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STÉPHANIE WILLIAMS AVANT DE SE RENDRE AU CAIRE : « Le dialogue inter-libyen doit être global et inclusif »

Exprimant son optimisme quant aux chances de l’arrêt des combats en Libye, après l’annonce commune par le Gouvernement d’union national et le Parlement libyen de faire taire les armes sur l’ensemble du territoire libyen, la représentante spéciale des Nations unies pour la Libye, Stéphanie Williams a souligné que la reprise du dialogue politique inter-libyen « doit être globale » à travers la participation, a-t-elle poursuivi « des organisations de la société civile, les femmes et les tribus libyennes » a-t-elle indiqué.

La responsable onusienne s’est exprimée sur les derniers développements survenus en Libye, notamment sur l’annonce par les deux camps rivaux de l’arrêt des combats pour la relance de la dynamique politique en Libye, avant de se rendre au Caire, hier, où elle a rencontré des responsables égyptiens, dont le ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry, pour discuter de la crise libyenne. Dans ses déclarations, dans lesquelles elle a exprimé son optimisme quant aux chances de l’arrêt des combats entre les Libyens, la responsable onusienne n’a pas manqué d’avertir toutefois que les possibilités de voire cette perspective se concrétiser «ne resterait pas ouverte indéfiniment ». Poursuivant dans cet même ordre d’idées, la responsable du dossier libyen auprès de l’ONU est même allé jusqu’à inviter diplomatiquement l’ensemble des acteurs et pays étrangers intervenant sur la scène libyenne, notamment militairement, à œuvrer dans ce sens, en appelant à laisser le traitement de la crise libyenne aux Libyens, après qu’elle a été une question internationale.
Elle a déclaré, en effet, que « nous pouvons être optimistes, il y a une fenêtre qui s’est ouverte, mais elle ne restera pas ouverte indéfiniment » a-t-elle averti, avant de souligner que « le dialogue entre les partis politiques en Libye doit être global à travers la participation de tous les acteurs libyens à la table du dialogue », y compris, a-t-elle poursuivi «les organisations de la société civile, les femmes et les tribus libyennes ». Si tout le monde s’accorde à pointer du doigt les ingérences extérieures et les interférences étrangères en Libye, à l’origine de la situation chaotique dans ce pays, devenu le théâtre d’une guerre entre des puissances étrangères par procuration, à travers les combats entre les Libyens, il est à souligner qu’à ce jour, le Conseil de sécurité n’a pas pris de mesures contre des pays étrangers ayant violé la résolution sur l’embargo des armes en Libye, à l’exemple de la Turquie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis. Le 21 août dernier, après un longue période de conflit armé, aux risques majeurs sur le destin du peuple libyen et la Libye, avec des conséquences gravissimes sur l’ensemble de région et la rive nord de la Méditérranée, le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA), Fayez Al-Serraj, et le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, ont annoncé « un cessez-le-feu immédiat » sur l’ensemble du territoire libyen en vue de la tenue prochaine d’élections, dans un accord salué par l’ONU.
Aussi, il a été question lors de cette annonce, de l’engagement des deux parties à aller sur la voie de l’adoption d’un dialogue « inclusif » devant mettre un terme à la crise libyenne laquelle, faut-il le noter, s’est accentuée en raison des ingérences et interférences étrangères, sur fond des divergences entre des membres de l’Otan, principalement la Turquie et la France.
Karima Bennour