«TRANSPARENCE ET SÉCURITÉ» POUR PARTICIPER AUX SÉNATORIALES PARTIELLES DE TLEMCEN PRÉVUES JEUDI : Le RND pose ses conditions

Une semaine après les sénatoriales, le RND se trouve en plein mouvement de contestation à Tlemcen suite à l’invalidation de l’élection de son sénateur par le Conseil constitutionnel. Pis encore, le parti d’Ahmed Ouyahia trouve «insuffisante» la décision de refaire le scrutin dans cette wilaya. Sous le sceau du « Conseil élargi des élus de la wilaya de Tlemcen », le parti a conditionné, à travers un communiqué de son BR, sa participation à la prochaine session de vote par la garantie d’une série de revendications qu’il a bien pris le soin de détailler. Il est à rappeler que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a décidé de réorganiser ce scrutin ce jeudi, spécialement dans cette wilaya. Dans le communiqué signé par le secrétaire de wilaya, Amine Senoussi et adressé au secrétaire général, Ahmed Ouyahia, le bureau RND de Tlemcen a jugé le déroulement des sénatoriales du 29 décembre dernier dans la wilaya comme «des dérapages qui entachent l’honneur de la classe politique en général à Tlemcen». Ainsi le bureau du RND dénonce des «décisions du Conseil constitutionnel, fondées sur de faux rapports et des comptes rendus faussés ne reflétant pas les résultats définitifs de l’élection, car édités par les juges chargés de superviser le processus électoral qui ont subi des pressions par des parties connues de tous à Tlemcen». «Par conséquent, les élus du RND à Tlemcen réaffirment leur attachement à toutes les revendications adoptées suite à la déclaration du premier conseil exceptionnel des élus de la wilaya, le 31 décembre 2018 et la rencontre des hauts dignitaires de la wilaya de Tlemcen le vendredi 4 janvier 2019, en plus à d’autres revendications», a ajouté le même communiqué. Parmi ces nouvelles revendications : «une commission d’enquête parlementaire» pour s’enquérir des incidents des précédentes sénatoriales dans la région et «prendre toutes les mesures juridiques nécessaires concernant l’agression physique lâche contre le secrétaire national du parti, Amine Senoussi, également député à l’APN». Enfin, le RND ne trouve pas suffisante la décision du ministère de l’Intérieur de réorganiser le vote pour ce jeudi. Il a affirmé qu’«il ne tranchera sur sa participation durant la deuxième session de vote qu’après se voir fournir des garanties sur la transparence du processus électoral». De ce fait, le bureau du RND de Tlemcen exige désormais que la deuxième session partielle des sénatoriales soit supervisée «directement par le Conseil constitutionnel» avec «la mise à disposition d’une équipe de commission électorale intègre et responsable à travers des juges neutres désignés hors de la cour de Tlemcen». Le même communiqué préconise également de «garantir la sécurité des élus lors du vote», «l’interdiction de l’accès à toutes personnes étrangères et non concernées par ce vote» et «l’impression des bulletins de vote, les cacheter et vérifier de ne pas être fuités aux partis impliqués dans ce scrutin». Comme mesure préventive, le RND de Tlemcen a demandé «de changer le lieu de déroulement du vote, du siège de l’APW vers un autre lieu, car le candidat est le président de cette Assemblée et par conséquent, il peut influer sur les fonctionnaires en sa faveur». Sur un ton trop prudent, le bureau du RND de Tlemcen a prévenu que «jusqu’à la garantie de ces conditions visant l’intégrité, la transparence et la protection du processus électoral, le conseil élargi des élus de wilaya se réunira pour décider de prendre part ou pas aux élections de réorganisation du scrutin de renouvellement partiel du Conseil de la nation ».
H. M.