L’Armée nationale populaire n’est pas seulement garante de la sécurité du pays, des citoyens et de la stabilité de l’État, mais elle est aussi le bouclier auquel se heurtent les tentatives de sabotage qui visent les installations vitales du pays.
« La protection des installations vitales du pays face aux nouvelles menaces : réalité et perspectives d’amélioration ». Tel est le thème d’un séminaire organisé, hier, au Cercle national de l’Armée à Béni-Messous, et dont les travaux ont été présidés par le général d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire. En parlant de sécurisation des installations vitales du pays contre les attaques classiques ou nouvelles, une problématique posée il y a quelques mois par le président de la République nous revient à l’esprit. Il s’agit du double défi qui consiste à édifier une économie forte en parallèle à une armée qui s’affirme de plus en plus forte. Alors en visite en octobre 2025 au siège du MDN, le président Abdelmadjid Tebboune a affirmé que « puissance économique et puissance militaire vont de pair ». Autrement dit, les deux composantes sont indissociables. Le défi étant de préserver la souveraineté et l’indépendance des positions du pays en se dotant d’une économie forte et d’une armée tout aussi forte. Il se trouve que l’ANP est, une fois de plus, au cœur de ce défi. L’ANP dispose d’une expérience de terrain en matière de protection des installations économiques vitales. Et elle en a fait ses preuves. L’attaque massive perpétrée par un groupe terroriste à Tiguentourine (In Salah) en janvier 2013 témoigne des capacités de dissuasion et de riposte de l’ANP contre toute menace, quelle que soit son ampleur, contre les installations stratégiques du pays.
À l’occasion de ce séminaire, Chengriha a ainsi prononcé une allocution dans laquelle il a posé les jalons de cette problématique.
« Les installations vitales ne se limitent plus à de simples actifs économiques dans la mesure où leur rôle s’est consolidé pour constituer de véritables artères de vie, irriguant le corps de l’État moderne en sécurité et stabilité, impulsant les dynamiques d’intégration du développement et contribuant à la promotion de la sécurité nationale dans toutes ses dimensions », a-t-il relevé. Dès lors, « la protection des installations vitales et des infrastructures s’impose comme un choix stratégique et rationnel, constituant une composante essentielle du dispositif de défense nationale et se plaçant au cœur de la sécurité globale », a-t-il ajouté, assurant que l’ANP « contribue de manière essentielle à la sécurisation des installations vitales et veille à l’actualisation permanente des plans d’intervention des équipes d’intervention et à leur formation et à la coordination entre les différents acteurs concernés ».
Dans ce sens, l’ANP, à la lumière des orientations du président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, souligne Chengriha, « joue un rôle fondamental et central, contribuant à travers ses unités opérationnelles et son appareil sécuritaire, à la sécurisation des installations stratégiques par la mise en œuvre de plans de protection et d’intervention, afin de faire face à diverses menaces, qu’elles soient terroristes, de sabotage, cybernétiques ou relevant de ce que l’on appelle aujourd’hui les menaces hybrides ». L’ANP veille également à « l’actualisation et au développement permanent des plans d’intervention des équipes d’intervention et de leur formation, ainsi que des méthodes de planification et de coordination entre les différents secteurs, et ce, dans le cadre d’une approche globale fondée sur l’anticipation plutôt que la réaction, la prévention plutôt que le traitement, tout en consolidant la complémentarité entre le facteur humain et les technologies modernes », a ajouté le général d’armée, qui a ensuite annoncé l’ouverture officielle des travaux de ce séminaire.
Signe de l’importance de ce séminaire, une pléthore de hauts cadres et responsables des institutions présidentielle et militaire ont répondu présents. Il y a eu la présence aux côtés du SG de la présidence de la République, de ministres et du Conseiller auprès du président de la République chargé des affaires liées à la sécurité et la défense, le général de corps d’armée Commandant des Forces terrestres, le SG du ministère de la Défense nationale, les Commandants de Forces et de la Garde républicaine, le directeur de cabinet auprès du ministère de la Défense nationale, le Commandant de la Gendarmerie nationale, le Commandant de la 1re région militaire, les chefs de départements, le Contrôleur général de l’armée, les directeurs centraux du MDN et de l’état-major de l’ANP, ainsi que de hauts responsables et des professeurs universitaires.
Farid Guellil












































