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Le ministre Ali Hamam aux cadres du secteur de l’eau, hier : «L’achèvement du programme en cours devrait être accéléré»

Le ministre des Ressources en eau, Ali Hamam, a fait savoir , hier à l’occasion de la rencontre nationale avec les cadres du secteur des ressources en eau, que l’achèvement du programme en cours devrait être accéléré ».

Le ministre a fait savoir, hier, que le taux de remplissage des barrages « est de 70%, au niveau national, lors d’une réunion portant sur l’évaluation des décisions prises lors des visites officielles dans les différentes régions du pays et des réunions de coordination, plaidant, à cette occasion, pour l’accélération des travaux en cours, dont ceux enregistrant un retard, dans son secteur. Des retards qui devront être rattrapés, selon le ministre, en vue d’améliorer l’approvisionnement en eau potable des citoyens, notamment en achevant les opérations de connexion des réseaux de purification des eaux usées des villes et des villages, cite-t-il. Des réunions directes entre l’administration centrale et l’administration locale restent, selon lui, « la meilleure approche pour déterminer l’efficacité de l’appareil d’État » et répondre sérieusement, a-t-il souligné, «aux préoccupations et aux besoins des citoyens ». S’agissant du processus d’élimination des codes de développement du secteur, il a fait savoir qu’il y a eu son lancement au « niveau central, il doit être étendu au niveau local », une opération qui vise, explique-t-il  « à clôturer un grand nombre d’opérations achevées», en particulier des anciennes, en vue d’utiliser « les fonds provenant d’opérations fermées pour enregistrer de nouveaux programmes au profit du secteur  » a-t-il estimé.
«Il y a 2051 transactions enregistrées au nom du secteur avec une licence de programme total de 2,918 milliards de dinars algériens et concernant le programme centralisé et la situation générale à ce jour ,le nombre d’opérations en cours est de 317 et le budget de ces programmes est de 2398 milliards de dinars algériens dont le programme en cours, PEC, est de 737 milliards de dinars algériens et le nombre d’opérations fermées est de 145 opérations et le budget global de ce programme est de 1,124 milliard de dinars algériens et le montant global après la clôture de ces opérations est estimé à : 141 milliards de dinars algériens». Concernant le service de l’alimentation en eau potable, M. Hamam a assuré «que l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable ne devrait pas être limité aux communes, mais également aux zones rurales et isolées, soutenu localement par des opérations complémentaires financées par les fonds des collectivités locales, du Sud et des Hauts Plateaux, afin de diffuser des services dans les zones isolées et les efforts de coordination exemplaires entre notre ministère et le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales».Il a lancé un appel aux directeurs des wilayas : « je demande aux responsables locaux d’accroître la coordination avec les départements locaux concernés des secteurs de la Santé, du Commerce, de l’Environnement, des Collectivités et de l’Agriculture pour lutter contre les maladies d’origine hydrique». Par ailleurs, il a indiqué qu’il y a eu « le transfert du service public de l’eau de 140 communes vers l’Algérienne des eaux», portant à 1 000 le nombre total de communes gérées par ces institutions et il y en à 20 communes, poursuit-il, « qui sont gérées par l’Office national de l’assainissement (ONA), où le nombre de communes gérées par l’ONA est de 1147 » et le processus «se poursuit jusqu’à ce que toutes les communes du pays soient couvertes par les deux institutions du secteur avant la fin de 2020» a-t-il précisé. Sur les risques d’inondations, pouvant affecter le réseau, le ministre n’ a pas écarté le risque, indiquant que «c’est une préoccupation à prendre en compte » en poursuivant la mise en œuvre, poursuit-il « de tous les projets enregistrés» sans manquer d’indiquer qu’il sera aussi question de « s’attaquer fermement aux violations du domaine public de l’eau et coopérer avec les autorités locales » pour l’interdiction de l’urbanisation dans les zones menacées.
Abdenour Alia