La question sahraouie a bénéficié d’un soutien réaffirmé lors des travaux de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale des Nations unies, consacrés notamment aux questions de décolonisation. Plusieurs pays ont réitéré leur attachement au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément à la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
Lors des débats consacrés à l’élimination du colonialisme sous toutes ses formes et manifestations ainsi qu’à la mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, plusieurs délégations ont insisté sur la nécessité de parvenir à un règlement conforme à la Charte des Nations unies et au droit international. La Namibie a ainsi considéré le Sahara occidental comme le dernier territoire non autonome d’Afrique, soulignant la responsabilité des Nations unies dans la recherche d’une solution juste et durable à la question sahraouie. Elle a réaffirmé son soutien au mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ainsi qu’à la tenue d’un référendum soutenu par l’ONU, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. La Namibie a également appelé à la mise en œuvre complète des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Union africaine, en faveur d’une solution politique durable et mutuellement acceptable entre le Front Polisario et le Maroc.
L’Afrique du Sud insiste sur le droit international
L’Afrique du Sud a, pour sa part, exprimé sa profonde préoccupation face à la situation du peuple sahraoui, estimant que son droit à l’autodétermination revêt une importance fondamentale. Pretoria a notamment souligné que la recherche d’une solution à la question du Sahara occidental ne devait pas être guidée par des considérations politiques, mais par la légalité internationale. Le droit international, a-t-elle soutenu, doit constituer le socle des règles régissant les relations entre les Etats.
De son côté, Cuba a réaffirmé sa solidarité avec les peuples de Palestine, de Porto Rico et du Sahara occidental, qu’elle considère comme privés depuis longtemps de leur droit à l’autodétermination. La délégation cubaine a déploré que le Sahara occidental demeure, selon sa position, le dernier territoire soumis au colonialisme en Afrique, continent marqué par les luttes pour l’autodétermination et l’indépendance. Elle a appelé à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, conformément à la résolution 1514 (XV).
Du soutien africain à l’appui de Moscou et de Mexico
Le Zimbabwe a également souligné que le peuple sahraoui demeure privé de la possibilité de déterminer librement son statut politique. Harare a renouvelé son soutien au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, en conformité avec la Charte des Nations unies ainsi qu’avec les résolutions pertinentes de l’ONU et de l’Union africaine.
La Mexique a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Mexico a également apporté son soutien aux bons offices de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental et insisté sur la nécessité de parvenir à une solution politique juste et durable. Le Mexique a par ailleurs souligné la contribution de la MINURSO au renforcement de la stabilité régionale.
L’Angola a rappelé que le Sahara occidental demeure le seul territoire d’Afrique inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. Luanda a estimé que tout règlement définitif devait être conforme aux buts et principes de la Charte des Nations unies et garantir au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination. L’Angola a également appelé à relancer la dynamique politique, à préserver les canaux de communication et à créer les conditions nécessaires à des négociations substantielles.
Il a insisté sur le rôle des acteurs régionaux, notamment de l’Union africaine, dans l’accompagnement du processus conduit sous l’égide des Nations unies. Enfin, la Russie a réaffirmé la responsabilité des Etats membres, en tant que membres de la communauté internationale, à l’égard des peuples du Sahara occidental, de Porto Rico, de Palestine et d’autres territoires, dans leur lutte pour l’exercice de leurs droits inaliénables consacrés par la Charte des Nations unies et, lorsque cela s’applique, par les dispositions pertinentes de la résolution 1514 (XV). Ces prises de position interviennent alors que la question du Sahara occidental demeure inscrite à l’ordre du jour de la Quatrième Commission, qui examine les questions relatives à la décolonisation et dispose d’une documentation spécifique consacrée au territoire.
M. S.
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