Moh 6

LE JOURNALISTE AXEL ALVAREZ MET À MAL LE SILENCE MAROCAIN : « La guerre est un fait établi, entre l’armée sahraouie et le Maroc qui essaye de le nier »

Le journaliste espagnol indépendant, Axel Alvarez, a confirmé au terme de sa visite dans les territoires sahraouis libérés, l’état de guerre qui prévaut dans la région, affirmant que « la guerre est un fait établi, entre l’armée de libération du peuple sahraoui et le Maroc qui essaye de le nier. » Le journaliste Axel Alvarez a appelé les Nations unies (ONU), à intervenir et mettre un terme à ce conflit entre le Front Polisario et le Maroc, sur le Sahara occidental, territoire soumis à un processus de décolonisation sur l’agenda onusien. Lors de son témoignage, le journaliste espagnol indépendant qui a fait le déplacement, avec d’autres collègues de la presse internationale, aux camps des réfugiés sahraouis, puis à la région de Mehbes, dans les territoires libérés du Sahara occidental a fait savoir qu’il avait «  assisté à la chute d’un obus marocain près de leur emplacement dans la région de Mahbes », obligeant, indique-t-il,
« l’équipe des médias à quitter les lieux pour leur sécurité ». Poursuivant son témoignage, il dira que «j’ai visité avec la presse internationale, les camps de réfugiés sahraouis et je me suis déplacé dans la région de Mahbes où nous avons vécu et suivi directement de véritables affrontements militaires entre les unités de l’armée sahraouie et les forces marocaines » qui répondaient, poursuit-il « aux bombardements des forces sahraouies tout au long du mur de sable séparant les territoires occupés des territoires libérés du Sahara occidental ». Faisant l’éloge des combattants de l’armée de libération du peuple sahraoui, indiquant qu’il a vu
«  leur détermination à vaincre l’occupant marocain » dira-t-il, il relève que « depuis la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu, le 13 novembre 2020, une grande ambiguïté entoure les informations qui circulent en Espagne sur la réalité du retour à la guerre au Sahara occidental , d’où la nécessité de briser le black-out médiatique sur ce conflit et la guerre qui s’y déroule » a indiqué le journaliste espagnol dans ses déclarations aux médias sahraouis, à l’issue de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis et les territoires sahraouis libérés. Par ailleurs, dans son témoignage de retour de zones de combat entre l’armée sahraouie et l’armée de l’occupant marocain, le journaliste espagnol a évoqué « le bon état d’esprit qu’il a ressenti chez le peuple sahraoui, en particulier ses soldats sur la ligne de front » de combat qui se déroulent depuis le 13 novembre de l’année dernière. « J’ai rencontré des soldats sahraouis sur la ligne de front, armés d’un très bon moral et d’une forte conviction en l’inéluctabilité de la victoire de leur lutte » ajoutant que « j’ai senti lors de mes échanges avec eux une forte conviction selon laquelle les causes justes finissent toujours par vaincre », a-t-il déclaré lors de son témoignage. Appelant l’ONU à intervenir pour mettre fin au conflit au Sahara occidental, il dira à la communauté internationale que «ces affrontements doivent forcer les Nations unies à intervenir pour régler le conflit », a-t-il signalé, relevant que « le fait d’attendre 30 ans n’est pas facile et n’a laissé au peuple sahraoui d’autre choix que de reprendre sa guerre de libération ». Le journaliste espagnol a publié sur son compte « Instagram » des photos mettant en lumière certains aspects de la guerre qu’il a eu l’occasion de couvrir et de voir de plus près, dont l’une de ses illustrations photographiques on peut voir les soldats de l’armée de libération du peuple sahraoui attaquant un poste militaire marocain situé derrière le mur de sable séparant les territoires libérés des territoires sous occupation marocaine, dans la région de Mahbes. Il est à rappeler que le mur de la honte ‘de sable : NDLR) a été errigé par le Maroc dans les années 80, avec l’aide et l’assistance de l’entité sioniste, avant que celle-ci procède à la construction du même mur pour séparer les territoires palestiniens. concluant son témoignage que c’est la première fois depuis le 14 octobre 2020, que la presse internationale a pu se rendre aux territoires sahraouis libérés pour témoigner de l’existence réelle de la guerre que mène l’armée du peuple sahraoui contre l’occupation marocaine et surtout « retransmettre en son et en image les affrontements armés qui s’y déroulent depuis un an », suite à la violation par le Maroc des Accords de cessez-le-feu 1991 qu’il a conclu sous l’égide de l’ONU, avec le Front Polisario, en prévision de la tenue du référendum d’autodétermination au Sahara occidental.
K. B.