Tripartie

PROCESSUS ÉLECTORAL EN LIBYE : L’ONU à l’appui de la démarche tripartite Alger-Tunis-Tripoli

La conseillère spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Stéphanie Williams, a affirmé, hier, que la communauté internationale soutenait les efforts de la Commission constitutionnelle libyenne visant à mettre en place une plateforme constitutionnelle à même de permettre la tenue d’élections générales dans le pays.

Intervenant à l’ouverture des travaux d’une nouvelle réunion de la Commission constitutionnelle mixte libyenne au Caire, Mme Williams a indiqué que « cette réunion constitue la dernière opportunité de faire renaître l’espoir quant à l’organisation d’élections libres en Libye », soulignant que cette réunion « intervient à un moment critique du processus politique en Libye ». La réunion de la Commission constitutionnelle qui se tient sur fond de nombreux appels de la communauté internationale à saisir cette occasion, vise à aplanir les divergences entre les membres de ladite commission, dont les prérogatives du futur président, les critères de la sélection des candidats à la présidentielle, ainsi que le mode d’élection du prochain président. Cette nouvelle réunion intervient au moment où les pays voisins de la Libye, à savoir l’Algérie et la Tunisie, s’emploient à trouver, de leur côté, la meilleure formule pour aider les Libyens à dépasser le blocage politique ayant conduit au report des élections du 24 décembre dernier. Réunis vendredi à Tunis, les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye, respectivement Ramtane Lamamra, Othman Jerandi et Najla Al-Mangoush, ont insisté « sur l’importance de la stabilité en Libye pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région en général, outre la nécessité de parachever le processus politique dans l’entente et l’unité à travers un dialogue libyo-libyen ». Ils se sont, par ailleurs, félicités de la reprise des travaux de la Commission constitutionnelle mixte au Caire, et ont encouragé ses membres représentant la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’Etat à saisir cette opportunité pour aboutir aux consensus nécessaires en vue de finaliser la formulation de la base constitutionnelle permettant au peuple libyen d’exercer son droit souverain de choisir ses dirigeants et ses représentants dans les plus brefs délais.
R. I.