mardi 4 août 2026
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Au premier trimestre 2026 : Les exportations africaines progressent de 14% malgré la guerre au Moyen-Orient

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L’Afrique s’est classée derrière l’Asie en matière d’exportations. Une performance tirée surtout par l’exportation des métaux et des engrais. Les importations ont de leur côté progressé de 15 %, avec une croissance cumulée de 25% depuis 2023.
L’Afrique a enregistré une forte hausse de ses exportations au premier trimestre 2026, avec une croissance de 14 % (se classant derrière l’Asie dont les exportations ont augmenté de 20 % sur un an), indique un rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), publié le 31 juillet dernier . Cette performance intervient dans un cadre de hausse des cours du baril de Brent, atteignant ses seuils les plus hauts depuis 2022, à cause de l’escalade de l’agression militaire américaine contre l’Iran, et de la fermeture du détroit d’Ormuz, dans le cadre de la riposte iranienne à cette agression des Etats Unis. Les perturbations d’approvisionnement en engrais et en carburant raffiné ont suscité des craintes pour le continent qui dépend de ces marchandises.

Une hausse tirée par l’exportation de métaux
La progression trimestrielle africaine a été notamment soutenue par les exportations de métaux précieux, d’or, de cuivre, d’engrais et de minerais, malgré un recul des exportations de cacao et de carburants.
Cette situation souligne cependant la dépendance persistante du continent aux exportations de matières premières aux cours mondiaux fluctuants. La hausse des cours de l’or, valeur refuge en temps de crise, qui a bondi de 40 % en 2025, a constitué une véritable aubaine pour des pays comme l’Afrique du Sud, premier producteur africain du métal jaune, qui a fortement bénéficié de la flambée des cours. Les importations africaines ont progressé de 15 % sur un an, selon le rapport de l’OMC, qui a précisé notamment qu’elles ont augmenté pour les véhicules, les machines et les navires.
D’un autre côté, les importations d’aéronefs et de produits chimiques organiques ont reculé. La même source indique que la croissance cumulée des importations africaines a atteint 25 %, depuis le début de 2023.
R. I.

Europe : « La coalition des volontaires pour l’Ukraine pourrait être condamnée à une mort lente »

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Le départ de Keir Starmer et la fin annoncée du mandat d’Emmanuel Macron font craindre une «mort lente» de la «coalition des volontaires» pour l’Ukraine. Faute de successeurs capables de maintenir le cap, les divisions nationales, les échéances électorales et le manque de leadership menacent sa survie et sa cohésion politique à long terme.
La « coalition des volontaires » formée autour de l’Ukraine pourrait être condamnée à une « mort lente », rapporte Telegraph. D’après le quotidien britannique, le départ de Keir Starmer et, surtout, la succession prochaine d’Emmanuel Macron risquent de priver cette alliance de ses principaux moteurs politiques, alors qu’aucun autre dirigeant européen ne semble aujourd’hui capable d’en reprendre fermement les commandes.

Aucun successeur évident ne semble en mesure de poursuivre la ligne, de Macron et les personnalités données en tête de la course défendent des positions susceptibles de remettre en cause la politique française envers l’Ukraine
Emmanuel Macron devra quitter l’Élysée après l’élection présidentielle de 2027, au terme de son deuxième mandat. Son départ ouvre une brèche majeure. Aucun successeur évident ne semble en mesure de poursuivre sa ligne, tandis que les personnalités données en tête de la course défendent des positions susceptibles de remettre directement en cause la politique française envers l’Ukraine, la Russie et l’OTAN. Marine Le Pen est considérée comme la favorite pour succéder au président français. Elle a promis de retirer la France du commandement militaire intégré de l’OTAN et de lever les sanctions contre la Russie. Jean-Luc Mélenchon, présenté comme l’un de ses principaux adversaires, veut aller encore plus loin en faisant sortir la France de l’Alliance atlantique. L’arrivée au pouvoir de l’un de ces deux responsables politiques pourrait donc porter un coup fatal à la « coalition des volontaires ». Selon une source citée par le Telegraph, les responsables britanniques examinent déjà les conséquences possibles d’un tel scénario sur les relations franco-britanniques, le partage de renseignements et l’avenir même de la coalition. Un responsable occidental avertit également qu’une victoire de l’un de ces candidats constituerait un problème grave pour l’OTAN. Toujours selon le quotidien, la « menace » ne vient cependant pas uniquement de Paris. Les dirigeants qui pourraient théoriquement combler le vide laissé par Emmanuel Macron et Keir Starmer apparaissent eux-mêmes trop fragiles, trop isolés ou trop absorbés par leurs propres crises pour imposer une direction commune. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, parfois présenté comme un possible nouveau chef de file européen, peine déjà à tenir son propre camp. Il affronte des crises intérieures, une contestation croissante au sein de son parti et des doutes sur sa capacité à conserver durablement le pouvoir. L’Allemagne refuse par ailleurs d’envoyer des troupes en Ukraine dans le cadre d’une éventuelle force européenne de maintien de la paix, contrairement au Royaume-Uni ou à la France. Selon le député chrétien-démocrate Roderich Kiesewetter, les désaccords au sein de la coalition gouvernementale allemande sur l’attitude à adopter face à la Russie ont conduit Friedrich Merz à retarder certaines livraisons d’armes, notamment des missiles à longue portée Taurus, à renoncer à faire saisir des navires que plusieurs pays européens associent à la « flotte fantôme » russe, à bloquer une initiative européenne destinée à limiter les déplacements des diplomates russes dans l’espace Schengen et à refuser la fermeture de la Maison russe. Pour Roderich Kiesewetter, cette prudence ne peut pas être qualifiée de leadership. Le député juge que l’Europe aurait besoin d’un nouveau Churchill, mais qu’aucune personnalité de cette stature n’a encore émergé. La question reste donc entière : qui pourrait maintenir la coalition en vie ?

Giorgia Meloni a écarté l’envoi de soldats en Ukraine et le remplacement de Starmer par Burnham ajoute une nouvelle incertitude sur le projet des volontaires pour Kiev
La Pologne ne semble pas davantage prête à assumer ce rôle. Son Premier ministre, Donald Tusk, refuse toute participation à un déploiement de troupes en Ukraine, invoquant la proximité de la frontière russe. Son maintien au pouvoir dépendra de l’issue des élections prévues l’année prochaine. La situation est comparable en Italie. Giorgia Meloni a elle aussi écarté l’envoi de soldats en Ukraine et devra organiser les élections nationales avant la fin de l’année prochaine. Ces échéances pourraient encore réduire le nombre de dirigeants disposés à engager concrètement leur pays au sein de la coalition. Au Royaume-Uni, le remplacement de Keir Starmer par Andy Burnham ajoute une nouvelle incertitude. Ce dernier maîtrise principalement les questions de politique intérieure et ne possède presque aucune expérience en matière de politique étrangère, note le journal. Depuis son arrivée au pouvoir, il a certes assuré les alliés que Londres continuerait à soutenir l’Ukraine et l’OTAN. Cette promesse ne suffit pourtant pas à démontrer qu’il pourra exercer la « même influence que son prédécesseur ». La Russie considère de son côté qu’un déploiement de forces européennes en Ukraine équivaudrait à l’installation d’un contingent de l’OTAN à ses frontières. Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, l’a déjà affirmé. Parallèlement, le Kremlin appelle les pays européens à rétablir le dialogue avec Moscou, en faisant valoir que la Russie est trop grande pour que « l’Europe puisse simplement l’oublier ».
R. I.

Lutte contre la traite des êtres humains : Le Laos renforce et adapte les mesures

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Le Laos a renforcé ses efforts de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains en introduisant des politiques visant à guider une mise en œuvre systématique, à améliorer l’efficacité et à garantir que les mesures soient adaptées à la situation actuelle.
Le quotidien local Pasaxon a rapporté hier, les propos du vice-Premier ministre et ministre de la Justice laotien, Khamphan Phommathat, qui a souligné « la nécessité d’une coordination renforcée entre les institutions gouvernementales et la société civile afin de prévenir et de combattre efficacement la traite des êtres humains ». Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des personnes, célébrée chaque année le 30 juillet. Khamphan a déclaré que le gouvernement et le Comité national laotien de lutte contre la traite des êtres humains ont attribué des responsabilités spécifiques aux secteurs concernés et ont appelé tous les niveaux de la société à participer activement à la prévention et à la lutte contre ce crime. Afin d’aider la population à identifier les risques et à éviter d’être victime de la traite des êtres humains, les autorités poursuivront leurs campagnes de sensibilisation sur différentes plateformes médiatiques, en mettant l’accent sur la dénonciation des nouvelles tactiques employées par les trafiquants, notamment les escroqueries en ligne. Elles renforceront également les inspections et le contrôle des établissements de divertissement et des entreprises de services afin de garantir le respect des lois et réglementations. Les forces de police et les autorités frontalières du pays renforceront les contrôles aux frontières, surveilleront strictement les entrées et les sorties, démantèleront les réseaux de mariages illégaux et préviendront l’immigration clandestine de main-d’œuvre. Les plateformes en ligne servant à diffuser des offres d’emploi frauduleuses ou à faciliter des activités illégales feront l’objet d’une surveillance étroite, d’enquêtes et seront bloquées ; les contrevenants s’exposeront à des poursuites judiciaires. Parallèlement, le gouvernement renforcera le contrôle des agences pour l’emploi, promouvra la formation professionnelle et développera les possibilités d’emploi nationales afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. Les autorités intensifieront également leurs efforts pour surveiller, secourir, protéger et aider les citoyens laotiens victimes de la traite des êtres humains à l’étranger, en veillant à ce qu’ils reçoivent un soutien rapide et un rapatriement en toute sécurité.
R. I.

Reconquête des plages

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En scrollant sur les réseaux sociaux à l’affût des dernières nouvelles susceptibles d’être servies à nos lecteurs, nous tombons sur une véritable opération coup de poing menée par les services de sécurité au niveau des plages de Boumerdès et Zemmouri. De quoi il retourne ? Les pouvoirs publics se sont attaqués à un phénomène saisonnier qui revient chaque été. À quelques encablures de l’ouverture officielle de la saison estivale intervenue à la mi-juin dernière, la « pieuvre » des plages avait déjà déployé ses tentacules. Les plagistes hors-la-loi se sont, comme chaque été, frotté les mains. Ils guettent l’arrivée des estivants pour les dépouiller jusqu’au dernier dinar qu’ils ont amassé pour se permettre, croit-ils naïvement, des vacances bien méritées après une année de labeur. Les individus adeptes de l’informel agissent sans montrer le moindre signe d’inquiétude. C’est une mafia qui règne en maître sur toute la bande littorale du pays qui a cru, cette année encore, mener son business au mépris de la loi. Or, mal leur en a pris, les squatteurs saisonniers des plages ont été dès le départ dans le collimateur des autorités. En parlant d’activités illégales, il est question aussi bien des exploitants autorisés mais qui ne respectent pas les clauses contractuelles que de leurs analogues qui exercent en dehors de la loi. Mais les autorités ont sonné la fin de la récréation. En effet, les services de la gendarmerie, agissant assurément à l’instigation des autorités, ont opéré une descente musclée pour démonter le business juteux de l’exploitation illégale et exorbitante des plages du pays. L’opération de Boumerdès a permis la saisie de 251 parasols, 922 chaises et 274 tables qui étaient exploités sans autorisation. Ces chiffres sont frappants et en disent long sur l’épaisseur d’un phénomène qui, plusieurs années durant, a réussi à passer entre les mailles du filet. C’est fini désormais ! Et encore, il ne s’agit, peut-être, là que de la partie visible de l’iceberg. Pour mener à bien cette mission qui fera certainement des heureux parmi les estivants présents sur les lieux, le groupement territorial de la gendarmerie de Boumerdès a appelé les citoyens à les accompagner en signalant tout dépassement ou harcèlement via le numéro vert 1055. Les citoyens peuvent aussi se rendre aux postes de ce corps de sécurité déployés à travers les plages du pays. En procédant, les autorités œuvrent forcément pour garantir, par la force de la loi, un accès gratuit à ces espaces et, en même temps, assurer la sécurité et la quiétude aux estivants. C’est une instruction que le président de la République avait lui-même donnée lors du Conseil des ministres du 7 juin 2026. Ce faisant, les estivants et leurs familles peuvent enfin se permettre un moment de repos loin de tous ces individus cupides.

Farid Guellil

ACCIDENT D’AUTOBUS À BOUMERDÈS : Le Président reçoit les condoléances du roi et du prince héritier de l’Arabie saoudite

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu un message de condoléances de son frère, le Serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam, Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, roi du Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, suite à l’accident d’autobus survenu dans la wilaya de Boumerdès. Dans son message, le Serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam a « présenté ses sincères condoléances et exprimé ses profonds sentiments de compassion, priant Allah Tout-Puissant d’entourer les défunts de Sa sainte miséricorde, d’accorder un prompt rétablissement aux blessés et de préserver le peuple algérien de tout malheur et de tout mal ». Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu également un message de condoléances de son frère, le prince héritier et président du Conseil des ministres du Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, son Altesse royale Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, suite à l’accident d’autobus survenu dans la wilaya de Boumerdès. Dans son message, le Prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite a « présenté au président de la République, ainsi qu’aux familles des victimes, ses sincères condoléances, et exprimé sa profonde compassion, priant Allah Tout-Puissant d’accorder Sa sainte miséricorde aux défunts et un prompt rétablissement aux blessés ».
R. N.

LES PREMIERS RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE SUR LE DRAME DE BOUMERDES RÉVÉLÉS : « Le chauffeur était sous l’emprise de stupéfiants et roulait à 121 km/h »

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Le parquet général près la Cour de Boumerdès a, outre la mise en cause du conducteur du bus (décédé parmi 28 victimes) d’avoir consommé des stupéfiants, révélé que le défunt avait roulé à 121,63 km/h, alors que la vitesse autorisée était de 60 km/h sur les lieux de ce drame survenu vendredi dernier.
Les premiers éléments de l’enquête sur l’accident tragique, survenu vendredi dernier dans la wilaya de Boumerdès lorsqu’un bus en provenance de la wilaya de Sétif a quitté la chaussée pour finir sa course dans un ravin, ont été révélés, hier, par le parquet général près la Cour de Boumerdès par le biais d’un communiqué rendu public. Selon les résultats préliminaires, le chauffeur de bus décédé, Oussama Dib, a commis plusieurs infractions. D’abord, le défunt conduisait un bus lors d’un voyage touristique transportant plus de 51 passagers, nombre de places autorisées à bord. Ensuite, le défunt était sous l’emprise de plusieurs substances psychotropes. Et, troisièmement, le défunt roulait à une vitesse de plus de 120 km/h.
En effet, la Cour de Boumerdès a indiqué en introduction qu’en vertu des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale, le procureur général près la même instance judiciaire informe l’opinion publique qu’un accident tragique a été enregistré le 31 juillet 2026 à neuf heures quarante minutes (9 h 40) du matin, au niveau de la Route nationale numéro 24 reliant les communes de Boumerdès et de Zemmouri au lieu-dit Al-Karma. Il s’agit d’un renversement d’un bus de transport de voyageurs en provenance de la wilaya de Sétif. Au titre du bilan de ce drame qui a choqué toute l’Algérie, le nombre de décès a grimpé à 28 personnes. Les blessés, au nombre de 36, sont toujours pris en charge au niveau de l’hôpital. Suite à cet accident, le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès a ordonné aux services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête préliminaire approfondie sur les circonstances de l’accident afin de déterminer précisément les responsabilités.
À la fin des investigations préliminaires, les résultats des analyses biologiques effectuées sur le cadavre du chauffeur décédé (à l’âge de 33 ans) ont révélé qu’il avait consommé plusieurs sortes de stupéfiants en plus d’avoir trouvé en sa possession (dans ses vêtements) deux comprimés de substances psychotropes. D’autre part, l’enquête a révélé que le bus transportait 64 personnes à bord alors que le nombre autorisé était de 51 passagers, chauffeur compris. Aussi, le chauffeur était mis en cause pour un excès de vitesse. Le défunt avait descendu une pente à une vitesse de 121,63 km/h, et ce malgré la présence d’un panneau de limitation de vitesse à 60 km/h.Enfin, la Cour de Boumerdès a révélé que les services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, sous la direction du procureur de la République, poursuivront les investigations pour élucider les circonstances de cet accident et déterminer la responsabilité de chaque partie, soulignant que des mesures fermes seront prises à l’encontre des personnes responsables.
Farid Guellil

ALGÉRIE – ITALIE : Sayoud à Rome pour consolider la coopération bilatérale

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, s’est envolé, hier, à Rome dans le cadre d’une visite de travail en République italienne, à la tête d’une importante délégation.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, le ministre devait tenir  une rencontre avec son homologue italien afin d’examiner plusieurs dossiers d’intérêt commun et de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. À noter que cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation entre Alger et Rome, quelques jours après la tenue, jeudi dernier dans la capitale italienne, de la 5ᵉ session du Dialogue stratégique algéro-italien sur les relations bilatérales et les questions politiques et sécuritaires, coprésidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, et son homologue italien, Ricardo Guariglia. À cette occasion, les deux parties avaient passé en revue les progrès enregistrés dans la coopération bilatérale, notamment dans les domaines politique, sécuritaire, économique, énergétique, agricole, industriel et culturel. Elles avaient également salué les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Plan Mattei et réaffirmé leur volonté d’accélérer les projets stratégiques communs, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni. Les discussions avaient aussi porté sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux, notamment la situation en Libye, au Sahara occidental, dans la région sahélo-saharienne ainsi qu’au Moyen-Orient. Les deux pays avaient réaffirmé leur attachement au règlement pacifique des conflits dans le respect du droit international.  Les travaux se sont achevés par la réaffirmation de la volonté commune de poursuivre le renforcement du partenariat stratégique algéro-italien et de préparer le 6ᵉ Sommet intergouvernemental algéro-italien de haut niveau, prévu l’année prochaine à Alger.
Ania N. 

PARMI LES PROPOSITIONS D’EL-AMAN POUR ENDIGUER LES ACCIDENTS : Créer une agence de la sécurité routière

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Hassan Menouar, président de l'Association Amana

Face à la recrudescence des accidents de la circulation en Algérie, l’Association nationale El-Aman pour la protection des consommateurs propose une stratégie globale visant à réduire durablement le nombre de victimes sur les routes. Dans un document rendu public et signé par son président, Hassan Menouar, l’organisation avance un plan d’action articulé autour de 10 axes, combinant prévention, modernisation des infrastructures, innovation technologique et renforcement du cadre législatif. L’association estime que la lutte contre ce qu’elle qualifie de « terrorisme routier » nécessite une approche globale, mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, des pouvoirs publics aux citoyens.
 
Miser sur la prévention et la formation
Parmi les principales recommandations figure l’introduction de l’éducation routière dans les programmes scolaires dès le cycle primaire afin d’ancrer les règles de sécurité chez les plus jeunes. El-Aman préconise également le lancement de vastes campagnes nationales de sensibilisation à travers les médias, les mosquées, les établissements universitaires et les réseaux sociaux. L’association souhaite que ces actions associent les imams, les influenceurs et les personnalités publiques afin de toucher un public plus large.  Le document insiste aussi sur la nécessité de revoir en profondeur le fonctionnement des auto-écoles. L’association plaide pour des programmes de formation modernisés, des examens plus exigeants et une formation continue obligatoire pour les conducteurs professionnels de bus, de camions et de taxis. Elle recommande également de revoir les conditions d’accès au permis poids lourds, en tenant compte de l’expérience du candidat ainsi que de son aptitude médicale et psychologique.
 
Une gouvernance de la sécurité routière
Sur le plan institutionnel, El-Aman propose la création d’une Agence nationale indépendante de sécurité routière, chargée de coordonner les politiques publiques en la matière.  L’association recommande également la mise en place d’un Observatoire national des accidents de la route, dont la mission serait de collecter, analyser et publier régulièrement des données statistiques fiables afin d’orienter les décisions des pouvoirs publics.
 
Réhabiliter les routes et renforcer les contrôles
Le document appelle à la réalisation d’un audit indépendant de l’état du réseau routier national afin d’identifier les insuffisances et de programmer les interventions prioritaires. Parmi les mesures proposées figurent l’amélioration de la signalisation conformément aux normes internationales, la sécurisation des points noirs à l’aide de radars fixes, de caméras de surveillance et d’un éclairage adapté, ainsi que la création d’aires de repos sécurisées pour les chauffeurs routiers afin de lutter contre la fatigue au volant. L’association insiste également sur la nécessité de renouveler progressivement le parc automobile, de renforcer le contrôle des véhicules importés et de lutter contre la commercialisation de pièces détachées et de pneus contrefaits. Elle préconise, par ailleurs, la modernisation du contrôle technique grâce à un système informatisé limitant les risques de fraude, ainsi que l’installation obligatoire de chronotachygraphes à bord des autobus et des poids lourds.
 
L’intelligence artificielle
El-Aman estime que les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle déterminant dans la réduction des accidents. À ce titre, elle recommande le déploiement de caméras intelligentes, de radars automatiques et de systèmes d’analyse basés sur l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion du trafic et détecter les infractions. L’association propose également le développement d’une application nationale permettant aux citoyens de signaler les comportements dangereux, ainsi que le recours au GPS pour assurer le suivi en temps réel des véhicules de transport de voyageurs et de marchandises.
 
Durcir la législation et développer les transports alternatifs
Sur le plan juridique, El-Aman appelle à une révision du Code de la route afin de renforcer les sanctions contre les infractions les plus graves, notamment les excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de l’alcool, la fatigue au volant ou les comportements mettant en danger la vie d’autrui. Elle suggère également le retrait définitif du permis de conduire en cas de récidive pour certaines infractions. L’association estime, par ailleurs, que la réduction de la pression sur le réseau routier passe par le développement des transports collectifs, notamment en dehors des grandes agglomérations, ainsi que par des investissements dans le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises, sans oublier le renforcement du transport aérien intérieur et maritime.
 
Mieux évaluer les politiques publiques
Enfin, El-Aman recommande la publication d’un rapport national annuel consacré à la sécurité routière, intégrant des indicateurs précis sur l’évolution du nombre d’accidents, de victimes, l’état du parc automobile ou encore l’efficacité des contrôles.
L’association plaide également pour une implication accrue de la société civile, des universités et des centres de recherche dans l’évaluation des politiques publiques en matière de sécurité routière. À travers cette feuille de route, El-Aman défend une approche globale, alliant prévention, gouvernance, innovation technologique et réformes législatives, qu’elle considère comme indispensable pour enrayer durablement le fléau des accidents de la route et mieux protéger les usagers.
Ania N. 

MARCHÉ INTERNATIONAL DU GPL : Sonatrach augmente ses prix

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Sonatrach a procédé à une augmentation de ses prix de vente officiels de gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour les contrats d’août de 19 à 23 % : 540 dollars la tonne de propane, 570 dollars la tonne de butane. Les experts rappellent que les tarifs de Sonatrach servent de référence pour les marchés méditerranéen et de la mer Noire, y compris la Turquie, une zone plus exposée, selon eux, aux à-coups de prix que le marché asiatique desservi par l’Arabie saoudite. Ils expliquent que cette hausse des prix a suivi la forte augmentation des cours sur le marché spot mondial, due à une demande soutenue du GPL utilisé comme carburant pour véhicules et chauffage, et comme matière première dans l’industrie pétrochimique. Saudi Aramco, qui est la référence pour les contrats asiatiques, a relevé ses prix d’août de 6 à 7 % : 620 dollars la tonne de propane 640 dollars la tonne de butane. Sonatrach tire ainsi profit des variations saisonnières des marchés de l’énergie. Pour rappel, Sonatrach avait baissé ses prix officiels de vente de GPL pour juillet 2026 : propane à 518 dollars la tonne (-57 dollars), butane à 600 dollars (-10 dollars), soit un recul de 2 à 10 %. Cette révision reflétait, selon les experts, une offre mondiale plus abondante après plusieurs mois de tensions sur l’approvisionnement. En avril 2026, le propane de Sonatrach avait atteint 850 dollars la tonne, et le butane grimpait à 900 dollars, avant de retomber à 575 et 610 dollars en juin dernier. En mai dernier, le groupe Sonatrach avait annoncé, avoir effectué le chargement de la première cargaison de GPL (butane) au Tchad. Cette première cargaison de GPL a été livrée à destination du port de Douala au Cameroun avant d’être acheminée par voie terrestre au Tchad. Elle a fait suite à des discussions entre Sonatrach et la société tchadienne Gazcom, distributeur local de produits pétroliers, visant à étudier la possibilité d’approvisionner le Tchad en GPL, qui ont abouti à la signature d’un accord-cadre entre les deux compagnies le 21 avril dernier. Pour Sonatrach, il s’agissait d’une avancée majeure dans l’établissement d’un lien direct avec un distributeur local dans la région du Sahel, tout en ouvrant la voie à des relations commerciales fructueuses et durables avec d’autres distributeurs locaux en Afrique. En décembre 2025, trois contrats ont été signés entre Sonatrach et la société indonésienne Pertamina, portant sur l’enlèvement du pétrole brut, du condensat et des GPL issus du périmètre Menzel Ledjmet « MLN » (Bloc 405a). Les accords ont pour but de permettre à Pertamina de disposer de ses produits dans les conditions les plus optimales aux ports de chargement algériens. À ce propos, Sonatrach fournira ses services et son expertise en matière de programmation, de coordination et de suivi des enlèvements des quantités de pétrole brut, de condensat et de GPL revenant à la compagnie indonésienne. Ces faits confirment la volonté de Sonatrach de renforcer ses capacités de production de GPL et renforcer les partenariats stratégiques dans le but d’en exporter davantage. En mai 2023, Sonatrach et la société chinoise Wanhua Chemical avaient signé un contrat à terme pour l’approvisionnement en GPL du complexe pétrochimique de Wanhua en Chine. Le contrat en question porte sur un approvisionnement régulier du marché asiatique en GPL algérien. Pour Sonatrach, cet accord a marqué un tournant significatif pour les exportations algériennes de GPL, en permettant l’introduction de la référence algérienne de prix des GPL sur le plus grand marché régional au monde. À travers cet accord, les deux compagnies avaient confirmé leur volonté d’établir une relation commerciale durable et fructueuse dans le domaine des GPL en particulier et de la pétrochimie en général.
M. R.

COUVERTURE DU DRAME DE BOUMERDÈS : L’ANIRA dénonce de graves dérives médiatiques

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L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a dénoncé, dans un communiqué publié samedi soir, des « pratiques médiatiques choquantes » observées sur certaines chaînes audiovisuelles et plateformes numériques à l’occasion de la couverture du drame ayant fait plusieurs victimes et blessés à Boumerdes. 
L’Autorité a d’abord présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et exprimé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.
 
Des atteintes aux règles de déontologie
Tout en suivant la couverture médiatique de cet événement, l’ANIRA affirme avoir relevé, « avec une profonde indignation », des pratiques qui, selon elle, sont contraires aux principes d’un journalisme professionnel, responsable et respectueux de l’éthique.  L’Autorité regrette que, malgré les mesures strictes déjà prises à la suite d’événements similaires, certains médias continuent de manquer aux règles les plus élémentaires de traitement des crises et des catastrophes humaines. Elle déplore notamment l’exploitation de scènes de douleur et de détresse, l’atteinte à la dignité et à la vie privée des victimes et de leurs proches, ainsi que la diffusion d’interviews comportant des questions jugées inappropriées ou provocatrices, dans une logique de recherche du scoop et de l’audience au détriment du professionnalisme.  L’Autorité rappelle à l’ensemble des opérateurs de communication audiovisuelle ainsi qu’aux plateformes diffusant des contenus audiovisuels sur les supports numériques leur obligation de respecter strictement les dispositions de la loi organique n° 23-14 relative à l’information ainsi que celles du décret exécutif n° 24-250 du 23 juillet 2024 fixant le cahier des charges général applicable aux services de communication audiovisuelle. Elle souligne que la liberté de la presse et le droit du public à l’information ne sauraient, en aucun cas, justifier des atteintes à la dignité humaine ou l’exploitation de la souffrance des victimes.
 
Des poursuites en cas d’infraction
L’ANIRA insiste également sur le fait que la couverture des crises et des accidents majeurs, notamment lorsqu’ils font des victimes, exige davantage de retenue, de discernement et de responsabilité. Elle appelle les médias à éviter tout sensationnalisme et toute dramatisation excessive, rappelant que le professionnalisme consiste à informer le public sans renoncer aux principes d’humanité et aux règles déontologiques.  Enfin, l’Autorité réaffirme qu’elle poursuivra sa mission de contrôle des contenus audiovisuels et qu’elle prendra, conformément aux dispositions légales en vigueur, les mesures nécessaires à l’encontre de tout média qui enfreindrait les lois régissant l’activité journalistique et les règles d’éthique de la profession.
Ania N. 

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