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POUR L’ABSORPTION DU CHOMAGE : L’UGTA appelle au retour de la retraite proportionnelle

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a appelé le gouvernement à réactiver la retraite proportionnelle qui est, selon cette organisation, un droit des travailleurs, et pourrait notamment être un bon mécanisme pour l’absorption du chômage. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale chaîne I, Ferhat Chabekh, cadre à la centrale syndicale, a déclaré à cet effet qu’il est « illogique d’imposer à un travailleur ayant achevé ses 32 ans de service de continuer à exercer jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite fixé à 65 ans». Pour l’intervenant de la Radio, le retour à la retraite sans condition d’âge reste une des solutions à même de résoudre la problématique du chômage des jeunes, notamment les diplômés des universités et des centres de formation. Cette option permet, a-t-il expliqué, de libérer des postes et de laisser places aux nouveaux employés. De ce qui est de la justification de la suspension de ce type de retraite en raison du déficit de la CNR, le syndicaliste estime qu’il appartient au gouvernement d’y trouver une solution et ne pas obliger le travailleur à rester en poste après avoir accompli ses 32 ans de service. Pour rappel, le Directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR), Slimane Melouka avait affirmé, janvier dernier, que l’ouverture du dossier relatif à la retraite anticipée et le départ à la retraite sans condition d’âge n’était guère possible en ce moment dans la mesure où la CNR est confrontée à un énorme déficit. Considérant, dans le même contexte, que cette option n’est pas profitable aux employés, le même responsable avait appelé à faire une enquête sur le pouvoir d’achat des travailleurs et si bel et bien ce dispositif de retraite proportionnelle pourrait leur garantir un niveau de vie digne. À noter que plusieurs voix se sont élevées ces derniers mois pour réclamer le rétablissement du système de retraite anticipée et le départ à la retraite après 32 ans de service, à leurs têtes la Confédération des syndicats algériens (CSA). Après la suppression de la retraite anticipée en 2016, le dossier des métiers pénibles confié à la centrale syndicale semble avoir été oublié.
Ania Nait Chalal