Violence marché du 1er mars

MARCHES HISTORIQUES DU 1ER MARS : La violence surgit après la fin de la mobilisation pacifique à Alger

Le slogan le plus fréquemment scandé, lors de la marche du 22 février, et qui s’est enraciné, depuis, pour être repris, sans cesse, lors des rassemblements qui se sont tenus après cette date, n’est autre que «Silmya silmya» et «ouled Echaâb khawa, khawa (les enfants du peuple, se sont des frères :ndlr)».

Slogan qui a continué à retentir, lors du sit-in des Avocats, au Tribunal Abane Ramdane, lundi dernier, et lors de la marche de nos confrères, jeudi dernier, notamment à Annaba et Tizi-Ouzou, et également par la communauté estudiantine, mardi dernier, lors des sit-in et marches des étudiants à travers le pays, pour être davantage repris par des millions de voix d’algériennes et d’algériens, à travers le pays, vendredi dernier. Mais malheureusement, alors que l’impressionnante marche populaire qu’a vécue Alger, vendredi dernier, a fini, avec les couleurs de l’emblème nationale, et les slogans précités, comme elle avait commençait, à partir de 13h30, à travers les rues et les grands boulevards d’Alger. Tard, dans l’après-midi de vendredi, des casseurs se sont livrés à des actes de violences et à des confrontations avec les forces de l’ordre que tout le monde condamne, et en premier les millions de citoyens, femmes et hommes, jeunes et vieux, qui ne cessent dans leurs manifestations, de crier haut et fort « Silmya, pacifique ». Comme des oiseaux de mauvaise augure, de jeunes casseurs, dont la plupart, étaient sous l’effet de psychotropes, selon le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale, (DGSN), rendu public, vendredi soir, dans lequel il a fait savoir, qu’il y a eu l’arrestation de 45 individus, dont cinq, auteurs de l’attaque contre l’Hôtel El-Djazaïr, avortée, par l’éveil et le professionnalisme des forces de police. Alors que durant la manifestation populaire impressionnante qu’a vécue la Capitale, Alger, vendredi dernier, en présence d’imposant dispositif policier mobilisé sur de nombreux points et axes des boulevards et des rues, de Bab-el-oued, Belouizdad, Alger-Centre, El-Mouradia, les manifestants ont refusé toute confrontation avec les services de l’ordre public, même face au refus de ces derniers de leur céder tel passage, les manifestants, dont un nombre important sont des jeunes, se contentaient d’emprunter une autre voie qui leur a été ouverte, pour rejoindre les points forts de cette action populaire pacifique, la Grande Poste, la Place Audin, celle à proximité du Palais du Peuple, ou non loin du Palais présidentiel. Dès que l’impatience ou une tension monte chez certains manifestants, notamment chez des jeunes, voulant à tout prix accéder à des passages non autorisés, c’est d’autres manifestants qui les invitaient à faire preuve de modération, en les invitant à scander « silmiya silmiya » et emprunter une autre voie. C’est en saluant les policiers mobilisés en leur chantant « ouled chaâb khawa khawa » ou en leur offrant des roses, expression forte de l’apaisement, de maturité et de refus de toute violence, même verbale, après la fin de cette marche grandiose, se sont quelques jeunes émeutiers qui se sont livrés à des actes de violence, des pratiques condamnables, se manifestant, faut-il le rappeler, en ce genre de situation, notamment de mobilisation populaire, ici comme ailleurs dans le monde.
À ce propos, la DGSN a d’ailleurs, dans son communiqué, sur les auteurs de ces actes de violence et de vandalisme, a tenu à faire savoir que ces derniers n’ont rien à voir avec les manifestants, d’autant plus, faut-il le souligner, qu’ils se sont produits tard, en fin d’après-midi, alors que la manifestation populaire avait sonné les cloches de sa fin, pacifiquement, comme la mobilisation populaire avait commencé, des heures auparavant, en cette journée.
Karima Bennour