Lutte

JM-Oran 2022 : La lutte algérienne ambitionne de faire mieux que la précédente édition à Tarragone

Les sélections algériennes de lutte (messieurs et dames) prendront part aux Jeux méditerranéens-2022 d’Oran (25 juin-6 juillet) avec l’objectif de « faire mieux » par rapport à la précédente édition organisée à Tarragone en Espagne où les Algériens avaient décroché deux médailles d’argent. La compétition commence dimanche à 10h00, alors que le tirage au sort est prévu samedi (17h00) au niveau du village méditerranéen. Pour le Directeur des équipes nationales (DEN), Rezki Aït-Hocine, la lutte masculine peut rééditer l’exploit de Tarragone où les lutteurs Sid Azara Bachir et Adem Boudjemline avaient remporté haut la main deux médailles d’argent historiques en lutte gréco-romaine et pouvaient même prétendre au métal suprême. « Nous avons convoqué les cadres de la sélection algérienne en luttes libre et gréco-romaine ayant confirmé leur statut lors des différents stages effectués tout au long de l’année, notamment lors des derniers championnats d’Afrique à El-Jadida (Maroc). Ce sont des athlètes qui possèdent une grande expérience au vu de leur palmarès réalisé à travers les différentes compétitions africaines et mondiales, à l’instar de Sid Azara Bachir, médaillé d’argent à Tarragone. Malheureusement, après avoir enregistré l’absence d’Adem Boudjemline pour insuffisance de lutteurs dans sa catégorie des 97 kg, nous notons également la non participation de son coéquipier Abdelkrim Fergat (63 kg), médaillé de bronze mondial, pour la même raison », a déclaré Aït-Hocine à l’APS. En présence des athlètes qui possèdent une très grande expérience dans ce genre de compétition, à l’image de Sid Azara Bachir, médaillé d’argent à Tarragone ou encore Kherbache Abdelhak en lutte libre, la lutte algérienne peut désormais aspirer à aller chercher la plus haute marche de podium, notamment aux épreuves de lutte gréco-romaine, spécialité de prédilection pour les Algériens. À cet égard, le DEN de la lutte a prédit un niveau de compétition « très relevé » lors des Jeux méditerranéens d’Oran, « mais la sélection algérienne a une réputation à défendre par rapport aux résultats enregistrés lors de l’édition 2018 à Tarragone (Espagne). « La concurrence sera très rude lors du rendez-vous méditerranéen d’Oran avec la présence de lutteurs représentant des pays ayant une expérience non-négligeable dans ce genre de compétitions, à l’image de la Grèce, de la Tunisie, du Maroc et de la Turquie, sans oublier l’Égypte », a-t-il précisé. La sélection algérienne qui sera présente avec 16 athlètes (4 en lutte gréco-romaine, 6 en lutte libre et six en lutte féminine), a pris part à plusieurs stages et tournois internationaux, notamment à Sofia (Bulgarie), Budapest (Hongrie) et en Croatie. « Nous avons bénéficié d’une préparation satisfaisante quoique perturbée un peu, à cause de la pandémie de Covid-19. Nous avons effectué plusieurs stages à Alger et à l’étranger, ce qui est important pour bien entamer ce genre de compétitions. Les derniers championnats d’Afrique nous ont permis d’évaluer le niveau de nos athlètes qui vont représenter l’Algérie à ce rendez-vous méditerranéen », a-t-il ajouté. S’agissant des chances algériennes lors des JM-2022, le DEN a indiqué qu’ »au vu de la préparation effectuée ainsi que de l’expérience des lutteurs, notamment ceux de la lutte gréco-romaine, je peux dire que nos chances de médailles sont réelles, même si le niveau de la compétition sera très relevé ». « Nous allons faire de notre mieux pour arracher des médailles et nous tenterons de mettre à contribution la détermination de nos lutteurs pour représenter dignement les couleurs nationales « , a-t-il dit. Lors des JM-2018 à Tarragone (Espagne), la lutte algérienne avait remporté deux médailles d’argent historiques, grâce à Sid Azara Bachir (87 kg) et Adem Boudjemline (97 kg) en lutte gréco-romaine. Pas moins de 142 athlètes (lutte gréco-romaine lutte libre et lutte féminine), représentant 20 pays, seront présents au tournoi méditerranéen de lutte.