MARCHE

INTERVENTION MAGISTRALE DE LA DGSN APRÈS LA FIN DE LA MARCHE DU 4E VENDREDI À ALGER : 75 individus arrêtés et 11 policiers blessés légèrement

L’objectif de tenir un mouvement populaire loin de toute étincelle pouvant dévier la marche du 4e vendredi de son cadre pacifique, afin que les manifestants et les biens publics et privés de la capitale échappent au déferlement des actes de violences et de vandalisme, a amené les forces de l’ordre à mettre en place une nouvelle stratégie basée sur la prévention. C’est-à-dire, agir contre l’apparition ou l’aggravation des menaces contre la sécurité.

Pour neutraliser le danger, autrement repérer et traquer les intrus, les groupes de policiers mobilisés sur place ont opté, vendredi dernier, à suivre et à passer sous la loupe la gigantesque marée humaine. Non pas uniquement en ce qui concerne le début de la matinée du 4e vendredi du mouvement populaire pacifique, mais aussi et surtout durant les dernières minutes de la fin de la marche, soit à 17 heures, le moment convenu pour «les semeurs de troubles».
Ainsi, il en ressort d’un communiqué rendu public par la Direction générale de la Sureté nationale (DGSN) l’interpellation de « soixante quinze (75) individus, à la fin des manifestations qu’a connues Alger vendredi dernier, pour faits de violence, vol et dégradation de véhicules et de biens publics et privés.» Ce bilan, notons-le, confirme encore une fois que les actes de vandalisme et de violence sont commis après la dispersion, du reste dans le calme, des citoyennes et citoyens, qui ont, tout au long de cette énième marche historique, rythmé dans une ambiance familiale en battant le pavé des principaux quartiers et boulevards du grand centre d’Alger. Ce bilan est le résultat d’une opération d’envergure menée dans la soirée de vendredi par les policiers, qui étaient «contraints de riposter» avec fermeté face au déferlement de la violence de ces groupes de personnes qui se sont rendus coupables d’actes isolés. Au final les services de maintien de l’ordre sont arrivés à maitriser les individus à l’origine des troubles, après un face-à-face tendu, entre les forces anti-émeutes et les responsables d’actes de violence, ce qui a engendré plusieurs blessés parmi les policiers. Dans ce sens, la même source a  indiqué, « avoir enregistré des blessures légères de onze (11) policiers, actuellement pris en charge au niveau des structures sanitaires de la sûreté nationale. » Dans ce sillage, il convient de souligner que le nombre des policiers blessés durant ce quatrième vendredi consécutif de la mobilisation citoyenne pacifique, est moins que celui enregistré durant les deuxième et troisième vendredi. Pour rappel, la DGSN, avait fait état de 112 policiers blessés dans la capitale, suite à des actes de vandalisme enregistrés en marge du mouvement populaire, observé durant la journée du 8 mars dernier.
Mohamed Amrouni