Algeria's parliamentary election, in Algiers

L’OPÉRATION DE COMPTAGE DES VOIX ÉTANT « COMPLEXE » : L’annonce des résultats dans 3 à 4 jours

Contrairement aux élections précédentes l’opération de dépouillement des bulletins de vote est « complexe », et les résultats pourraient ne pas être annoncés avant les 96 heures conformément à la loi. C’est ce qu’a annoncé, samedi soir, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi. Dans une déclaration à la presse faite après la fin de l’opération de vote, Charfi a indiqué que le nouveau système de dépouillement « s’effectuera sur deux étapes, la première s’effectuera en fonction des listes et du nombre de sièges remportés par chaque liste, la deuxième concernera la révision de chaque bulletin ainsi que le calcul des points obtenus par le candidat selon les voix des citoyens », précisant que le dépouillement sera compliqué par rapport à l’ancien système, à savoir la liste fermée. Ainsi, l’annonce des résultats prendra plus de temps que prévu, car la réception des procès-verbaux de dépouillement devra durer entre 3 et 4 jours. C’est pourquoi les résultats des législatives de ce 12 juin peuvent ne pas être annoncés avant les 96h du déroulement du scrutin, conformément à la loi organique des élections. Toutefois, selon Charfi, « l’Autorité ne ménagera aucun effort pour réduire cette durée (96 heures) dans la mesure du possible, ce à quoi aspirent les électeurs et les candidats en particulier », relevant « la mobilisation des moyens de l’Armée nationale populaire pour la remise des procès-verbaux dans les plus brefs délais ». S’agissant des contraventions relevées par les coordonnateurs de l’ANIE durant l’opération électorale, Charfi a indiqué que « rien à signaler, à l’exception d’un ou deux cas liés à l’atteinte aux droits des candidats, sur lesquels la justice tranchera ». Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, tenant samedi un point de presse après avoir accompli son devoir électoral dans le cadre au niveau de l’école Ahmed Ouroua à Staouéli, ouest d’Alger, indiqua à propos du prochain gouvernement qu’ «il y a deux possibilités, soit les élections donneront une majorité opposée au programme présidentiel, soit une majorité fidèle au programme présidentiel, et dans les deux cas, des décisions seront prises dans le respect d’une véritable démocratie ». Autrement, un Premier ministre pour diriger l’Exécutif si la majorité est présidentielle et un chef du gouvernement si la majorité revient à l’opposition. À une question sur la participation à ce scrutin, le chef de l’Etat dira : « J’ai déjà déclaré que le taux de participation ne m’intéressait pas. Ce qui m’importe est que ceux qui sortiront de l’urne détiennent la légitimité populaire qui leur permettra, demain, d’exercer le pouvoir législatif ».
S. Oubraham