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MOINS QUE LA PRÉSIDENTIELLE ET MIEUX QUE LE RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL : Un taux de participation de 30,2 % aux législatives

Avec la moyenne du taux de participation à seulement 30 % au niveau national, cette élection, revêtant une grande importance pour le pays, a finalement fait moins bien que celle de la présidentielle de 2019 (près de 40%), mais mieux que le référendum constitutionnel (23,7%).

Ce taux a été annoncé officiellement, samedi en fin de soirée, par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, après la fermeture des bureaux de vote fixée à 20 h 00. Il a ajouté que le taux de participation à l’étranger établi à moins de 5%, le jugeant de « très bas ».
Durant cette même journée, le taux de participation était 3,78% à 10h00 du matin, puis 10,02% à 13h00 et à 14,74% à 16h00 pour atteindre 30,20% à 20h00, selon le président de l’Anie.
Donnant plus de détails, Charfi a précisé que 6 wilayas ont enregistré un taux de participation de plus de 50%, dont deux ayant dépassé 74%, alors que 3 wilayas ont connu un taux variant entre 40 et 50% et celui de 14 autres variait entre 30 et 40%. Il a été également enregistré un taux dépassant les 25% au niveau de 5 wilayas, ainsi qu’un taux entre 20 et 25% dans 7 autres wilayas. Selon Charfi, 22 wilayas ont enregistré une participation de plus de 100 000 votants. Il a précisé, toutefois, que ces taux restent « provisoires » en attendant plus de détails sur le déroulement de l’opération électorale qui seront donnés ultérieurement.
À la lecture de ces chiffres, force est de constater que les Algériens qui étaient appelés aux urnes samedi 12 juin pour  élire leurs nouveaux représentants à l’Assemblée populaire nationale ont démontré le peu d’intérêt accordé à ce rendez-vous électoral.

Un dépouillement en deux étapes
Les résultats du scrutin des élections législatives « pourraient ne pas être annoncés avant les 96 heures conformément à la loi », sachant que l’opération de dépouillement sera « compliquée par rapport à l’ancien système, à savoir, la liste fermée », à travers laquelle les partis établissaient au préalable l’ordre des vainqueurs, a encore annoncé Charfi.
Le nouveau système de dépouillement se déroulera sur deux étapes. « La première s’effectuera en fonction des listes et du nombre de sièges remportés par chaque liste, la deuxième concerne la révision de chaque bulletin, ainsi que le calcul des points obtenus par le candidat selon les voix des citoyens », a-t-il expliqué.
Ainsi, selon lui, « la réception des procès-verbaux de dépouillement dure entre 3 et 4 jours et l’annonce des résultats des législatives prendra plus de temps. Elles peuvent ne pas être annoncés avant les 96 heures », conformément à la loi organique des élections. L’Autorité « ne ménagera aucun effort pour réduire cette durée dans la mesure du possible, ce à quoi aspirent les électeurs et les candidats en particulier », a-t-il ajouté, relevant « la mobilisation des moyens de l’Armée nationale populaire pour la remise des procès-verbaux dans les plus brefs délais ».

Un vote dans de bonnes conditions
Évoquant le déroulement de l’opération électorale, le président de l’Anie a affirmé qu’elle s’est déroulée dans de « bonnes conditions ». « Les électeurs ont pu accomplir leur devoir électoral pour choisir les candidats aptes à servir l’Algérie et non pas les intérêts personnels », a-t-il poursuivi.
Concernant les contraventions relevées par les coordonnateurs de l’Anie durant l’opération électorale, Charfi a indiqué qu’il n’y a « rien à signaler, à l’exception d’un ou deux cas liés à l’atteinte aux droits des candidats, sur lesquels la justice tranchera ».
Lyes Ayoub