Karim Khelouiati

Karim Khelouiati, expert en cybersécurité, interpelle les « décideurs »

Expert en cybersécurité, Karim Khelouiati, affirme que l’objectif escompté par les attaques cybernétiques « est de générer une forme de dégoût et de rejet envers son pays et ses institutions, dont militaire », afin de préparer souligne-t-il «  le terrain à des soulèvements populaires répondant à des calendriers étrangers ». Déclarant dans son entretien au quotidien national, El-Moudjahid que «la déstabilisation de notre société connectée (surtout notre jeunesse), qui est le capital-ressource de notre pays, est une menace qui peut être considérée comme majeure ». Il rappelle qu’avec internet et un smartphone, « nous avons un accès direct au cerveau de notre cible, et si ce dernier n’est pas préparé par des grandes campagnes de sensibilisation et de vulgarisation, il tombera « certainement dans les pièges très sophistiqués qui existent sur internet ». Pour faire face à ces nouvelles armes de guerre, l’expert en cyber-sécurité Karim Khelouiati affirme que « la cyberdéfense en Algérie est une priorité absolue et doit être au-devant des préoccupations de nos décideurs ». Invitant ces derniers « à ne pas laisser le dossier dans le tiroir, mais le mettre tout en haut de la pile des dossiers en cours ». Il dira que « c’est crucial, la stabilité de la nation est en jeu, je ne trouve pas de mots plus forts », a-t-il alerté.

H10N3 : premier cas dans le monde de transmission à l’homme
La Commission nationale chinoise de la santé a déclaré, hier, avoir confirmé dans la province de Jiangsu, dans l’est du pays, un premier cas de transmission à l’homme de la souche H10N3 de la grippe aviaire. Le virus a été détecté chez un homme âgé de 41 ans résidant à Zhenjiang, a précisé la commission dans un communiqué publié sur son site internet, ajoutant que le risque de propagation à large échelle était très faible. Jamais un cas d’infection humaine par le H10N3 n’avait été rapporté auparavant dans le monde, a indiqué la commission.

Environ 350 000 Allemands souffriraient de «COVID long»
Environ 350.000 personnes en Allemagne semblent souffrir de symptômes de longue durée liés à une infection au COVID-19, a déclaré lundi à la presse la ministre de l’Éducation et de la Recherche Anja Karliczek. La «nature perfide» du syndrome post-COVID, familièrement connu sous le nom de «COVID long», tient à ce que «les symptômes surviennent indépendamment de l’évolution normale de la maladie», que le patient ait initialement contracté une forme légère ou grave de COVID-19, a indiqué Mme Karliczek. Selon les chiffres officiels, plus de 3,5 millions de personnes en Allemagne auraient déjà été infectées par le coronavirus. On estime en outre qu’un malade sur dix en Allemagne a souffert de conséquences à long terme pendant plus de trois mois, a-t-elle déclaré. Les symptômes du «COVID long» sont «très individualisés et très différents», a souligné Mme Karliczek. Une cinquantaine de symptômes différents ont ainsi été identifiés en rapport avec le COVID long, dont les plus courants sont des maux de tête récurrents, un épuisement extrême et des essoufflements. Mme Karliczek a annoncé le lancement d’un programme destiné à financer de nouvelles recherches sur le «COVID long». Cinq millions d’euros (6,1 millions de dollars américains) seront initialement alloués à ce programme, dont les résultats serviront à orienter les recherches et les financements ultérieurs. «Le COVID long aura de lourdes conséquences sur notre système de santé. Il représente un grand défi pour la société, mais aussi un coût sérieux», a-t-elle déclaré. En mars 2020, l’Allemagne a mis en place un nouveau réseau de recherche regroupant les hôpitaux universitaires engagés dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Le ministère de l’Education et de la Recherche financera ce réseau à hauteur de 150 millions d’euros jusqu’à la fin de l’année.

L’Italie sous le choc après la libération de l’assassin du juge Giovanni Falcone
La libération anticipée de Giovanni Brusca, condamné notamment pour l’assassinat en 1992 du célèbre juge sicilien antimafia Giovanni Falcone, a causé, hier, un choc en Italie, où la nouvelle figurait en première page de tous les journaux. Giovanni Brusca, 64 ans, a été relâché lundi pour bonne conduite de la prison romaine de Rebibbia après 25 ans derrière les barreaux, période au cours de laquelle il avait accepté de collaborer avec les autorités. Il restera cependant sous liberté surveillée pendant quatre ans. « Libération de Brusca, le boss le plus cruel », a titré le journal La Republicca. « Humainement c’est une nouvelle qui me fait de la peine, mais c’est la loi, une loi voulue par mon frère et qui doit être respectée », a réagi la sœur du juge Falcone, Maria, citée par le quotidien italien.

24 décès et 1 639 blessés sur les routes en une semaine
Vingt-quatre (24) personnes sont décédées et 1.639 autres ont été blessées dans plusieurs accidents de la circulation survenus à travers le territoire national du 23 au 29 mai, a indiqué mardi un bilan de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya d’Alger avec trois personnes décédées et 165 autres blessées, note la même source. S’agissant des activités de lutte contre la propagation du coronavirus (Covid-19), les unités de la Protection civile ont effectué 411 opérations portant sur la sensibilisation des citoyens sur la nécessité du respect du confinement et de la distanciation physique. En outre, 300 autres opérations de désinfection générale ont été menées à travers le territoire national, ciblant l’ensemble des infrastructures et édifices publics et privés, ajoute le bilan de la Protection civile, précisant que pour ces opérations, 1570 agents, tous grades confondus, 310 ambulances et 140 engins d’incendie ont été mobilisés.

Béjaia : deux victimes de noyade en une semaine à Tichy
Un jeune homme de 23 ans, originaire de Ain Oussera (Djelfa) s’est noyé, vendredi, à hauteur de la plage de «Baccaro», à la sortie de la ville de Tichy, à 18 km à l’Est de Béjaia, portant à deux le nombre de morts à la même plage en une semaine, a annoncé, lundi, la Protection civile. Le jeune homme a disparu des regards sitôt après avoir plongé dans l’eau et ce sont des particuliers en campement sur la plage qui l’ont repêché inanimé, a-t-on précisé Sa mort porte à deux le nombre de noyés en une semaine et intervient après celle déplorée au centre-ville de Tichy et qui a valu la vie à un jeune homme de 19 ans, originaire de la wilaya de Biskra dont le corps a été retrouvé au bout de quatre jours d’intenses recherches, menées conjointement par la Protection civile et les garde-côtes de la marine nationale. Les deux drames se sont succédés avant même l’ouverture de la saison estivale et en l’absence, en conséquence, des personnels de sécurité et surveillants des plages, a-t-on déploré de même source.

Intoxication alimentaire à Mila : un an de prison avec sursis et 500 000 DA d’amende pour le propriétaire de la pâtisserie
Une peine d’une (1) année de prison avec sursis, assortie d’une amende de 500.000 DA, a été prononcée lundi par le tribunal de première instance de Mila à l’encontre du propriétaire de la pâtisserie et confiserie à l’origine de l’intoxication alimentaire collective qui avait touché plus de 300 personnes début du mois en cours. L’accusé, le propriétaire d’une pâtisserie située au centre-ville de Mila en l’occurrence, a comparu devant le tribunal pour plusieurs motifs dont «atteinte à la santé d’autrui», «vente de produits impropres à la consommation» et «non-respect des conditions d’hygiène». L’intoxication alimentaire collective a touché, le 4 mai courant, plus de 300 personnes tous âges confondus, issues de plusieurs communes de la wilaya de Mila après avoir consommé des gâteaux achetés dans cette pâtisserie qui a été aussitôt fermée. Pour rappel, le résultat des analyses de laboratoire effectuée sur des échantillons prélevés par le service spécialisé de la sûreté de wilaya et transférés au laboratoire régional de la police scientifique de Constantine s’est avéré «positif». Le propriétaire de la pâtisserie a été présenté la semaine passée en comparution immédiate devant les instances judiciaires concernées qui avaient ordonné son placement sous mandat de dépôt.