MARCHé INFORMEL DE VOITURES DE SAINT-EUGèNE

MARCHÉ INFORMEL DE VOITURES DE SAINT-EUGÈNE (ORAN) : Les habitants réclament son éradication

L’ «Association Empreinte citoyenne»,  en collaboration avec le réseau «Ecocitoyenneté», a organisé, hier, une opération de nettoyage de l’espace vert Mâalem Bentayeb, avant d’organiser un  sit-in de protestation contre l’utilisation de cet espace comme marché informel de véhicules, un  marché sauvage quotidien qui cause de nombreux désagréments aux habitants des Castors dans le secteur urbain de Saint-Eugène.

Malgré l’installation d’une plaque interdisant  l’utilisation de l’espace pour la vente de véhicules, clients et vendeurs continuent de s’y retrouver chaque jour pour maintenir en vie ce marché informel.Les riverains se plaignent de cette intolérable situation qu’ils endurent  depuis de longues années. « À part les promesses,  aucune mesure sérieuse d’éradication de cet espace de non-droit n’a été prise. Les vendeurs de voitures, les courtiers, les clients et lescurieux  garent leurs véhicules devant  nos habitations. Ils bloquent les accès de nos garages et de nos habitations. Ils sont à l’origine d’embouteillages dans les rues du quartier. Ils nous font vivre l’enfer par le brouhaha et les mots déplacés qu’ils profèrent à longueur de journée. Qu’attendent les responsables concernés pour mettre un terme à cette anarchie qui ne fait pas honneur à la ville d’Oran ni à ses responsables»,  s’interrogent des chefs de familles qui souhaitent voir cet espace servir de lieu de détente pour les familles et pour les enfants de cet important quartier situé sur les hauteurs de la ville. La présidente de l’Association « Empreinte citoyenne »  ainsi que ses membres exigent purement et simplementl’éradication de ce marché informel  de voiture.  « C’est un quartier résidentiel  et non pas un souk, nos enfants ont besoin de cet espace vert  pour s’épanouir. Les familles  et les personnes âgées ont également besoin de prendre  un bol d’air frais. Nous nevoulons plus de promesses nous voulons du concret. Les responsablesconcernés doivent prendre leurs responsabilités. Ce marché sauvage estun point noir pour  la ville d’Oran. Il doit  être éradiqué », indique notre interlocutrice.  À noter que malgré l’ouverture de deux marchés, officiels  de véhicules dans la wilaya (El-kerma et Benfreha), le marché de Saint-Eugène, pourtant interdit par les autorités locales,  continue de drainer la grande foule et de narguerles habitants du coin qui ne savent plus comment faire pour faire retrouver à leur quartier sa quiétude légendaire.
S. Ben