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Mobilisation de 2.219 agents de contrôle et réquisition de près de 51 000 commerçants pour la permanence de l’Aïd : Un deuxième test pour le ministre du Commerce

Le ministère du Commerce a indiqué lundi, dans un communiqué, que le nombre de commerçants réquisitionnés pour l’Aïd El Adha 2018 sera de 50 806 (contre 34 576 en 2017), afin d’assurer aux citoyens un approvisionnement régulier en produits alimentaires et services de large consommation durant cette fête.

Ainsi, la liste «concerne 5.506 boulangers, 33 013 commerçants dans l’alimentation générale, fruits et légumes et 11 949 dans des activités diverses, ainsi que 462 unités de production (136 laiteries, 283 minoteries et 43 unités de production d’eaux minérales)», lit-on dans le communiqué du ministère du Commerce. Selon la même source, «cette augmentation est estimée à 47% par rapport au nombre de commerçants mobilisés pour la même occasion, durant l’année dernière». Dès lors, une question au moins s’impose sur le motif de cette hausse en termes des opérateurs du commerce . Par cette mesure, le ministère du Commerce veut éviter l’éventualité de reproduire les scénarios du passé, où les instructions inhérentes à l’observation de la permanence de l’Aïd ont été plus ou moins suivies. Certains commerçants en effet n’ont pas daigné répondre aux besoins des consommateurs en pareille occasion où la demande augmente.
Comme il est dans l’ordre des choses, cette mesure a été suivie de l’augmentation du nombre des agents de contrôlé ainsi porté à 2.219 personnes. Pour faire respecter la loi, définissant les conditions d’exercice de l’activité commerciale, qui fait obligation aux opérateurs économiques de respecter les permanences durant les jours fériés, les agents de contrôles seront affectés à travers l’ensemble du territoire national, (contre 2.142 en 2017). Enfin, il convient de rappeler que la loi prévoit des sanctions contre les contrevenants. «Le non-respect de l’obligation de la permanence et des dispositions relatives aux congés et aux arrêts techniques pour maintenance, ainsi qu’aux reprises d’activités après les fêtes légales, est puni par une amende de trente mille dinars (30.000 DA) à deux cent mille dinars (200.000 DA)», stipule le texte juridique traitant de la question.
Mohamed Amrouni