Partenariat Algérie-Italie : création d’une unité de transformation de la datte à Biskra

Un accord portant sur la création, à Biskra, d’une unité industrielle-pilote de transformation de la datte, a été paraphé, hier mercredi, entre l’Algérie et l’Italie, au siège de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci). En dehors du cérémonial de rigueur, avec la présence, côté algérien, du ministre du Commerce, l’inamovible Amara Benyounès, du président de la Caci, Mohamed-Laïd Benamor, et du président du Consortium à l’exportation de la datte, Salah Zenekhri. Côté officiel, également, étaient présents à la cérémonie, respectivement, l’ambassadeur de l’Italie, Michele Giacomelli, et des opérateurs italiens, ainsi que l’ambassadeur de la République de l’Iran, Reza Ameri, qui, durant son intervention, a fait part de la disponibilité de son pays a apporté son capital-technologie à l’Algérie, et pas seulement en matière d’industrie agro-alimentaire. De son côté, l’ambassadeur italien s’est félicité du renforcement de la coopération algéro-italienne, matérialisée par la création de cette unité.
Le ministre du Commerce, Amara Benyounès, était dans ses grands joursn et n’a pas caché sa satisfaction, quant à la conclusion de cet accord entre les Italiens et les Algériens, tout comme il n’a pas manqué de porter des critiques à l’endroit des opérateurs économique algériens. Sur un ton familier, il a rappelé qu’en Algérie la liberté de commerce a été respectée, mais il a texto dit: «Il n’est pas normal que la France exporte plus de dattes que nous. Il n’est pas normal que la Grande-Bretagne exporte plus de dattes que nous». Se faisant plus explicite, le ministre a appelé les producteurs de dattes à investir à l’international, à se lancer dans l’exportation et a raflé la 1re place en matière d’exportation de dattes. Le ministre a tout haut critiqué le fait que l’exportation de ce produit a généré à l’État algérien moins de 40 millions DA. Pour la précision, les chiffres fournis par le représentant du Consortium à l’exportation de la datte évoque 39 millions DA d’exportation. Amara Benyounès a expliqué que, pour l’année 2014, quelque 187 millions DA a profité à 49 exportateurs nationaux. L’Unité de transformation de la datte, établie à Biskra, est le fruit d’un transfert de technologie de la société italienne SOVIMP, une société d’engineering spécialisée dans la réalisation de l’ingénierie des processus et dans la fourniture d’équipements spéciaux, des paquets et l’usine de traitement, agissant également en tant que maître de réalisations, clés en main, pour le produit chimique, le produit chimique-textile, l’industrie pharmaceutique et de l’industrie agroalimentaire.
L’Unité, relevant de la Sarl «Ametna», relève de la volonté des pouvoirs publics de diversifier l’économie nationale et, partant, de la diversification des exportations, a enchaîné Amara Benyounès, souhaitant, sur sa lancée, la généralisation de tels partenariats à travers l’ensemble du secteur de l’agroalimentaire. «L’Algérie accuse un retard dans le domaine de la transformation agricole. Nous devons être le 1er pays au monde en terme d’exportation de dattes», a insisté le ministre. Un peu plus tard et avec un air de confidences, il n’a pas manqué de lancer que la règle d’investissements des 51/49% a été respectée. En clair, la Sarl «Ametna» se propose de valoriser les déchets de dattes et, dans une première étape, la production de sucre liquide de datte et de miel de datte. Pour le moment, et à l’échelle mondiale, les seuls producteurs de dérivés de datte sont, en première position, l’Iran, suivie de la Chine. Il s’agit d’une idée qui a germé au mois de mars dernier, à l’occasion de la mise en place, à Tamanrasset, du Consortium à l’exportation de la datte, une instance réunissant les producteurs de quelque douze wilayas du Sud algérien. Cette idée a muri et pris forme durant la 1re édition du Sidab: Salon international de la datte de Biskra. Un évènement qui s’est déroulé du 21 au 24 mars dernier. En clair, et selon les explications de son représentant, Salah-Eddine Chadli, la Sarl «Ametna» a permis de créer 54 postes d’emploi dans une première étape et se propose de traiter 60 kg de dattes/jour, pouvant permettre, ainsi, la production de 3 000 tonnes/an de sucre liquide, et 1 700 tonnes/an de miel. Le partenaire italien contribue par la fourniture d’équipements de transformation et s’engage à l’achat de la production de l’Unité pour les cinq années à venir. En plus du sucre et du miel, il est envisagé une extension des activités de l’unité susmentionnée à travers la production de confiture, du vinaigre et même de l’alcool médical. Tous produits à partir du déchet de datte. Ailleurs, les transformateurs produisent de l’huile de datte pour les cosmétiques, et au Taiwan on produit même des meubles à partir des palmiers. En plus de la célèbre «Deglet-Nour», l’Algérie regorge de plus de 1 000 variétés de datte, mais nous n’en connaissons que quatorze (14), s’est désolé le représentant du Consortium à l’exportation de la datte, mais il s’est félicité de la création de douze coopératives d’exportation de la datte. Récemment, et à l’occasion de la Foire internationale d’Alger, un producteur local a proposé aux consommateurs des dattes fourrées au chocolat. Pour dire que la datte, en tout cas en Algérie, a la place qu’il lui sied, et que son exportation mérite plus amples investissements.
Mohamed Djamel

2 commentaires

  1. Il est vrai que la production dattiere est et pourrait etre en augmentation et eventuellemnt generer une ,matiere suceptible de produits pouvant etre transformees en sous produits qutres que lla datte de bouche. Artisanalement aussi bien dans les pays producteurs que ceux consomateurs de tradition les jus etconcentres de dattes sont elabores par trituration dilution filtration ou decantation apres chauffage ou l utilisation de vapeur a certaines temperatures
    Comme il est aussi reel que L IRAN pays producteur de datte ait develloppe une indutrie de transfor,ation de sous produit q echelle industrielle.
    CEPENDANT cette industrie s est develloppee sur une quantite i,mportante de dattes
    non commercialisable et non consommable en l etat.
    Ce qu il faudrait savoir est que ces produits sont elabores a partir de rebuts et non de dechets comme il est souvent dit
    Nos pal,meraies sont elles produtrices quantitativement et generer des ecarts capables d approvisionner une usine d envergure pour lui assurer la rentabilite economique a la hauteur de l investisse,ment economique concenti

  2. DE plus am,ples details pourrqient vous etre communiques quant a lopportunite et la faisabilite de de ce projet dans la taille des unites et des produits reellement realisables dans le contexte actuel et futur de
    nosproductions Ce comm,entaire est fait en connaissance de cause du fait que ce projet fait l objet d une etude con crete sur laquelle je travaille depuis 1986 recherche et investigation terrain et application et genie alimentaire depuis 3ans
    Mon commentaire est fait juste dans le but d eviter l erreur faite ily a peu avec un bureau d etude allemand
    Salutations Ammar Djennane agronome

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