mercredi 26 août 2026
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ALGÉRIE – MALI : La sagesse l’emporte sur la division

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Invité par le président Abdelmadjid Tebboune, le général d’armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État du Mali, effectuera bientôt une visite officielle en Algérie.
La nouvelle a été donnée, lundi à Alger, par le Premier ministre, chef du Gouvernement du Mali, Abdoulaye Maïga, dans une déclaration à la presse au sortir de l’audience que lui a accordée le président Tebboune auquel il a remis un message du général d’armée, Assimi Goïta.
Ont assisté à l’audience, le ministre d’État, chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales, Brahim Merad, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, le conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba, le Directeur général de la Documentation et de la Sécurité extérieure, le Général Rochdi Fethi Moussaoui, et l’ambassadeur d’Algérie auprès de la République du Mali, Kamel Retieb.
Le premier ministre malien a révélé que, dans son message, le chef de l’État du Mali a remercié le Président pour l’invitation qu’il lui a adressée à effectuer une visite officielle en Algérie.
Il a, à ce propos, précisé que le président Goïta considérait cette invitation comme « une marque d’affection et de considération à son endroit et à l’endroit du peuple malien frère », soulignant qu’«il a naturellement marqué son accord pour effectuer cette visite officielle en Algérie, si Dieu le veut.
La date devant être fixée par les canaux diplomatiques habituels ». Assimi Goïta a rappelé, dans son message, que « le constat a été fait clairement que l’Algérie et le Mali partagent la géographie », reprenant, dans ce contexte, la déclaration du président Tebboune, selon laquelle « nous ne pouvons pas changer la réalité géographique, ni s’en éloigner ».

Les « sages conseils » du président Tebboune
Abdulaye Maïga a rappelé que l’Algérie et le Mali partageaient une histoire commune qui constitue un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès, à la faveur de la conviction des dirigeants des deux pays quant à la nécessité d’œuvrer à faire de la région un espace de paix affranchi de toute forme de colonialisme et de domination. Il a indiqué que le président de la République lui a prodigué, lors de cette rencontre, de « sages conseils », relevant que « l’histoire commune des deux pays constitue un acquis et un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès ».
Pour le premier ministre malien, « les deux Nations sont condamnées à avancer ensemble et à œuvrer dans le sens de la prospérité des deux peuples ». Il a également évoqué les liens historiques profonds qui unissent les deux peuples, engagés à lutter contre le néocolonialisme et à se battre pour la dignité de l’Africain de manière générale. Il a souligné que « cette Histoire, à la fois proche et lointaine, peut servir de capital pour que nos deux pays s’inscrivent dans la marche de la modernité et du progrès ». Il a cité, dans ce sens, les universités de « Madaure » et de «Tombouctou », considérées comme de « véritables carrefours de diffusion du savoir dans le monde ».  Il a rappelé « la conviction partagée des dirigeants des deux pays de faire de la région un havre de paix, débarrassé de toute forme de néocolonialisme, d’hégémonie et de terrorisme, garantissant, ainsi, un développement durable au profit de ses peuples ». Abdulaye Maïga a rassuré que « le Mali ne ménagera, sous la direction de son Excellence, le président Assimi Goïta, aucun effort pour concrétiser cette vision partagée de nos deux leaders, pour l’intérêt de nos
peuples ». Le Premier ministre malien a salué la position du président Tebboune, qui a réitéré que « l’Algérie ne s’ingérera jamais dans les affaires intérieures du Mali et fera en sorte que le respect de la souveraineté des États constitue une des conditions fondamentales de cette vision partagée par les deux parties». Il a relevé, en outre, que « cette vision ne concerne pas uniquement le Mali, mais est prônée, également, par le Président du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, et le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel ».
M’hamed Rebah

CONCOURS DE MÉMORISATION DU CORAN : Le Gouvernement honore les lauréats

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À l’occasion de la célébration du Mawlid Ennabaoui Echarif, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé lundi soir, à la Grande Mosquée d’Alger à Mohammadia, une cérémonie en l’honneur des lauréats des concours de mémorisation et de récitation du Saint Coran.
Organisée sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la cérémonie s’est déroulée en présence du recteur et doyen de la Grande Mosquée d’Alger, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Qassim Al Hassani, et a marqué la célébration de la nuit du Mawlid Ennabaoui.
À cette occasion, plusieurs jeunes filles et garçons ayant excellé dans les concours de mémorisation du Coran ont été distingués. La cérémonie a notamment permis d’honorer les trois premiers lauréats du concours du Mawlid Ennabaoui consacré à la mémorisation et à la récitation du Coran.
La première place est revenue à Mouadh Abderrahmane Abboud, suivi de Youssef Talbi, classé deuxième, tandis que Ayoub Sani a obtenu la troisième place.
La cérémonie a également été consacrée à l’hommage aux représentants algériens ayant obtenu des résultats remarquables lors de compétitions internationales de mémorisation du Coran. Parmi eux figure le récitant Mohamed Salah Eddine Remal, de la wilaya de Boumerdès, qui a remporté la première place au concours du serviteur des deux Saintes Mosquées, le roi Salmane ben Abdelaziz, consacré à la mémorisation du Coran et de la Sunna pour les pays africains, organisé à Dakar, au Sénégal.
Deux jeunes Algériennes ont également été distinguées pour leurs performances au 46e Concours international du roi Abdelaziz de mémorisation, de récitation et d’interprétation du Coran, organisé en Arabie saoudite en 2026. Il s’agit de Djoumana Cherabatia, de la wilaya de Sétif, lauréate de la première place dans la première catégorie du concours féminin, consacrée à la mémorisation intégrale du Coran avec une maîtrise de la récitation et du tajwid selon les sept lectures coraniques transmises par la voie d’Ach-Châtibiyya. La deuxième lauréate, Safaa Imane Ben Yahia, de la wilaya de Boumerdès, a également décroché la première place dans la troisième catégorie du concours féminin, consacrée à la mémorisation intégrale du Coran avec maîtrise de la récitation et du tajwid selon les sept lectures.
Le récitant Zakaria Fattal, de la wilaya de Chlef, a pour sa part obtenu la deuxième place dans la deuxième catégorie du concours, consacrée à la mémorisation intégrale du Coran, avec maîtrise de la récitation, du tajwid et de l’interprétation des termes coraniques.
À travers cette cérémonie, les autorités ont ainsi rendu hommage aux jeunes talents algériens qui se sont illustrés aussi bien au niveau national qu’international, mettant en avant leur contribution à la préservation et à la transmission du patrimoine religieux et culturel.
Sarah O.

‘’JABAROOT’’ PORTE UN COUP DUR AU MAKHZEN EN DÉVOILANT L’IDENTITÉ DE 70 000 DE SES AGENTS ET ESPIONS : Le renseignement marocain ébranlé

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C’est un véritable camouflet infligé aux services de renseignement marocains. Le groupe de hackers, les redoutables « Jabaroot », a réussi à percer le secret que croient bien garder la DGED de Yacine Mansouri et la DGST d’Abdellatif Hammouchi.

Après avoir émis un avertissement à l’endroit des services marocains et de leurs réseaux malveillants et de propagande animés par des mouches électroniques, Jabaroot a mis ses menaces à exécution. Ce groupe de hackers qui a déjà porté des coups, plus ou moins spectaculaires, a dévoilé publiquement, ce jeudi, l’identité de dizaines de milliers d’agents et d’espions marocains. Ces suppôts ont, pour la plupart, servi dans des opérations odieuses et des missions sordides en Europe au profit d’un Makhzen dont les velléités malsaines qui font son ADN sont connues de tous : exercer le chantage sur les victimes espionnées pour les faire aligner, contre leur gré, sur ses thèses expansionnistes ou pour satisfaire aux agendas de ses alliés impérialistes et sionistes.

Ces révélations spectaculaires nous rappellent le grossier scandale d’espionnage qui a éclaboussé le Maroc en 2021. L’affaire avait mis en lumière l’utilisation du logiciel espion Pegasus, de fabrication israélienne, par le Maroc, comme l’a montré une enquête menée par le consortium de journalistes Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International. Des grandes personnalités et figures politiques de haut rang en Europe, touchant même des chefs d’État, comme Emmanuel Macron en France et Pedro Sanchez en Espagne, ont été espionnées par le moyen de Pegasus qui a percé leurs téléphones portables.  

Ce jeudi, Jabaroot a démontré que les pratiques malsaines du Maroc sont le propre de milliers de ses agents déployés à l’étranger pour exécuter les plans malveillants du Makhzen. Ainsi, la révélation de la liste des espions et agents du Makhzen opérant en Europe est perçue comme « un grand cadeau » offert par Jabaroot aux Européens, particulièrement l’Espagne, qui continue à subir une série d’actes hostiles de la part de Rabat pour lui faire payer, aussi bien son rapprochement consolidé avec l’Algérie que son soutien à la cause palestinienne qui n’était pas du goût de l’entité sioniste.  

Jabaroot a ainsi publié les noms, les dates de naissance et les numéros d’identification de quelque 70 000 agents des services de renseignement et de sécurité marocains. Selon les précisions de ce groupe de hackers aux compétences redoutables, ces agents marocains ont sillonné toute l’Europe pour les missions de renseignement les plus exécrables, telles que l’espionnage, la pose d’appareils d’écoute et la corruption d’hommes politiques et d’acteurs économiques. Il y a aussi des agents qui s’occupent d’assassinats politiques, d’espionnage et d’écoutes, d’élimination de militants politiques et d’opposants marocains. Ce sont là des agents travaillant pour le compte du renseignement marocain dirigés par les Yassine Mansouri et Abdellatif Hammouchi.

Farid Guellil

FINANCE : Le CPA se retire de la banque espagnole Aresbank

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Selon les données obtenues par The Objective, journal numérique indépendant et généraliste basé en Espagne, cité par d’autres médias, l’Algérie s’est désengagée de la banque espagnole Aresbank, un établissement qui dessert principalement des entreprises opérant en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. De ce fait, l’État libyen en est devenu l’unique actionnaire. La même source indique que ce changement de structure de propriété a été enregistré fin juillet, alors que la banque est en pleine croissance et expansion ; en 2025, elle a clôturé l’exercice avec un bénéfice record de 16 millions d’euros, en hausse de 21 % par rapport à 2024. La banque publique Crédit Populaire d’Algérie (CPA) détenait une participation minoritaire de seulement 0,14 %, les 99,86 % restants étaient détenus par la Banque étrangère libyenne, également publique, précise The Objective.
La source espagnole relève que le retrait de l’Algérie d’Aresbank intervient alors que les relations bilatérales avec l’Espagne se rétablissent après la grave crise diplomatique qui a débuté en 2022 suite au soutien apporté par le gouvernement de Pedro Sánchez au plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental. Elle fait observer que le conflit était considéré comme résolu après la visite du président espagnol à Alger à la mi-juillet. Le média espagnol rappelle ce qu’est Aresbank : une petite banque fondée en 1975 ; son activité est axée sur le commerce international, principalement entre l’Espagne et le monde arabe, et sur les opérations sur le marché interbancaire ; son portefeuille de prêts est resté stable l’an dernier, à 733,3 millions d’euros ; cependant, le nombre de transactions gérées a augmenté de 25 % malgré les tensions géopolitiques et l’incertitude politique. En outre, Aresbank prévoit de développer de nouvelles activités, notamment le lancement de solutions de banque islamique. Ce type de banque interdit la perception d’intérêts et la spéculation financière. Récemment, dans le cadre de son engagement à conquérir de nouveaux marchés, elle a ouvert un bureau à Valence, venant s’ajouter à ses agences existantes à Madrid, Barcelone et Bilbao. Actuellement, l’entité espagnole à capitaux libyens est engagée dans un plan triennal visant à élargir sa gamme de produits et services et à étendre ses activités sur l’ensemble du territoire espagnol. Autres informations données par la source espagnole : Aresbank fait partie du conglomérat financier libyen présent à l’étranger via sa filiale internationale, Libyan Foreign Bank. Ce groupe est implanté dans d’autres pays, notamment avec British Arab Commercial Bank au Royaume-Uni, Banca UBAE en Italie, Bank Chinguitty en Mauritanie et Tropical Bank en Ouganda. La Libyan Foreign Bank a été fondée au début des années 1970 pour dynamiser le commerce entre les pays arabes et le reste du monde. Elle figure parmi les plus importants groupes financiers d’Afrique et du Moyen-Orient, avec un bénéfice annuel d’environ 400 millions d’euros. La même source fournit des données sur le commerce extérieur de l’Espagne avec la Libye et avec l’Algérie. L’Espagne représente une opportunité majeure pour la Libye, étant l’un de ses principaux clients en gaz et en pétrole. Les importations en provenance de Libye s’élèvent à environ 2,5 milliards d’euros. En revanche, l’Espagne n’exporte que 350 millions d’euros de biens et services vers la Libye. Concernant l’Algérie, c’est est un pays fournisseur essentiel de gaz naturel via l’infrastructure de Medgaz.
Les importations espagnoles atteignent 6 milliards d’euros, tandis que les exportations avoisinent les 900 millions d’euros. Ce chiffre pourrait augmenter maintenant que la crise diplomatique est résolue. La même source rappelle que, depuis novembre 2024, les institutions financières algériennes autorisent les prélèvements automatiques pour les échanges commerciaux avec les entreprises espagnoles.
M. R.

LIGNE FERROVIAIRE MINIÈRE EST : Les Chinois s’engagent à respecter les délais

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L’achèvement, dans les délais impartis, des travaux du projet de la ligne ferroviaire minière Est Annaba-Tébessa a figuré parmi les priorités abordées par le président du Conseil d’administration de China Road and Bridge Corporation (CRBC), Du Fei, lors de sa rencontre avec le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a indiqué un communiqué du ministère. 
La rencontre, tenue en présence des cadres centraux du ministère et du Directeur général et des cadres de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), intervient à la suite de la visite effectuée par le responsable chinois, les vendredi et samedi derniers, aux chantiers du tronçon Bouchegouf-Souk Ahras-Dréa (121 km).
La rencontre a ainsi permis d’aborder plusieurs points importants liés à la progression des travaux et aux moyens d’accélérer la cadence, notamment au niveau des ouvrages d’art, a précisé le communiqué.
La rencontre fait également suite à la visite effectuée, la semaine dernière, par Djellaoui aux chantiers du projet de la ligne minière Est Annaba-Tébessa (422 km) pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux et où il a identifié nombre de points à améliorer.
A l’issue de cette rencontre, une réunion de coordination a été tenue pour présenter les conclusions de la dernière visite du ministre aux chantiers de la ligne minière Est, en particulier le tronçon Bouchegouf-Souk Ahras-Dréa, à travers un exposé détaillé faisant ressortir les différents points nécessitant un renforcement et des mesures correctives, notamment en ce qui concerne les ouvrages d’art, les ponts et les tunnels, ainsi que les différents travaux liés à l’avancement du projet.
L’accent a été mis sur la nécessité de concrétiser effectivement les mesures visant à accélérer le rythme de réalisation, le partenaire chinois s’étant engagé à respecter strictement les instructions données par le ministre lors de sa dernière visite aux chantiers du projet, à renforcer ces derniers avec des moyens supplémentaires, en termes d’équipements, de matériels et de main-d’œuvre, et à consolider les voies menant aux chantiers pour en faciliter l’accès en prévision de la période automnale et hivernale, afin de garantir la continuité des travaux quelles que soient les conditions, selon la même source.
Au terme de la réunion, l’accent a été mis sur la nécessité d’intensifier la coordination entre le groupement des entreprises de réalisation, composé de la Société nationale des travaux publics (SNTP), de China Communications Construction Company (CCCC) et de CRBC, afin d’assurer complémentarité entre les différents chantiers, d’accélérer le rythme des travaux, de veiller au respect du calendrier de réalisation établi et de s’en tenir aux délais impartis.
L. Zeggane

FINANCEMENT DE L’ACQUISITION DE NOUVEAUX AUTOBUS : Six banques publiques mettent la main à la poche

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Six banques publiques ont mis en place des formules de financement destinées aux professionnels du transport collectif de voyageurs pour l’acquisition de nouveaux autobus, à travers des crédits bancaires pouvant couvrir jusqu’à 90 % du coût total du véhicule.
Cette offre de financement, proposée par le CPA, la BADR, la CNEP-Banque, la BEA, la BNA et la BDL, s’inscrit dans le cadre des mesures prises par les pouvoirs publics pour accélérer le renouvellement du parc national, notamment à travers le retrait des autobus âgés de plus de 30 ans, et améliorer les conditions de transport. Ces facilitations s’ajoutent à l’ensemble des mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics afin d’améliorer les conditions de transport des voyageurs, notamment à la suite de la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, portant sur l’importation de 10.000 nouveaux bus. Le produit bancaire, disponible sous des formules de financement classique et de finance islamique, s’adresse aux professionnels du transport, personnes physiques et morales. Il peut couvrir jusqu’à 90 % du coût de l’autobus, toutes taxes comprises, avec un apport personnel de 10 %. Le remboursement du crédit s’effectue sur une durée pouvant aller jusqu’à dix ans, avec la possibilité d’un différé de six mois. Les établissements bancaires publics ont invité les professionnels souhaitant bénéficier de ce dispositif à se rapprocher de leurs agences pour obtenir davantage d’informations sur les conditions et les modalités de financement. En parallèle, la récupération et le démantèlement des autobus vétustes sont assurés par la Société nationale de récupération et de valorisation, filiale du Groupe SNS. Cette opération permet notamment de récupérer certains composants, dont le fer, en vue de leur réintégration dans le cycle industriel. De son côté, l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), par la voix de son président, Hocine Bouraba, a salué les mesures prises pour accompagner les transporteurs, estimant qu’elles contribueront à améliorer les conditions d’exercice de leur activité. Dans une déclaration à l’APS, M. Bouraba a souligné que « cette disposition permettra aussi d’accélérer le rythme de renouvellement du parc national », notamment grâce à la suppression de la TVA sur le coût du bus et au bénéfice, pour les transporteurs concernés, du soutien de l’État à hauteur de 20 %, en plus des facilitations bancaires accordées.
L. Zeggane 

POUR LES CITOYENS ÂGÉS DE 70 ANS ET PLUS : Le Président accorde un quota supplémentaire de 2000 carnets du Hadj

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Une nouvelle chance est accordée aux citoyens âgés de 70 ans et plus parmi ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de sortir du tirage au sort pour accomplir les rites du Hadj. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé d’attribuer un quota supplémentaire de 2 000 carnets de Hadj au profit de cette catégorie. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, « le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports porte à la connaissance de l’ensemble des citoyennes et des citoyens inscrits au tirage au sort pour le pèlerinage de la saison 1448H/2027, âgés de 70 ans et plus, qui se sont inscrits dix fois et n’ont pas été sélectionnés lors du tirage au sort ordinaire effectué samedi 15 août 2026, que le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a décidé de leur attribuer un quota de 2.000 carnets de hadj ». La décision du président de la République procède de « son souci d’offrir à cette catégorie de citoyens une chance supplémentaire d’accomplir le pèlerinage », a souligné le communiqué. Le tirage au sort pour les personnes concernées par cette opération « aura lieu samedi prochain, au niveau des sièges de wilaya ou de tout autre lieu approprié désigné par les autorités locales, en présence des personnes concernées ou de leurs représentants », a précisé le ministère. « Ce tirage au sort est exclusivement réservé aux citoyens remplissant les deux conditions relatives à l’âge et au nombre d’inscriptions antérieures susmentionnées », a souligné le communiqué.
L.Zeggane 

LUTTE CONTRE LES BANDES DE QUARTIERS : La commission nationale de prévention dotée de nouveaux membres

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Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a désigné officiellement les membres de la nouvelle Commission nationale de prévention des bandes de quartiers, suivant une décision datée du 17 mai 2026 et publiée dans le Journal officiel numéro 60.
Cette nomination intervient en application du décret exécutif n° 21-123 du 29 mars 2021, qui fixe la composition ainsi que les modalités de fonctionnement de la Commission nationale et des commissions de wilaya chargées de la prévention des bandes de quartiers. Présidée par Salah Bougaga, représentant du ministre chargé de l’Intérieur, la commission réunit des représentants de plusieurs départements ministériels, administrations et établissements publics, ainsi que des membres de la société civile et des spécialistes dans différents domaines. La nouvelle instance compte notamment des représentants des secteurs de la Justice, des Affaires religieuses, de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation et de l’Enseignement professionnels, de la Culture, de l’Urbanisme, de la Communication et de l’Emploi. Elle comprend également des représentants de la Direction générale de la Sûreté nationale, du Commandement de la Gendarmerie nationale, de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie et de l’Institut national de santé publique. Le Conseil supérieur de la jeunesse, des représentants de la société civile ainsi que plusieurs compétences spécialisées font également partie de cette composition pluridisciplinaire. Sur le plan de l’expertise, la commission s’appuie notamment sur deux spécialistes reconnus dans le domaine de la criminologie, à savoir Mohamed Amine Bouheda et Miloud Hamami. Elle compte également Mustapha Medjahdi, spécialiste en sociologie, et Anes Bahamed, spécialiste en psychologie.
À travers cette composition qui rassemble les secteurs institutionnels, les acteurs de la société civile et plusieurs domaines d’expertise, la Commission nationale entend renforcer la coordination entre les différents intervenants. L’objectif est de privilégier une approche préventive et concertée afin de mieux lutter contre le phénomène des bandes de quartiers et d’en traiter les causes sociales et comportementales.
S. O.

GHAZA : La hausse des dépôts bancaires masque l’effondrement du pouvoir d’achat

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Alors que l’économie de la bande de Ghaza traversait l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, les dépôts des clients auprès des banques ont enregistré une hausse sans précédent durant les années de guerre 2023-2025. Une évolution paradoxale qui montre que l’augmentation des sommes inscrites sur les comptes bancaires ne traduit pas nécessairement une amélioration de la situation financière des ménages ni une progression du niveau de vie.
Une étude du chercheur Dr Seifeddine Youssef Aouda, intitulée « Hausse des dépôts des clients dans la bande de Ghaza dans le contexte de l’effondrement économique : modèle analytique pour expliquer les transformations de la richesse financière durant la guerre de 2023-2025 », révèle que les dépôts bancaires dans la bande de Ghaza ont progressé durant la guerre à un rythme mensuel moyen d’environ 142,7 millions de dollars, contre seulement 6,7 millions de dollars par mois au cours des années précédant le conflit. Selon l’étude, la croissance annuelle moyenne des dépôts a atteint environ 72,4% pendant la guerre, contre 6,8% seulement au cours de la décennie précédente, illustrant une transformation exceptionnelle des flux financiers au sein du système bancaire de Ghaza.

Des fonds qui entrent dans les comptes sans se traduire par une consommation accrue
La progression la plus importante a concerné les dépôts des particuliers et des entreprises. Les dépôts des particuliers ont ainsi augmenté d’environ 2,716 milliards de dollars, tandis que ceux des entreprises ont progressé de quelque 653,4 millions de dollars. Cette hausse doit toutefois être analysée à la lumière des conditions exceptionnelles imposées par la guerre. Alors que les salaires, les aides et les transferts continuaient d’alimenter les comptes bancaires, la capacité des détenteurs de ces fonds à les utiliser pour acheter des biens et des services s’est fortement dégradée. L’étude estime ainsi que la consommation finale réelle des ménages a chuté de 82%, passant de 2,808 milliards de dollars en 2022 à environ 506,2 millions de dollars en 2025. Dans le même temps, l’indice moyen des prix à la consommation a progressé d’environ 290,7% durant la période de guerre. La hausse nominale des soldes bancaires ne s’est donc pas accompagnée d’une augmentation équivalente de la valeur réelle de ces fonds. Autrement dit, une partie de l’argent continuait d’exister sur les comptes bancaires, mais la quantité de biens pouvant être achetés avec cet argent diminuait, tandis que les prix des produits disponibles s’envolaient.

Salaires, aides et transferts : les principaux moteurs de la hausse
L’étude attribue une part importante de l’augmentation des dépôts à la poursuite des flux financiers vers les comptes bancaires, alors même que les restrictions sur les retraits en espèces rendaient leur utilisation sur les marchés particulièrement difficile. Le chercheur estime à au moins 2,626 milliards de dollars les flux financiers entrants mesurables dans l’économie, dont environ 1,547 milliard de dollars provenant des salaires et 1,079 milliard de dollars issus des aides et transferts monétaires en provenance de l’étranger. Selon l’étude, ces montants représentent près de 96,7% de l’augmentation totale des dépôts des particuliers, mettant en évidence le rôle déterminant des salaires, des aides et des transferts dans la progression exceptionnelle des soldes bancaires. Le chercheur met toutefois en garde contre toute interprétation de cette hausse comme un indicateur direct d’une amélioration de la situation économique des ménages. Une partie des fonds est restée immobilisée sur les comptes, tandis qu’une autre était liée à des particuliers et à des entreprises impliquées dans les activités commerciales et financières qui se sont développées dans le contexte de l’économie de guerre.

Le « cash-out », quand les liquidités deviennent une marchandise
Dans un contexte marqué par une pénurie de liquidités, le phénomène du « cash-out » s’est imposé comme l’un des principaux mécanismes ayant profondément modifié la circulation de l’argent dans la bande de Ghaza. Un citoyen disposant d’un solde bancaire mais ayant besoin d’argent liquide pour acheter de la nourriture, des médicaments ou régler ses dépenses peut ainsi être contraint de payer une commission à une personne ou à une entité disposant de liquidités afin de récupérer son propre argent en espèces. À mesure que se creusait l’écart entre les fonds disponibles sur les comptes et les liquidités effectivement accessibles sur le marché, les espèces sont elles-mêmes devenues une ressource rare ayant un prix. Le chercheur considère les revenus générés par ce « cash-out » comme une forme de rente, dans la mesure où ils ne résultent ni de la production d’un nouveau bien ni de la fourniture d’un service créant une valeur économique réelle, mais de la maîtrise d’une ressource financière devenue rare : les liquidités. L’étude relève ainsi l’apparition de formes de rente financière, monopolistique et institutionnelle indirecte, favorisées par la pénurie de liquidités, la faiblesse de la concurrence et les contraintes imposées par la guerre.

Contrôler le marché, c’est aussi contrôler une partie du pouvoir d’achat
L’analyse ne limite pas ces transformations au système bancaire. Elle les relie également aux bouleversements affectant les marchés, les chaînes d’approvisionnement et la disponibilité des marchandises. Avec la limitation de l’entrée des produits, les pénuries de biens essentiels et la flambée des prix, certains acteurs contrôlant la circulation des marchandises et des marchés ont accru leur capacité à capter une partie du pouvoir d’achat disponible. Alors que la capacité de consommation des ménages s’effondrait, les prix des produits augmentaient fortement, entraînant un transfert d’une partie des revenus et de la richesse au sein de l’économie de guerre, sans expansion correspondante de la production ni création d’une nouvelle valeur ajoutée. Le paradoxe apparaît ainsi clairement : le solde d’un compte bancaire peut augmenter alors même que la quantité de nourriture, de médicaments et de biens essentiels que son titulaire peut acheter avec cet argent diminue.

La hausse des dépôts ne signifie pas une hausse de la richesse
L’étude conclut que la forte progression des dépôts bancaires durant la guerre ne doit pas être interprétée comme une accumulation réelle de richesse au profit des ménages de Ghaza. L’essentiel de cette augmentation s’explique par la modification des circuits financiers au sein de l’économie, la poursuite du versement des salaires, des aides et des transferts, ainsi que par une redistribution des revenus et des richesses entre différentes catégories ayant bénéficié, à des degrés divers, des conditions propres à l’économie de guerre. La hausse des dépôts bancaires à Ghaza durant les années de guerre apparaît ainsi comme un phénomène financier indissociable de l’effondrement économique. Les chiffres bancaires peuvent donner l’impression d’une augmentation des liquidités disponibles, mais les indicateurs de consommation, des prix et du pouvoir d’achat dressent une réalité radicalement différente : celle d’une économie où les soldes nominaux gonflent tandis que la valeur réelle des revenus et de la richesse s’érode. Le véritable paradoxe n’est donc pas que les habitants de Ghaza seraient devenus plus riches pendant la guerre, mais que l’argent ait continué d’affluer vers les comptes bancaires au moment même où il devenait de plus en plus difficile et coûteux de le convertir en biens et en besoins essentiels.
M. Seghilani

APPELS D’ORGANISATIONS EUROPÉENNES ET AUSTRALIENNES : « L’ONU doit bouger sur le Sahara occidental »

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Des organisations politiques et de défense des droits humains en Europe et en Australie ont renouvelé leurs appels en faveur d’une intervention urgente des Nations unies pour faire respecter le droit international au Sahara occidental et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.
Ces organisations ont également mis en garde contre les tentatives de l’occupation marocaine d’imposer, par la force, un fait accompli colonial dans le territoire. Dans ce contexte, l’association européenne « Nous traversons les frontières pour la liberté du Sahara occidental » a souligné, dans un communiqué, la nécessité d’appliquer le droit international dans les territoires occupés de la République sahraouie. Elle a notamment alerté sur les conséquences dangereuses de la poursuite des violations et du silence de la communauté internationale. Dans un message adressé au gouvernement d’Andorre, l’organisation a rappelé que la question sahraouie demeure, dans son essence, une question de décolonisation inachevée, conformément aux résolutions et aux références des Nations unies. De son côté, l’association italienne « Marx 21 » a appelé à accélérer l’organisation du référendum d’autodétermination convenu en 1991 entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, sous l’égide des Nations unies. Dans un article intitulé « Sahara occidental, la dernière colonie d’Afrique», l’association rappelle que le territoire figure depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, faisant ainsi du Sahara occidental le dernier dossier colonial inscrit à l’agenda de la décolonisation sur le continent africain. L’organisation italienne estime, par ailleurs, que les positions unilatérales soutenant la prétendue « souveraineté » marocaine ne sauraient modifier le statut juridique international du territoire. Elle décrit la situation au Sahara occidental comme l’un des paradoxes les plus marquants de l’histoire de l’Afrique postcoloniale, avec le passage d’une domination européenne à une forme de colonisation régionale exercée par un État africain voisin. « Marx 21 » dénonce également des pratiques qui, selon elle, ne se limitent pas au contrôle militaire, mais englobent l’installation de populations, les manœuvres politiques, l’exploitation systématique des ressources naturelles ainsi que la répression continue des militants et des défenseurs de l’indépendance. En Australie, l’Association de solidarité avec le Sahara occidental a, elle aussi, réaffirmé son soutien au combat du peuple sahraoui et à son droit à la liberté. Elle a appelé la communauté internationale à respecter ses engagements et à assumer pleinement ses responsabilités à l’égard de la question sahraouie. Ces positions ont été exprimées lors d’une conférence organisée par le collectif australien afin de mettre en lumière les violations marocaines et les tentatives de contourner les droits légitimes du peuple sahraoui.
La rencontre a notamment accueilli la photojournaliste, Elise Lowe-Taylor, qui a livré son témoignage sur sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis. Elle y a présenté des éléments sur la réalité humanitaire et le quotidien des populations sahraouies, ainsi que sur leur résilience face aux difficultés persistantes. À travers ces prises de position, les organisations européennes et australiennes réaffirment leur appel à une implication accrue de la communauté internationale et des Nations unies pour faire respecter le droit international et permettre au peuple sahraoui d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination.
M. Seghilani

CAUSE SAHRAOUIE
L’association italienne « Città Visibili » renouvelle son soutien
L’association italienne « Città Visibili » a réaffirmé son engagement en faveur du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, tout en saluant le succès du programme « Vacances en paix », qui accueille chaque été des enfants sahraouis en Italie. À l’issue de l’édition de cette année, le président de l’association, Simone Bolognini, a souligné que l’expérience d’accueil des enfants sahraouis dépasse largement le cadre des activités et des visites. Elle constitue, selon lui, un véritable espace d’échange culturel et de solidarité, favorisant la connaissance mutuelle et la construction de liens fondés sur l’amitié et le respect. L’association italienne a également mis en avant la valeur des liens tissés durant le séjour des enfants sahraouis, insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à faire connaître la cause sahraouie et à renforcer son soutien auprès des différentes organisations de la société civile italienne. Dans ce cadre, elle considère les enfants sahraouis comme de véritables ambassadeurs de la paix, portant dans leurs cœurs la cause de leur peuple et contribuant à préserver et faire connaître sa culture et sa mémoire. Ils expriment également une aspiration profonde à la réalisation des valeurs de justice et de liberté. Active dans la région de Florence, en Italie, l’association « Città Visibili » œuvre au soutien des droits légitimes du peuple sahraoui et participe au programme « Vacances en paix » à travers l’organisation de diverses activités culturelles et récréatives au profit des enfants sahraouis durant les vacances d’été. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de solidarité visant à renforcer les échanges entre les sociétés civiles italienne et sahraouie, tout en maintenant la cause du peuple sahraoui au cœur des actions de solidarité internationale.
M. S.

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