La lutte contre toutes les formes d’atteintes à l’économie nationale, et plus globalement au patrimoine national, est menée de façon résolue et vigilante par les services compétents. Il s’agit notamment de la traque incessante des activités de fraudes diverses. Les informations données à ce propos, révèlent chaque fois des méthodes de dissimulation aussi complexes les unes que les autres. Ainsi, par un communiqué rendu public ce dimanche 2 août, la Direction générale des douanes (DGD) a rapporté un fait qui s’est passé tout récemment. Il s’agit de la saisie par les éléments de la douane algérienne relevant de la gare maritime du port d’Alger de 1.084 téléphones mobiles de différentes marques sur un voyageur au port d’Alger arrivé à bord d’une traversée en provenance du port de Marseille, en France. La saisie a été opérée à la suite d’un contrôle douanier minutieux du véhicule de ce passager. Les smartphones, marchandises à caractère commercial, dont l’importation est soumise à une réglementation spécifique, transportés illégalement étaient dissimulés dans des boîtes à chaussures. « Cette opération témoigne de la vigilance et du professionnalisme des agents des douanes algériens dans l’exercice de leurs fonctions et confirme leur engagement constant dans la lutte contre les tentatives de contrebande et de criminalité transfrontalière », a fait observer la Direction générale des douanes. Dernièrement, il s’agissait également d’une l’affaire d’importation d’une quantité d’arachides de Chine au moyen de fausses factures, examinée par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. Pour rappel, au sens de la législation algérienne, la fausse facture, est la facture établie sans avoir procédé à aucune livraison ou prestation, dans le but : de minorer les bases d’imposition aux différents inputs et taxes ; de dissimuler des opérations ; de déplacer et blanchir des capitaux ; de détourner des fonds de l’actif et de financer des opérations illicites, ou licites ; d’obtenir certains avantages tels que le droit à déduction en matière de TVA, et des prêts auprès des établissements bancaires aux fins de financement de projets d’investissement. Au début du mois de juin, c’est une dangereuse bande spécialisée dans la falsification de billets de banque qui a été démantelée par les services de la Gendarmerie nationale d’Alger.
Par ailleurs, on sait que les biens culturels ne sont pas épargnés par les trafics illicites. Lors d’un atelier organisé à Alger sur cette forme de criminalité, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a indiqué que « près de 15.000 biens culturels ont été saisis et récupérés en 2025 », soulignant que l’Algérie « a souffert 132 ans durant du colonialisme (français), une période marquée par le pillage de son patrimoine culturel et le transfert d’un nombre considérable de biens culturels vers l’étranger… ». Mme Bendouda a rappelé que la protection des biens culturels constitue « une responsabilité nationale et souveraine s’inscrivant dans le cadre de la préservation de la mémoire collective de la nation et du patrimoine commun de l’humanité ». La ministre a fait savoir, à ce propos, que « l’Algérie a adopté, face aux menaces croissantes pesant sur le patrimoine culturel, notamment le trafic illicite des biens culturels, le vol, la contrebande et la criminalité transnationale organisée, une approche globale fondée sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, le développement des mécanismes de coordination entre les différents secteurs concernés et l’intensification de la coopération internationale et régionale dans ce domaine ».
M. R.












































