Le mouvement lycéen se poursuit , aujourd’hui, en l’absence de réponses de l’exécutif à leurs revendications, après l’échec de leur réunion avec la tutelle, qui pour des acteurs politiques, syndicats sont « des doléances légitimes ».
Les lycéens déplorent le manque de professeurs, les locaux dégradés, la pression de Parcoursup et les effectifs surchargés. Sébastien Lecornu dénonce quant à lui le rôle de LFI dans la mobilisation et a adressé une feuille de route à ses ministres avec cinq chantiers, dont le remplacement prioritaire des absences et des propositions sur Parcoursup avant fin octobre.
Avec des centaines d’établissements totalement ou partiellement fermés, hier, aujourd’hui la mobilisation s’annonce importante avec notamment l’implication du monde universitaire. Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a exprimé, hier, ses craintes, de voire « un embrasement national » avec notamment les appels de nombreux syndicats à des manifestations à travers l’ensemble des villes françaises. Des centaines de lycées étaient, hier, mobilisés, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé « craindre un embrasement national avant l’« acte III » de la mobilisation prévu aujourd’hui, par des milliers de lycéens et professeurs du système éducatif en France. Les pouvoirs publics s’inquiètent notamment d’une extension du mouvement au-delà des seuls établissements scolaires du secondaire dans un contexte social largement dégradé, cs dernières années, notamment dans le secteir de la santé, qui a connu des coupes budgétaires récurrents et recul des services publics.
Des centaines d’établissements fermés
Sur les 3 700 lycées que compte le pays, les cours sont « totalement ou partiellement suspendus » et dans 400 à 500 établissements les conditions ne sont « pas réunies », a indiqué le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, arguant pour des « raisons de sécurités » . En Île-de-France, plus d’un tiers des lycées publics, soit plus de 160 restent fermés, laissant sans suite la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu sur la reprise des cours « partout où la sécurité le permet ». Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé, hier, sur Sud Radio qu’il « redoutait une propagation du mouvement lycéen et étudiant au niveau national », déclarant « Oui je le crains, évidemment », a-t-il répondu. Les organisations lycéennes et l’Union étudiante appellent à un « acte III » aujourd’hui, rejoint par les syndicats CGT, la FSU, la FCPE et plusieurs autres de l’éducation, qui en font de la journée d’aujourd’hui « une journée interprofessionnelle ». Les syndicats ont assuré que leur mobilisation vise outre le soutien aux revendications du mouvemet des lycéens mais aussi « protéger les lycéens » des violences policières et des casseurs. Le gouvernement, lui, maintient la fermeté, alors que la colère bat son plein après l’échec des discussions avec les représentants des lycéens la semaine passée : Maud Bregeon a affirmé que « la priorité était de rétablir l’ordre » et annoncé l’examen au Sénat, fin octobre « du projet de loi casseurs-payeurs », estimant dans ses déclarations aux médias locaux que « cela permet d’engager une forme de responsabilité collective ».
R. I.











































