Accueil ACTUALITÉ OPEP + : Le niveau de production pétrolière maintenu

OPEP + : Le niveau de production pétrolière maintenu

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Pour le mois d’octobre, le quota de production pétrolière de l’Algérie demeurera fixé à 1,007 million de barils par jour (bpj). C’est ce qui ressort de la réunion de coordination tenue par visioconférence, hier, dimanche, à laquelle a pris part le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, aux côtés des ministres en charge du pétrole de l’Arabie saoudite, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de la Russie. En effet, l’Algérie et ces six autres pays de l’Opep+, disposant de capacités d’ajustement volontaire de leur production, ont convenu de maintenir inchangé leur niveau global de production pour le mois d’octobre, par rapport à septembre, au regard de l’évolution du marché pétrolier international. Selon le communiqué du ministère des Hydrocarbures, qui donne l’information, les ministres ont, par ailleurs, réaffirmé leur engagement à poursuivre une coordination étroite entre les sept pays et à assurer un suivi attentif et continu de l’évolution du marché pétrolier international, en vue de contribuer à sa stabilité et à son équilibre. La prochaine réunion aura lieu le 4 octobre. Ainsi, le quota total des sept pays en octobre, hors compensation pour surproduction antérieure, atteindra environ 31,01 millions de bpj. L’information n’est pas une surprise. Elle avait été annoncée par les sites spécialisés. Reuters, citant deux personnes proches des discussions, avait fait savoir que l’’OPEC+ devrait laisser sa politique de production pétrolière inchangée pour octobre lors de la réunion des membres dimanche. Pour les spécialistes, cette pause attendue intervient alors que la guerre avec l’Iran continue de perturber les exportations pétrolières via le détroit d’Ormuz, réduisant la capacité des décisions d’approvisionnement de l’OPEC+ à influencer les prix du brut et la part de marché du groupe. A ce propos, l’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté, samedi, qu’un pétrolier iranien a été la cible d’une attaque de missiles américains alors qu’il était amarré à six milles nautiques de l’île de Kharg, dans le golfe Persique. Selon l’agence, le pétrolier a été touché par quatre projectiles tirés par les États-Unis. Aucun blessé n’a été signalé pour le moment. En réponse, les forces armées iraniennes ont annoncé avoir ciblé plusieurs bases américaines dans la région. Concernant l’OPEC+, les spécialistes rappellent qu’elle avait convenu en août d’augmenter la production pour septembre, achevant ainsi le retrait progressif d’une réduction d’approvisionnement de 1,65 million de barils par jour initialement décidée en 2023. Pour ces mêmes spécialistes, la production effective reste bien en deçà des objectifs du groupe en raison de la guerre et des perturbations des flux pétroliers régionaux. Ils estiment que cet écart signifie que les hausses précédemment annoncées ont eu un effet plus limité sur l’approvisionnement physique que ne le laissent supposer les quotas officiels. Les sites spécialisés rappellent que L’alliance de 21 membres, qui comprend l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et d’autres producteurs, maintient encore un autre niveau de réductions de production prévu jusqu’à fin 2026. Ils expliquent qu’avant de décider à quelle vitesse ces réductions restantes peuvent être levées, les membres doivent examiner leur capacité de production et établir de nouveaux niveaux de référence de production pour 2027. Ces niveaux de référence sont essentiels car ils déterminent les quotas de production individuels alloués aux membres. Des experts avaient prédit que les prix du pétrole étaient en passe d’enregistrer leur plus forte hausse hebdomadaire depuis mi-juillet, la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran faisant craindre une pénurie d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient. En effet, les prix du pétrole ont progressé vendredi, le Brent gagnait 15 cents, soit 0,2 %, à 95,67 dollars le baril, tandis que le WTI américain progressait de 26 cents, soit 0,3 %, à 91,56 dollars le baril. Ainsi, sur une base hebdomadaire, le pétrole brut Brent a progressé de 7,1 %, tandis que le pétrole brut américain a grimpé de 9,8 %.
M. R.

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