Ferouan

POURSUIVIE POUR DILAPIDATION DE DENIERS PUBLICS, OCTROI D’INDUS PRIVILÈGES ET ABUS DE FONCTION : Houda Feraoun encourt 8 ans de prison ferme

Le procureur de la République auprès du Tribunal de Sidi M’hamed a requis hier une peine de 8 ans de prison ferme et une amende de 100 millions de Da contre l’ancienne ministre de la Poste et des Télécommunications, Imane Houda Feraoun, poursuivie pour des chefs d’accusation liés à la corruption dont dilapidation des deniers publics, octroi d’indus privilèges et abus de fonction.
À noter que la même peine a été requise également contre l’ancien directeur général d’Algérie Télécom, Kebbal Tayeb, avec une interdiction à la candidature pendant 5 ans. Pour rappel, le procès d’Imane Houda Feraoun et d’anciens cadres du secteur et des entreprises sous tutelle, avait débuté lundi 11 octobre au Pôle pénal spécialisé dans la lutte contre les crimes financiers et économiques près le tribunal de Sidi M’hamed. Le représentant du Trésor public avait exigé 39 milliards de dinars à titre d’indemnités des deux sociétés « Huawei » et « ZTE », ainsi qu’une indemnité de 1 million de DA à verser par chaque accusé, et une indemnité de 100 000 DA à la charge de l’ancienne ministre Houda Feraoun. Tandis que le représentant d’Algérie Télécom a exigé la nomination d’un expert judiciaire pour déterminer le taux d’avancement des projets stipulés dans les deux contrats conclus entre Algérie Télécom et les deux sociétés «Huawei » et « ZTE », avec « l’évaluation des dommages » résultant de la perturbation des intérêts de l’entreprise. Auditionné lundi soir, l’ancien vice-président, directeur général d’Algérie Télécom, Ahmed Choudar, a nié toutes les charges retenues contre lui, soulignant qu’il a quitté son poste à Algérie Télécom et a été nommé directeur général de l’entreprise Mobilis en novembre 2016, c’est-à-dire avant la conclusion de la tran-saction en question, selon ses propos. Plusieurs témoins ont également été auditionnés dans cette affaire, dans laquelle Houda Feraoun et le reste des accusés sont poursuivis pour des chefs d’accusation liés à la corruption dont la dilapidation des deniers publics, l’octroi d’indus privilèges et l’abus de fonction. Un représentant de la société «ZTE» et un représentant de la société «Huawei» ont également été auditionnés (par l’intermédiaire d’un interprète), tandis que les phases de ce procès se sont poursuivies hier.
Ania Nch