Alors que le vice-président américain, J. D. Vance, devait arriver hier soir à Islamabad (Pakistan) pour diriger la délégation américaine aux pourparlers irano-américains, le ministère iranien des Affaires étrangères mettait en doute le sérieux des États-Unis dans leur volonté de poursuivre la voie diplomatique, invoquant des « violations » du cessez-le-feu en cours.
Il a notamment évoqué la saisie d’un cargo iranien, le blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban. « Tout en affirmant privilégier la diplomatie et dire prêts à négocier, les États-Unis adoptent des comportements qui ne témoignent en rien d’un engagement sérieux dans un processus diplomatique », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Le président Massoud Pezeshkian a qualifié les actions américaines de « provocatrices et illégales » lors d’un entretien avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Hier, le chef de l’armée pakistanaise a informé le président américain Donald Trump que le blocus des ports iraniens empêche la reprise des négociations. Le Pakistan espère que le Donald Trump revienne sur sa décision de bloquer les ports iraniens pour permettre la reprise des pourparlers avant l’expiration du cessez-le-feu, mercredi. Pour rappel, dans la nuit du 7 au 8 avril, Téhéran et Washington étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu de deux semaines, devant être suivi de négociations, avant que Washington ne revienne sur plusieurs points de cet accord. Le risque que les États-Unis reprennent leur agression contre l’Iran est évoqué devant l’arrivée de bâtiments de guerre américains dans la région. Un responsable iranien a confirmé que le Pakistan déploie des efforts pour lever le blocus américain et que l’Iran envisageait de participer aux pourparlers avec Washington, mais qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Il a également confirmé que le maintien du blocus américain du détroit d’Ormuz compromettrait les négociations de paix. Cette déclaration intervient après que l’Iran a annoncé dimanche, selon les agences de presse iraniennes, qu’il n’envisageait pas de participer aux négociations de mardi. L’Iran a présenté une liste de dix points comme base pour les pourparlers avec les États-Unis à Islamabad et s’en tient à cette liste. Ainsi, les dirigeants iraniens ne cessent de réaffirmer que le démantèlement de l’arsenal nucléaire de l’Iran n’a jamais été envisagé dans les négociations avec les États-Unis. Le programme de missiles également n’est pas à l’ordre du jour. L’Iran a qualifié le raid commando américain contre le navire marchand iranien « Tosca » dans les eaux de la mer d’Oman de « piraterie maritime », une violation flagrante du cessez-le-feu, déclarant que les forces américaines avaient « mis hors service le système de navigation du navire et mené une opération d’arraisonnement ». Il a averti que les forces armées iraniennes « répondraient bientôt à cet acte de piraterie armée commis par les forces américaines ». Les forces armées iraniennes confirment être prêtes à répondre à l’acte de « piraterie » américain contre le navire « Tosca », soulignant que la protection des familles des membres d’équipage était le seul obstacle à une riposte immédiate.
Violations du cessez-le-feu par l’entité sioniste
Au Liban, l’armée sioniste continue de démolir des maisons dans des villages du sud, en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu négocié à Islamabad, au Pakistan, entre Washington et Téhéran, qui prévoyait une trêve de dix jours. Hier, l’occupation sioniste a poursuivi ses violations du cessez-le-feu, par des bombardements, des raids et des tirs d’artillerie dans le Sud. A propos de la création par l’entité sioniste d’une « zone tampon » au Sud-Liban, englobant des dizaines de villes libanaises, appelée « ligne jaune », un député proche de la Résistance libanaise a affirmé que cette « ligne jaune » tracée par l’entité sioniste sera effacée par la Résistance. La trêve entre le Liban et l’entité sioniste était entrée en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi et devait durer dix jours.
M’hamed Rebah












































