dimanche 6 septembre 2026
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L’ESPAGNE A PRIS CONSCIENCE DU DANGER DU JEU PERVERS DU MAKHZEN : Ceuta et Melilla, des lignes rouges !

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L’Espagne prend, chaque jour un peu plus conscience du danger du jeu pervers du Makhzen qui n’hésite pas à faire montre de signes hypocrites de bonne volonté tout en menant des actions hostiles contre sa sécurité.
Dans ce contexte, Pedro Pitarch Bartolomé, ancien commandant de l’Eurocorps n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour affirmer que : « L’invasion de Ceuta était un acte hostile de guerre hybride avec des violations de frontières organisées depuis Rabat ».
Plus critique il a rappelé, dans une tribune intitulée : « L’expérience marocaine », reprise par le grand quotidien espagnol « La Razón », que l’assaut sur Ceuta relance le débat sur la stratégie du Maroc dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. L’ancien commandant de l’Eurocorps a remis en question les actions du gouvernement espagnol et prévient que ce qui s’est passé pourrait être un avant-goût de scénarios futurs. Il fait préciser dans ce cadre que la prise de conscience des dangers du jeu pervers du Maroc est générale du côté espagnol.
La thèse principale de l’ ancien commandant repose sur l’ampleur de l’afflux migratoire de clandestins. Il soutient qu’une mobilisation d’une telle ampleur et aux profils si divers a forcément été préméditée. « Sa préparation a forcément été forcée et préalablement détectée par les services de renseignement (CNI et CIFAS, entre autres) », a-t-il affirmé. Il soulève une question concernant les actions des institutions espagnoles : « à moins qu’elles ne soient toutes considérées comme de parfaits idiots et qu’il faille les dissoudre », a-t-il ironisé.
L’ancien commandant estime que les faits permettent d’émettre l’hypothèse que le gouvernement n’a pas accordé suffisamment d’attention, de prévention et de dissuasion « face à une violation massive de la souveraineté nationale et à une attaque contre la sécurité et les biens du peuple de Ceuta, ainsi que contre l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Il faut rappeler que par le passé, le Maroc a toujours usé de la pression migratoire dans les épisodes de tension dans ses relations avec l’Espagne ce qui devait mettre en état de veille constante et de vigilance les services de sécurité espagnols. Pour Pitarch, le retour de milliers de migrants au Maroc est la preuve que les auteurs de l’attentat agissaient sur ordre. « La retraite ordonnée qui a suivi confirme que ces individus ou leurs chefs obéissaient à des ordres supérieurs qui, de toute évidence, ne pouvaient venir que de Rabat », affirme-t-il. Et de nombreux récits de témoins des faits avaient fait état de la présence de gendarmes et de policiers marocains dans la masse des clandestins revenant au Maroc.
Il a abordé dans sa tribune, l’impact de cette affaire sur les relations de son pays avec l’espace de l’UE, affirmant que le manque de fermeté du gouvernement espagnol pour empêcher et stopper par tous les moyens cet afflux massif a tiré la sonnette d’alarme au sein de l’Union européenne ce qui a conduit plusieurs pays comme l’Italie, la France, la Finlande, le Danemark, la Suède et l’Autriche entre autres, à exprimer leur mécontentement et leur rejet de la gestion des frontières espagnoles dans le cadre de l’accord de Schengen sur la libre circulation au sein du continent ». L’ancien commandant n’a pas manqué de citer dans son analyse les réactions des États-Unis et Israël.Il a affirmé à ce sujet qu’il est difficile d’imaginer que Rabat ait pu organiser une telle invasion hybride sans la connaissance préalable de ces deux pays », qu’il décrit comme « des pays entretenant des liens stratégiques étroits avec le Maroc. Dans sa tribune, il affirme que dans les médias et sur les réseaux sociaux, une « frustration publique croissante et pernicieuse » se manifeste face à ce qu’il considère comme un « manque de réaction face à un outrage aussi grave ». Dans ce contexte, il note la suspicion que la réaction aurait été différente sous le règne de Juan Carlos Ier. « On soupçonne de plus en plus qu’avec Juan Carlos sur le trône, cela ne serait pas allé aussi loin », souligne-t-il. Pitarch conclut tout en appelant à une réaction face à la situation et réitère l’avertissement qui donne son titre à son analyse : « ne nous laissons pas tromper, et ne nous laissons pas tromper nous-mêmes, car ceci n’a été rien de plus qu’une répétition de ce qui va arriver. » La tribune de Pitarch n’est pas la voix voyant dans la dernière invasion de Ceuta une manœuvre du Maroc. La ministre espagnole de la Défense a déjà déclaré que Ceuta et Melilla est une ligne rouge, mettant en garde contre toute velléité marocaine de s’en emparer. D’anciens gradés de l’armée espagnole ont abondé dans le même sens. Force est de constater qu’il y a un consens dans les milieux militaires et sécuritaires sur la thèse d’un complot marocain visant à occuper les villes autonomes espagnoles. Sur le plan politique aussi, la classe politique dans toutes ses composantes a crié au complot et s’est engagée à défendre la souveraineté espagnole sur les enclaves de Ceuta et Mellila.
Vendredi des milliers de citoyens habitant Ceuta ont manifesté dans l’enclave pour condamner l’agression perpétrée par le Maroc et pour appeler à expulser tous les migrants Marocains. Cela intervient au moment ou une visite du roi Felipe est programmée dans les tous prochains jours.
Slimane B.

RÉINTRODUCTION DE L’APPLICATION DE LA PEINE DE MORT : Course contre la montre pour la révision du Code pénal

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Le gouvernement se trouve désormais à neuf jours de l’échéance fixée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour finaliser le texte de loi portant modification du Code pénal et consacrant la réintroduction de la peine de mort avec exécution à l’encontre des personnes impliquées dans les incendies volontaires.
L’instruction présidentielle avait été donnée lors d’une réunion consacrée à l’examen des conséquences des incendies ayant touché plusieurs wilayas du pays. S’adressant au ministre de la Justice, le chef de l’État avait ordonné de préparer les modifications nécessaires du Code pénal avant le 15 septembre, afin de durcir les sanctions contre les auteurs d’incendies criminels. Cette instruction intervient dans un contexte marqué par l’ampleur des dégâts humains, agricoles et matériels provoqués par les incendies. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer la réponse judiciaire face aux actes intentionnels considérés comme particulièrement graves.  À l’approche de l’échéance fixée, le ministère de la Justice est ainsi appelé à finaliser le texte devant traduire cette orientation présidentielle dans le cadre juridique. La nouvelle disposition devra notamment déterminer les conditions et les circonstances dans lesquelles la peine capitale pourrait être prononcée contre les personnes reconnues coupables d’incendies volontaires.

Un durcissement contre les réseaux de drogue
Cette orientation s’inscrit dans une démarche plus large de durcissement de la lutte contre la criminalité organisée et le trafic de stupéfiants. Lors d’une réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par Abdelmadjid Tebboune, de nouvelles mesures ont été annoncées pour renforcer la lutte contre les réseaux de drogue. Parmi ces mesures figure la mise en place d’un organe sécuritaire spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants, ainsi que la création d’une prison de haute sécurité à Tanezrouft, dans le Grand Sud du pays. Cette infrastructure est destinée notamment à accueillir les barons de la drogue et les membres de réseaux criminels considérés comme particulièrement dangereux.
Le choix d’un établissement carcéral à sécurité renforcée répond à la volonté des pouvoirs publics d’empêcher les responsables des réseaux criminels de poursuivre leurs activités depuis les établissements pénitentiaires et de renforcer le contrôle sur les détenus liés au crime organisé. À travers ces différentes mesures, les autorités affichent ainsi une volonté de renforcer à la fois la réponse pénale et le dispositif sécuritaire face aux crimes les plus graves.
Sarah O.

UNE NOUVELLE CARTE DU MONDE OÙ LE TERRITOIRE SAHRAOUI À DROIT DE CITÉ : Grand camouflet pour le Maroc

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Un nouveau revers pour le régime marocain. Lorsque la carte parle, les illusions d’expansion territoriale s’effondrent et les crayons de couleur ne suffisent plus à redessiner la géographie.
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi, le projet de résolution A/80/L.104, présenté sous le slogan Correct the map (Corriger la carte), consacrant une nouvelle représentation cartographique du monde dans laquelle le Sahara occidental apparaît séparément du Maroc, avec des limites distinctes. Le texte a été adopté à une très large majorité, avec 164 voix pour, une voix contre et six abstentions. Il encourage notamment l’utilisation de représentations cartographiques plus fidèles aux superficies réelles des territoires et des continents, en privilégiant la projection « Equal Earth » au détriment de la traditionnelle projection de Mercator.

Le Sahara occidental apparaît distinctement
Pour les défenseurs de la cause sahraouie, cette nouvelle représentation constitue avant tout une nouvelle gifle politique et symbolique aux tentatives du Makhzen visant à présenter le Sahara occidental comme faisant partie intégrante de son territoire. La carte adoptée dans le cadre de cette initiative onusienne maintient en effet une séparation visuelle entre le Sahara occidental et le Makhzen, conformément à la distinction opérée par les Nations unies dans le traitement du territoire sahraoui. Cette représentation cartographique ne modifie toutefois pas, à elle seule, le statut juridique du territoire et ne crée pas de nouvelles frontières sur le plan du droit international. Elle intervient néanmoins alors que le Sahara occidental demeure inscrit à l’agenda de l’ONU dans le cadre du processus de décolonisation.

Une initiative soutenue par l’Union africaine
L’initiative à l’origine de cette nouvelle représentation a été portée par le Togo, avec le soutien de l’Union africaine, dans le cadre d’une démarche visant à promouvoir une plus grande « équité cartographique » à l’échelle mondiale. Elle vise notamment à encourager les États, les organisations internationales, les établissements éducatifs et les médias à recourir à des cartes considérées comme plus précises dans les manuels scolaires, les atlas, les sites institutionnels et les différents supports d’information. Pour ses promoteurs, l’objectif est de mettre fin aux distorsions héritées de certaines représentations cartographiques traditionnelles et de mieux restituer les dimensions réelles des territoires. Dans cette nouvelle représentation, l’Algérie demeure le plus vaste pays d’Afrique par sa superficie, tandis que la République arabe sahraouie démocratique est représentée séparément du Maroc. Pour les défenseurs de la cause sahraouie, cette distinction constitue un élément important dans le débat international sur le statut du territoire et vient rappeler que le Sahara occidental n’est pas assimilé au territoire marocain dans les représentations onusiennes. Ils estiment ainsi que cette démarche contribue à préserver la visibilité géographique et politique de la question sahraouie, notamment dans les supports éducatifs et les applications cartographiques internationales.

« La falsification de la géographie ne suffit plus »
Au-delà de leur fonction géographique, les cartes jouent un rôle dans la construction des perceptions collectives des territoires et des frontières. C’est précisément sur cette dimension que repose l’initiative « Corriger la carte ». Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui porte cette initiative, a défendu l’idée d’une représentation du monde plus fidèle aux réalités géographiques, afin que les différentes régions et leurs populations soient représentées à leur juste place. Pour les partisans de la cause sahraouie, l’apparition distincte du Sahara occidental constitue donc un signal particulièrement significatif. Ils y voient une réponse aux tentatives du Makhzen de modifier, par les représentations cartographiques, la perception internationale du territoire. Sans modifier juridiquement le statut du Sahara occidental, cette nouvelle carte remet ainsi au premier plan la distinction opérée par l’ONU entre le territoire sahraoui et le Maroc. Une nouvelle « gifle » symbolique pour le Makhzen, selon ses détracteurs, qui résument la portée de cette évolution par une formule : lorsque la carte est corrigée, les tentatives de falsification de la géographie ne peuvent plus suffire.
M. Seghilani

INCENDIES : Le recensement des agriculteurs sinistrés touche à sa fin

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Le recensement des agriculteurs et des exploitations agricoles touchés par les récents incendies se poursuit dans plusieurs wilayas du pays, notamment à Tizi-Ouzou, Jijel et Béjaïa, où les opérations d’évaluation des dégâts avancent à des rythmes différents.
À Tizi-Ouzou, l’opération de recensement était réalisée à 98 % au vendredi passé, selon la Direction des services agricoles (DSA) de la wilaya. Près de la totalité des agriculteurs sinistrés ont ainsi été recensés et leurs dossiers vérifiés. Le bilan définitif n’est toutefois pas encore arrêté, certains retardataires continuant de se présenter auprès des services concernés, tandis que des propriétaires résidant dans d’autres wilayas doivent encore faire enregistrer leurs pertes. Les dégâts recensés à Tizi-Ouzou concernent principalement les arbres fruitiers, notamment les oliviers et les figuiers, mais également les activités d’élevage et d’apiculture. Des bovins, ovins, caprins et volailles ont été touchés, tandis que plusieurs étables, poulaillers, dépôts de foin et équipements agricoles ont également subi des dommages. À Jijel, les premiers chiffres disponibles donnent déjà une idée de l’ampleur des pertes. Au 2 septembre, les services agricoles avaient recensé 12 074 agriculteurs sinistrés dans 140 zones sur les 163 concernées par l’opération. Le bilan provisoire fait état de 425 528 arbres fruitiers détruits, ainsi que de 1 943 bovins, 2 772 ovins et 2 415 caprins morts, soit 7 130 animaux d’élevage. Le secteur avicole a également enregistré de lourdes pertes, avec 196 736 poulets de chair et 14 892 poules pondeuses touchés. L’apiculture n’a pas été épargnée, avec 8 351 ruches pleines et 2 414 ruches vides détruites. Les infrastructures et moyens de production ont eux aussi subi des dommages, notamment près de 370 kilomètres de conduites d’irrigation, 34,15 kilomètres de réseaux de goutte-à-goutte, 657 réservoirs d’eau et 184 abris agricoles. Les pertes comprennent également huit groupes électrogènes, 7,04 kilomètres de câbles électriques, plus de 30 000 bottes de paille et 293 quintaux d’aliments concentrés.
À Béjaïa, l’opération, lancée le 27 juillet par une commission de wilaya chargée du recensement, de l’inventaire et de l’évaluation des dégâts, était également presque achevée au début du mois de septembre. Parmi les données disponibles figure la destruction d’environ 234 000 arbres fruitiers. En revanche, le nombre définitif d’agriculteurs sinistrés ainsi que le bilan détaillé concernant le cheptel, les ruches et les infrastructures agricoles n’ont pas encore été arrêtés. Il est à souligner que le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, a assuré depuis Jijel; que tous les agriculteurs touchés par les incendies seraient indemnisés, quelle que soit la nature des pertes subies. Cette annonce intervient alors que les opérations de recensement et d’évaluation se poursuivent afin d’établir un bilan consolidé et de permettre la mise en œuvre des mesures de prise en charge.
Sarah O.

TRANSPORT AÉRIEN : Vers la reprise des vols Alger-Moscou

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La communauté algérienne qui se trouve en Russie, dont une proportion estudiantine importante, sera sans doute soulagée d’apprendre que les liaisons aériennes directes entre Moscou et Alger vont être rétablies. On sait que le pavillon algérien pratique des prix à la portée des bourses des membres de la communauté algérienne en Russie, particulièrement les étudiants, et qu’aucune autre compagnie aérienne n’assure de vol direct entre l’Algérie et la Russie. La suspension des vols directs a un impact négatif sur le tourisme et les échanges étudiants entre les deux pays, explique-t-on côté russe. En outre, les voyages sont devenus plus longs et plus coûteux en raison des correspondances. Les voyageurs russes qui étaient nombreux à fréquenter la compagnie nationale Air Algérie seront également satisfaits à l’annonce de cette nouvelle qui a été faite par l’ambassadeur de Russie en Algérie, Alexeï Solomatine, dans un entretien accordé à RIA Novosti. En effet, selon l’ambassadeur, la Russie et l’Algérie font tout leur possible pour la reprise des liaisons aériennes directes entre Moscou et Alger. « Nous l’espérons. Lors de la dernière réunion de la commission gouvernementale mixte bilatérale à Moscou, les deux parties ont tout mis en œuvre pour rétablir les vols », a-t-il dit. La même source indique que les démarches sont en cours pour finaliser l’accréditation d’un représentant de la compagnie aérienne algérienne Air Algérie en Russie. Le diplomate russe a expliqué : « Cela prendra du temps.

La Russie souhaite accélérer ce processus »
Les sources russes rappellent que l’Agence fédérale du transport aérien, Rosaviatsiya, avait précédemment autorisé Air Algérie à exploiter trois vols réguliers par semaine sur la liaison Alger-Moscou. Selon le calendrier actuel, la compagnie aérienne prévoit de reprendre les vols directs à l’automne. La compagnie aérienne nationale algérienne assurait auparavant trois vols hebdomadaires entre Alger et Moscou, mais en avril, elle a suspendu ses vols et les billets ont disparu des points de vente. Le processus d’établissement d’un représentant de la compagnie aérienne algérienne Air Algérie en Russie est actuellement en cours, et la partie russe souhaite accélérer ce processus. En avril dernier, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a reçu à Alger le conseiller et représentant spécial du président russe pour la coopération internationale dans les transports, Igor Levitin, qui effectuait alors une visite de travail en Algérie à la tête d’une délégation de haut niveau comprenant le président du Conseil d’affaires algéro-russe, le conseiller au cabinet de la présidence de la Fédération de Russie et du directeur général adjoint d’un groupe russe spécialisé dans le transport et la logistique, Lors de cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie, Alexey Solomatine, et de cadres centraux du ministère, les deux parties ont passé en revue l’état et les perspectives de la coopération bilatérale dans le domaine des transports, où l’accent a été mis sur l’importance du renforcement des relations de partenariat, notamment dans les domaines maritime, aérien et ferroviaire, afin de répondre à la dynamique économique que connaissent les deux pays. Concernant le transport aérien, les deux parties avaient évoqué les opportunités de développement de la coopération et l’intensification de la coordination pour renforcer la connectivité aérienne et l’échange d’expertises dans ce domaine vital. Plus récemment, en août dernier, Nikolaï Patrouchev, conseiller du président russe et président du Collège maritime, s’est entretenu à Alger avec Djamal Eddine Abdelghani Dridi, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Mais il a été surtout question de logistique maritime ainsi que la question de la sécurité de la navigation en mer Méditerranée.
M’hamed Rebah

POURSUITE DES RECHERCHES POUR LE SAUVETAGE DE L’ENFANT D’EL BAYADH :Le sort du petit Ayoub en suspens

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Les opérations de recherche et de sauvetage de l’enfant Ayoub, âgé de 10 ans, tombé au fond d’un puits artésien à sec dans la wilaya d’El Bayadh, se poursuivaient, hier, à l’heure où nous mettions sous presse, pour le quatrième jour de suite.
Les équipes de recherche et de sauvetage spécialisées de la Protection civile intensifiaient leurs interventions sur le terrain dans ces zones difficiles d’accès. Elles ont mobilisé tous les moyens humains et matériels nécessaires. Un puits a été creusé à côté de celui dans lequel l’enfant Ayoub est tombé. Les secouristes sont descendus à l’intérieur de celui-ci afin de poursuivre les recherches et d’atteindre l’endroit où se trouve l’enfant afin de le retirer. Le lieutenant-colonel Nassim Bernaoui a fait part, sur place, du développement des opérations de recherche et de sauvetage. Le directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Boughlaf, s’est, pour sa part, rendu sur le lieu de l’accident. Il y a constaté le déroulement des opérations d’intervention et leurs différentes étapes, ainsi que les moyens humains et matériels mobilisés et les conditions dans lesquelles interviennent les équipes de la Protection civile, les experts et les techniciens spécialisés. Les opérations se déroulent sous la supervision du wali d’El Bayadh. Face à ce terrible accident, toute l’Algérie retient son souffle dans l’espoir de voir Ayoub retiré du fond du puits sain et sauf !
L. Zeggane

RENTRÉE SCOLAIRE : Les préparatifs s’accélèrent

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La mobilisation s’intensifie à travers plusieurs wilayas du pays dans le cadre des préparatifs de la nouvelle rentrée scolaire 2026-2027, avec pour objectif de réunir toutes les conditions nécessaires à une reprise des cours dans les meilleures conditions. Les autorités locales multiplient les opérations de terrain et veillent à l’avancement des différents chantiers, conformément aux instructions des hautes autorités du pays et aux orientations du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud. Les walis assurent, à cet effet, un suivi régulier et de proximité des préparatifs, avec pour objectif de garantir la disponibilité des établissements scolaires, d’améliorer les conditions de scolarisation et de prendre en charge, en amont, les éventuelles insuffisances relevées.

Nouvelles infrastructures et réhabilitation des établissements 
En tête des opérations figurent la réalisation, la réception et la mise en service de nouveaux établissements scolaires. Ces infrastructures contribueront à renforcer les capacités d’accueil du secteur de l’éducation et à répondre à l’évolution des effectifs scolaires dans les différentes régions concernées. Parallèlement, les opérations de réhabilitation, d’entretien et de rénovation des établissements existants se poursuivent, de même que les projets d’extension et les travaux de réalisation en cours. L’ensemble de ces interventions vise à garantir la disponibilité et la pleine fonctionnalité des structures éducatives dès la rentrée, tout en améliorant les conditions de scolarisation des élèves. Une attention particulière est, en outre, accordée à l’identification et à la prise en charge des éventuelles insuffisances susceptibles d’entraver le bon déroulement de la rentrée scolaire.

Des espaces pour s’approvisionner en fournitures scolaires 
La préparation porte également sur la mise à disposition des fournitures et équipements scolaires nécessaires aux familles. À cet effet, les autorités locales mettent en œuvre l’instruction relative à l’aménagement d’espaces et de points de vente dédiés aux fournitures scolaires. Cette mesure vise à rapprocher les différents articles des citoyens, à faciliter leur acquisition et à leur permettre de s’approvisionner dans des conditions adaptées à cette occasion. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de répondre aux besoins des familles et de contribuer à une préparation plus fluide de la reprise des cours.

Transport et restauration dès la première semaine 
Le transport et la restauration scolaires constituent également deux axes majeurs des préparatifs engagés en prévision de la rentrée. Dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, les autorités locales poursuivent les dispositions nécessaires pour garantir la disponibilité et le fonctionnement de ces services. L’objectif est notamment de permettre leur mise en service dès la première semaine de la rentrée scolaire. Cette anticipation doit contribuer à assurer une prise en charge effective des élèves dès les premiers jours et à prévenir d’éventuelles perturbations susceptibles d’affecter le déroulement normal de la scolarité. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’un suivi préventif et de terrain continu, visant à parachever l’ensemble des dispositions dans les délais impartis et à remédier aux insuffisances constatées, afin d’assurer une rentrée scolaire réussie et d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions.

Un nouveau programme d’anglais en 2e année moyenne 
Parallèlement aux préparatifs, la rentrée 2026-2027 sera marquée par le déploiement d’un nouveau programme d’anglais en 2e année moyenne, dans le cadre de la poursuite de la réforme des programmes scolaires. Prévu par une note ministérielle datée du 3 septembre dernier, ce nouveau cursus s’inscrit dans la continuité du programme introduit en 1re année moyenne durant l’année scolaire 2025-2026. Il vise à assurer une progression pédagogique cohérente à travers le cycle moyen. Le volume horaire de l’anglais est fixé à 3 heures et demie par semaine, avec une répartition régulière des séances. L’approche pédagogique accordera une place importante à la communication orale, à la compréhension et à l’expression, tout en renforçant les compétences liées à l’écrit. Le dispositif repose notamment sur le manuel scolaire, le guide de l’enseignant et des supports audio numériques destinés à développer la compréhension orale. Ces outils devront être mis à la disposition des enseignants via le système d’information du secteur. Par ailleurs, des sessions de formation seront organisées au profit des enseignants sous l’encadrement des inspecteurs de la matière. Un suivi pédagogique régulier permettra également d’identifier les difficultés des élèves et de mettre en place des actions de remédiation adaptées. La mise en œuvre de ce programme intervient en application de la décision ministérielle n°19 du 27 juillet dernier relative aux horaires, programmes et coefficients des matières de l’enseignement moyen.
L. Zeggane

ÉLECTIONS LOCALES La révision des listes électorales commence aujourd’hui

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À la veille de l’ouverture de la révision exceptionnelle des listes électorales, prévue aujourd’hui, les préparatifs des élections locales du 28 novembre entrent dans une phase active. Le scrutin doit permettre le renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW), alors que les partis politiques commencent à arrêter leurs choix de candidats.
La révision exceptionnelle des listes électorales se poursuivra jusqu’au 17 septembre. Elle concerne en particulier les citoyens qui ne sont pas encore inscrits, ceux ayant changé de résidence ainsi que les jeunes qui auront atteint l’âge légal de 18 ans le jour du scrutin. L’opération doit permettre d’actualiser le corps électoral avant la tenue des élections. Les citoyens concernés devront se rapprocher des services compétents au niveau de leur commune afin de procéder à leur inscription ou au transfert de leur inscription. Cette étape constitue l’un des principaux rendez-vous du calendrier électoral avant le dépôt des candidatures et le déroulement du scrutin.
Dans les partis politiques, les préparatifs commencent également à s’accélérer. Au Front de libération nationale (FLN), la direction a fixé de nouveaux critères pour la sélection de ses candidats aux prochaines locales. Les structures du parti dans les wilayas devront privilégier des profils disposant de compétences, d’un niveau suffisant, d’une capacité à exercer les fonctions d’élu local et d’une certaine implantation auprès des citoyens. L’intégrité figure également parmi les critères retenus. Le parti veut notamment éviter de présenter des candidats faisant l’objet de soupçons ou susceptibles d’être écartés au regard des dispositions de la loi électorale. Cette orientation intervient après l’évaluation menée par le FLN dans plusieurs wilayas à la suite des résultats des dernières législatives et des réclamations enregistrées lors de la précédente sélection des candidatures.
Du côté de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le dispositif territorial se met progressivement en place. Son nouveau président, Saad Arous, a procédé récemment à l’installation de 29 coordinateurs de wilayas chargés d’assurer le suivi des opérations électorales au niveau local. L’ANIE poursuit parallèlement les préparatifs techniques et organisationnels du scrutin. Des réunions du Conseil de l’Autorité sont consacrées au suivi de l’état d’avancement du processus, tandis que des visites de terrain sont effectuées auprès des structures et organismes impliqués dans la préparation des élections. L’Autorité a également précisé les procédures relatives au retrait des dossiers de déclaration collective de candidature et des formulaires de souscription de signatures individuelles.
Ces démarches constituent une étape préalable à la constitution et au dépôt des listes des candidats. Avec le lancement de la révision exceptionnelle des listes électorales, le processus des locales entre ainsi dans une phase décisive. L’actualisation du corps électoral se déroulera en parallèle avec la préparation des candidatures, alors que les partis disposent désormais de quelques semaines pour finaliser leurs listes et se préparer à la compétition pour les APC et les APW.
S. O.

IL A RECU DES DEMANDES D’IMPORTATION D’UNE VALEUR DE 130 MILLIARDS USD : Le ministère du Commerce extérieur enquête

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Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a révélé, hier, dans un communiqué, une vaste entreprise de fraude de la part de plusieurs opérateurs économiques dans les opérations d’importation. Selon ce communiqué, le processus de traitement des dossiers des programmes prévisionnels d’importation (PPI) pour le second semestre de l’année 2026 a été effectué via la plateforme numérique dédiée à l’importation de matières premières et d’intrants de production. D’après les données de la plateforme numérique, 3961 opérateurs économiques, employant entre zéro et cinq travailleurs seulement, ont déposé des demandes d’importation d’une valeur totale de plus de 130 milliards de dollars, pour visa par les services du ministère. Le ministère a souligné que le caractère des PPI des opérateurs économiques ne signifie en aucun cas que les estimations soient déconnectées de la réalité économique de l’entreprise ou disproportionnées par rapport à ses capacités et besoins réels.
Par conséquent, le ministère a décidé d’ouvrir une enquête, en coordination avec les secteurs ministériels concernés, afin de lancer un audit touchant les différentes matières premières, intrants de production et équipements que cette catégorie d’entreprises a importés durant le premier semestre de l’année 2026 et les années précédentes.
Ces enquêtes seront menées en faisant correspondre les quantités et valeurs importées avec la nature de l’activité déclarée, les capacités de production réelles, le nombre de travailleurs déclarés, ainsi que le volume d’activité économique réel des entreprises concernées. Le ministère a précisé, par ailleurs, prendre, à la lumière des résultats des opérations d’enquête et d’audit, les mesures appropriées conformément aux lois et réglementations en vigueur.
R. E.

ALORS QUE 846 000 ÉLÈVES SONT ATTENDUS EN CISJORDANIE : Ghaza et El-Qods face aux défis de la rentrée scolaire

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Près de 846 000 élèves palestiniens feront leur rentrée scolaire dimanche 6 septembre en Cisjordanie occupée, dans un contexte marqué par d’importants efforts pour renforcer les infrastructures éducatives. À Ghaza et à El-Qods occupée, la rentrée s’annonce en revanche particulièrement difficile, sur fond de guerre et de mesures imposées par l’occupant sioniste.
Quelque 846 000 élèves sont attendus dans les établissements scolaires de Cisjordanie occupée pour l’année 2026-2027. Ils seront répartis entre 2 537 écoles publiques, privées et relevant de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), encadrés par plus de 54 000 enseignants et enseignantes. Selon les données du ministère palestinien de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les établissements publics accueillent 634 294 élèves dans 1 967 écoles, tandis que 163 787 élèves sont scolarisés dans 480 établissements privés. Quelque 48 208 élèves fréquentent par ailleurs les 90 écoles de l’UNRWA. Le corps enseignant compte au total 54 196 enseignants, dont 40 747 dans le public, 11 578 dans le privé et 1 871 dans les établissements de l’UNRWA. Le ministère palestinien de l’Éducation prévoit plusieurs projets destinés à renforcer les infrastructures et à accroître les capacités d’accueil des établissements. Le programme comprend notamment la construction de 17 écoles d’enseignement général, ainsi que 183 salles de classe et infrastructures annexes, pour un coût estimé à 19,5 millions de dollars. Ces établissements devraient être mis en service au cours de l’année. Trois jardins d’enfants sont également en construction. Ils comprendront neuf salles de classe et différents équipements, pour un investissement d’environ 400 000 dollars. À cela s’ajoute la construction de deux établissements d’enseignement professionnel, offrant dix spécialités, pour un coût estimé à 6,5 millions de dollars. L’ensemble de ces projets devrait permettre à environ 6 000 enfants et jeunes d’accéder à l’éducation, du cycle préparatoire jusqu’à la terminale. Le plan prévoit également la modernisation de deux écoles existantes, avec la création de neuf salles de classe et de nouvelles infrastructures, pour un montant d’environ 800 000 dollars, offrant quelque 300 places supplémentaires. Parallèlement, les autorités palestiniennes poursuivent l’impression et la distribution des manuels scolaires, ainsi que la préparation de supports pédagogiques et de feuilles d’exercices destinés à accompagner les élèves.

Plus d’une centaine d’écoles rénovées
Dans le cadre de l’amélioration de l’environnement scolaire, des travaux de maintenance et de réhabilitation ont été réalisés dans 104 établissements, au bénéfice d’environ 25 000 élèves. Le coût de ces opérations atteint 6,5 millions de dollars. Ces travaux visent notamment à améliorer les conditions sanitaires et pédagogiques et à rendre les établissements plus sûrs et mieux adaptés aux besoins des élèves et du personnel. Par ailleurs, la construction et l’extension de 16 écoles, ainsi que la réalisation de 142 salles de classe et infrastructures, se poursuivent avec un investissement proche de 20 millions de dollars. Quinze autres établissements doivent faire l’objet de travaux de réhabilitation pour environ deux millions de dollars. Un nouveau bâtiment destiné à la direction de l’Éducation de Naplouse est également en construction, pour un coût estimé à 3,5 millions de dollars, avec une livraison prévue durant l’été 2027.

Le développement de l’enseignement professionnel parmi les priorités
Le ministère entend également renforcer l’enseignement industriel, professionnel et technique afin de mieux l’adapter aux besoins de l’économie et du marché du travail. Plus de 60 nouvelles unités de formation professionnelle et technique doivent ainsi être ouvertes dans différentes provinces. Certaines écoles seront également entièrement transformées en établissements d’enseignement professionnel et technique. L’objectif affiché est de porter ce type d’enseignement à environ 20 % de l’ensemble de l’éducation scolaire. Dans les zones rurales, reculées et bédouines, les autorités prévoient la construction de quatre écoles dans le cadre de l’initiative « Défi et résilience », afin de rapprocher les établissements des lieux de résidence des élèves. Le ministère poursuit également, avec ses partenaires internationaux, ses efforts pour protéger les écoles situées dans les zones classées « C » et dans les communautés bédouines, confrontées aux mesures de l’occupation, aux attaques des colons et aux menaces de démolition ou de déplacement forcé. Les zones concernées comprennent notamment Yanoun, Al-Ma’rajat, Shalala Al-Awja, Al-Maleh, Ibziq et Shaab Al-Batm.

Transport scolaire et soutien psychologique
Les préparatifs de la rentrée comprennent également l’acquisition de mobilier scolaire et d’équipements pour les infrastructures, pour un coût total d’environ 1,31 million de dollars. Cette opération doit répondre aux besoins d’environ 15 000 élèves et membres du personnel éducatif. Douze appels d’offres sont également prévus pour assurer le transport scolaire dans les zones les plus exposées aux violations et aux attaques. Des campagnes de solidarité doivent par ailleurs permettre de fournir des cartables, des vêtements et du matériel pédagogique aux élèves issus de familles défavorisées. Sur le plan numérique, 8 371 salles de classe ont été équipées d’écrans afin de développer l’enseignement interactif, notamment pour les élèves des quatre premières années du primaire. Le ministère prévoit également de renforcer les équipes de soutien psychologique afin qu’elles puissent intervenir lors des situations de crise et d’urgence. Quelque 770 conseillers pédagogiques des établissements secondaires doivent, en outre, être formés aux systèmes d’orientation scolaire et professionnelle.

Accélération de la transformation numérique
La transformation numérique constitue également l’un des axes majeurs de la politique éducative palestinienne. Quelque 1 200 directeurs et directrices d’école doivent être formés à l’utilisation des outils d’enseignement interactif. Le ministère prépare également le déploiement de l’application « Assistant intelligent du directeur d’école ».
L’Institut national de formation pédagogique doit, de son côté, accompagner l’intégration de 1 437 nouveaux cadres éducatifs, notamment des enseignants, des éducateurs de maternelle et des directeurs d’établissement. Près de 755 personnels éducatifs bénéficieront également de formations destinées à renforcer leurs compétences professionnelles dans les domaines de l’enseignement, de la direction scolaire, de l’encadrement, de la petite enfance et de la formation professionnelle. Par ailleurs, 500 directeurs et enseignants du primaire doivent être formés aux méthodes STEM, à l’apprentissage fondé sur les problèmes et aux projets pédagogiques. Ce programme doit ensuite permettre la formation d’environ 2 500 personnels éducatifs supplémentaires. Quelque 10 300 enseignants et superviseurs pédagogiques du primaire ont déjà suivi des formations pratiques consacrées à l’enseignement interactif. Sur le plan des infrastructures numériques, 1 926 écoles ont été raccordées à Internet à très haut débit par fibre optique, permettant à la grande majorité des établissements de disposer désormais d’une connexion performante. Le nombre d’écoles équipées de systèmes d’énergie solaire a également dépassé les 900 établissements, soit environ 45 % du parc scolaire.

À Ghaza, une rentrée dans des conditions exceptionnelles
Dans la bande de Ghaza, la rentrée scolaire aura une configuration particulière. Les personnels administratifs et enseignants reprendront leur activité le 16 septembre, tandis que les élèves retrouveront les dispositifs d’enseignement à partir du 19 septembre. Le ministère explique ce décalage par des considérations techniques et logistiques, mais également par les conditions météorologiques et les fortes températures. Une partie importante des élèves devra en effet suivre les cours dans des tentes et des bâtiments préfabriqués. Le dispositif doit concerner environ 541 000 élèves, dont près de 100 000 scolarisés dans les établissements de l’UNRWA. Les autorités prévoient la mise en place d’environ 700 points d’enseignement en présentiel répartis à travers la bande de Ghaza, ainsi que 25 écoles temporaires dont la réception est attendue prochainement. En parallèle, l’enseignement virtuel sera maintenu pour les élèves qui ne peuvent pas accéder aux points d’enseignement, ainsi que pour les enfants de Ghaza se trouvant à l’étranger, notamment en Égypte. Les écoles virtuelles destinées aux élèves de Ghaza vivant hors du territoire doivent accueillir quelque 20 000 élèves, tandis que le dispositif à l’intérieur de la bande devrait bénéficier à environ 70 000 élèves dans l’impossibilité de suivre les cours en présentiel.

Enseignement à distance et soutien psychologique à Ghaza
Le ministère prévoit également de lancer la plateforme de communication scolaire « eSchool » dédiée à Ghaza, parallèlement au début de l’année scolaire. L’objectif est de renforcer les échanges entre élèves et équipes éducatives et de garantir la continuité pédagogique malgré les conditions extrêmement difficiles. Les programmes de premiers secours, de soutien psychologique et d’orientation à distance seront également maintenus, tandis qu’un accompagnement technique sera assuré pour répondre aux difficultés rencontrées par les élèves et les personnels éducatifs. Les élèves de Ghaza doivent en outre être intégrés aux différentes activités scolaires et éducatives organisées par le ministère.

À El-Qods occupée, l’éducation palestinienne sous pression
À El-Qods occupée, la rentrée intervient dans un contexte de pression accrue exercée par l’occupant sioniste sur les écoles, les enseignants, les élèves et les programmes scolaires palestiniens. Selon des données rapportées par le quotidien israélien Haaretz, plus de 45 000 élèves palestiniens suivent désormais un cursus basé sur le programme israélien. Parmi eux, 39 363 élèves sont scolarisés dans 105 établissements municipaux et 5 085 dans des établissements privés « reconnus et non officiels ». Ils représenteraient environ 38 % des élèves de El-Qods-Est. Les autorités palestiniennes mettent en garde contre les conséquences de cette politique sur l’identité nationale et culturelle des élèves palestiniens. Elles dénoncent une stratégie visant à remplacer progressivement le programme palestinien par le récit et le système éducatif israéliens, dans le cadre d’une politique plus large de consolidation de l’annexion d’El-Qods et de son éloignement de son environnement palestinien. Les pressions ne concernent pas uniquement les programmes scolaires. Les autorités d’occupation n’ont pas renouvelé les autorisations d’entrée de plusieurs enseignants et membres des équipes éducatives travaillant dans les écoles privées d’El-Qods, entravant leur accès à leurs établissements. Face à cette situation, les propriétaires d’écoles privées ont décidé de suspendre les cours depuis le 1er septembre, jusqu’à nouvel ordre.

Une année scolaire sous le signe de la résilience
Le ministère palestinien de l’Éducation affirme poursuivre ses efforts pour assurer les besoins essentiels du système éducatif en Cisjordanie occupée et à Ghaza, renforcer la préparation des établissements et soutenir les personnels pédagogiques. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « L’éducation pour le développement 2025-2028 », qui vise notamment à moderniser l’enseignement professionnel et technique, réformer le système du baccalauréat, développer l’enseignement interactif et flexible et encourager la recherche scientifique appliquée dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’agriculture, l’économie et les services. Le ministère doit également inaugurer prochainement le Centre coréen des technologies de l’intelligence artificielle, destiné à former les personnels éducatifs et à favoriser le développement de l’intelligence artificielle au sein des établissements scolaires et universitaires. Ainsi, la nouvelle année scolaire palestinienne s’ouvre sur des réalités profondément contrastées : en Cisjordanie occupée, les autorités misent sur l’extension des infrastructures et la transformation numérique ; à Ghaza, elles tentent de reconstruire une continuité éducative malgré les conséquences de la guerre ; tandis qu’à ElQods occupée, l’école palestinienne fait face à des mesures visant ses programmes, ses enseignants et son identité. Dans ce contexte, préserver l’accès à l’éducation et protéger l’identité du système éducatif palestinien s’imposent comme deux des principaux enjeux de cette rentrée 2026-2027.
M. Seghilani

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