’acquisition d’équipements modernes. Elle nécessite également la maîtrise des logiciels, des algorithmes et des données. Dans un message adressé à l’occasion de la remise du Prix du président de la République du chercheur innovant, dans sa deuxième édition en avril 2026, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé l’objectif d’aller vers une Algérie qui « produit la connaissance et ne la consomme pas », tout en encourageant la transformation de l’innovation en produits portant le label « Innové en Algérie ». La formation constitue ainsi un axe majeur. L’objectif national est de former 30.000 spécialistes à l’horizon 2030. En juin 2026, la première promotion de l’École nationale supérieure de l’intelligence artificielle a achevé son cursus avec 105 ingénieurs diplômés. Le secteur de l’Enseignement supérieur vise également la création de 5.000 produits algériens innovants à l’horizon 2030, associés à des start-up, micro entreprises ou entreprises dérivées. Selon Nesrine Amiraouche, cette transformation nécessite une chaîne de compétences allant de l’opérateur capable d’interpréter une alerte au technicien, à l’ingénieur réseau, au spécialiste des données et au responsable chargé de transformer les indicateurs en décisions. La protection des données nationales apparaît, dans ce contexte, comme un autre enjeu de la souveraineté technologique. Maîtriser les infrastructures numériques implique également de sécuriser les données produites par les secteurs industriels, énergétiques, agricoles et logistiques.

Participer aux règles internationales de l’IA
L’Algérie entend par ailleurs participer à la gouvernance internationale des nouvelles technologies. Le 16 juillet dernier, à Shanghai, la ministre, Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a signé, au nom de l’Algérie et en sa qualité de membre fondateur, l’accord portant création de l’Organisation mondiale de l’intelligence artificielle. La responsable a indiqué que l’Algérie entendait jouer un rôle actif dans l’élaboration des politiques technologiques et le renforcement de la coopération entre les pays du Sud. Cette démarche complète les efforts entrepris au niveau national. Pour le consultant international en développement économique Abderrahmane Haddef, la performance des technologies intelligentes et de la 5G doit être mesurée à travers des indicateurs concrets, notamment la productivité, les emplois qualifiés, les investissements, les exportations numériques et les pertes évitées. Le professeur Hassan Derar, enseignant à l’École nationale supérieure de management, estime, pour sa part, que la prochaine étape devra renforcer la coordination entre numérisation, intelligence artificielle, industrie et enseignement supérieur, tout en mettant en place des mécanismes permettant d’évaluer l’impact réel des investissements technologiques. L’Algérie cherche ainsi à faire évoluer son modèle industriel : de l’importation de machines vers leur conception, de l’utilisation de technologies étrangères vers leur développement, et de la simple intégration de composants vers la maîtrise de l’ingénierie et de la connaissance. La maintenance prédictive, le contrôle automatisé de la qualité, l’optimisation des processus, la réduction du gaspillage et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie et des matières premières constituent déjà des applications concrètes de cette transformation. À terme, le défi consiste à relier la recherche universitaire, la formation, les start-up, les entreprises industrielles et la protection des données au sein d’un même écosystème. Une trajectoire qui vise à faire émerger une industrie algérienne davantage fondée sur la connaissance, les données, l’intelligence artificielle et les compétences nationales, avec pour finalité de renforcer la valeur ajoutée locale et la souveraineté technologique.
M. Seghilani

ALGERIAN BID ROUND 2026 : Le Qatar veut investir dans les hydrocarbures

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La bonne santé des relations entre l’Algérie et le Qatar est confirmée par leur extension au domaine des hydrocarbures comme l’indique la rencontre du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, avec le PDG du groupe qatari Power International Holding, Moâtaz Al-Khayyat, qu’il a reçu, ce mardi à Alger.
Selon un communiqué du ministère, la rencontre qui s’est déroulée au siège du ministère, en présence de l’ambassadeur du Qatar auprès de l’Algérie, Abdulaziz Ali Al-Naâma, accompagné d’une délégation de haut niveau du groupe et de sa filiale UCC Holding, opérant dans le secteur du pétrole et du gaz, a été l’occasion d’examiner les moyens de renforcer la coopération et le partenariat stratégique entre le groupe Sonatrach et la filiale du groupe qatari UCC Holding, notamment dans l’amont et l’aval pétroliers et gaziers, le transport, le raffinage et la pétrochimie, ainsi qu’en matière de coopération commerciale, en particulier dans le domaine du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et des produits pétroliers. La même source fait savoir que, dans ce cadre, Mohamed Arkab a présenté un exposé détaillé sur le programme de développement du secteur des hydrocarbures en Algérie, invitant le groupe qatari à tirer parti des avantages en matière d’investissement, des facilités et des cadres juridiques incitatifs prévus par la loi sur les hydrocarbures au profit des investisseurs. Il a également appelé le groupe qatari et ses filiales à participer activement au prochain appel d’offres Algerian Bid Round 2026, consacré au développement des gisements et des blocs d’exploration disponibles. Pour sa part, Moâtaz Al-Khayyat a fait part du vif intérêt de son groupe pour l’élargissement de ses investissements en Algérie et pour œuvrer avec le groupe Sonatrach à la réalisation de projets à forte valeur ajoutée dans le secteur des hydrocarbures, saluant la qualité des relations bilatérales ainsi que l’environnement d’investissement favorable en Algérie. Dans ce sens, des discussions techniques seront engagées entre les deux parties en même temps qu une coordination directe sera assurée avec le groupe Sonatrach afin d’étudier les modalités pratiques permettant la concrétisation sur le terrain des projets de partenariat dans les meilleurs délais. On sait que les phases techniques de cet appel à concurrence Algerian Bid Round 2026, ont débuté débuté le 1er juin 2026, avec la mise à disposition des documents de l’appel à concurrence et l’organisation de présentations en ligne, suivies de sessions de data room et de clarifications, qui se poursuivent jusqu’au 31 octobre 2026. L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a fixé la date du 26 novembre 2026 comme dernier délai pour le dépôt des offres, et pour l’annonce des résultats, en prélude à la signature des contrats d’hydrocarbures avec Sonatrach le 31 janvier 2027. Pour rappel, « Algeria Bid Round » constitue un mécanisme international ouvert, permettant aux compagnies pétrolières et gazières de soumettre leurs offres pour l’obtention de permis d’exploration dans les zones concernées, dans le cadre des efforts visant à renforcer l’investissement dans le secteur des hydrocarbures. Ces périmètres comprennent nombre de découvertes pétrolières et gazières, ainsi que des gisements et des cibles d’exploration prometteurs, avec des réserves et des ressources prévisionnelles variables.
Dans certains sites, celles-ci dépassent des centaines de millions de barils de pétrole, ainsi que des quantités significatives de gaz naturel, selon les données techniques présentées. Les zones proposées sont : El-Borma II (Ouargla), El-M’Zaïd Nord (Ouargla), Illizi centre I, Est Bordj Omar Driss I (Illizi), El Hadjira III (Touggourt), Touggourt Sud et El-Benoud Est (El- Bayadh). Les zones d’exploration et de production ont été proposées selon diverses formules contractuelles. Le Qatar est déjà engagé avec l’Algérie sur le projet de la société « Baladna Algérie » pour la production de lait. À ce propos, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a souligné, devant la délégation qatarie conduite par Ramez Al-Khayya qu’il a reçu hier, la volonté du secteur d’accompagner ce projet.
M’hamed Rebah
 

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