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26 février 2024
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RÉGIONS

Réutilisation des eaux usées : réticence des fellahs à Aïn Témouchent

Dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, il est temps de vulgariser les textes de l’arrêté interministériel du 2 janvier 2012 (JO 41), fixant les spécifications des eaux usées épurées, utilisées à des fins agricoles. Ce document a rappelé la nécessité de créer un comité de coordination et de suivi, issu des services de l’hydraulique, de l’agriculture et de la santé.

Il n’a pas laissé dans le vague les tâches qui incombent chaque partie. Bien au contraire, il est venu à point nommé pour les définir et les limiter. Ainsi le cadre de concertation interministériel, charge les services des ressources en eau à mettre en place un dispositif de suivi et de contrôle de la qualité des eaux usées épurées, destinées à l’irrigation et l’évolution de la qualité de l’eau, de la nappe souterraine et l’état des stations d’épuration et de distribution. Qui empêche ces services à mettre en œuvre, ce qui les incombe dans ce cadre de concertation ? Voilà une question intéressante à plus d’un titre. Selon un cadre de l’Agence nationale des bassins hydrographiques Oranie Chatt Chergui (ABH), qui a animé une conférence, lors de la célébration de la journée mondiale de l’eau, les eaux usées épurées en provenance des lagunes, nécessitent un traitement additionnel ou tertiaire. Ce qui lui permet d’avancer de tels propos, sont les résultats des analyses obtenus lors de l’enquête faite par l’ABH à la sortie des rejets des dites lagunes. Des résultats qui ne répondent pas aux paramètres physico- chimiques et bactériologiques de l’arrêté interministériel sus cité. Cette situation n’est point spécifique à Aïn Témouchent, elle est observée à travers toutes les lagunes réalisées sur l’ensemble du territoire nationale. La même observation a été faite, ce dimanche 5 avril à Mostaganem, lors de la journée d’étude relative à l’eau et le développement durable, une rencontre organisée par l’ABH et à laquelle ont assisté les représentants du secteur de l’eau des 14 wilayas de l’oranie Chatt Chergui. Cette fois-ci, c’est la représentante de la SEOR qui a jugé nécessaire d’effectuer « un traitement tertiaire adéquat pour sécuriser la réutilisation des eaux épurées, d’une part et valoriser la boue par épandage organisé dans le but d’améliorer le pouvoir de rétention de l’eau dans le sol avec un apport de matières nutritives en substituant les engrais chimiques. «D’autre part, La station d’épuration d’El karma (Oran) permet aussi « l’utilisation des quantités de méthanes excédentaires torchées pour la production d’énergie électrique. » Par ailleurs, elle a conclu son exposé en disant que : « Pour aboutir aux objectifs tracés et afin de garantir la réussite des expériences de réutilisation à partir des stations d’El Kerma et Aïn Turk, à l’instar de toute autre STEP, la maîtrise des rejets industriels conformément à la loi n°09- 2009, s’avère de plus en plus impérative. » La seconde partie du cadre de concertation est la direction des services agricoles (DSA). Ces derniers doivent assurer un contrôle phytosanitaire des cultures irriguées par les eaux usées épurées, d’une part, et l’évolution des caractéristiques des sols, sous irrigation avec des eaux usées épurées, d’autre part. Leurs homologues de la santé doivent assurer un contrôle régulier de la santé du personnel affecté à l’irrigation avec les eaux usées épurées. Cependant là où piétine et hésite le cadre de concertation de la wilaya d’Aïn Témouchent est quasiment dépassé à Oran. La DSA, la chambre de l’agriculture, la SEOR, la direction de l’Environnement et la direction des Ressources en eau ont signé une convention relative à la réutilisation des boues des STEP d’El Karma et d’Aïn Turk. Tous, ce sont mis d’accord pour encadrer une opération pilote dans ce cadre précis. À Aïn Témouchent, il y a une similitude parce que cette expérience pourrait-être tentée à partir des STEP D’Aïn Témouchent et d’Aïn Tolba. Toutefois l’expérience est nécessaire pour la réussite des stations d’épuration et des périmètres d’irrigation, en plus de la volonté des partenaires à vouloir tenter cette opération. Ainsi à Oran la première opération d’épandage a été lancée le 17/09/2014 à Khailia sur une parcelle de quelques hectares. L’application de la boue a été effectuée à différentes doses de 20,40 et 60 tonnes par hectare. Elle va être répétée sur une période de trois ans pour les mêmes parcelles, afin de mesurer les effets cumulés. Aujourd’hui les fellahs qui se trouvent en aval des STEP nécessitent une campagne de sensibilisation accrue suivie d’un accompagnement technique soutenu de bout en bout pour les persuader de la nécessité d’adhérer à la politique prônée par l’État en matière de réutilisation des eaux usées épurées. Selon le responsable de la DSA de Mostaganem, une large campagne de sensibilisation est engagée pour la réutilisation des eaux usées épurées dans l’irrigation.
Boualem Belhadri

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