samedi 26 septembre 2026
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Qualifications CAN 2027 : L’Algérie domine la Zambie

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L’équipe nationale de football a réussi ses premiers pas sous la direction du nouveau sélectionneur, Brahim Hemdani, en dominant avec autorité la Zambie 3-1, vendredi soir au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou, pour le compte de la 1re journée (Gr. I) des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2027. Les « Verts » ont rapidement trouvé l’ouverture dès la 2e minute.
Après un joli travail individuel d’Ibrahim Maza, ce dernier a combiné avec Mohamed Amine Amoura, qui a ensuite servi le latéral gauche Jaouen Hadjam sur le côté. Le défenseur de Brighton and Hove Albion (Premier League), dans un angle pas suffisamment fermé, a parfaitement ajusté le gardien zambien pour donner l’avantage à l’Algérie.
Cueillie à froid, la Zambie a éprouvé des difficultés à entrer dans le match durant le premier quart d’heure, tandis que les Algériens ont imposé leur rythme et monopolisé le ballon. L’Algérie a été contrainte d’effectuer un premier changement dès la 18e minute avec la sortie sur blessure de l’attaquant de l’Olympique Marseille Amine Gouiri, remplacé par Amin Chiakha. Les coéquipiers du nouveau capitaine, Ramy Bensebaïni, ont ensuite continué à pousser pour tenter de faire le break, alors que les Zambiens ne parvenaient toujours pas à se montrer dangereux.
A la 26e minute, Amoura a obligé le gardien adverse à intervenir, avant que le ballon ne revienne sur Adam Zorgane, dont la frappe a été contrée en corner. Malgré une nette maîtrise dans la possession, les « Verts » ont toutefois manqué de précision dans le dernier geste. La Zambie, mieux organisée au fil des minutes, a réussi à contenir les offensives algériennes jusqu’à la pause. Pour sa première rencontre officielle à la tête des « Verts », Brahim Hemdani a également choisi d’innover dans son Onze de départ. Melvin Mastil a ainsi connu sa première titularisation en match officiel dans les buts, de même que Mohamed Bachir Belloumi qui a débuté pour la première fois une rencontre officielle avec la sélection nationale.

La bonne réaction des « Verts »
De retour des vestiaires, les joueurs algériens se sont montrés entreprenants, sans toutefois parvenir à concrétiser leurs premières opportunités. Amoura, lancé par Maza sur le flanc gauche, s’est notamment créé une belle occasion à la 53e minute, mais sa frappe enroulée a manqué de peu le cadre. La Zambie, qui continuait à se montrer menaçante, a fini par être récompensée de ses efforts à la 57e minute. Le capitaine Fashion Sakala, après avoir pris le dessus sur la défense algérienne, a trompé Mastil d’une frappe rasante pour remettre les deux équipes à égalité. La sélection nationale a immédiatement cherché à réagir et aurait pu reprendre l’avantage à la 61e minute, mais Amoura, pourtant en bonne position, a manqué son duel avec le portier adverse.
La réaction algérienne a finalement abouti cinq minutes plus tard. Profitant d’une récupération rapide après une offensive zambienne, Amoura a trouvé Maza sur le côté gauche. Ce dernier a pris sa chance et a réussi à redonner l’avantage à l’Algérie (66e). Alors que le technicien zambien George Lwandamina lançait trois nouveaux joueurs pour tenter de renverser la situation, Hemdani procédait également à un remaniement de son équipe. Abdelli, Hadj Moussa et Boulbina ont ainsi remplacé Amoura, Belloumi et Zorgane à la 70e minute.
Entré en jeu, Hadj Moussa n’a pas tardé à se mettre en évidence. Le joueur de Feyenoord Rotterdam (Pays-Bas) a profité d’un ballon repoussé par le gardien zambien après une tentative de Maza dans la surface pour inscrire le troisième but algérien à la 74e minute et permettre aux siens de prendre une avance plus confortable. Malgré quelques frayeurs après l’égalisation zambienne, l’Algérie a donc réussi à conserver les trois points et à lancer de la meilleure des manières sa campagne qualificative sous Hemdani.
Dans l’autre rencontre de cette poule, le Togo a pris le dessus sur le Burundi à Lomé (1-0). A l’issue de cette journée inaugurale, l’Algérie et le Togo prennent les commandes avec 3 points chacun, devant le Burundi et la Zambie. Les « Verts » enchaîneront mardi avec un déplacement au Burundi, au stade de Bujumbura, à partir de 14h00, dans le cadre de la deuxième journée du groupe I. Au terme des qualifications, les deux premières équipes du groupe décrocheront leur qualification pour la phase finale de la CAN-2027, prévue du 19 juin au 17 juillet au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

PIÈCES PLASTIQUES DESTINÉES À L’INDUSTRIE AUTOMOBILE LOCALE : Ghrieb fixe la fin de l’importation à 2027

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Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a réaffirmé jeudi à Tissemsilt l’engagement des pouvoirs publics à renforcer le taux d’intégration nationale dans l’industrie automobile, en appelant à privilégier les composants produits localement.
À l’issue de l’inauguration, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de l’unité de production de composants et d’accessoires plastiques pour automobiles relevant du Holding Algeria Chemical Specialities (ACS), le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’ancrer une véritable culture du recours au produit national. Il a notamment estimé qu’il n’était plus justifié d’importer des pièces plastiques destinées à l’industrie automobile alors que ces composants peuvent désormais être fabriqués localement. Sifi Ghrieb a, dans ce contexte, annoncé que tous les opérateurs agréés en Algérie dans la fabrication et le montage automobile seront tenus, à partir du début de l’année prochaine, de recourir à la production de l’usine de Tissemsilt pour leurs besoins en pièces plastiques, conformément à un cahier des charges qui définira les modalités de cette obligation. Le Premier ministre a également souligné que la construction de l’économie nationale constitue une responsabilité collective nécessitant la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Concernant les moules pour pièces plastiques destinées à la fabrication automobile, le Premier ministre a indiqué que, dans le cas où les délais d’importation de ces moules seraient longs, des alternatives seront examinées lors d’une réunion technique, indiquant que la même approche sera appliquée à la filière de la carrosserie dans la wilaya de Batna, dans le but de renforcer la production locale et de relever le taux d’intégration dans l’industrie automobile. L’usine de Tissemsilt «marque le début d’un parcours plus vaste» visant à développer l’industrie automobile et à augmenter le niveau d’intégration locale, a-t-il dit, saluant les efforts des travailleurs, des cadres, des ingénieurs et de l’ensemble des intervenants qui ont contribué à sa relance en moins de cinq mois.

Accélération de la relance des projets confisqués
S’agissant de la relance de l’ensemble des projets confisqués en vertu de décisions de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption, il a relevé que le président de la République suit personnellement l’opération et porte une attention particulière au respect des délais convenus à ce sujet, soulignant que la mise en œuvre des instructions relatives à la récupération et à la réintégration de ces projets dans le tissu industriel national « va bon train, sans faire de bruit ». L’Etat, sous la supervision quotidienne du président de la République, poursuivra ses efforts pour la relance des autres projets confisqués, a-t-il assuré, soulignant que d’autres projets seront annoncés prochainement.

800 emplois directs et indirects
L’usine de Tissemsilt, dont le coût de réalisation est estimé à cinq milliards de DA, produira 251.000 pièces par an, destinées à équiper près de 200.000 véhicules.
Cette unité industrielle assurera une large gamme de produits répondant aux besoins de différentes filières industrielles, notamment l’électroménager, l’industrie des câbles, les réfrigérateurs, les climatiseurs, les équipements et dispositifs médicaux, les matériaux d’emballage et de conditionnement, les outils et articles ménagers, les produits cosmétiques, les lunettes, les articles en plastique, les composants de drones et les panneaux de signalisation routière. Le projet constitue un levier de développement socioéconomique dans la région, à travers la création de 300 emplois directs et de 500 emplois indirects, la dynamisation de l’activité commerciale, le soutien à l’investissement, le développement des services de transport et de logistique et l’ouverture de nouvelles opportunités pour les PME et les industries du plastique, selon les explications fournies à cette occasion.
Sarah O.

LANCEMENT DU PROJET D’USINE D’ENRICHISSEMENT ET DE TRANSFORMATION DU PHOSPHATE BRUT : « Bled El Hadba » accroche le premier chaînon

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Après Gara Djebilet au sud-est, la mine de l’est du pays accueille le premier chantier des infrastructures associées à ce mégaprojet d’une capacité d’extraction de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut par an.
Les travaux de réalisation de l’usine d’enrichissement et de transformation du phosphate brut à Bled El Hadba ont été officiellement lancés, dans le cadre du suivi sur le terrain de la mise en œuvre du projet intégré de phosphate. Présidée par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, la cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, du wali de Tébessa, Ahmed Belhadad, du wali délégué de la circonscription administrative de Bir El Ater, Djamel Boudjeza, ainsi que du président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et de cadres et représentants des institutions et secteurs concernés. Le pôle de Bled El Hadba constitue le premier maillon de la chaîne de valeur du projet intégré de phosphate, compte tenu des importantes ressources phosphatées dont dispose la région. Le projet vise à valoriser ces ressources à travers l’enrichissement du phosphate brut, avant son acheminement vers les unités de transformation chimique de Oued Keberit. L’usine dispose d’une capacité d’extraction de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut par an, permettant de produire 5,5 millions de tonnes de phosphate enrichi et commercialisable. La capacité de production de phosphate concentré est, quant à elle, estimée à 3,2 millions de tonnes par an, ce qui permettra d’assurer la matière première nécessaire au complexe de transformation chimique de Oued Keberit. En novembre 2024, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, avait présidé l’ouverture de la mine de phosphate de Bled El Hadba, dans la région de Djebel Onk, et inspecté le site devant accueillir l’usine d’enrichissement, considérée comme l’un des principaux éléments nécessaires à la fourniture de la matière première destinée à l’industrie de transformation du phosphate et à la production d’engrais. Lors de cette visite, le ministre s’était également enquis de l’état d’avancement des travaux de construction des unités de valorisation et de transformation, en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts et d’accélérer le rythme de réalisation afin de permettre l’entrée en phase de production du phosphate enrichi dans les délais fixés.

De l’extraction à une chaîne industrielle intégrée 
Le développement du pôle de Bled El Hadba s’inscrit dans une vision intégrée fondée sur la valorisation des richesses minières à l’intérieur du pays. Il ne s’agit plus de se limiter à l’extraction de la matière première, mais de l’intégrer dans une chaîne industrielle complète englobant l’enrichissement, la transformation, la production d’engrais et de produits chimiques, tout en assurant la connexion entre ces différents maillons à travers le réseau de transport et les infrastructures portuaires. Cette chaîne intégrée devrait contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire nationale, notamment à travers la mise à disposition des engrais nécessaires au secteur agricole. Elle permettra également d’accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, de développer les exportations hors hydrocarbures, mais aussi de créer des emplois directs et indirects, de favoriser le transfert de technologies, de développer les compétences et de promouvoir le contenu local.
L. Zeggane 

Un nouveau cycle pour l’Algérie : à quoi s’attendre des premiers matchs de qualification pour la CAN-2027 ?

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Un nouveau cycle pour l'Algérie : à quoi s'attendre des premiers matchs de qualification pour la CAN-2027 ?

Après un été 2026 réussi, la sélection algérienne bascule rapidement sur son prochain objectif. Notre équipe a atteint les phases finales du TP, mais cette étape appartient déjà au passé : dès septembre commence la lutte pour le billet vers la CAN-2027.

Dans cette revue MelBet, on décortique dans quel état les Fennecs abordent ce nouveau cycle, et à quoi s’attendre des matchs face à la Zambie et au Burundi.

L’Algérie entame sa reconstruction

Le grand enjeu de septembre ne tourne pas seulement autour des résultats. La sélection entre dans cette nouvelle étape juste après de sérieux bouleversements dans son effectif. Riyad Mahrez et Aïssa Mandi ont mis fin à leur carrière internationale, et Brahim Hemdani a pris la place de Vladimir Petković sur le banc.

Le premier rassemblement sous les ordres du nouveau sélectionneur débutera le 21 septembre. Il ne restera que quelques jours pour préparer les matchs de qualification pour la CAN-2027, si bien qu’Hemdani devra à la fois faire découvrir ses exigences à l’équipe et trouver des solutions après le départ des deux vétérans.

D’autres absences se font sentir. Luca Zidane et Rafik Belghali manqueront les matchs de septembre à cause de suspensions de la CAF. Tout n’est pas non plus limpide sur le flanc gauche de la défense : Rayan Aït-Nouri obtient peu de temps de jeu à Manchester City, Ramy Bensebaini commence tout juste à retrouver la forme après une blessure, et Jaouen Hadjam, transféré à Brighton & Hove Albion, n’avait encore joué aucune minute en Premier League à la mi-septembre.

La Zambie, premier test

Le 25 septembre, l’Algérie recevra les Chipolopolo à domicile. Pour Hemdani, ce sera son premier match officiel à son nouveau poste, et pour les fans, la première occasion de découvrir la sélection remaniée après la CM-2026.

La Zambie est associée à de mauvais souvenirs. Lors des qualifications pour le TP-2018, cet adversaire avait battu l’Algérie à deux reprises et avait quasiment fermé la porte du tournoi à notre équipe. Ce match revêt donc un double enjeu : le coup d’envoi d’un nouveau cycle de qualification, mais aussi une occasion de revanche.

Yacine Mouloudi — célèbre créateur mode de vie algérien et ambassadeur MelBet, impliqué dans les projets de la marque — suit lui aussi l’ambiance autour de la sélection nationale aux côtés des fans.

En attaque, la principale menace côté zambien reste Patson Daka, auteur de 21 buts en 47 sélections. On retrouve aussi dans l’effectif des Chipolopolo le capitaine Fashion Sakala et Kingston Mutandwa, en pleine progression. La saison dernière, Mutandwa avait marqué à 14 reprises en 29 matchs avec Ried et terminé deuxième meilleur buteur du championnat autrichien. Cette saison, ce joueur appartenant au club italien de Cagliari est de nouveau parti en prêt — direction la Suisse cette fois. Il a déjà offert au Servette FC une victoire face au FC Lausanne-Sport en inscrivant le but décisif.

Les derniers tournois ont pourtant été difficiles pour la Zambie. À la CAN-2025, l’équipe n’avait pris que deux points en trois journées et marqué un seul but. Lors des précédentes qualifications pour le Tournoi planétaire, elle avait perdu cinq de ses huit matchs et terminé quatrième de son groupe.

Quatre jours plus tard : le Burundi

Il ne restera que très peu de temps pour récupérer. Seulement quatre jours après le match contre la Zambie, l’Algérie se déplacera chez les Swallows. Une difficulté supplémentaire : la pelouse artificielle du Stade Intwari.

L’écart de niveau se lit ne serait-ce qu’au classement FIFA : l’Algérie occupe la 29ᵉ place, le Burundi la 142ᵉ. Il ne faut pourtant pas sous-estimer cet adversaire.

Lors des précédentes qualifications pour le TP, la Côte d’Ivoire n’avait battu le Burundi que d’un but d’écart. Et sur la route de la CAN-2027, l’équipe de Patrick Sangwa a démarré de façon convaincante, en écrasant deux fois le Tchad (4-0) lors du tour préliminaire.

Parmi les joueurs les plus en vue : Youssouf Ndayishimiye de l’OGC Nice, le capitaine Frédéric Nsabiyumva de Västerås SK, Jordi Liongola de Sheffield Wednesday et Bienvenue Kanakimana du FC Zbrojovka Brno. Un nom familier pour les fans algériens s’y ajoute aussi : Mossi Nduwumwe a rejoint le MC Alger cet été.

Dès 2024, le sélectionneur du Burundi Patrick Sangwa avait lié son avenir à la tête de l’équipe nationale à la qualification pour la CAN-2027, laissant entendre qu’il était prêt à partir en cas d’échec.

Peut-on espérer six points ?

Sur le papier, l’Algérie possède un effectif supérieur à ses deux adversaires de septembre, mais le plus important aujourd’hui est de savoir à quelle vitesse la nouvelle équipe va assimiler les idées d’Hemdani.

Il y a des raisons d’être optimiste. Lors des précédentes qualifications pour la CAN, notre sélection avait décroché cinq victoires et un nul, validant sa place pour le tournoi avec deux journées d’avance.

Il faudra cependant bien se préparer mentalement à affronter des adversaires moins relevés que ceux croisés lors de la Coupe du Monde 2026. Ce passage rapide d’une grande compétition à l’autre concerne aussi les plus grands clubs, y compris la Juventus FC — le club le plus titré d’Italie et partenaire régional officiel de MelBet dans la zone MENA et en Afrique. L’Algérie se retrouve dans une situation similaire : le dernier tournoi appartient déjà à l’histoire, et le nouvel objectif démarre avec les premiers points des qualifications pour la CAN-2027.

Comment MelBet aide les fans algériens à analyser le jeu

Un bon pronostic ne part pas des émotions, mais de la compréhension du match. La forme de l’équipe, les changements d’effectif, le style de l’adversaire et le scénario probable de la rencontre donnent bien plus d’informations qu’un simple coup d’œil aux cotes.

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LUTTE CONTRE LE TERRORISME EN AFRIQUE : Le CPS salue les efforts du président Tebboune

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Un cadre continental de lutte contre l’utilisation des technologies émergentes par les terroristes, notamment les drones, les plateformes cryptées et la finance numérique, sur la base des « Principes directeurs d’Alger » et dans le respect des normes internationales : c’est ce que demande, une fois encore, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) à la Commission de l’UA, lors de sa 1369e réunion au niveau ministériel, qui s’est tenue mercredi à New York. Ceci, conformément à la décision n° 978 de l’Assemblée de l’UA du 22 février 2026. Elle a appelé la Commission de l’Union africaine à accélérer la finalisation du mandat d’arrêt africain et de la base de données sur les terroristes africains, dans le but de renforcer la coopération judiciaire transfrontalière, de perturber les réseaux d’approvisionnement illicites et de lutter efficacement contre le problème des sanctuaires régionaux. Dans sa déclaration consacrée au thème du « bon voisinage et des réponses régionales aux défis sécuritaires et terroristes en Afrique », le CPS a salué les efforts du président Abdelmadjid Tebbune pour faire avancer l’agenda de l’UA en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Le Conseil a appelé les États membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier l’ensemble des instruments de l’UA relatifs à la lutte contre le terrorisme, notamment la Convention de l’Organisation de l’Union africaine (OUA) sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée lors du 35e sommet de l’OUA, tenu à Alger en juillet 1999, ainsi que son protocole, afin de combler les lacunes sécuritaires régionales et de renforcer le cadre normatif du continent. Dans son intervention lors de cette réunion, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, avait souligné, , « la priorité accordée par l’Algérie à la lutte contre le financement du terrorisme et à l’assèchement de ses sources, notamment en s’attaquant à l’exploitation des technologies avancées à des fins terroristes ». Ahmed Attaf a rappelé, à cet égard, les « Principes directeurs d’Alger », adoptés par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier 2025, en tant que cadre de référence pour renforcer les efforts internationaux dans ce domaine. Le ministre d’État a également mis en avant « le rôle joué par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de Champion de l’UA pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ». Il a ajouté que « l’approche adoptée par l’Algérie repose sur la conviction que les réponses sécuritaires et militaires, bien que nécessaires, ne peuvent, à elles seules, assurer une sécurité et une stabilité durables, sauf si elles sont accompagnées par le développement, la réconciliation, la consolidation des institutions de l’Etat et le traitement des conditions exploitées par les organisations terroristes pour recruter et s’étendre ». En rapport avec la notion de « bon voisinage », rappelons que le 8 décembre 2017, l’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté à l’unanimité, à l’initiative de l’Algérie, la résolution 72/130, proclamant le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix, dans le but d’intensifier les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la fraternité. En mai dernier, le CPS de l‘UA avait salué le leadership de l’Algérie dans ce domaine. Préoccupé par la multiplication des défis sécuritaires sur le continent, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent, les conflits communautaires, les discours de haine et la désinformation, Il avait appelé les pays africains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (A3) à organiser des événements annuels au sein de l’ONU pour mettre en avant l’expérience de l’Afrique en matière de consolidation de la paix et de vivre-ensemble.
M. R.

VERS LA MAURITANIE, LA TUNISIE, LA LIBYE, L’ÉGYPTE, LA JORDANIE ET LE MALI : L’électroménager national s’exporte bien

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Le coup d’envoi de trois opérations d’exportation d’appareils électroniques et électroménagers fabriqués en Algérie a été donné depuis les wilayas d’El-Tarf, de Sétif et de Bordj Bou Arréridj. Ces opérations illustrent l’expansion de la présence du produit national sur les marchés régionaux et le renforcement des capacités des entreprises algériennes à l’export.
Dans la commune frontalière de Souarakh, dans la wilaya d’El-Tarf, le conseiller auprès du ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Abderrahmane Saâdi, a donné, aux côtés du wali, Mohamed Meziane, et de plusieurs responsables locaux, le coup d’envoi d’une opération d’exportation vers la Tunisie de dix conteneurs d’appareils électroménagers, notamment des réfrigérateurs, climatiseurs et machines à laver, produits par l’entreprise « Biolux ». Saâdi a indiqué que cette opération « revêt une grande importance dès lors qu’elle confirme la qualité et la compétitivité du produit algérien et la forte demande qui y est associée », soulignant qu’elle constitue « le fruit de la politique économique des hautes autorités du pays visant à soutenir la production nationale, encourager l’investissement industriel et accompagner les opérateurs économiques », dont les résultats commencent à être « tangibles ».
Il a ajouté qu’« il ne s’agissait pas simplement d’une opération d’exportation d’un produit industriel, mais d’une étape supplémentaire dans la diversification du produit économique et commercial vers plusieurs marchés, tout en consolidant l’orientation nationale visant à soutenir l’économie nationale et à accroître le volume des exportations hors hydrocarbures.
Des opérations vers la Tunisie au départ de Sétif 
Trois cargaisons de produits fabriqués en Algérie ont également quitté Sétif à destination de la Tunisie. Deux d’entre elles concernent des appareils électroniques et électroménagers. La première porte sur huit camions, dont quatre chargés de 342 lave-vaisselles et quatre autres de 216 réfrigérateurs produits par l’entreprise « Sinova Samsung ».
La seconde concerne 15 camions transportant 770 réfrigérateurs, 400 congélateurs et 240 lave-linges de l’entreprise « Iris ».
La troisième cargaison porte sur 84 tonnes de produits d’emballage pour denrées alimentaires de l’entreprise « Biaxial Films Packaging ». Ces opérations se sont déroulées sous la supervision du directeur central au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Yacine Zouaoua, et du wali de Sétif, Mustapha Limani. Dans une déclaration à l’APS, Zouaoua a précisé que cette opération « s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement permanent, par les hautes autorités du pays et le ministère de tutelle, des opérateurs économiques activant dans le domaine de la production, qui ont réussi à couvrir le marché national avec de nombreux produits ».
Il a souligné que « cette opération consacre la position de la wilaya de Sétif en tant que pôle industriel important et témoigne de la contribution des entreprises économiques privées de la région au soutien de l’économie nationale et à la promotion des exportations hors hydrocarbures, en ouvrant de nouvelles perspectives au produit algérien sur les marchés étrangers ».
Six marchés étrangers au départ de Bordj Bou Arréridj 
Dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, le chargé de la gestion du secrétariat général du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Abdeslam Djahnit, accompagné du directeur de l’appui aux mécanismes d’exportation, Abdelatif El Houari, et du wali, Kamel Nouicer, a donné le coup d’envoi d’une opération d’exportation de 37 conteneurs d’appareils électroniques et électroménagers produits par l’entreprise « Condor » vers six marchés étrangers : la Mauritanie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Jordanie et le Mali. Sept autres conteneurs de produits similaires de l’entreprise « Géant » ont également été destinés à la Tunisie.
L. Zeggane 

« ELKAZAR COLLECTION » : L’Algérie lance son premier label pour les hôtels

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Organisée à l’hôtel« Elcazar Tlemcen », situé sur le plateau de Lalla-Setti et qui portait auparavant le nom de « Renaissance », Mme Meddahi a indiqué que cet événement constituait « une étape importante dans la mise en place d’une marque hôtelière algérienne authentique », à travers le passage à une identité nationale sous une nouvelle enseigne, tout en préservant le classement de l’hôtel de luxe, la qualité de ses services et ses standards élevés, sous la supervision de la Société algérienne d’investissement hôtelier.
Elle a souligné que cette marque constituait « une nouvelle étape qui vient s’ajouter au processus de développement de l’industrie touristique et hôtelière », tout en renforçant la dynamique positive que connaît le secteur ces dernières années. Elle reflète également, a-t-elle ajouté, « les efforts des hautes autorités du pays visant à valoriser le patrimoine culturel et à mettre en avant les dimensions historiques des différentes régions algériennes ». La ministre a expliqué que l’appellation « Elcazar » s’inspirait du patrimoine culturel andalou de la ville de Tlemcen et signifiait « le palais », symbole d’une architecture raffinée et prestigieuse. Elle a ajouté que le lancement de la première marque hôtelière algérienne « constitue une concrétisation effective de la transformation que connaît le secteur hôtelier en Algérie », précisant que cette transformation repose sur « une vision stratégique tendant à développer les services hôteliers algériens et à les hisser aux plus hauts standards de qualité et de durabilité ». Houria Meddahi a également indiqué que l’adoption d’une nouvelle marque hôtelière représentait « un défi à relever et une entrée résolue dans le monde de l’hôtellerie, avec l’objectif de rivaliser avec les grandes marques hôtelières ». Elle a souligné que le choix de Tlemcen pour le lancement de cette marque nationale constituait «  un message confirmant l’importance stratégique que nous accordons à la valorisation des atouts historiques et touristiques dont dispose cette wilaya ». Elle a, par ailleurs, affirmé que « cette marque contribuera sans aucun doute à renforcer la carte hôtelière nationale et à mettre en évidence les capacités des établissements touristiques algériens à gérer et exploiter les infrastructures avec professionnalisme». Cela devrait, selon elle, « contribuer à attirer les investissements et à accroître la visibilité de la wilaya de Tlemcen afin qu’elle devienne une destination touristique de premier plan, grâce au développement de son parc hôtelier, conformément à la vision du président de la République tendant à diversifier l’économie et à faire du tourisme un moteur essentiel du développement local et de la création d’emplois ». Mme Meddahi a également mis en avant le fait que « la réussite d’une marque hôtelière ne peut être assurée que par un véritable investissement dans les ressources humaines », à travers la formation et la qualification des compétences nationales, considérées comme un pilier essentiel pour améliorer la qualité des services hôteliers et les hisser aux standards internationaux. La visite de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat dans la wilaya a également été marquée par l’inspection de l’hôtel « Les Zianides » ainsi que de plusieurs structures relevant de son secteur au niveau de la citadelle du Mechouar, au centre-ville de Tlemcen. Elle s’est, en outre, rendue à la station thermale de Hammam Boughrara.
L. Zeggane 

QUESTION SAHRAOUIE : La RASD déconstruit le récit marocain à l’ONU 

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Brahim Ghali, président de la RASD et SG du Front Polisario

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a vivement dénoncé, jeudi, le discours, prononcé la veille, par le ministre des Affaires étrangères de l’occupant marocain devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, l’accusant de véhiculer « des mensonges et des contrevérités » et de chercher à déformer la réalité concernant le statut international de la question du Sahara occidental.
Dans un communiqué rendu public depuis Bir Lahlou, le gouvernement sahraoui estime que cette intervention s’inscrit dans « une pratique habituelle » du régime de l’occupant marocain visant, selon lui, à détourner l’attention de l’opinion publique intérieure face à une crise structurelle profonde. Le gouvernement sahraoui a notamment contesté l’interprétation donnée par le ministre de l’occupant marocain à la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Il affirme que cette résolution n’a reconnu aucune « souveraineté » de l’occupant marocain sur le Sahara occidental et n’a pas établi que la proposition de l’occupant marocain constitue « l’unique base » d’un règlement de la question. La partie sahraouie rappelle également que le Conseil de sécurité a réaffirmé la nécessité d’un règlement conforme aux buts et principes de la Charte des Nations unies, acceptable par les deux parties et garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination. Le communiqué revient, par ailleurs, sur la rupture du cessez-le-feu intervenue le 13 novembre 2020, attribuée par le gouvernement sahraoui aux autorités de l’occupant marocain, en s’appuyant sur les rapports du secrétaire général des Nations unies.

Le statut de la question sahraouie rappelé
Le gouvernement de la RASD reproche également au ministre de l’occupant marocain de ne pas avoir évoqué la poursuite de l’occupation du Sahara occidental, inscrit depuis 1963 à l’ordre du jour de l’Assemblée générale et des instances onusiennes compétentes en tant que question de décolonisation. Il l’accuse également d’avoir passé sous silence ce qu’il présente comme des pratiques de l’occupant marocain menaçant la sécurité et la stabilité régionales et internationales, notamment à travers le trafic de stupéfiants ainsi que le soutien et le financement de groupes terroristes transfrontaliers et de réseaux de criminalité organisée. Le communiqué critique en outre les alliances internationales de l’occupant marocain, que les autorités sahraouies considèrent comme contribuant aux tensions régionales. Il dénonce également les conditions socio-économiques dans les territoires contrôlés par l’occupant marocain, évoquant la pauvreté, les privations et les atteintes aux droits et à la dignité des citoyens. 

La candidature de l’occupant marocain au Conseil de sécurité contestée
La République sahraouie s’est également opposée à l’annonce de la candidature de l’occupant marocain à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2028-2029. Selon le gouvernement sahraoui, un État qui, d’après sa lecture de la situation, contrevient aux principes de la Charte des Nations unies et poursuit une politique d’occupation et d’expansion ne disposerait pas, sur les plans politique et juridique, de la légitimité nécessaire pour siéger au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. En conclusion, le gouvernement sahraoui réaffirme que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance constitue, selon lui, un droit « constant et inaliénable ». Il affirme également que la RASD constitue une réalité nationale, régionale et internationale « irréversible ». Le communiqué assure enfin que le peuple sahraoui entend poursuivre sa lutte pour « la liberté et l’indépendance » et pour le rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire revendiqué par la République sahraouie. 
M. S.

DES DIZAINES DE DÉLÉGATIONS TOURNENT LE DOS À NETANYAHOU À L’ONU : « On n’écoute pas le bourreaudes Palestiniens »

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Le discours du Premier ministre de l’occupation sioniste, Benjamin Netanyahou, devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi à New York, s’est déroulé dans une atmosphère particulièrement tendue.
Des dizaines de délégations ont quitté l’hémicycle au moment où il entamait son intervention, laissant de nombreuses rangées de sièges vides. Des huées et des cris ont également retenti dans la salle. Le départ des délégations s’est produit dès l’arrivée de Netanyahou à la tribune, dans un geste de protestation contre sa présence et la politique de son gouvernement. Des représentants de plusieurs pays arabes et musulmans, ainsi que d’autres délégations, ont quitté la salle avant ou au début de son intervention. La délégation palestinienne avait auparavant appelé les missions diplomatiques à participer à cette action de protestation. Face à ces départs, le Premier ministre de l’occupation sioniste a qualifié les représentants ayant quitté l’hémicycle de « lâches moralement », avant d’inviter ceux qui partageaient leur position à quitter eux aussi la salle. Son équipe présente dans l’hémicycle a, pour sa part, applaudi son intervention.

Une défense de la politique de l’occupation
À la tribune de l’ONU, Netanyahou a rejeté les accusations portées contre l’entité sioniste concernant ses opérations dans la bande de Ghaza, notamment les accusations de génocide, tout en défendant l’action de son gouvernement. Il a également attaqué plusieurs de ses détracteurs, dont le maire de New York, ainsi que des pays qui ont durci leurs critiques à l’égard de la politique de l’occupation. Sur la question de Ghaza, le Premier ministre de l’occupation a qualifié les accusations de génocide de « plus grand mensonge du siècle ». Cette affirmation intervient alors que la Commission d’enquête internationale indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a conclu, en septembre 2025, que les autorités et forces sionistes avaient commis un génocide contre les Palestiniens de la bande de Ghaza. La Commission a réitéré cette conclusion en 2026, faisant également état de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La question reste par ailleurs au centre d’une procédure devant la Cour internationale de Justice, saisie par l’Afrique du Sud fin 2023 au titre de la Convention sur le génocide. La CIJ n’a pas encore rendu de jugement définitif sur le fond de cette affaire. Netanyahou a également minimisé les violences commises par les colons sionistes en Cisjordanie occupée, tout en présentant son gouvernement comme engagé dans la défense de ses citoyens. Son discours a ainsi mêlé défense politique, accusations contre ses détracteurs et présentation de la position de l’occupation sur la guerre à Ghaza et les autres dossiers régionaux. Le Premier ministre de l’occupation a, en outre, évoqué le programme nucléaire iranien et affirmé que les installations nucléaires iraniennes avaient été lourdement frappées. Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales et de difficultés persistantes à établir publiquement l’état exact du programme nucléaire iranien.

Un discours sous le poids des poursuites internationales
L’intervention de Netanyahou s’est également déroulée alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale en novembre 2024. La CPI avait alors annoncé des mandats visant Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre sioniste de la Défense Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés dans le contexte des opérations menées dans la bande de Ghaza. L’entité sioniste rejette ces accusations et conteste la compétence de la CPI. La présence de Netanyahou à l’Assemblée générale de l’ONU intervient ainsi dans un contexte de fortes tensions autour de la responsabilité internationale des dirigeants sionistes et de la conduite de la guerre contre les Palestiniens.

Manifestations massives à New York
À l’extérieur du siège des Nations unies, plusieurs centaines de manifestants se sont également mobilisés pour dénoncer la présence de Netanyahou et réclamer la fin de la guerre contre les Palestiniens à Ghaza. Des rassemblements ont été organisés à proximité du siège de l’ONU et dans plusieurs secteurs de Manhattan, avec des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à la liberté de la Palestine et à la fin de l’occupation. La police new-yorkaise a déployé un important dispositif de sécurité autour des lieux de rassemblement. Selon plusieurs médias américains, plus d’une centaine de personnes ont été interpellées lors d’une manifestation organisée avant le discours du Premier ministre de l’occupation. La mobilisation a également réuni des militants juifs opposés à la politique du gouvernement sioniste. Des membres du mouvement Neturei Karta ont notamment dénoncé la présence de Netanyahou à l’ONU et contesté sa prétention à parler au nom de l’ensemble des juifs. Ainsi, le passage de Benjamin Netanyahou à la tribune de l’Assemblée générale s’est déroulé sous le signe de la contestation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’ONU. Le départ de dizaines de délégations, les protestations dans l’hémicycle et les manifestations à New York ont marqué une intervention consacrée principalement à la défense de la politique de l’occupation sioniste face aux accusations et critiques internationales liées à la guerre menée contre les Palestiniens à Ghaza.
M. Seghilani

SANTÉ CLIMATIQUE : Un accord tripartite ANSS-AZAL pour passer du curatif au prédictif

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Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a annoncé la mise en place prochaine d’un accord tripartite entre l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) et l’Agence spatiale algérienne (AZAL), dédié à la santé climatique. L’annonce a été faite lors d’une journée d’étude consacrée à ce thème, organisée au centre familial de Ben Aknoun. 

Cet accord permettra de mobiliser les technologies spatiales, l’imagerie satellitaire, les techniques de télédétection et les systèmes d’information géographique, afin de surveiller les facteurs environnementaux, d’identifier les zones à risque et de mettre en place des mécanismes d’alerte précoce. Il doit également permettre l’élaboration de cartes sanitaires et l’optimisation de la répartition des ressources humaines et matérielles. L’objectif, selon le ministre, est de « passer d’une information post-événement à une information prédictive, facilitant la prise de décision au moment opportun ».

Des risques sanitaires qui s’aggravent
Le ministre évoque des risques sanitaires en hausse du fait des phénomènes climatiques extrêmes, touchant en priorité les catégories les plus vulnérables a savoir les enfants, personnes âgées, femmes enceintes et malades chroniques. Il cite notamment les maladies cardiovasculaires et respiratoires, les effets de la pollution atmosphérique, ainsi que l’évolution des modes de propagation de certaines maladies infectieuses. Pour Aït Messaoudène, ce constat traduit un changement de nature du problème climatique lui-même : « les changements climatiques ne sont plus une simple question environnementale [mais] sont devenus une problématique sanitaire et sociétale », en raison de leurs impacts directs et indirects sur la santé des populations et sur la résilience des systèmes de santé.

Anticiper plutôt que subir
Le ministre insiste sur un changement de logique ; la protection sanitaire des citoyens doit commencer par la prévention et l’anticipation, et non se limiter à une réponse après la survenue des crises. Le secteur de la santé travaille ainsi à renforcer ses capacités de surveillance, d’alerte et de préparation, ainsi que la disponibilité des établissements de santé lors des épisodes climatiques extrêmes, pour garantir une réponse rapide et la continuité des soins.
« Notre ambition dépasse la simple gestion des crises, elle vise à développer une capacité de prévision et d’anticipation grâce à la science, à la technologie et à l’intégration des données », soutient-il. Le ministre met en avant le caractère stratégique de la coopération intersectorielle, adossée à une approche nationale intégrée reposant sur la complémentarité des rôles de l’État, des collectivités locales, des institutions scientifiques, des professionnels de santé et de la société civile. Il rappelle à ce titre l’existence de mécanismes de partage des données entre secteurs et institutions, dont la commission interministérielle de coordination logée au niveau du Premier ministère, ainsi que des cellules de crise locales récemment installées au niveau des wilayas. « Le but est d’assurer une gestion concertée des situations exceptionnelles et la coordination des interventions », conclut le ministre.

L’ANSS en pivot de la coordination sanitaire
De son côté, le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, le Pr Kamel Sanhadji, est revenu sur le rôle central de cette instance dans la coordination des efforts. Il évoque la mise en place d’un dispositif sectoriel pour la gestion des crises sanitaires et épidémiques, destiné à unifier les actions et à renforcer les mécanismes de surveillance et d’alerte précoce. L’Agence œuvre par ailleurs au renforcement des capacités nationales à travers le développement des laboratoires, la veille sanitaire et la réponse aux menaces émergentes liées aux changements climatiques.
Ania N.

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